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Extrait de la newsletter de Nalini Singh (ENG)

Traduction personnelle

"Nous surveillons", dit le Principal. "Nous protégeons."

Mais les choses se transformaient devant eux, une faible luminescence émanant de l'endroit où l'aeclari s’était trouvé avant que les filaments ne voilent le corps de Raphaël et la chrysalide d'Elena.

Au-delà des portes du balcon maintenant partiellement recouvertes par la soie neigeuse des filaments, la Campanule apparut. Ses yeux s’élargirent devant l'océan de filaments, la luminescence. Mais avant qu'il n'ait pu ouvrir les portes closes, une voix familière pénétra leurs esprits à tous.

"Partez tout de suite". C'était l’ordre d'un archange. "Dégagez le ciel. Vider les alentours. Maintenant."

La Légion s’était déjà mise en mouvement alors même que le dernier mot résonnait dans leur esprit. C'était la Légion de Raphaël, la Légion d'Elena, et ils avaient reçu un ordre. La Campanule n'était pas la Légion. C'était l'un des Sept. Unique. Avec un esprit singulier.

La souffrance se peignit sur ses traits, mais il inclina la tête et le Principal le vit articuler le mot, "Sire".

Puis tous se mirent en mouvement.

La Campanule se laissa tomber sur l’herbe, puis couru à l'intérieur de la maison.

La Légion se divisa en quatre escadrons et balaya la zone. Des êtres ailés volaient déjà à grande vitesse vers la rivière, le visage dur et les mâchoires serrées. La Légion atterri devant les voitures qui roulaient sur la route la plus proche. Les voitures n'étaient pas très proches de la maison de l'aeclari, mais l'archange n'avait pas précisé quel périmètre il fallait dégager.

Lorsque les deux premières voitures s’arrêtèrent dans un crissement de pneu qui fit monter une odeur de brûlé jusqu'à leurs narines, la Légion arracha les portières pour en extraire des vampires terrorisés. Un escadron de la Légion s’envola, deux avec un vampire. Un autre groupe trouva quatre humains dans une troisième voiture, le bétail d'un vampire qui rentrait chez lui. Le bétail effrayé se plaignit d’être enlevé par la Légion, mais il ne tenta pas de résister. Les vampires non plus après avoir aperçu les anges qui se précipitaient vers les eaux pour fuir l’Enclave.

Une lumière dorée jaillit des fenêtres de la maison des Aeclari.

Beaucoup d'anges ruisselants d’eau tenaient des vampires ou des humains dans leurs bras, éloignant leurs maisonnées du danger. La Campanule fut l'un des derniers à quitter l'Enclave, et bien que la Légion ne parle pas à beaucoup de gens à l’exception des aeclari, ils lui parlèrent : "Les gens des aeclari sont-ils en sécurité ?" C'était important. La Légion le savait. Les aeclari étaient liés à ceux qui vivaient dans leur maison.

"Oui, je les ai fait sortir." La campanule, qui pouvait voler plus vite que le Principal et faisait parfois la course avec les voitures de l’Epée et de la Vipère, se jeta du haut de la falaise, les ailes léchées par une lumière dorée si vive qu'elle en était difficile à regarder. Dans une main, il tenait une grande chose rectangulaire, dans l’autre, des objets qu’ils reconnaissaient.

Plusieurs membres de la Légion volèrent à sa rencontre et se saisirent de ces choses. La Légion ne comprenait pas les choses, mais dans leur esprit, celles-ci étaient liées à l'aeclari. "Nous les emmènerons à la Tour."

La plupart des anges continuèrent à voler vers Manhattan, et les membres de la Légion qui transportaient des vampires ou des mortels les suivirent. Mais une fois parvenu au-dessus du fleuve, le Principal se retourna, tout comme ses frères qui ne portaient pas d’autres charges que leur propre corps.

La Campanule s'arrêta juste devant eux, le bleu argenté de ses ailes se répandit et son visage fut inondé par la lumière dorée et brûlante qui avait transformé la rivière en or.

Et la lumière grandi, grandi, et grandi, et grandi.

Jusqu'à ce qu'enfin, la lumière soit si brillante qu'elle en devint feu et que même le Principal ne put la supporter et soit obligé de se protéger les yeux de son avant-bras. La dernière chose qu'il vit fut un intense éclat blanc.

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Traduction personnelle de l'extrait de la newsletter de Nalini Singh :

Raphaël s’éveilla avec le côté du visage dans la poussière si chaude qu'elle brillait, son repos ayant pris fin prématurément alors que son nouveau cœur n'était pas encore prêt. Il s'était, se rendit-il compte, brisé sous le poids de la violente énergie qu’il avait libéré et qui avait fait exposer le petit cœur mortel que contenait portait. Ce petit cœur avait éclaté sous la pression.

Des fragments coulaient dans son sang, se frayant un chemin à travers tout son système. Un système dépourvu de feu sauvage. Sans éclairs dorés non plus. Sans se soucier de cette absence et de l'agonie dans sa poitrine, il ouvrit les yeux... pour plonger dans des yeux d’argent liquide.

Il fixa ce regard d’argent fondu une éternité.

Elle ne répondit pas à son regard, l’argent devint brumeux avant les paupières se baissent.

Étourdie, se dit-il, elle était simplement étourdie et émergeait d'un long sommeil. Elle avait été arrachée trop tôt à la chrysalide qui la consumait alors même qu'elle la reconstruisait. Il lui faudrait du temps pour se réveiller complètement.

Le monde scintillait autour d'eux, un feu doré crépitant, un cocon formé d'énergie pure.

La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était dans leur rêve commun, alors qu'ils luttaient contre la force vicieuse de la Cascade pour sauver son esprit, ses souvenirs, la sauver elle. En fin de compte, il n’avait pas eu le choix - Raphaël n’avait pu que libérer la violence brute de son pouvoir et espérer qu'elle perturberait suffisamment le processus de chrysalide pour y mettre un terme, arrachant Elena à l'emprise des machinations de la Cascade.

Mais bien qu'il ait injecté son pouvoir dans la terre, celui-ci tourbillonnait dans l'air autour d'eux, comme s'il y en avait eu tellement que même la terre n’avait pu le contenir.

Raphael ne s'en souciait pas. Toute son attention était tournée vers Elena.

L'éventail fermé de ses cils projetait des ombres sur sa peau, sur ses lèvres douces, et il aurait presque pu croire qu'elle se reposait simplement dans leur lit à ses côtés. Mais même en dormant, son Elena n’était jamais aussi immobile, jamais aussi sereine.

Un cauchemar le rongeait : et si le pire était arrivé, et si la chrysalide avait atteint son but et créée un être avec le visage d'Elena, mais sans son âme, sans ses souvenirs, sans ses rires et son esprit ?

Ses ongles s’enfoncèrent dans la poussière, dans le sable dur et chaud.

Il se força à s’intéresser au reste de son corps. La chrysalide était trop petite. Il l'avait vu par lui-même. Elle ne pouvait pas contenir le corps souple et robuste de sa chasseuse, il n'y avait pas suffisamment de place pour les ailes de guerrière de son affiliée.

Des morceaux craquelés de la chrysalide s’éparpillaient tout autour d'elle. La face intérieure de ces débris tournoyait de feu sauvage : blanc-or avec de violents tourbillons de bleu... et maintenant, une teinte opalescente qui se transformait en crépuscule puis aux couleurs de l'aube, avant de recommencer. La peau d'Elena brillait encore davantage que le feu sauvage, comme si la lumière émanait d’elle. La Cascade avait essayé de faire d'elle une réserve d'énergie, afin qu’il puisse puiser en elle une nouvelle source de pouvoirs lorsqu'il partirait mener la guerre qui pointait à l’horizon. Elle avait essayé de transformer son Elena en réservoir.

Comme s'il pouvait l'échanger contre du pouvoir.

Comme s'il pouvait vivre sans elle.

Comme s'il ne voulait pas renoncer à l'éternité pour elle.

Raphaël avait stoppé l'horrible processus non désiré. Mais pour sauver l'âme de son Elena, ses souvenirs, il avait dû agir alors que la chrysalide était trop petite. Son corps n'avait pas eu le temps de grandir. C'était petit, déformé. Elle était gravement blessée et il en était responsable.

Ses doigts se serrèrent en un poing dans la poussière, ses yeux piquaient.

Il les ferma fort et lorsqu'il les rouvrit, ses pupilles s'étaient adaptées à la vibrante lumière dorée qui les entourait. Il vit son Elena. Pourquoi ses genoux étaient-ils...

Raphael prit une inspiration saccadée.

Elle n'était pas déformée, elle n'était pas blessée d'une manière qui signifierait des siècles de douleur permanente. Elle était entière. À un moment donné, elle avait réussi à replier ses genoux contre sa poitrine, enroulant son corps autour d’elle. Comme un enfant dans le ventre de sa mère... Mais Elena n'était pas une enfant.

Tandis qu'il la regardait, elle soupira et commença à s'ouvrir, comme un papillon émergeant d'une chrysalide trop petite. Cela semblait impossible alors même qu’il l’avait sous les yeux. Puis il comprit. Son corps avait fait un échange.

Elena était entière, mais cela avait un prix.

Ses jambes étaient longues, les jambes de sa grande chasseuse qui pouvait l’entrainer dans un baiser avec une main sur sa nuque. Ses bras étaient de la taille parfaite pour lancer des couteaux et tirer à l'arbalète et s'entraîner avec lui avec adresse et humour. Son visage avait commencé à se remplir, bien que ses pommettes soient encore tranchantes comme du verre contre sa peau.

Puis vint le prix : elle était beaucoup trop mince des épaules vers le bas, sa cage thoracique était proéminente et ses clavicules saillaient. Mince n’était même plus le mot. Elle était émaciée, ses os maintenus par des tendons et recouverts d'une couche de peau translucide. Cette peau continuait à scintiller doucement de l'intérieur vers l'extérieur, donnant à sa coriace chasseuse l’apparence d'une créature éthérée venue d’un autre monde, lâchait dans ce monde avant d’y être prête.

Cela allait l'exaspérerait, mais un corps si terriblement fragile - rien que de l'os et du tendon et une lumière intérieure scintillante – avait réussi à se plier et à se courber pour s'insérer dans une chrysalide trop petite sans perdre de morceaux de lui-même.

Elle avait passé le marché adéquat car la chair pouvait être nourrie. Les membres pouvaient quant à eux prendre une éternité à se régénérer pour une immortelle aussi jeune... parce que l'Elena qu’il avait devant lui n'était pas mortelle. Pas avec ces yeux d'argent liquide.

Raphaël se fichait qu'elle soit mortelle ou immortelle - quoi qu'il arrive, ils l’affronteraient ensemble. C'était leur promesse. Il ne s'inquiétait pour son corps physique que dans la mesure où il ne pouvait supporter l’idée qu'elle souffre. Tout ce qui l'intéressait vraiment, c'était qu'elle soit revenue vers lui ; son cœur, son âme, le courage de son Elena.

Il lui avait donné un morceau de son cœur, mais seulement pour qu'elle puisse en faire le sien.

Raphaël n'avait jamais eu peur, sauf quand il s'agissait de sa maitresse guerrière. C'était un archange. Au-delà de la peur. Mais à ce moment-là, la peur referma ses mains froides autour de sa gorge. Inspirant à fond, il se força à analyser le reste de son visage. De courtes mèches de cheveux presque blancs couchés sur sa joue. Des os fins sous sa peau translucide, mais cette peau était de l'or foncé d'Elena. La lueur ne s'était pas fanée.

Comme si son sang était de l'or liquide et que la lumière brillait à travers elle.

Elle cligna des yeux, secoua la tête un tout petit peu. Autour d'elle tombèrent les derniers morceaux de la chrysalide alors que ses jambes se déroulaient sur toute leur longueur. Ses yeux s'ouvrirent à nouveau et quand ils rencontrèrent les siens, ils étaient limpides, un argent pur sans le gris de l'humanité. Cela pouvait toutefois signifier que le pire s'est produit. Que son Elena était immortelle mais à jamais perdue pour lui, un réservoir d'énergie sans âme ni conscience.

"Je préfère mourir en tant qu’Elena plutôt que de vivre comme une ombre."

Sa main se crispa douloureusement, la poussière et le sable s'écrasant sous ses doigts. Il ferait ce qu'il avait promis. Il la tuerait si elle n'était plus son Elena. Il ne permettrait pas qu'une coquille vide, une corruption de la vie, se promène avec le visage de son affiliée. Il ne permettrait pas à la Cascade de dégrader son Elena. Mais d'abord, il devait savoir.

Chaque muscle de son corps verrouillé, il tendit son esprit vers le sien. Mon Elena.

Aucune réponse, aucune impression d’une présence d’aucune sorte dans sa tête.

Il serra les mâchoires. Ce n'était pas encore fini. Sa capacité à lui parler d'esprit à esprit lui avait été volée bien avant la chrysalide. Ce qu'ils avaient fait ensemble, l'arracher à la chrysalide, la briser avant qu'elle n'ait fini de la consumer, cela avait pu aggraver le mal. Le morceau de son cœur qu'il lui avait donné possédait un pouvoir incroyable, mais son corps ne savait peut-être pas comment l'utiliser pour protéger son esprit contre les forces qui le déchiraient.

Elle avait été son Elena dans le rêve où ils s'étaient rencontrés avant qu'il ne libère son pouvoir, mais il n'avait aucune idée du temps qui s’était écoulé dans le rêve. Cela lui avait-il pris quelques secondes pour relâcher son pouvoir ? Des jours ? Des mois ? Qu'était-il arrivé à l'esprit de son affiliée et son âme pendant tout ce temps ?

"Hbeebti." Sa voix était à vif. Et son cœur, lui, était en morceaux à l'intérieur de lui. Un nouveau cœur allait grandir à sa place, cela avait déjà commencé - bien qu'il faiblisse et bégaie, ralenti par son manque de pouvoir. "Elena."

Rien, pas de réponse.

Il n'avait pas d'arme, pas d'énergie pour former du feu d'ange, mais c'était un archange. Sa force de base était suffisante pour lui briser le cou, la déchirer membre par membre.

Sa bouche s'ouvrant dans un bâillement, elle cligna à nouveau des yeux et secoua plus fort la tête, des mèches de ses cheveux flottant dans l'énergie dorée, et son front plissé par un froncement. Son pouls battait fort, son cœur en pleine régénération suçait l'énergie de ses membres - parce que les bras et les jambes n'étaient pas une priorité quand on avait un cœur à faire repousser.

Il n'y avait pas grand-chose qui puisse tuer un archange. Réduits en cendres par un feu ordinaire, ils se réveillaient - peut-être après des années - mais ils se réveilleraient. Déchiquetés par tout sauf par le pouvoir d'un autre archange, ils finissaient par se régénérer à partir d'un seul morceau et s’élevaient à nouveau. Seul un archange pouvait en tuer un autre.

Certaines lois de la nature étaient immuables. Même la Cascade n’avait pu les modifier.

Son cœur en pleine croissance continuait à puiser son énergie dans d'autres parties non essentielles de son corps.

Raphaël pouvait perdre un peu de chair pendant le processus, il pouvait même perdre un bras ou une jambe, mais ce ne serait rien dans le schéma de sa vie immortelle. Rien de comparable à la fragilité d'Elena. Sa chasseuse, qui n'avait jamais été fragile, allait jurer sans discontinuer dès qu’elle prendrait conscience de son état actuel.

Il était impatient de ressentir sa colère, de se battre avec elle face à son entêtement pour reprendre rapidement des forces. Elle voudrait probablement commencer à soulever des poids avant de pouvoir marcher. Il lui tendrait lui-même ces satanés poids si elle voulait bien lui parlait, lui dire qu'ils avaient réussi, que la Cascade n'avait pas gagné cette bataille.

Autour d'eux, l'énergie dorée continuait à briller et à former de petits tourbillons dans l'air, de minuscules éclairs cachés en son sein.

Il se tendit à nouveau de son esprit.

Elena, tu m'entends ?

Sa poitrine lui faisait mal.

Si elle était partie, c'était fini pour lui. Il avait vécu plus de mille cinq cents ans. C'était suffisant. Si Lijuan s'était levé monstrueusement pendant qu'Elena et lui dormaient, il ferait ce qu’il pourrait pour éradiquer ce fléau, parce qu'Elena aurait voulu qu'il le fasse, mais il ne vivrait pas des milliers d'années sans elle. Il ne pouvait pas vivre un autre jour sans elle. Ma guerrière, dit-il avec son esprit, répétant les mots à haute voix.

Son corps semblait lourd, léthargique, mais il leva la main pour bercer sa joue. Doucement, si doucement. Sa peau ressemblait au fin papier de riz que sa mère avait l’habitude d’utiliser autrefois pour emballer des bonbons faits maison pour lui quand il était enfant. Il s'était déchiré si facilement. Il ne voulait pas déchirer son Elena.

Chaude, elle était chaude. Mais ses yeux étaient de nouveau fermés. L'argent brillait contre la coquille diaphane de ses paupières. La chrysalide l'avait-elle consumée de l'extérieur ? Avait-il arrêté le processus à temps ? Ou avait-il pris trop de temps et elle avait été consumée jusqu'à la moindre trace, pour renaitre ensuite, mais cette fois comme une enveloppe vide destinée à contenir de l’énergie ?

Si c'était cela, la femme qu'il aimait plus que la vie, plus que l’éternité, avait disparu, leur histoire d'amour était terminée et son existence immortelle avec elle. Qu'il en soit ainsi. Mais il saurait d'abord. Il en serait certain. "Jusqu'à ce que tu parles, j'attendrai." Il saurait dès qu'elle ouvrirait la bouche s'il elle était une créature de la Cascade ou son Elena.

Et si elle ne parlait jamais ? Ce serait une réponse en soi.

Sa chasseuse n'était pas une femme qui gardait le silence.

"A la fin, dit-il, avant de libérer le pouvoir dans mon corps, j'ai parlé à Cassandra. Toi et moi, Hbeebti, on a changé la prophétie." Il voulait qu'Elena ouvre les yeux et lui demande si Sa Monstruosité était finalement morte, il voulait l'entendre grogner quand il lui rapporterait ce que Cassandra avait dit :

L'avenir s'aligne. Les chemins sont choisis. La mort vient. Une telle mort, enfant des flammes.

Déesse du cauchemar.

Spectre sans ombre.

S'élevant dans son Règne de Mort.

Des ailes d'argent. Des ailes bleues.

Cœur de mortel. Rêves brisés.

Fracassé. Fracassé. Fracassé.

Une séparation. Une tombe.

Je vois la fin. Je vois...

"Ce n'est pas exactement une amélioration par rapport à la dernière, Archange." C'est ce qu'Elena dirait si elle était réveillée. "Beaucoup de sombres présages et de bouleversements, et maintenant il y a une tombe, aussi ? Génial, vraiment génial."

Cassandra avait-elle vu sa tombe et celle d'Elena ? Car si la mort venait, ils reposeraient ensemble sous terre. Il ne permettrait pas qu’une séparation se produise, ni dans la vie, ni dans la mort. Quel que soit leur avenir, ils y entreraient ensemble. Jamais divisé. Mais si ce n'était pas sa chasseuse, alors elle l'avait déjà quitté. Il devrait la suivre. "Elena, réveille-toi pour moi", chuchota-t-il en bégayant au son de son cœur brisé.

Un murmure d'acier chaud dans son esprit. Umm ? Un son endormi.

Son petit cœur en régénération se mit à battre aussi fort que s'il était complètement formé. Parce que ce murmure endormi, on aurait dit son Elena. L'acier chaud ? C'était sa force tempérée par son cœur. "Chasseuse de la Guilde ?"

Elle bâilla et se rapprocha, jusqu'à ce que son souffle embrasse sa peau. Il passa son pouce sur sa joue avec un soin incommensurable, craignant de l’écorcher et de déchirer la surface fragile. "Elena, réveille-toi." S'il te plaît.

Soulevant une main beaucoup trop mince, ses os saillants contre sa peau lumineuse, elle se frotta le visage sans déloger sa main de sa joue. Quand elle baissa la main, elle lui lança un regard perplexe. "Archange, tes cheveux sont-ils en feu ?"

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- Je monterais la garde ici jusqu'à l'arrivée de Trace, proposa Galen, ses cheveux roux en broussaille autour de sa tête et les bras maculés de suie. Prends un bain. Tu pue.

-Tu ne dégages pas exactement une odeur de rose toi-même, Barbare, marmonna Dmitri.

Un reniflement méprisant dans les haut-parleurs.

-Ne me parlez pas de mauvaises odeurs avant d'être recouverts de la chair de Ressuscités à moitié frits, lança la voix languide de Venin. Ta femme a lancé une grenade dans un groupe d'entre eux qui cavalaient vers nous comme des crabes alors qu'ils étaient en feu.

Dmitri se fendit d'un large sourire qui aurait choqué ceux qui n'avaient jamais vu l'homme sous le vampire meurtrier de mille ans.

- Ça, c'est mon Honor.

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Newsletter Nalini Singh

"We watch,” the Primary said. “We protect.”

But things were altering in front of them, a faint glow emanating from where the aeclari had been before the filaments obscured both Raphael’s body and Elena’s chrysalis.

Beyond the balcony doors now partially covered with the snow silk of the filaments, the Bluebell turned. His eyes widened at seeing the ocean of filaments, the glow. But before he could open the closed doors, a familiar voice entered all their minds.

Leave now. It was an order from an archangel. Clear the skies above. Empty the land around. GO.

The Legion were moving even as the last word echoed in their minds. They were Raphael’s Legion, Elena’s Legion, and they had been given an order. The Bluebell wasn’t Legion. He was one of the Seven. Unique. With his own mind.

Torment wrenched his features, but he inclined his head, and the Primary saw him form the word, “Sire.”

All of them moved.

The Bluebell dropped to the grass, then ran inside the house.

The Legion broke into four parts and swept the area. Winged beings were already flying toward the river at high speed, their faces stark and their jaws determined. The Legion dropped down in front of cars moving on the nearest road. The cars were not so close to the aeclari’s home, but the archangel hadn’t said how far to clear.

When the first two cars halted with a screech that caused a burning scent to rise to their nostrils, the Legion wrenched the doors open and hauled the startled vampires out. A group of the Legion rose into the air, two to a vampire. Another group found four humans in a third car, a vampire’s cattle heading home. The scared cattle whimpered at being taken by the Legion but didn’t struggle. Neither did the vampires after they saw the angels racing from the Enclave to the water.

Golden light poured out from the windows of the aeclari’s home.

Many of the angels streaming over the water held vampires or humans in their arms, getting their households out of danger. The Bluebell was one of the last to fly out of the Enclave, and though the Legion did not speak to many outside of the aeclari, they spoke to him: Are the aeclari’s people safe? This was important. The Legion knew. The aeclari had bonds to those who lived in the house.

Yes, I got them out. The Bluebell, who could fly faster than the Primary and sometimes raced with the cars of the Blade and the Viper, fell off the cliff with his wings licked by a golden light so bright that it was difficult to face. In one hand, he held a large rectangular thing, in his other items they recognized.

Several of the Legion flew to him, and took the things. They did not understand things, but these were linked to the aeclari in their mind. We will fly them to the Tower.

Most of the angels kept on flying toward Manhattan, and those of the Legion that carried vampires or mortals kept on going, too. But the Primary turned once he was over the center of the river, as did those of his brethren who flew only their own bodies.

The Bluebell halted in front of them, the silvery blue of his wings spread and his face awash in the burning golden light that had turned the river to gold.

And the light, it grew, and grew, and grew.

Until at last, the light was so bright that it became fire and even the Primary couldn’t bear it and threw up his arm in front of his eyes. The last thing he saw was an intense white brightness.

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- Te souviens-tu de ce que je t'ai dit des super-parasites ? demanda la guérisseuse à Elena.

Les mains de cette dernière volèrent à son ventre, toutes pensées d'ailes momentanément oubliées.

- Ne mentionne même pas ça.

- Super-parasites ? De quelles horreurs t'es-tu amusée cette fois, Nisia ?

Le visage impassible, elle répondit :

- Les fœtus, Sire.

- Je vois, commenta-t-il, réprimant un sourire. Tu peux te montrer si maternelle.

- Ne l'encourage pas, marmonna Elena. Elle m'a expliqué que l'enfant d'un Archange serait un super-parasite. Mais nous n'avons pas à nous en inquiéter avant loooongtemps. Je suis trop jeune.

Nisia toussa dans sa main.

- Oui, à ce sujet...

Elena déglutit. Avec difficulté.

- Plus de blagues sur les fœtus parasites.

- La chrysalide t'a changée, reprit la guérisseuse calmement. Tu guéris plus vite, tu es plus résistante, avec des os plus solides. Tu n'es plus un nouveau-né dorénavant. (Elle afficha un sourire démoniaque.) J'ai testé votre compatibilité. Elle est parfaite. Tu pourrais tomber enceinte de Raphael, c'est concevable.

Un couinement étranglé échappa à la chasseuse. Raphael, le monstre, lui lança un regard attristé.

- Es-tu si terrifiée que ça par notre adorable petit parasite ?

- Ne m'oblige pas à te poignarder, lui intima-t-elle, bras croisés sur la poitrine, concentrée sur Nisia.

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- Et maintenant, Archange ?

- Nous avançons dans le futur.

- Ensemble.

- Toujours.

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Le futur s'aligne. Les chemins sont choisis. La mort arrive.

Quelle mort, enfant des flammes.

Déesse des cauchemars. Spectre sans ombre. Elle accède à son Règne de Mort.

Des ailes d'argent. Des ailes bleues.

Un coeur mortel. Des rêves brisés.

Qui éclatent. Éclatent. Éclatent.

L'anéantissement.

Une tombe.

Je vois la fin. Je vois...

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Antonicus avait pris sa décision, et ils verraient ce jour-là ce qu’il en ressortirait. Malgré tout, après s’être posé sur le toit du fort qui gardait la frontière, Raphael se dirigea vers l’Ancien.

— Tu es résolu à poursuivre ton entreprise, même maintenant que tu as vu la noirceur de ce que tu affronteras ?

— Oui, gamin. Je ne sais pas comment vous faites les choses, de nos jours. Personnellement, je m’en tiens à mes convictions.

Ces convictions s’étaient forgées sur très peu de véritables informations, pensa Raphael. Il se contenta de dire :

— Qu’il en soit ainsi.

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- Un papillon monarque sort de sa chrysalide en dix jours. Un enfant grandit dans le ventre de sa mère pendant neuf mois. La Terre accomplit sa révolution autour du Soleil en douze. Pour qu'une graine devienne un chêne puissant, cela demande des décennies. Un ange n'est pas considéré comme adulte avant ses cent ans. Sept mois, c'est... une goutte dans le puits du temps.

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Des anges moins puissants avaient eux aussi cherché à profiter de la situation.

Dmitri avait décapité le premier.

Illium avait carbonisé le second de son pouvoir.

Venin avait utilisé deux couteaux tranchants comme des rasoirs pour mettre en pièces le troisième.

Plus personne n'avait osé tenter quoi que ce soit depuis, mais ce n'était qu'une question de temps.

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