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- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il d'une voix rocailleuse à cause de la fatigue et des médocs.

- Je mange ta glace, répondis-je à travers une énorme cuillerée de délice vanillé.

- Pourquoi tu manges ma glace ?

Vraiment, il posait des questions stupides.

- Parce que j'ai déjà mangé la mienne, tiens !

Il rit, puis se recroquevilla sous l'effet de la souffrance.

Il avait passé une éternité en salle d'opération, puis en salle de réveil. Ensuite, ils l'avaient mis dans une chambre parce que, malgré la quantité de sang perdu, sa vie n'était plus en danger.

- Tu es là pour me voir en caleçon ? me demanda-t-il.

- Tu n'en portes pas, lui rappelai-je. Tu portes une tuniques de fille avec ventilateur de fesses intégré.

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- Je crois que tu as besoin d'arroser tes plantes, me dit Garrett.

- Oh, elles sont fausses.

Il regardait les plantes qui se trouvaient le long de ma fenêtre. C'était ça, ou alors mon problème de moisissure commençait à échapper à tout contrôle.

Après un long silence, je l'entendis demander :

- Ce sont des fausses ?

- Ouais. Fallait bien que je leur donne un aspect authentique. Un peu de peinture en spray, un peu de peinture liquide, et voilà! De fausses plantes à l'agonie ?

- Pourquoi tu veux des fausses plantes à l'agonie ?

- Parce que si elles étaient florissantes et lustrées, tous ceux qui me connaissent sauraient qu'elles sont fausses.

- Ouais, mais est-ce que c'est vraiment important ?

- Bin oui!

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—Je me suis pris une balle dans l'épaule sur laquelle tu t'appuies.

—Tu es sous morphine, répliquai-je en lui tapotant la tête sans douceur, alors arrête de faire ta chochotte.

— Le bon sens, c'est vraiment pas ton truc, hein ?

Je lâchai sa tête dans un gros soupir et m'éloignai de lui.

— C'est mieux, comme ça ?

— Ça le serait si je pouvais tripoter Danger et Wïll Robinson.

Sans me soucier de la colère qui crépita dans la pièce comme de l'électricité statique, je couvris mes nibards d'un bras protecteur.

— Certainement pas, répondis-je en donnant une petite tape sur la main dans laquelle passait l'aiguille de la perf.

Garrett gloussa de nouveau, puis se tint les côtes en grimaçant de douleur. Il mit un moment à s'en remettre.

—Est-ce que tu as donné un nom à d'autres parties de ton corps, en plus de tes seins et de tes ovaires ?

La semaine précédente, je lui avais présenté Danger, Will Robinson, Téléportation et, enfin et surtout, mon ovaire droit, Scotty.

— Il se trouve que mes orteils ont été récemment baptisés au cours d'une étrange partie de jeu de la bouteille et à cause d'une margarita de trop.

—Tu me les présentes ?

Je me redressai et enlevai mes chaussettes avec mes pieds, faisant légèrement bouger le lit au passage, assez pour arracher de doux gémissements de douleur à Garrett.

—Tu es vraiment une mauviette, lui reprochai-je en me rallongeant à côté de lui et en soulevant les pieds. OK, donc, en partant de la gauche, on a Simplet, Prof, Grincheux, Joyeux, Timide, Atchoum, Dormeur, la reine Elizabeth III, Bootylicious le saint patron des beaux culs, et Pinkie Floyd.

— Pinkie Floyd ? répéta-t’il au bout d'un instant de réflexion.

— Oui, comme le groupe, mais pas tout à fait.

— D'accord. Tu as baptisé tes doigts, aussi ?

Je le regardai d'un air incrédule. J'étais super douée à ce jeu-là.

—C'est la chose la plus ridicule que j'ai jamais entendue !

— Quoi ? se récria-t-il d'un air tout vexé.

— Pourquoi diable irais-je donner un nom à mes doigts ?

Il me lança un regard voilé par les médocs.

— C'est ton univers, répondit-il avec difficulté.

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Au bout d'un long moment de réflexion, il se prit le visage à deux mains et me regarda entre ses doigts écartés.

- Je perds la boule, dit-il. (Puis il se ravisa.) Non, oublie ce que je viens de dire. Je l'ai déjà perdue. C'est fini. Il n'y a plus d'espoir pour moi maintenant.

- Euh, OK, dis-je en remuant sur ma chaise.

Je décidai de ne pas faire de commentaire, et donc de ne proférer aucun jugement. Je n'allais pas tirer de conclusions hâtives ni lui offrir une camisole de force pour Noël.

Il appuya sur un bouton de son interphone.

- Oui, monsieur ? lui répondit aussitôt son assistante, dont j'admirai la réactivité.

- Luann, j'ai besoin que vous me fassiez interner au plus vite. Hier, si c'est possible.

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je lui avait tapoté le ventre.

- tu sais, si tu continue à manger comme çà , je vais commencer à t'appeler oncle blob.

- c'est pas très gentil.

- je sais, c'est pour çà que je l'ai dit.

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- Hé, comment elle s'appelle, sa petite soeur ?

Charlotte aux Fraises ouvrit grand la bouche avant de me lancer un regard noir.

- Ca t'arrive de m'écouter ?

Allons bon, qu'est-ce que j'avais encore fait ?

- Quoi ?

- Je te l'ai déjà dit! Elle s'appelle Baby.

- Oh, vraiment ?

Hochement de tête.

- Elle s'appelle Baby ?

La petite croisa les bras -encore- et acquiesça, lentement, sans doute pour que je pige enfin.

- Elle a peut-être un nom de famille ?

Petite maline, va.

- Ouaip, Bell.

Je soupirai. Encore un nom de plume.

- Baby Bell, hein ?

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- Ce sont des démons, Dutch, et il n'y a qu'une seule chose dans cet univers qu'ils convoitent encore plus que des âmes humaines.

- Les burritos que sert Macho Tacos pour le petit déj ?

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- Te tuer? répéta-t-il d'une voix de velours qui se fraya un chemin jusqu'au plus profond de mon être. Ce serait comme éteindre le soleil.

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—Tu te comportes encore de façon bizarre.

— Désolée. On dirait que j'arrive pas à m'en empêcher. Mon cerveau est en mode panique. Ça fait deux fois de suite que je me lève avant le soleil. Il ne sait plus quoi penser, comment réagir. Je vais devoir lui parler, tout à l'heure, et peut-être l'envoyer chez un psy.

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- C'est moi ou ça sent le harcélement, ce qu'il a dit ? demandais-je en regardant disparaître ses feux arrière.

- Qu'est ce que tu as bien pu lui faire ?

- Moi ? (Je posai une main sur ma poitrine pour montrer combien ses paroles me blessaient.) Pourquoi toujours présumer que c'est ma faute ?

- Parce que ça l'est toujours.

- Je te signale que ce type a essayé de m'estropier quand j'étais au lycée. Avec son 4x4.

Cookie se tourna vers moi d'un air incrédule.

- Tu as déjà envisagé de quitter le pays ?

- Bizarrement, oui.

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