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Bronze

Une magnifique poésie au travers des langues des mots et des pensées. Un ouvrage à la fois instructif et très beau dont la lecture est aisée et très agréable, voire même parfois complètement géniale. Au passage, chapeau au traducteur pour le chapitre sur l'Oulipo !

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Or

Daniel Tammet a déjà plusieurs succès à son actif. Après « Je suis né un joue bleu », « Embrasser le ciel immense », « L’éternité dans une heure », « C’est une chose sérieuse que d’être parmi les hommes »… cet enfant autiste, homme pas comme les autres, dévoile une autre facette de son talent en publiant ce tout dernier livre « Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter ».

Amoureux et prodige des nombres, voilà qu’il nous accompagne sur les chemins du langage et des mots.

L’auteur nous convie aux quatre coins du monde, tout d’abord en Lituanie où il instruit tout un groupe de dames alors que lui a appris cette langue étrangère en un temps record.

Au fur et à mesure des chapitres, nous le suivons au travers d’expériences et vécus personnels sur lesquels il revient. Chapitre après chapitre, il nous parle de son admiration pour Leslie Allan Murray, autiste comme lui, et dont il dit : « c’est l’oeuvre de Murray qui servit de levain à mes propres ambitions littéraires », œuvre dont il savoure la poésie.

Il nous raconte le parcours d’un garçon qui, en quelques semestres, a appris à lire et écrire dix langues. Il évoque sa rencontre avec un indigène du Mexique, nous parle des Aztèques pour lesquels « ce qui compte, ce n’est pas l’origine, mais le son d’un mot. »

Daniel Tammet raconte sa rencontre avec les Espérantistes en 2015 ; l’Espéranto aurait été idéalement inventé dans le but d’être une langue qui « permettrait au moins d’exporter des idées à travers les mers, de réduire les préjugés, d’élargir les horizons » à défaut d’être une langue commune qui « garantirait la compréhension mutuelle. »

Nous partons également au Kenya, à la découverte du premier roman écrit en langue kikuyu dans les années 1970, puis en Islande où la lettre C n’a pas sa place dans l’alphabet islandais et où un comité se réunit pour accepter ou non, le prénom donné à un enfant...

Daniel Tammet présente le cas d’un Anglais, sir Michael Edwards, unique Anglais a avoir été admis à l’Académie française (il a même écrit une thèse sur Racine), pour travailler des heures durant à la commission du Dictionnaire en compagnie de ses onze collègues.

Découvrons en beauté un chapitre consacré à la langue des signes (que l’auteur a apprise grâce à sa tante) qui permet aux sourds et aux malentendants de se faire comprendre n’importe où dans le monde… et que dire de la difficulté et de l’importance de bien traduire la Bible.

Comment parler de langage sans évoquer le téléphone… le langage évolue, la façon de communiquer aussi, le téléphone a révolutionné la communication dans les foyers, il est à l’opposé de la langue des signes parce qu’il « élimine le langage corporel »…

Y a pas à dire, ce monsieur, après avoir jonglé avec les chiffres, le fait avec les lettres et le langage… il met de la couleur, des formes et parfois des parfums sur les mots, ça peut paraître surprenant au début surtout lorsque l’on découvre l’auteur mais on se laisse porter par son récit, ses expériences, ses rencontres et ses échanges, sa relation avec les mots et les signes, sa fascination avec le langage en général : « Les mots ont toujours été pour moi des nœuds de beauté et de mystères »...

C’est un livre enrichissant, une découverte pour moi et un réel plaisir d’avoir été initiée au langage et à ses mystères.

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