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Cherub T3 & T4



Description ajoutée par lamiss59283 2012-02-17T12:56:21+01:00

Résumé

Résumé

Mission 3 : Arizona Max

Plongé dans l'univers impitoyable d'un pénitencier de haute sécurité, James s’apprête à vivre les instants les plus périlleux de sa carrière d’agent CHERUB. Il a pour mission de se lier d’amitié avec l’un de ses codétenus et de l’aider à s’évader d’Arizona Max…

Mission 4 : Chute libre

En difficulté avec la direction de CHERUB, l’agent James Adams est envoyé dans un quartier défavorisé de Londres pour enquêter sur les activités obscures d’un petit truand local. Mais cette mission sans envergure va bientôt mettre au jour un complot criminel d’une ampleur inattendue...

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Classement en biblio - 107 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lamiss59283 2012-02-17T12:56:56+01:00

Zéro absolu

Le grand jour est arrivé : vous allez participer au programme d'entraînement initial de CHERUB. Des agents qualifiés vous ont sans doute décrit les épreuves qu'ils ont affrontées au cours de ces cent jours particulièrement éprouvants, et vous vous faites déjà une petite idée de ce qui vous attend. S'il est vrai que chaque session poursuit le même objectif – éprouver votre endurance physique et votre résistance psychologique –, nous nous efforçons d'y intégrer des paramètres originaux afin de ménager l'effet de surprise inhérent à nos méthodes d'apprentissage.

(Extrait du Manuel d'entraînement initial de CHERUB.)

Courbées contre le vent glacial, les deux fillettes progressaient à pas lents dans la neige. Malgré leurs lunettes de glacier fortement teintées, l'effet de réverbération était si intense qu'elles ne voyaient pas à vingt mètres.

— On est bientôt arrivées ? cria Lauren Adams pour se faire entendre malgré le vent hurlant.

Bethany Parker consulta le GPS fixé à son poignet.

— Le point de passage se trouve à deux kilomètres et demi, répondit-elle. On devrait y être dans quarante minutes.

— Si on veut se mettre à l'abri avant la nuit, on a intérêt à se grouiller.

Elles tiraient derrière elles des traîneaux ultralégers qu'elles pouvaient hisser sur leurs épaules lorsque le terrain se faisait plus accidenté. Elles s'étaient mises en route à l'aube en direction d'un objectif situé à quinze kilomètres du camp de base. Hélas, en Alaska, au mois d'avril, les jours ne duraient pas plus de cinq heures. Elles devaient progresser dans une couche de cinquante centimètres de poudreuse. Chaque pas mettait leurs cuisses et leurs chevilles au supplice.

Malgré les trois épaisseurs de tissu qui couvraient ses oreilles, Lauren fut la première à entendre le sifflement.

— On va encore s'en prendre une bonne ! hurla-t-elle.

Les deux jeunes filles s'accroupirent derrière leurs traîneaux dressés à la verticale et s'accrochèrent fermement l'une à l'autre. Sur une plage, on peut entendre une vague gronder avant qu'elle n'atteigne le rivage. Dans les plaines neigeuses d'Alaska, un sifflement aigu annonçait chaque bourrasque.

Lauren. et Bethany étaient équipées pour affronter le grand froid. Elles portaient un T-shirt à manches et un caleçon long ; une combinaison polaire à zip qui recouvrait tout le corps, à l'exception d'une ouverture autour du visage ; une sorte de grenouillère, conçue pour piéger la chaleur, qui ressemblait vaguement à un costume de lapin, la queue et les oreilles en moins ; des gants couverts de protège-gants étanches maintenus au-dessus du coude grâce à une bande élastique ; une cagoule ; des lunettes de glacier ; un anorak extrêmement épais ; des bottes fourrées aux semelles munies de crampons.

Cet équipement leur permettait de supporter les -18 °C ambiants, mais la température chutait de quinze degrés chaque fois qu'une rafale balayait la plaine. Le vent plaquait les vêtements contre la peau et chassait la couche d'air tiède accumulée dans les fibres synthét igues.

La bourrasque les frappa de plein fouet. Lauren sentit l'air glacé s'infiltrer dans les minuscules interstices de ses lunettes. Elle colla son visage contre l'anorak de Bethany et ferma les yeux.

Les deux fillettes chassèrent la couche de neige poudreuse que la rafale avait déposée sur leurs vêtements et se redressèrent, un peu chancelantes.

— Ça va ? cria Bethany.

Lauren leva les deux pouces en l'air.

— Tu crois vraiment que je vais flancher au quatre-vingt-dix-neuvième jour ?

Les filles atteignirent le refuge au moment précis où le soleil disparaissait à l'horizon. C'était un conteneur métallique orange fluo, au sommet duquel étaient dressées une antenne radio et une hampe où flottait un drapeau déchiré.

Elles déblayèrent la neige accumulée au pied de la porte puis s'engouffrèrent dans l'abri. Lauren tira les deux traîneaux à l'intérieur. Bethany alluma le radiateur à gaz.

— On a encore moins d'autonomie que la nuit dernière, dit-elle en ôtant ses gants.

Lors de leur première soirée passée en Alaska, elles avaient trouvé dans leur refuge deux grandes bouteilles de gaz. Elles avaient poussé le radiateur à fond, longuement réchauffé leur repas et fait bouillir de l'eau pour se laver. À court de combustible, le chauffage avait cessé de fonctionner au milieu de la nuit. La température intérieure avait brutalement chuté au-dessous de zéro. Échaudées par cette leçon édifiante, les filles avaient dès lors pris soin d'économiser leurs réserves.

En attendant que l'atmosphère se réchauffe, elles conservèrent leurs vêtements, à l'exception de leurs gants.

Elles procédèrent à un examen attentif des aliments à haute teneur énergétique qui avaient été laissés à leur attention : de la viande en boîte, des céréales, des pâtes précuites, des barres de chocolat et du glucose en poudre. Elles trouvèrent les ordres de mission concernant l'épreuve du lendemain, des sous-vêtements propres, des doublures de bottes neuves et des matelas en mousse. Grâce aux ustensiles de cuisine et aux sacs de couchage que contenaient leurs traîneaux, elles avaient de quoi se reposer confortablement pendant les dix-neuf heures qui les séparaient du lever du soleil.

Alors, Lauren remarqua un objet massif recouvert d'une bâche, à l'autre extrémité du conteneur.

— Je parie que ce truc a quelque chose à voir avec la prochaine épreuve, dit Bethany.

Elles découvrirent une boîte en carton de deux mètres de long sur un mètre cinquante de hauteur, sur laquelle était imprimée l'image d'une moto-neige Yamaha.

— Cool ! s'exclama Bethany. Je ne crois pas que mes jambes auraient pu supporter une journée de marche supplémentaire.

— T'as déjà conduit ce genre de bécane ? demanda Lauren.

— Non, mais ça ne doit pas être très différent des quads de la résidence d'été.

— Prenons notre température et appelons le camp de, base.

Les filles placèrent une languette de plastique sous leur aisselle.

— 35,5 °C, annonça Bethany. Tout va bien.

— Pareil.

C'était une température un peu basse, mais parfaitement normale pour des fillettes de dix ans qui venaient de parcourir quinze kilomètres dans un froid extrême. Une heure de plus, et elles auraient probablement développé les premiers signes d'hypothermie.

Lauren alluma la radio, tourna le bouton de fréquence et porta le micro à ses lèvres.

— Numéro trois à instructeur Large. À vous.

— Instructeur Large, je vous reçois fort et clair, numéro trois. Bienvenue à la maison, mes p'tits sucresd'orge. À vous.

Lauren détestait la voix de Norman Large, instructeur en chef de CHERUB et sadique professionnel. Son rôle dans l'organisation consistait à placer les futurs agents dans des situations éprouvantes, tant sur le plan physique que psychologique. Il s'acquittait de ses fonctions avec un zèle remarquable. En vérité, il prenait un plaisir infini à faire souffrir ses élèves.

— Nous sommes arrivées au refuge. Tout est OK pour moi et numéro quatre, dit Lauren. À vous.

— Pourquoi tu n'utilises pas la fréquence cryptée, numéro trois ? demanda Mr. Large. À vous.

Lauren, réalisant la bourde qu'elle avait commise, bascula le commutateur.

— Toutes mes excuses. Je suis désolée. À vous.

— Oh, je te garantis que tu le seras, désolée, et dès demain matin, quand tu seras en face de moi. Moins dix points pour Poufsouffle. Terminé.

— Terminé, dit Lauren, la gorge serrée.

Elle posa le micro puis donna un coup de pied dans la paroi métallique du conteneur.

—Je le hais !

Bethany lâcha un petit rire.

— Je crois qu'il te le rend bien, depuis que tu l'as massacré à coups de pelle.

Lauren sourit au souvenir de l'acte de rébellion qui. avait brutalement mis un terme à sa première session de programme d'entraînement initial.

— Bon, au boulot, dit-elle. Commence à traduire ton ordre de mission. Je vais chercher de la neige. On a besoin d'eau potable.

Lauren s'empara d'un seau et d'une lampe de poche, entrouvrit la porte du conteneur et se glissa à l'extérieur par l'interstice, de façon à ne pas laisser entrer l'air froid. Il faisait nuit noire, et seul un mince rai de lumière s'échappait de l'abri.

Elle distingua une masse blanchâtre dans la neige. Elle se frotta les yeux, convaincue que son esprit lui jouait des tours. Elle alluma sa torche, poussa un hurlement, se précipita à l'intérieur du conteneur et claqua vigoureusement la porte.

— Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Bethany, en levant les yeux de son ordre de mission.

— Un ours ! s'étrangla Lauren. Il est couché juste devant. Je crois qu'il dort. Bon sang, un pas de plus, et je lui marchais sur la tête.

— Tu as des hallus, ma vieille.

Lauren leva les yeux au ciel et lui tendit la lampe.

— Vérifie par toi-même, si tu ne me crois pas.

Behany passa la tête par la porte entrebâillée. Dans le faisceau de la torche, elle vit bel et bien un ours blanc qui ronflait paisiblement, exhalant des petits nuages de vapeur, à moins de cinq mètres de l'entrée du refuge.

Lauren s'étant remise de ses émotions, les deux amies estimèrent que la situation n'était pas alarmante. La position de l'animal leur permettait de ramasser la neige qui s'entassait devant la porte sans quitter le conteneur. En outre, il leur semblait peu probable que l'ours demeure exposé au froid extrême tout au long de la nuit. Sans doute s'en irait-il trouver un abri avant l'aube.

La température intérieure s'éleva rapidement. Les filles ôtèrent leurs bottes puis mirent anoraks et combinaisons à sécher au-dessus du radiateur. Elles chaussèrent des baskets et s'allongèrent sur les matelas de mousse isolante. Lauren ouvrit des boîtes de corned-beef et de fruits tandis que Bethany faisait fondre de la neige dans une poêle, sur un réchaud portable.

Une heure durant, à la lumière chancelante d'une lampe à gaz, elles étudièrent leurs ordres de mission. Ils ne comprenaient que cinq pages, mais celui de Bethany était rédigé en russe, et celui de Lauren en grec, deux langages qui employaient des alphabets non latins, et dont les deux jeunes filles ne maîtrisaient que quelques rudiments.

Leur objectif était simple. Elles devaient préparer la motoneige, monter les accessoires, lubrifier la boîte de vitesses et le moteur, puis remplir le réservoir d'essence. Dès le lever du soleil, elles disposeraient de deux heures pour rejoindre un point situé à trente-cinq kilomètres de l'abri. Là, elles retrouveraient les quatre autres participants du programme et affronteraient une épreuve intitulée Test final de courage physique en environnement extrême.

Lauren plongea sa cuiller dans une boîte de corned-beef. La viande graisseuse était tiède à l'extérieur, mais dure et glacée à l'intérieur.

— Voyons le bon côté des choses, dit-elle. Au moins, la notice de montage de la motoneige est en anglais.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Fireangel 2013-06-27T19:13:26+02:00
Or

Arizona Max est l'un de mes tomes préférés: dangers, action, suspens se mélangent, pour former un tout unique...

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Commentaire ajouté par caranougat 2012-08-31T11:45:49+02:00
Lu aussi

J'ai adoré ces livres!! bravo a l'auteur.

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Commentaire ajouté par Bloody-Cherry 2012-04-29T18:01:31+02:00
Or

Cherub continu de m'emporter dans ses missions ! J'adore cette série, les personnages sont géniaux ! Arizona Max est l'un de mes tomes préférés, l'idée de s'évader de ce pénitencier est carrément suicidaire, j'adore !

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Commentaire ajouté par lalouloute 2012-04-19T10:01:46+02:00
Diamant

j'adore trop je peux plus m'en passer! c'est carrément génial!

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Commentaire ajouté par Missnellful 2012-02-11T23:10:49+01:00
Diamant

Toujours aussi fascinante l'histoire se poursuit à travers les tomes 3 et 4! Le héros est James Adams un garçon de 12 ans orphelin qui est recrutée par une " école " d'agents secrets. Ce séreux tomes sont une suite exceptionnelle qui valent bien les deux premiers!!

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Activité récente

Cleman l'ajoute dans sa biblio or
2016-04-24T09:52:45+02:00
Homard l'ajoute dans sa biblio or
2016-04-03T03:20:15+02:00

Les chiffres

Lecteurs 107
Commentaires 5
Extraits 1
Evaluations 15
Note globale 9 / 10

Évaluations

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