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- Là, regarde. Tu savais que Paula est cleptomane ? dis-je en chutotant. Bon, « était » serait plus juste car les rumeurs disent qu'elle est guérie. Mais peut-on vraiment guérir de ce genre de trouble? Je l'ai su par Samy qui l'a lui-même appris par Steeve et Harper. Tu crois que son mec est pareil et qu'ils se sont rencontrés lors d'une thérapie de groupe?

Je croise les bras, perdue dans mes pensées.

Où veux-tu en venir ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes.

- Le môme ne ressemble à aucun de ses deux parents. Tu penses qu'ils l'ont kidnappé?

- Tu n'es pas sérieuse? Jignore son ton sarcastique.

- Je dis juste qu'on devrait peut-être vérifier et, le cas échéant, le signaler, tu sais, si on a le moindre droute.

Il me dévisage, l'air ahuri.

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Sanders a le mérite de se sentir gêné et se retourne pour préserver le peu d’intimité qu’il me reste. Bien sûr, il ne s’excuse pas, mais comme je l’ai déjà mentionné : la politesse et lui ne font pas bon ménage ! Je me précipite dans la salle de bains, tout en le mettant en garde de ne pas se retourner, puis enfile un peignoir. Je l’observe alors un instant de la chambre, il est toujours dans le salon et n’a pas bougé. J’aime bien cette version obéissante. Et j’avoue que sa gêne est adorable, en totale contradiction avec son comportement supérieur habituel. Je décide d’en profiter un peu.

— Vous êtes venu vérifier si j’avais dormi toute nue ? Alors qu’il attendait bien sagement, ma phrase lui fait l’effet d’un électrochoc. Il cligne plusieurs fois des yeux et je m’insurge.

— Je vous avais demandé de ne pas vous retourner ! Sauf qu’il ne m’écoute pas et entre dans la chambre d’un pas décidé. Je recule, impressionnée (mais plutôt mourir que de l’avouer), et me heurte au lit. Pas si obéissant que ça !

— Vous êtes en retard.

— En retard ? Qu’est-ce que vous racontez ? Je ne commence qu’à 8 h 30, et il est… Je regarde l’horloge digitale sur la commode et hurle d’effroi.

— 6 h 18 ! Mais vous êtes malade ! Qui se lève aussi tôt ? Il me dévisage avec un air agacé, comme si sa simple présence répondait à cette question.

— Excepté vous, je veux dire.

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« -Dès le premier jour, tu as fait naître en moi des émotions contradictoires. Une véritable chieuse. Tu m’as exaspéré avec ton petit sourire en coin et ton attitude impertinente. Tu semblais tellement à ton aise, sûre de toi, moulée dans ton jean et perchée sur tes talons rouges. »

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« -Je suis fier de toi, Aly. Je ne te l’ai pas encore dit car tout a été très vite entre nous, mais… je suis amoureux de toi. J’ai même fait fuiter la rumeur de notre couple au boulot. Je t’aime et j’espère que je n’ai pas tout fait foirer entre nous…

-Moi qui pensais que tu prenais simplement du bon temps.

-Et quel bon temps!

-Arrête!

Je lui donne un coup sur l’épaule et il en profite pour m’attraper et m’attirer contre lui. Je me noie dans son regard intense.

-La situation est-elle plus claire? murmure-t-il. »

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Spoiler(cliquez pour révéler)- Des abrutis. Ils ne savent pas à coté de quel trésor ils sont passés. Je t'ai trouvée, je te garde, et cette remarque vaut aussi pour notre relation.

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Extrait ajouté par Folize 2020-11-01T13:28:13+01:00

Je plaque un sourire factice sur mon visage, sans croire une seconde que mon retard de ce matin ait pu passer inaperçu.

- Vous vouliez me voir ?

- J’espère que mon planning est à jour avec les dernières modifications. J’ai besoin que vous organisiez au plus vite un rendez-vous avec Barnes de Corporate Logement et Jefferson du cabinet du maire. Réservez-nous une table au 220 et assurez-vous que nous serons au calme. Nous devons revoir une nouvelle fois les éléments du comité de direction de demain et je voudrais que le graphique sur l’évolution des commandes publiques des cinq dernières années soit terminé. Ah oui ! J’allais oublier : faites livrer un bouquet à ma sœur, c’est son anniversaire aujourd’hui.

Et tout ça, sans prendre la peine de me regarder. Charmant ! Lui avouer que notre collaboration ne m’enchante pas plus que lui me brûle les lèvres, mais je décide de faire profil bas. Aujourd’hui, j’ai d’autres chats à fouetter.

- L’adresse de votre sœur, s’il vous plaît ? dis-je en insistant sur la formule de politesse qu’il a omise. Et quel genre de bouquet ?

Il redresse vivement la tête, s’adosse à son fauteuil et me dévisage.

- De tout ce que je viens de vous énoncer, considérez-vous que ce soit la priorité ?

Quelle condescendance ! Son ton supérieur fonctionne peut-être avec le reste de ses employés ou sa chère Kathleen, mais malheureusement pour lui, j’y suis hermétique.

Zen, Aly, prends des pincettes surtout… Tu peux le faire, tu en es capable !

- Sauf votre respect, monsieur, dans mon monde, la famille passe avant tout.

Sa belle mâchoire carrée, légèrement ombrée par une barbe de quelques jours, se décroche en entendant ma réplique, mais je ne cille pas, me préparant à affronter sa colère. Après tout, je l’ai bien cherchée. Pour ma défense, ses grands airs ont vraiment tendance à me mettre hors de moi. Il ne m’a jamais laissé aucune chance, décrétant dès le premier jour que je n’arrivais pas à la cheville de son assistante. Pourtant je sais par la boîte d’intérim que mon profil a été sélectionné parmi une dizaine de candidates. Je dois donc avoir quelques qualités qui ont retenu son attention.

- Son adresse est dans mes contacts au nom d’Élisabeth Thomas. Pour le reste, vous avez carte blanche, nous ne sommes pas très proches.

Tu m’étonnes !

- Très bien, fais-je sans pouvoir camoufler un rictus.

- Vous avez quelque chose à ajouter ? Je sens que vous en mourez d’envie… Allez-y, je vous en prie, je suis curieux ! Tout comme j’aimerais bien connaître les raisons de votre retard et de cette étrange tenue, ajoute-t-il en me détaillant d’un air impassible.

- J’ai eu un léger contretemps. Mais ne vous inquiétez-pas, je compte récupérer mes heures dès aujourd’hui.

- J’espère bien.

Je le gratifie d’un sourire crispé, car ajouter l’insubordination à mon retard ne serait pas du meilleur effet pour mon dossier. Je suis seulement de passage chez Sanders & Son Construction et, dans quelques semaines, j’aurai besoin d’une lettre de recommandation. Je garde un ton neutre, le soupçonnant de vouloir me pousser à bout.

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— Nous allons avoir un problème. Il continue de marcher sans se retourner.

— Ah bon ? Lequel ?

— Il n’y a pas de pyjama et je déteste dormir nue, dis-je le plus sérieusement du monde. Je suis très frileuse. Le provoquer est très amusant, sans oublier que je ne me suis pas encore vengée de son attitude envers Stacy. Il se fige et je vois le bout de ses oreilles rougir. Je pouffe, fière de ma blague, mais il fait volte-face et me lance un regard noir. Je hausse les épaules et feins l’innocence avant de me diriger vers le salon. Quel rabat-joie.

— Je plaisantais. Vous emballez pas ! Dormir nue me convient très bien. Par contre, vous me direz combien je vous dois pour la chambre, je tiens absolument à vous rembourser. J’attrape le plaid et le mets sur mes épaules. Il me dévisage et, cette fois, c’est moi qui rougis, mal à l’aise. Étant donné l’état pitoyable de mes finances, m’engager sur ce terrain n’est pas très malin. Je grimace, une nuit dans ce genre d’établissement doit coûter les yeux de la tête.

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- Prenez ça et cachez vous derrière, ça sera plus discret.

Je regarde, sceptique, la montagne de cartons décorés de sexes masculins.

- Vous croyez? Ce n'est pas ce que j'appelle une couverture très discrète.

On est loin des gadgets de James Bond. Penny, d'après son badge, lève les yeux au ciel, comme si son idée était évidente.

- Ils sont au rayon des vibromasseurs. Au contraire, c'est l'élément parfait pour vous fondre dans la masse.

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L'ignorance est parfois un moindre mal. Ce qu'on ignore ne peut pas nous faire souffrir.

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- Interprétez-le comme vous voulez. Mais quoi qu'il en soit l’honnêteté n'a pas pour vocation d'être "sympa".

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