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Extrait de la newsletter de Nalini Singh (ENG)

Traduction personnelle

"Nous surveillons", dit le Principal. "Nous protégeons."

Mais les choses se transformaient devant eux, une faible luminescence émanant de l'endroit où l'aeclari s’était trouvé avant que les filaments ne voilent le corps de Raphaël et la chrysalide d'Elena.

Au-delà des portes du balcon maintenant partiellement recouvertes par la soie neigeuse des filaments, la Campanule apparut. Ses yeux s’élargirent devant l'océan de filaments, la luminescence. Mais avant qu'il n'ait pu ouvrir les portes closes, une voix familière pénétra leurs esprits à tous.

"Partez tout de suite". C'était l’ordre d'un archange. "Dégagez le ciel. Vider les alentours. Maintenant."

La Légion s’était déjà mise en mouvement alors même que le dernier mot résonnait dans leur esprit. C'était la Légion de Raphaël, la Légion d'Elena, et ils avaient reçu un ordre. La Campanule n'était pas la Légion. C'était l'un des Sept. Unique. Avec un esprit singulier.

La souffrance se peignit sur ses traits, mais il inclina la tête et le Principal le vit articuler le mot, "Sire".

Puis tous se mirent en mouvement.

La Campanule se laissa tomber sur l’herbe, puis couru à l'intérieur de la maison.

La Légion se divisa en quatre escadrons et balaya la zone. Des êtres ailés volaient déjà à grande vitesse vers la rivière, le visage dur et les mâchoires serrées. La Légion atterri devant les voitures qui roulaient sur la route la plus proche. Les voitures n'étaient pas très proches de la maison de l'aeclari, mais l'archange n'avait pas précisé quel périmètre il fallait dégager.

Lorsque les deux premières voitures s’arrêtèrent dans un crissement de pneu qui fit monter une odeur de brûlé jusqu'à leurs narines, la Légion arracha les portières pour en extraire des vampires terrorisés. Un escadron de la Légion s’envola, deux avec un vampire. Un autre groupe trouva quatre humains dans une troisième voiture, le bétail d'un vampire qui rentrait chez lui. Le bétail effrayé se plaignit d’être enlevé par la Légion, mais il ne tenta pas de résister. Les vampires non plus après avoir aperçu les anges qui se précipitaient vers les eaux pour fuir l’Enclave.

Une lumière dorée jaillit des fenêtres de la maison des Aeclari.

Beaucoup d'anges ruisselants d’eau tenaient des vampires ou des humains dans leurs bras, éloignant leurs maisonnées du danger. La Campanule fut l'un des derniers à quitter l'Enclave, et bien que la Légion ne parle pas à beaucoup de gens à l’exception des aeclari, ils lui parlèrent : "Les gens des aeclari sont-ils en sécurité ?" C'était important. La Légion le savait. Les aeclari étaient liés à ceux qui vivaient dans leur maison.

"Oui, je les ai fait sortir." La campanule, qui pouvait voler plus vite que le Principal et faisait parfois la course avec les voitures de l’Epée et de la Vipère, se jeta du haut de la falaise, les ailes léchées par une lumière dorée si vive qu'elle en était difficile à regarder. Dans une main, il tenait une grande chose rectangulaire, dans l’autre, des objets qu’ils reconnaissaient.

Plusieurs membres de la Légion volèrent à sa rencontre et se saisirent de ces choses. La Légion ne comprenait pas les choses, mais dans leur esprit, celles-ci étaient liées à l'aeclari. "Nous les emmènerons à la Tour."

La plupart des anges continuèrent à voler vers Manhattan, et les membres de la Légion qui transportaient des vampires ou des mortels les suivirent. Mais une fois parvenu au-dessus du fleuve, le Principal se retourna, tout comme ses frères qui ne portaient pas d’autres charges que leur propre corps.

La Campanule s'arrêta juste devant eux, le bleu argenté de ses ailes se répandit et son visage fut inondé par la lumière dorée et brûlante qui avait transformé la rivière en or.

Et la lumière grandi, grandi, et grandi, et grandi.

Jusqu'à ce qu'enfin, la lumière soit si brillante qu'elle en devint feu et que même le Principal ne put la supporter et soit obligé de se protéger les yeux de son avant-bras. La dernière chose qu'il vit fut un intense éclat blanc.

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Traduction personnelle de l'extrait de la newsletter de Nalini Singh :

Raphaël s’éveilla avec le côté du visage dans la poussière si chaude qu'elle brillait, son repos ayant pris fin prématurément alors que son nouveau cœur n'était pas encore prêt. Il s'était, se rendit-il compte, brisé sous le poids de la violente énergie qu’il avait libéré et qui avait fait exposer le petit cœur mortel que contenait portait. Ce petit cœur avait éclaté sous la pression.

Des fragments coulaient dans son sang, se frayant un chemin à travers tout son système. Un système dépourvu de feu sauvage. Sans éclairs dorés non plus. Sans se soucier de cette absence et de l'agonie dans sa poitrine, il ouvrit les yeux... pour plonger dans des yeux d’argent liquide.

Il fixa ce regard d’argent fondu une éternité.

Elle ne répondit pas à son regard, l’argent devint brumeux avant les paupières se baissent.

Étourdie, se dit-il, elle était simplement étourdie et émergeait d'un long sommeil. Elle avait été arrachée trop tôt à la chrysalide qui la consumait alors même qu'elle la reconstruisait. Il lui faudrait du temps pour se réveiller complètement.

Le monde scintillait autour d'eux, un feu doré crépitant, un cocon formé d'énergie pure.

La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était dans leur rêve commun, alors qu'ils luttaient contre la force vicieuse de la Cascade pour sauver son esprit, ses souvenirs, la sauver elle. En fin de compte, il n’avait pas eu le choix - Raphaël n’avait pu que libérer la violence brute de son pouvoir et espérer qu'elle perturberait suffisamment le processus de chrysalide pour y mettre un terme, arrachant Elena à l'emprise des machinations de la Cascade.

Mais bien qu'il ait injecté son pouvoir dans la terre, celui-ci tourbillonnait dans l'air autour d'eux, comme s'il y en avait eu tellement que même la terre n’avait pu le contenir.

Raphael ne s'en souciait pas. Toute son attention était tournée vers Elena.

L'éventail fermé de ses cils projetait des ombres sur sa peau, sur ses lèvres douces, et il aurait presque pu croire qu'elle se reposait simplement dans leur lit à ses côtés. Mais même en dormant, son Elena n’était jamais aussi immobile, jamais aussi sereine.

Un cauchemar le rongeait : et si le pire était arrivé, et si la chrysalide avait atteint son but et créée un être avec le visage d'Elena, mais sans son âme, sans ses souvenirs, sans ses rires et son esprit ?

Ses ongles s’enfoncèrent dans la poussière, dans le sable dur et chaud.

Il se força à s’intéresser au reste de son corps. La chrysalide était trop petite. Il l'avait vu par lui-même. Elle ne pouvait pas contenir le corps souple et robuste de sa chasseuse, il n'y avait pas suffisamment de place pour les ailes de guerrière de son affiliée.

Des morceaux craquelés de la chrysalide s’éparpillaient tout autour d'elle. La face intérieure de ces débris tournoyait de feu sauvage : blanc-or avec de violents tourbillons de bleu... et maintenant, une teinte opalescente qui se transformait en crépuscule puis aux couleurs de l'aube, avant de recommencer. La peau d'Elena brillait encore davantage que le feu sauvage, comme si la lumière émanait d’elle. La Cascade avait essayé de faire d'elle une réserve d'énergie, afin qu’il puisse puiser en elle une nouvelle source de pouvoirs lorsqu'il partirait mener la guerre qui pointait à l’horizon. Elle avait essayé de transformer son Elena en réservoir.

Comme s'il pouvait l'échanger contre du pouvoir.

Comme s'il pouvait vivre sans elle.

Comme s'il ne voulait pas renoncer à l'éternité pour elle.

Raphaël avait stoppé l'horrible processus non désiré. Mais pour sauver l'âme de son Elena, ses souvenirs, il avait dû agir alors que la chrysalide était trop petite. Son corps n'avait pas eu le temps de grandir. C'était petit, déformé. Elle était gravement blessée et il en était responsable.

Ses doigts se serrèrent en un poing dans la poussière, ses yeux piquaient.

Il les ferma fort et lorsqu'il les rouvrit, ses pupilles s'étaient adaptées à la vibrante lumière dorée qui les entourait. Il vit son Elena. Pourquoi ses genoux étaient-ils...

Raphael prit une inspiration saccadée.

Elle n'était pas déformée, elle n'était pas blessée d'une manière qui signifierait des siècles de douleur permanente. Elle était entière. À un moment donné, elle avait réussi à replier ses genoux contre sa poitrine, enroulant son corps autour d’elle. Comme un enfant dans le ventre de sa mère... Mais Elena n'était pas une enfant.

Tandis qu'il la regardait, elle soupira et commença à s'ouvrir, comme un papillon émergeant d'une chrysalide trop petite. Cela semblait impossible alors même qu’il l’avait sous les yeux. Puis il comprit. Son corps avait fait un échange.

Elena était entière, mais cela avait un prix.

Ses jambes étaient longues, les jambes de sa grande chasseuse qui pouvait l’entrainer dans un baiser avec une main sur sa nuque. Ses bras étaient de la taille parfaite pour lancer des couteaux et tirer à l'arbalète et s'entraîner avec lui avec adresse et humour. Son visage avait commencé à se remplir, bien que ses pommettes soient encore tranchantes comme du verre contre sa peau.

Puis vint le prix : elle était beaucoup trop mince des épaules vers le bas, sa cage thoracique était proéminente et ses clavicules saillaient. Mince n’était même plus le mot. Elle était émaciée, ses os maintenus par des tendons et recouverts d'une couche de peau translucide. Cette peau continuait à scintiller doucement de l'intérieur vers l'extérieur, donnant à sa coriace chasseuse l’apparence d'une créature éthérée venue d’un autre monde, lâchait dans ce monde avant d’y être prête.

Cela allait l'exaspérerait, mais un corps si terriblement fragile - rien que de l'os et du tendon et une lumière intérieure scintillante – avait réussi à se plier et à se courber pour s'insérer dans une chrysalide trop petite sans perdre de morceaux de lui-même.

Elle avait passé le marché adéquat car la chair pouvait être nourrie. Les membres pouvaient quant à eux prendre une éternité à se régénérer pour une immortelle aussi jeune... parce que l'Elena qu’il avait devant lui n'était pas mortelle. Pas avec ces yeux d'argent liquide.

Raphaël se fichait qu'elle soit mortelle ou immortelle - quoi qu'il arrive, ils l’affronteraient ensemble. C'était leur promesse. Il ne s'inquiétait pour son corps physique que dans la mesure où il ne pouvait supporter l’idée qu'elle souffre. Tout ce qui l'intéressait vraiment, c'était qu'elle soit revenue vers lui ; son cœur, son âme, le courage de son Elena.

Il lui avait donné un morceau de son cœur, mais seulement pour qu'elle puisse en faire le sien.

Raphaël n'avait jamais eu peur, sauf quand il s'agissait de sa maitresse guerrière. C'était un archange. Au-delà de la peur. Mais à ce moment-là, la peur referma ses mains froides autour de sa gorge. Inspirant à fond, il se força à analyser le reste de son visage. De courtes mèches de cheveux presque blancs couchés sur sa joue. Des os fins sous sa peau translucide, mais cette peau était de l'or foncé d'Elena. La lueur ne s'était pas fanée.

Comme si son sang était de l'or liquide et que la lumière brillait à travers elle.

Elle cligna des yeux, secoua la tête un tout petit peu. Autour d'elle tombèrent les derniers morceaux de la chrysalide alors que ses jambes se déroulaient sur toute leur longueur. Ses yeux s'ouvrirent à nouveau et quand ils rencontrèrent les siens, ils étaient limpides, un argent pur sans le gris de l'humanité. Cela pouvait toutefois signifier que le pire s'est produit. Que son Elena était immortelle mais à jamais perdue pour lui, un réservoir d'énergie sans âme ni conscience.

"Je préfère mourir en tant qu’Elena plutôt que de vivre comme une ombre."

Sa main se crispa douloureusement, la poussière et le sable s'écrasant sous ses doigts. Il ferait ce qu'il avait promis. Il la tuerait si elle n'était plus son Elena. Il ne permettrait pas qu'une coquille vide, une corruption de la vie, se promène avec le visage de son affiliée. Il ne permettrait pas à la Cascade de dégrader son Elena. Mais d'abord, il devait savoir.

Chaque muscle de son corps verrouillé, il tendit son esprit vers le sien. Mon Elena.

Aucune réponse, aucune impression d’une présence d’aucune sorte dans sa tête.

Il serra les mâchoires. Ce n'était pas encore fini. Sa capacité à lui parler d'esprit à esprit lui avait été volée bien avant la chrysalide. Ce qu'ils avaient fait ensemble, l'arracher à la chrysalide, la briser avant qu'elle n'ait fini de la consumer, cela avait pu aggraver le mal. Le morceau de son cœur qu'il lui avait donné possédait un pouvoir incroyable, mais son corps ne savait peut-être pas comment l'utiliser pour protéger son esprit contre les forces qui le déchiraient.

Elle avait été son Elena dans le rêve où ils s'étaient rencontrés avant qu'il ne libère son pouvoir, mais il n'avait aucune idée du temps qui s’était écoulé dans le rêve. Cela lui avait-il pris quelques secondes pour relâcher son pouvoir ? Des jours ? Des mois ? Qu'était-il arrivé à l'esprit de son affiliée et son âme pendant tout ce temps ?

"Hbeebti." Sa voix était à vif. Et son cœur, lui, était en morceaux à l'intérieur de lui. Un nouveau cœur allait grandir à sa place, cela avait déjà commencé - bien qu'il faiblisse et bégaie, ralenti par son manque de pouvoir. "Elena."

Rien, pas de réponse.

Il n'avait pas d'arme, pas d'énergie pour former du feu d'ange, mais c'était un archange. Sa force de base était suffisante pour lui briser le cou, la déchirer membre par membre.

Sa bouche s'ouvrant dans un bâillement, elle cligna à nouveau des yeux et secoua plus fort la tête, des mèches de ses cheveux flottant dans l'énergie dorée, et son front plissé par un froncement. Son pouls battait fort, son cœur en pleine régénération suçait l'énergie de ses membres - parce que les bras et les jambes n'étaient pas une priorité quand on avait un cœur à faire repousser.

Il n'y avait pas grand-chose qui puisse tuer un archange. Réduits en cendres par un feu ordinaire, ils se réveillaient - peut-être après des années - mais ils se réveilleraient. Déchiquetés par tout sauf par le pouvoir d'un autre archange, ils finissaient par se régénérer à partir d'un seul morceau et s’élevaient à nouveau. Seul un archange pouvait en tuer un autre.

Certaines lois de la nature étaient immuables. Même la Cascade n’avait pu les modifier.

Son cœur en pleine croissance continuait à puiser son énergie dans d'autres parties non essentielles de son corps.

Raphaël pouvait perdre un peu de chair pendant le processus, il pouvait même perdre un bras ou une jambe, mais ce ne serait rien dans le schéma de sa vie immortelle. Rien de comparable à la fragilité d'Elena. Sa chasseuse, qui n'avait jamais été fragile, allait jurer sans discontinuer dès qu’elle prendrait conscience de son état actuel.

Il était impatient de ressentir sa colère, de se battre avec elle face à son entêtement pour reprendre rapidement des forces. Elle voudrait probablement commencer à soulever des poids avant de pouvoir marcher. Il lui tendrait lui-même ces satanés poids si elle voulait bien lui parlait, lui dire qu'ils avaient réussi, que la Cascade n'avait pas gagné cette bataille.

Autour d'eux, l'énergie dorée continuait à briller et à former de petits tourbillons dans l'air, de minuscules éclairs cachés en son sein.

Il se tendit à nouveau de son esprit.

Elena, tu m'entends ?

Sa poitrine lui faisait mal.

Si elle était partie, c'était fini pour lui. Il avait vécu plus de mille cinq cents ans. C'était suffisant. Si Lijuan s'était levé monstrueusement pendant qu'Elena et lui dormaient, il ferait ce qu’il pourrait pour éradiquer ce fléau, parce qu'Elena aurait voulu qu'il le fasse, mais il ne vivrait pas des milliers d'années sans elle. Il ne pouvait pas vivre un autre jour sans elle. Ma guerrière, dit-il avec son esprit, répétant les mots à haute voix.

Son corps semblait lourd, léthargique, mais il leva la main pour bercer sa joue. Doucement, si doucement. Sa peau ressemblait au fin papier de riz que sa mère avait l’habitude d’utiliser autrefois pour emballer des bonbons faits maison pour lui quand il était enfant. Il s'était déchiré si facilement. Il ne voulait pas déchirer son Elena.

Chaude, elle était chaude. Mais ses yeux étaient de nouveau fermés. L'argent brillait contre la coquille diaphane de ses paupières. La chrysalide l'avait-elle consumée de l'extérieur ? Avait-il arrêté le processus à temps ? Ou avait-il pris trop de temps et elle avait été consumée jusqu'à la moindre trace, pour renaitre ensuite, mais cette fois comme une enveloppe vide destinée à contenir de l’énergie ?

Si c'était cela, la femme qu'il aimait plus que la vie, plus que l’éternité, avait disparu, leur histoire d'amour était terminée et son existence immortelle avec elle. Qu'il en soit ainsi. Mais il saurait d'abord. Il en serait certain. "Jusqu'à ce que tu parles, j'attendrai." Il saurait dès qu'elle ouvrirait la bouche s'il elle était une créature de la Cascade ou son Elena.

Et si elle ne parlait jamais ? Ce serait une réponse en soi.

Sa chasseuse n'était pas une femme qui gardait le silence.

"A la fin, dit-il, avant de libérer le pouvoir dans mon corps, j'ai parlé à Cassandra. Toi et moi, Hbeebti, on a changé la prophétie." Il voulait qu'Elena ouvre les yeux et lui demande si Sa Monstruosité était finalement morte, il voulait l'entendre grogner quand il lui rapporterait ce que Cassandra avait dit :

L'avenir s'aligne. Les chemins sont choisis. La mort vient. Une telle mort, enfant des flammes.

Déesse du cauchemar.

Spectre sans ombre.

S'élevant dans son Règne de Mort.

Des ailes d'argent. Des ailes bleues.

Cœur de mortel. Rêves brisés.

Fracassé. Fracassé. Fracassé.

Une séparation. Une tombe.

Je vois la fin. Je vois...

"Ce n'est pas exactement une amélioration par rapport à la dernière, Archange." C'est ce qu'Elena dirait si elle était réveillée. "Beaucoup de sombres présages et de bouleversements, et maintenant il y a une tombe, aussi ? Génial, vraiment génial."

Cassandra avait-elle vu sa tombe et celle d'Elena ? Car si la mort venait, ils reposeraient ensemble sous terre. Il ne permettrait pas qu’une séparation se produise, ni dans la vie, ni dans la mort. Quel que soit leur avenir, ils y entreraient ensemble. Jamais divisé. Mais si ce n'était pas sa chasseuse, alors elle l'avait déjà quitté. Il devrait la suivre. "Elena, réveille-toi pour moi", chuchota-t-il en bégayant au son de son cœur brisé.

Un murmure d'acier chaud dans son esprit. Umm ? Un son endormi.

Son petit cœur en régénération se mit à battre aussi fort que s'il était complètement formé. Parce que ce murmure endormi, on aurait dit son Elena. L'acier chaud ? C'était sa force tempérée par son cœur. "Chasseuse de la Guilde ?"

Elle bâilla et se rapprocha, jusqu'à ce que son souffle embrasse sa peau. Il passa son pouce sur sa joue avec un soin incommensurable, craignant de l’écorcher et de déchirer la surface fragile. "Elena, réveille-toi." S'il te plaît.

Soulevant une main beaucoup trop mince, ses os saillants contre sa peau lumineuse, elle se frotta le visage sans déloger sa main de sa joue. Quand elle baissa la main, elle lui lança un regard perplexe. "Archange, tes cheveux sont-ils en feu ?"

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Newsletter Nalini Singh

"We watch,” the Primary said. “We protect.”

But things were altering in front of them, a faint glow emanating from where the aeclari had been before the filaments obscured both Raphael’s body and Elena’s chrysalis.

Beyond the balcony doors now partially covered with the snow silk of the filaments, the Bluebell turned. His eyes widened at seeing the ocean of filaments, the glow. But before he could open the closed doors, a familiar voice entered all their minds.

Leave now. It was an order from an archangel. Clear the skies above. Empty the land around. GO.

The Legion were moving even as the last word echoed in their minds. They were Raphael’s Legion, Elena’s Legion, and they had been given an order. The Bluebell wasn’t Legion. He was one of the Seven. Unique. With his own mind.

Torment wrenched his features, but he inclined his head, and the Primary saw him form the word, “Sire.”

All of them moved.

The Bluebell dropped to the grass, then ran inside the house.

The Legion broke into four parts and swept the area. Winged beings were already flying toward the river at high speed, their faces stark and their jaws determined. The Legion dropped down in front of cars moving on the nearest road. The cars were not so close to the aeclari’s home, but the archangel hadn’t said how far to clear.

When the first two cars halted with a screech that caused a burning scent to rise to their nostrils, the Legion wrenched the doors open and hauled the startled vampires out. A group of the Legion rose into the air, two to a vampire. Another group found four humans in a third car, a vampire’s cattle heading home. The scared cattle whimpered at being taken by the Legion but didn’t struggle. Neither did the vampires after they saw the angels racing from the Enclave to the water.

Golden light poured out from the windows of the aeclari’s home.

Many of the angels streaming over the water held vampires or humans in their arms, getting their households out of danger. The Bluebell was one of the last to fly out of the Enclave, and though the Legion did not speak to many outside of the aeclari, they spoke to him: Are the aeclari’s people safe? This was important. The Legion knew. The aeclari had bonds to those who lived in the house.

Yes, I got them out. The Bluebell, who could fly faster than the Primary and sometimes raced with the cars of the Blade and the Viper, fell off the cliff with his wings licked by a golden light so bright that it was difficult to face. In one hand, he held a large rectangular thing, in his other items they recognized.

Several of the Legion flew to him, and took the things. They did not understand things, but these were linked to the aeclari in their mind. We will fly them to the Tower.

Most of the angels kept on flying toward Manhattan, and those of the Legion that carried vampires or mortals kept on going, too. But the Primary turned once he was over the center of the river, as did those of his brethren who flew only their own bodies.

The Bluebell halted in front of them, the silvery blue of his wings spread and his face awash in the burning golden light that had turned the river to gold.

And the light, it grew, and grew, and grew.

Until at last, the light was so bright that it became fire and even the Primary couldn’t bear it and threw up his arm in front of his eyes. The last thing he saw was an intense white brightness.

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Raphael turned, cupped her cheek, and did what he’d been aching to do for the entire past day.

Dipping his head, he kissed her. He had never loved before her and he would never love after her—there was no after Elena for him. 'My love for you is the deepest truth of my existence. Spring and summer, fall and winter, I would spend all the seasons of my life with you.'

'Raphael.' Her hand flat against his heart, his hunter kissed him back with a love that was fierce and defiant and forever. 'When our winter comes, I’ll go to sleep in your arms with a smile.'

A glow surrounded them as they kissed in the falling snow, his golden lightning dancing over her skin and her stormfire possessive over his wings.

“Hello, Archangel.” Spoken against his lips.

He rubbed the pad of his thumb over the snow-cool skin of her cheek. “Hello, Hunter-mine.”

Around them, their people smiled and carried on in their tasks.

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Extrait de la newsletter de Nalini Singh :

Raphael came awake with the side of his face on dirt so hot it glowed, his rest prematurely ended, and his new heart not yet ready. It had, he realized, broken under the weight of the violent energy release and exposed the small mortal heart within. That small heart had exploded from the pressure.

Fragments swam in his blood, weaving their way through his entire system. A system devoid of wildfire. Devoid, too, of the golden lightning. Uncaring of the loss and of the agony in his chest, he opened his eyes . . . and looked into those of liquid silver.

He held that molten gaze for an eternity.

She didn’t respond, the silver cloudy and hazy before she lowered her lashes again.

Dazed, he told himself, she was simply dazed and emerging from a long sleep. She had been wrenched too early out of the chrysalis that would consume her even as it remade her. It’d take her time to awaken fully.

The world glowed around them, golden fire crackling, a cocoon formed of pure energy.

He’d last seen her in a shared dream, as they fought the vicious strength of the Cascade to save her mind, her memories, her. In the end, this had been their only choice—for Raphael to release the raw violence of his power and hope it fatally disrupted the chrysalis process, tearing Elena from the grip of the Cascade’s machinations.

But though he’d punched his power into the earth, it swirled in the air around them, as if there’d been so much that even the earth couldn’t contain it.

Raphael cared nothing for that. His only focus was Elena.

The closed fan of her lashes threw shadows onto her skin, her lips soft, and he could almost believe she was simply resting beside him in their bed. But even in sleep, his Elena was never so motionless, never so serene.

A nightmare gnawed at him: that the worst had happened, that the chrysalis had succeeded in its purpose and created a being with Elena’s face, but without her soul, without her memories, without her laughter and her spirit.

His nails dug into the dirt, the grit hard and hot.

He forced himself to take in the rest of her. The chrysalis had been too small. He’d seen that for himself. It could not hold his hunter’s strong, lithe body, didn’t have space for the wings of the warrior who was his consort.

Cracked pieces of the chrysalis lay all around her. The inner surface of the broken pieces swirled with wildfire: white-gold with violent swirls of blue . . . and now, an opalescent shade that morphed from midnight to dawn then back again. Elena’s skin glowed brighter than the wildfire, as if she had a light within. The Cascade had tried to turn her into a repository of power, so that he would have a source of extra fuel when he went into the war on the horizon. It had tried to turn his Elena into nothing but a reservoir.

As if he would trade her for power.

As if he would be alive without her.

As if he wouldn’t give up eternity for her.

Raphael had stopped the horrific unwanted process. But to save his Elena’s soul, her memories, he’d had to do it while the chrysalis was too small. Her body hadn’t had time to grow. It was small, misshapen. She was badly hurt and he was responsible.

His hand fisted on the dirt, his eyes stinging.

He squeezed them shut and when he next opened them, his pupils had adjusted to the piercing golden light that drenched them. He saw his Elena again. Why were her knees . . .

Raphael sucked in a breath.

She was not misshapen, was not wounded in a way that would mean centuries of constant pain. She was whole. At some point, she’d managed to tuck her knees to her chest, curling her body around it. Like a child in the womb . . . but Elena was no child.

As he watched, she sighed and began to uncurl, a butterfly emerging from a too-small chrysalis. It seemed impossible even though he was watching it happen. And then he understood. Her body had made a trade.

Elena was whole—but at a price.

Her legs were long, the legs of his tall hunter who could haul him down for a kiss with a hand on his nape. Her arms were the right size to throw knives and shoot a crossbow and spar with him with skill and humor. Her face had begun to fill out, though her cheekbones still cut like glass against her skin.

Then came the price: she was far too thin from her shoulders down, her rib cage prominent and her collarbones jutting out. Thin didn’t do enough to describe it. She was emaciated, her bones held together by tendons and covered by a translucent layer of skin. That skin continued to glow softly from the inside out, making his tough-as-nails hunter seem some ethereal otherworldly creature dropped into the world before she was ready.

It’d infuriate her, but such a terribly fragile body—nothing but bone and tendon and a luminous inward light—could bend and curve and fit inside a too-small chrysalis without losing pieces of itself.

She had made the right trade because flesh could be nourished. Missing limbs might take an eon to regenerate for an immortal so very young . . . because the Elena in front of him was not mortal. Not with eyes of liquid silver.

Raphael didn’t care if she was mortal or immortal—whatever happened, they would go into it together. That was their promise. He worried about her physical body only to the extent that he couldn’t bear for her to be in pain. All he truly cared about was if she had come back to him; his Elena’s heart, his Elena’s soul, his Elena’s courage.

He’d given her a piece of his heart, but only so she could make it hers.

Never had Raphael been afraid except when it came to his warrior lover. He was an archangel. Beyond fear. But in that moment fear closed its cold hands around his throat. Breath tight in his lungs, he made himself take in the rest of her face. Short strands of near-white hair lying across her cheek. Fine bones under her translucent skin—but that skin was Elena’s dark gold. The glow hadn’t faded.

As if her blood was liquid gold and the light of it shone through.

She blinked, shook her head a tiny fraction. Around her fell the last pieces of the chrysalis as her legs unfurled to their full length. Her eyes opened again and when they met his, they were clear, a pure silver without the gray of humanity. That, however, could mean the worst had happened. That his Elena was immortal but lost to him forever, a container of energy without soul or self.

I would rather die as Elena than live as a shadow.

His hand flexed painfully then fisted again, dirt and grit crushing into his skin. He would do what he had promised. He would end her if she was no longer his Elena. He would not allow an empty shell, a corruption of life, to walk around with his consort’s face. He would not allow the Cascade to degrade his Elena. But first, he would know.

Every muscle in his body locked, he reached out with his mind. Elena-mine.

No response, no sense of a presence inside his head.

He clenched his jaw. It wasn’t over yet. Her ability to speak to him mind-to-mind had been stolen long before the chrysalis. What they’d done together, wrenching her out of the chrysalis, shattering it before it was done consuming her, that might’ve compounded the harm. The piece of his heart that he’d given her held incredible power, but her body might not have known how to utilize it to protect her mind against the forces tearing at it.

She’d been his Elena in the dream where they’d met before he released his power, but he had no idea how much time had passed in the dream. Had it taken him seconds to expend his power? Days? Months? What had happened to his consort’s mind and self during that time?

“Hbeebti.” His voice was raw. And his heart, it was in pieces inside him. A new heart would grow in its place, was already beginning—though it faltered and stuttered, slowed by his lack of power. “Elena.”

Nothing, no response.

He had no weapon, no energy to form angelfire, but he was an archangel. His base strength was enough to break her neck, tear her limb from limb.

Mouth opening in a yawn, she blinked again and gave a harder shake of her head, strands of her hair floating up into the golden energy, and her forehead lined in a frown. His pulse pounded, his regenerating heart sucking energy from his limbs—because arms and legs weren’t a priority when you had a heart to grow.

There wasn’t much that could kill an archangel. Burned to a cinder by an ordinary fire, they would wake—perhaps after years, but wake they would. Blown to pieces by anything but the powers of another archangel, they would eventually regenerate from a single piece and rise again. Only another archangel could kill an archangel.

Some laws of nature were fundamental. Even the Cascade could not alter them.

His growing heart continued to draw energy from other nonessential parts of his body.

Raphael might lose some flesh during the process, might even lose an arm or a leg, but it would not be anything in the scheme of his immortal life. Nothing akin to Elena’s fragility. His hunter, who had never been fragile, would swear a blue streak at becoming conscious of her current state.

He couldn’t wait to feel her ire, fight with her over her stubborn need to quickly regain her strength. She’d probably want to begin lifting weights before she could walk. He’d hand her the damn weights himself if she’d just talk to him, tell him they’d made it, that the Cascade hadn’t won this battle.

Around them the golden energy continued to glow and form small eddies in the air, tiny lightning flashes hidden within it.

He reached once again for her mind. Elena, do you hear me? His chest ached.

If she was gone, this was it for him. He had lived over a thousand five hundred years. It was enough. If Lijuan had risen monstrous while he and Elena slept, he’d do what he could to burn out that scourge because Elena would want him to do that, but he would not live thousands of years without her. He could not live another day without her. Warrior mine, he said with his mind, repeating the words aloud.

His body felt heavy, lethargic, but he lifted his hand to cradle her cheek. Gently, so gently. Her skin felt like the fine rice paper his mother had used to wrap homemade sweets for him when he was a child. It had torn so easily. He would not tear his Elena.

Warm, she was warm. But her eyes, they were closed again. Silver glowed against the diaphanous shell of her lids. Had the chrysalis consumed her from the outside in? Had he stopped the process in time? Or had he taken too long and she’d been consumed down to the merest speck, only to begin again, this time as an empty husk meant to hold energy?

If it was the latter, the woman he loved beyond life, beyond eternity was gone, their love story ended and his immortal existence with it. So be it. But he would know first. He would be certain. “Until you speak, I will wait.” He would know the instant she opened her mouth whether he held a creature of the Cascade or his Elena.

And if she never spoke? That would be an answer in itself.

His hunter was not a woman to hold her silence.

“In the end,” he said, “before I released the power in my body, I spoke to Cassandra. You and I, hbeebti, we changed the prophecy.” He wanted Elena to open her eyes and ask him if Her Evilness was finally going to die, wanted to hear her groan when he told her what Cassandra had said:

The future aligns. Paths are chosen. Death comes. Such death, child of flames.

Goddess of Nightmare.

Wraith without a shadow.

Rising into her Reign of Death.

Wings of silver. Wings of blue.

Mortal heart. Broken dreams.

Shatter. Shatter. Shatter.

A sundering. A grave.

I see the end. I see . . .

“Not exactly an improvement over the last one, Archangel.” That’s what Elena would say were she awake. “Lots of dark portents and shattering, and now there’s a grave, too? Great, just great.”

Had it been his and Elena’s grave that Cassandra had seen? For if death came, they would lie together in the earth. He would not permit a sundering—not in life and not in death. Whatever their future, they would walk into it together. Never divided. But if this wasn’t his hunter, she had already left him. He would have to follow. “Elena, wake for me,” he whispered on the stuttering beat of his broken heart.

A whisper of warm steel in his mind. Umm? A sleepy sound.

His tiny regenerating heart began to pound as loudly as if it was fully formed. Because that sleepy murmur, it had sounded like his Elena. The warm steel? That was her strength tempered with heart. “Guild Hunter?”

She yawned and shifted closer, until her breath kissed his skin. He ran his thumb over her cheek with immeasurable care, afraid to snag it and break the fragile surface. “Elena, wake up.” Please.

Raising a hand that was far too slender, her bones defined against her luminous skin, she rubbed at her face without dislodging his hand from her cheek. When she dropped her hand, she gave him a quizzical look. “Archangel, is your hair on fire?”

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p 308 & 326

C'est fait, la coupa-t-il. Dmitri a ordonné à l'un de nos guerriers les plus coriaces dans la région de traverser une crise émotionnelle. Spoiler(cliquez pour révéler)Le Colibri est une tendre - elle restera avec ce guerrier au coeur prétendument brisé aussi longtemps qu'il le faudra. Il a promis de pleurer si elle tentait de lever le petit doigt.

[...]

- C'est pour cela que ce pauvre responsable de compagnie a prétendu avoir le cœur tellement brisé qu'il lui était impossible de travailler pendant pratiquement une journée entière ?

Elle ne semblait pas impressionnée. En fait, elle donnait le sentiment d'être une mère qui s'attendait à ce qu'ils lui fournissent des explications. Et tout de suite.

Spoiler(cliquez pour révéler)Elena n'avait jamais vu Illium incapable de trouver ses mots.

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Dmitri pinched up the shoulder of his T-shirt, lowered his head to sniff at it. “I need a shower at least. Those dead eyes release putrid decaying blood when decapitated.”

“I’ll hold the watch here until Trace arrives,” Galen offered, his red hair a shaggy mess around his head and streaks of soot on his arms. “Go bathe. You stink.”

“You’re not exactly a fragrant rose yourself, Barbarian,” Dmitri muttered.

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[..]"For now, Elena will teach me how to throw knives.”

It was Elena’s turn to be struck mute. “My lady Sharine?” she finally managed.

“I am not mad.” She shook out her skirts, her voice as haunting and beautiful as ever. “I wish to learn to throw knives so I can sink those knives into Aegaeon’s worthless chest should he dare show his face here.”

Illium’s jaw dropped. Aodhan appeared to have lost the ability to speak.

Elena grinned and bent in a deep bow. “It will be my pleasure.”

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“Consort.” The archangel spoke English with a liquid accent. “You are the most unique being I have seen in all my life.”

“Guess you don’t know Naasir,” was Elena’s cool riposte.

Antonicus’s wings opened in a wave of charcoal gray, snapped shut. “Who is this Naasir? Is he like you? An angel-Made?”

Elena’s smile was slow and as sly as Naasir’s. “You’ll have to ask Naasir what he is.”

Amusement slicing through the ice of his anger, Raphael touched her mind. Attempting to break Naasir’s secrets through others?

Never! I’m going to find those answers myself. I just want Antonicus to beat his head against that particular brick wall, too.

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Come in before I die of boredom!”

The face that peeked around the door was thinner than when she’d last seen it, but as ridiculously pretty. She held out her arms. Illium came inside in a rush, his eyes brilliant with emotion, but halted a foot in front of her. “Will I break you?”

“I’m going to hit you in a second.”

A wicked grin before he put his arms around her . . . with conscious care. Elena told herself to be patient; she’d be careful, too, if a friend came back looking sixty-eight percent dead.

Good thing he hadn’t seen her at ninety-three percent dead.

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