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— Oublie ça, lui dis-je précipitamment. Ça n’a pas d’importance. Écoute, à propos de la nuit dernière... je pense qu’on a tous les deux fait une erreur. Tu t’en es probablement rendu compte toi aussi, et je suis sûre que tu es d’accord qu’il vaudrait mieux éviter que ça se reproduise. Je n’avais pas l’intention de perdre la tête avec Charlie, mais les vieilles habitudes sont dures à chasser... J’admets que l’image n’est pas terrible, mais tu vois ce que je veux dire. On va collaborer, faire tomber Hennessey et tous les membres de son petit gang, et ensuite... eh bien, chacun suivra son chemin. C’est ce qu’il y a de mieux pour tout le monde.

Il me regarda en silence pendant plusieurs secondes.

— J’ai bien peur de ne pas être d’accord, répondit-il finalement.

— Mais pourquoi ? Je fais un super-appât ! Tous les vampires veulent sucer mon sang !

Il eut un petit sourire au moment même où je regrettais le choix de mes mots. Bones tendit la main et me caressa le visage.

— Je ne veux pas que nous partions chacun de notre côté, Chaton, parce que je suis amoureux de toi. Je t’aime.

Je restai bouche bée, incapable de réfléchir l’espace d’un moment, puis je retrouvai ma voix.

— Non, tu ne m’aimes pas.

Il eut un petit rire et lâcha ma main.

— Tu sais, mon chou, c’est vraiment très énervant, cette habitude que tu as de toujours vouloir me dicter mes sentiments. Ça fait deux cent quarante et un ans que je suis sur Terre et je crois que je suis assez grand pour savoir ce que je ressens.

— Peut-être que tu dis ça juste pour coucher avec moi ? rétorquai-je d’un air soupçonneux en me rappelant Danny et ses mensonges enjôleurs.

Il me regarda, l’air manifestement ennuyé.

— J’étais sûr que tu penserais un truc comme ça. C’est pour ça que je ne t’ai rien dit plus tôt, parce que je n’avais pas envie que tu te demandes si je te racontais des mensonges pour t’attirer dans mon lit. Ceci dit, pour dire les choses crûment, je t’ai déjà fait passer à la casserole, et sans t’avoir déclaré ma flamme. C’est simplement que je n’ai pas envie de cacher mes sentiments plus longtemps.

— Mais on ne se connaît que depuis deux mois !

J’essayais maintenant d’argumenter, étant donné que le déni pur et simple ne semblait pas marcher.

Il eut un léger sourire.

— Je suis tombé amoureux de toi à la seconde où tu m’as proposé ce combat idiot dans la grotte. Tu étais là, enchaînée et tout ensanglantée, et tu remettais mon courage en question, tu me mettais presque au défi de te tuer. Pourquoi crois-tu que j’ai passé ce marché avec toi ? La vérité, ma belle, c’est que je voulais te forcer à passer du temps avec moi. Je savais que c’était le seul moyen pour que tu acceptes. Après tout, tu avais tellement de préjugés contre les vampires. Tu en as toujours, visiblement.

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J'étais allongée sur quelque chose de moelleux. Je flottais, comme si j'étais sur un nuage, et je m'emmitouflais dans une couverture cotonneuse. Je m'enfonçais encore plus au chaud lorsque le nuage me parla sur un ton irrité.

_ Si tu dois prendre toute la couverture, j'aime autant que tu dormes par terre !

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_Chaton, regarde-moi, dit-il d'une voix ferme.

Je clignai des yeux.

_C'est ce que je fais.

_Non. (Il se rapprocha de moi dans un mouvement très fluide, ses yeux désormais entièrement verts.) Tu regardes à travers moi, comme si je n'étais pas là. Tu regardes... et ce n'est pas un homme que tu vois. Tu vois un vampire, et par conséquent tu m'accordes moins de substance, sauf en de rares occasions, comme le week-end dernier. Je t'ai tenu dans mes bras et je t'ai embrassée, j'ai vu le désir briller dans tes yeux, et j'ai su que pour une fois tu me prenais réellement pour ce que j'étais. Pas un simple coeur éteint entouré d'une coquille. Je te mets au défi de me regarder encore une fois de cette manière, sans pouvoir te cacher derrière l'excuse d'un quelconque produit chimique. J'ai envie de toi. (Un léger sourire tordit ses lèvres alors qu'il faisait cet aveu brut.) Je te désire depuis la minute où on s'est rencontrés, et si tu penses que te regarder seulement vêtue d'un soutien-gorge ne me submerge pas de désir, tu te mets le doigt dans l'oeil. C'est juste que je ne m'impose jamais là où je ne suis pas invité.

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Sous la lumière de la lune, sa peau avait l'air encore plus laiteuse. Il regardait toujours au loin, et, avec ses mâchoires serrées, il semblait aussi implacable qu'il était beau.

_Tu sais quoi? (Tout à coup, de manière on ne peut plus inappropriée je me mis à glousser.) Je te trouve mignon. Vraiment mignon.

Bones tourna les yeux vers moi.

_Bon Dieu. Demain matin, tu vas vraiment t'en vouloir d'avoir dit ça. Tu dois être complètement bourrée.

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_ Tiens ( Il revient avec une cuvette remplie d'eau et un morceau de tissu. Il les posa à côté de moi et me tendit l'une de ses chemises). Tu es couverte de sang. Si tu rentres dans cet état, ta mère va croire que tu as été blessée.

Je baisai les yeux pour me regarder. le sang avait dessiné un grand cercle rouge sur mon ventre. [...] , j'enlevai précipitamment mon chemisier et commencer à frotter ma peau avec vigueur. Ce n'est qu'après avoir effacé la dernière trace de sang que je sentis le poids de son regard. Lorsque je relevai la tête, ses yeux étaient rivés sur moi et avaient pris une teinte verte.

_ Hé. ( Je reculai d'une dizaine de centimètres sur le canapé.) Ce n'est pas l'heure du dîner. Ne te mets pas dans tous tes états à cause du sang.

_ Parce que tu crois que le sang a quelque chose à voir avec la manière dont je te regarde en ce moment?

Le timbre de sa voix était étrange. Chargé de non-dits. Je me forçai à ne pas laisser transparaître la moindre réaction, mais mon coeur battait plus vite, et pas à cause de la peur.

_ Les yeux verts, les crocs qui pointent.. c'est assez compromettant, si tu veux mon avis.

_ Vraiment? ( Il s'assit et poussa la cuvette.) On dirait que j'ai oublié de t'informer de ce qui peut aussi déclencher un telle réaction. Je vais te donner un indice - ce n'est pas la vue du sang.

Oh. J'inspirai profondément.

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_J'ai cru remarquer que les seules fois où tu me faisais des compliments, c'est quand tu étais saoule. Entre nous, ça rend ta compagnie beaucoup plus agréable.

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Je haussai les épaules autant que me le permettaient mes bras attachés au dessus de ma tête.

_ Qu'est ce qu'il y a? Ça va gâcher ma saveur? Je vais sûrement me retourner dans ma tombe, pétrie de remords à l'idée que je n'avais pas bon goût. J'espère que tu t'étoufferas avec mon sang, pauvre con.

Ma répartie le fit rire de nouveau.

_ Bien envoyé, Chaton! Mais assez perdu de temps.

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_Ecoute, mon pote, je suis désolé de m'être montré si grossier avec toi, dit-il avec une admirable humilité lorsque Timmie entrouvrit la porte. Je te fais toutes mes excuses. (Timmie ne perçut cependant pas le ton légèrement sec de Bones quand il reprit:) Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai pas supporté que tu puisses la prendre pour ma soeur. Tu comprends, comme on a va baiser ensemble ce soir, ça me dérangerait qu'on la prenne pour quelqu'un de ma fratrie.

_Pauvre crétin! éclatais-je, tandis que Timmie ouvrait grand la bouche. La seule chose que tu baiseras ce soir, c'est ton oreiller!

_Tu voulais de la sincérité, répliqua-t-il. Eh bien voilà, ma belle, j'ai été sincère.

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- Chaton, tu as une décision à prendre. Soit on reste et on se tient bien, soit on part tout de suite, et là je te promets (il baissa la voix, et ses mots tombèrent contre mes lèvres) que si on s'en va, je ne me tiendrai pas bien du tout.

Sa bouche se referma une nouvelle fois sur la mienne et je répondis à ses lèvres et à sa langue expertes. Mon self-control était toujours aux abonnés absents et je passai les bras autour de son cou pour la simple raison que j'en voulais plus. Il avait le dos contre le mur, l'une de ses mains était plongée dans mes cheveux tandis que l'autre s'aventurait dangereusement plus bas, dans mon dos. Ses doigts pétrissaient ma chair à travers le tissu fin de ma robe. Il me serrait de si près que chacun de ses mouvements était une caresse. Après quelques minutes étourdissantes, il mit fin à son baiser pour murmurer dans mon oreille, haletant presque :

- Décide-toi maintenant, ma belle, parce que je ne vais pas pouvoir résister très longtemps à l'envie de choisir pour toi et de t'emmener.

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— D’abord, je te tripote en public, ensuite je manque de poignarder notre Judas potentiel, et enfin, pour couronner le tout, j’attente à ta pudeur dans une cage d’escalier ! Et dire que je pensais que tu t’étais mal conduit avec Timmie ! Tu devrais exiger des excuses !

Bones rit doucement et ôta sa veste pour l’enrouler autour de ma taille. Au moins, elle dissimulerait la déchirure de mon pantalon. Ses vêtements à lui étaient intacts. Rien d’étonnant à cela : il ne portait jamais de sous-vêtements, et tout ce qu’il avait à faire, c’était descendre sa braguette.

— Tu n’as pas attenté à ma pudeur, et jamais je ne te demanderai de t’excuser pour ce qui s’est passé ce soir. Je suis même soulagé, pour être honnête.

— Soulagé ? (Je le regardai.) J’imagine qu’on peut dire ça comme ça...

— Pas dans ce sens-là, dit-il en riant de nouveau. Quoique le terme s’applique également à ce qu’on vient de faire. Tu sais comment tu as agi, ce soir ? Comme un vampire. Nous avons tous un comportement territorial, c’est pour ça que j’ai réagi aussi violemment quand j’ai vu Timmie te regarder avec ses yeux de veau énamouré. La réaction tout aussi hostile que tu as eue face à Francesca m’a prouvé que... tu considérais que je t’appartenais. Ça fait longtemps que je me demande ce que tu ressens pour moi, Chaton. J’espérais que ce soit autre chose que de la simple camaraderie ou qu’une vulgaire attirance physique, et même si je peux t’assurer que tu n’avais rien à craindre d’elle, j’ai été ravi de voir la profondeur de tes sentiments.

Je le regardai en silence. Il y avait tellement de choses que je voulais lui dire, comme par exemple, « Comment as-tu pu croire que l’attirance que j’éprouvais pour toi était seulement physique ? », ou « N’as-tu donc pas compris que tu es mon meilleur ami ? », et enfin « Bones, je t’...».

— Je crois qu’on devrait partir d’ici, finis-je par dire, lâchement. Avant que tu aies à hypnotiser un autre gêneur.

Il sourit, et il me sembla, peut-être à cause de la culpabilité que j’éprouvais à son égard, que ce sourire était légèrement teinté de tristesse.

— Ne t’inquiète pas, Chaton. Je n’exige rien de toi. Alors ne te fais pas de bile.

Je lui pris la main, sans me soucier de la différence de température entre ma peau et la sienne. Ça m’était égal à présent, et ce constat me terrifia.

— Tu es vraiment à moi ? ne pus-je me retenir de demander.

Ses doigts froids serrèrent doucement les miens.

— Bien sûr que oui.

Je serrai sa main en retour, mais avec plus de force.

— Je suis contente.

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