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Bibliothèque de chobbits-girl : Liste d'argent

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Sea of Ink and Gold, Tome 1 : La lectrice Sea of Ink and Gold, Tome 1 : La lectrice
Traci Chee   
Ce livre est devenu mon préféré tous livres confondus ! Il est tout simplement incroyable. L'univers est riche et intéressant, ce qui en fait un livre de fantasy unique. Il regorge de mystères que l'on peut percer grâce aux indices disséminés ici et là. L'écriture est superbe également, on voit que Traci Chee aime véritablement les mots et leur sens. Ils ont ici un rôle majeur. Concernant les personnages, ils sont très attachants de part leurs actions qui les définissent mais aussi leur background. L'auteure écrit tellement bien, que sans faire d'effort, on voit ce que l'on est entrain de lire, se dérouler sous nos yeux. Pour revenir aux personnages, ils ne sont pas "parfaits" comme c'est le cas dans beaucoup de livre, chacun a des petits défauts notamment sur le plan du physique. Quant à l'héroïne, j'ai beaucoup apprécié que l'auteure ne s'attarde pas sur sa description, elle se contente de fournir au lecteur uniquement ce dont il a besoin pour se faire une idée de ce à quoi elle ressemble. De plus, Sefia est un personnage vraiment intéressant car elle est forte et va jusqu'au bout de ce qu'elle a commencé. J'ai beaucoup d'admiration envers elle. Par ailleurs, j'ai adoré la relation entre elle et son compagnon, Archer. Je l'ai trouvé atypique car le fait est que pour certaines raisons (que vous découvrirez en lisant le livre), le jeune homme demeure muet par conséquent il n'y a pas de dialogues à proprement parlé entre eux. En revanche, il y a la gestuelle et la façon dont ils apprennent à communiquer est juste merveilleuse et terriblement touchante ! En ce qui me concerne je trouve ce choix vraiment bon, ça change des habituels dialogues et n'en est que plus beau. Je ne vous parle pas du capitaine Reed et de son équipage, que j'ai fort aimé. Il y a beaucoup de suspens dans ce bouquin, l'auteure gère parfaitement son récit. La révélation à la fin est d'ailleurs surprenante ! Pour ma part je ne l'ai pas vu venir. Enfin, il s'agit là d'un remarquable roman qui traite de la pratique de lecture et d'écriture, il soulève d'importantes questions sur la mémoire ainsi que l'existence et le but de nos vies. Comment faire pour que l'on se souvienne de nous, même après notre mort ? ou encore comment être certain que l'on ne tombe pas dans l'oubli ensuite ? Les personnages mènent en quelque sorte un parcours initiatique où chacun tente à sa manière de trouver son identité, sa voie. Ce livre est original tant dans sa forme que dans son récit, on alterne entre les différents points de vue et les histoires se mêlent alors les unes aux autres. Elles sont toutes liées par un fil invisible, et convergent vers un seul point, créant ainsi l'Histoire.
Je le recommande à 1000% et en plus il est parfait pour les vacances ;)
The Effigies, Tome 1 : Les Flammes du Destin The Effigies, Tome 1 : Les Flammes du Destin
Sarah Raughley   
Avant même qu'il ne sorte, j'entendais parler de cette nouvelle saga un peu partout sur la blogosphère. J'étais donc très curieuse de me forger un avis, et c'est à l'occasion d'une super lecture commune avec Jiji du blog Les instants volés à la vie que j'ai fait la connaissance de Maia.

Maia est une adolescente dont la vie bascule du jour au lendemain. Dans son univers, la société doit faire face à une situation sans précédent : le monde entier subit les assauts répétés de créatures cauchemardesques semblant sortir de nulle part. Pour y faire face, la technologie a dû s'adapter et des pouvoirs étranges ont émergé chez 4 jeunes filles, conférant à chacune d’entre elles un pouvoir élémentaire (l'eau, la terre, l'air et le feu). Lorsque l'une d'entre elles meurt, le pouvoir est transmis à une nouvelle fille choisie aléatoirement dans le monde.

Le jour où la grande Natalya - Effigie du feu - trouve la mort dans des circonstances étranges, c'est Maia qui hérite de son pouvoir. La jeune fille est investie d'un rôle qui la dépasse, elle qui a toujours idolâtré ces figures de guerrières connues de part le monde. Ce qu'elle ignore, c'est que derrière le strass et les paillettes, la vie d'une Effigie n'a rien d'une partie de plaisir !

Premières pages, et l'auteur nous plonge au cœur même de l'action, dans un Manhattan grouillant de Spectres assoiffés de sang. Autant dire que j'en ai eu plein les yeux et que j'en redemandais. On est un peu comme Maia, encore vierges de tout savoir au milieu du chaos, essayant de comprendre ce qui peut bien se passer. Et encore, l'héroïne a un temps d'avance sur nous, même si elle ignore ce qui l'attend en temps que nouvelle Effigie.

Les Effigies sont considérées comme des déesses envoyées sur Terre pour éliminer les Spectres. Tout le monde les adule, elles sont de véritables célébrités partout dans le monde, même si elles n'échappent pas aux critiques des détracteurs. Bref, des déesses... On se rend vite compte que la réalité, elle, est nettement moins vernie. Ce sont des adolescentes dotées de trop grands pouvoirs pour elles et qui tentent par tous les moyens de ne pas mourir face à la tâche ardue confiée par la nature. Travailler ensemble est très difficile, et certaines ont même décidé qu'elles avaient le droit à une vie normale et ont depuis longtemps raccroché le costume de la super-héroïnes. Mais il se pourrait que l'arrivée de Maia change la donne.

Je me suis très vite attachée à ces filles ! Comment pourrait-il en être autrement ? Maia et sa sœur June se sont identifiées aux Effigies toute leur vie, mais lorsque Maia en devient une, les masques tombent et c'est la désillusion. Pourtant, on ne peut pas lui reprocher son envie de se battre et de survivre à tout ça. Même si elle est très indécise, voire complètement terrifiée (ce qui peut se comprendre), Maia a sincèrement envie de faire le bien autour d'elle et d'aider son prochain. À côté de ça, c'est une ado normale, un peu geek sur les bords.

De l'autre côté, on découvre progressivement les autres filles de la bande. Chae Rin la colérique ; Belle, froide et distante comme la banquise ; Lake la frivole un peu timide. Une jolie brochette de jeunes filles loin d'être soudées, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Chacune fait sa vie de son côté sans se soucier des autres. Mais il se pourrait que Maia fasse office de colle.

J'ai vraiment aimé cet univers, avec des méchants complexes et psychopathes à souhait, de l'action et des révélations en rafales, ainsi qu'un soupçon de sentiments bienvenu. Toute la société s'est greffée autour des Spectres et c'est ce qui rend ce monde alternatif si attrayant.

Sarah Raughley nous met face un récit dynamique et bien dosé, et même si nous sommes encore loin d'avoir toutes les réponses à nos questions à l'issue de ce premier tome, elle ne lésine pas sur les détails et détruit sans sourciller nos maigres certitudes. Si The Effigies avait un adage, ce serait : ne faites confiance à personne. Les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on croit et chacun y va de ses fêlures et de ses secrets.

En résumé, The Effigies prouve que les super-héroïnes peuvent nous bluffer et nous en mettre plein les mirettes. Sarah Raughley revisite d'une remarquable manière les pouvoirs élémentaires, pour en faire un récit vivant, ébouriffant et extrêmement addictif. J'attends la suite avec grande impatience !

Il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce monde alternatif. Un livre à mettre dans les mains des ados et des plus grands !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult1/april-08th-2017
Les Porteurs, tome 1: Matt Les Porteurs, tome 1: Matt
C. Kueva   
Un livre extrêmement compliqué à commenter. Mais ça ne fait rien, j'aime la difficulté.

Que penser de ce roman au pitch aussi atypique et qui pourtant suinte de relents de déjà-vu ? Qu'a voulu montrer l'auteur à travers ce roman et à quel niveau de lecture s'arrêter ?

Rappelons rapidement les faits : depuis une catastrophe nucléaire (oh mais dites-moi comme c'est original), l'humanité ne donne plus naissance qu'à des êtres hermaphrodites, pourvus à la fois d'un vagin et d'un pénis, et stériles à vie. Pourtant à seize ans, chacun doit choisir l'un des deux sexes, qui lui sera attribué jusqu'à la fin de ses jours.
Tout d'abord, je trouve qu'il y a déjà un problème scénaristique dans ces quelques lignes : pourquoi devoir impérativement choisir un sexe ? Qu'est-ce qui motive cette pratique ? Elle est certes encouragée par les autorités mais pourquoi ? La réponse "parce que les dirigeants sont vraiment très méchants et instaurent un régime totalitaire à l'insu de tous" ne me suffit pas. C'est du déjà-vu et c'est dommage d'en faire usage avec un principe aussi original.
Par la suite se pose la question du choix du sexe, et donc du choix et de la construction de l'identité d'adultes en devenir. Ils ont passé leur enfance avec des individus parfaitement semblables du même âge, mais avec des modèles adultes séparés en deux groupes… et là, nouveau problème. En effet, tout le long du roman, on nous rabâche que grâce à cette mutation génétique, toute différence entre homme et femme ont été effacées, qu'il n'y a plus de sexisme, etc. Alors pourquoi les personnages principaux identifient la femme comme "plus coquette et délicate" et l'homme comme "plus valeureux, plus fort" qui sont des stéréotypes vieux comme le monde ? Et c'est là que je commence à trouver tout ceci très confus. Est-ce dû à une grossière maladresse de l'auteur, qui, même en essayant de véhiculer un message très positif, n'a pas pu résister à verser dans des clichés désolants ? Ou est-ce pour discréditer cette société qui se veut utopiste ? Ou pour montrer que le combat pour l'égalité des sexes ne s'arrêtera jamais ou qu'il faut continuer à se battre ?
En tout cas, ce livre a le mérite de nous faire réfléchir et nous pose de vraies questions sur l'identité et qu'est-ce que signifie véritablement être un homme ou être une femme. Il n'apporte pas de réponse mais permet de nous y faire réfléchir.
Notons tout de même que le personnage principal se sent femme seulement après avoir été grossièrement manipulé et sauvagement engrossé par une espèce de "mâle dominant testostéroné à mort", ce qui a eu le don de passablement M'ÉNERVER. Maladresse de l'auteur ou dénonciation ? Je n'en ai aucune idée, mais je sais que pris au pied de la lettre, ce livre peut paraître assez sexiste. Et pourtant je ne suis pas du genre à m'enflammer sur ce genre de détail en mode féministe de pacotille.
Plus encore, je trouve que sexe et identité de genre sont trop souvent confondus. (petit rappel : le sexe c'est ce que tu as entre les jambes, le genre c'est ce que tu as dans la tête - es-tu intimement convaincu que tu es un homme, une femme, un peu des deux ou aucun des deux ?) Et là encore, il y a un problème. En effet, il est question de choisir son sexe, mais les personnages passent leur temps à essayer d'adapter leur genre en conséquence : par exemple, un des personnages (Flo) devient femme mais se sent mal à l'aise dans son nouveau corps sexué et se force à devenir une "vraie femme" en changeant sa garde-robe, ses manières, etc contre ses convictions les plus profondes. MAIS WHAT ? L'identité de genre est ici complètement mise à l'écart au profit de stéréotypes de merde sur les femmes.

Cependant, ces différents éléments assez contradictoires permettent la construction de personnages assez complexes et intéressants, surtout celui de Flo, enfermé dans un corps de femme, au genre plutôt neutre, et étant attiré par les femmes. Personnage que je n'avais jusqu'alors jamais croisé dans la littérature young-adult et ça fait plaisir. On peut aussi citer celui de Gabrielle pour sa fidélité inébranlable (on passera sur le fait que pour elle être une femme c'est porter une robe). Même si on n'évite pas le classique et tristement célèbre "personnage principal à l'identité presque inexistante et fade sur qui tout le monde peut se projeter" et que j'ai trouvé assez énervant. Toutefois, son évolution au cours de l'histoire est intéressante, et comment il passe de "chuis un bonhomme, un vrai" à "waah chuis trop amoureuse de lui, il est trop booooww".

Sinon, que dire de plus ? Le style n'a pas grand-intérêt, le scénario est assez classique (ah la la les méchants sont vraiment très méchants, c'est un complot mondial) et je trouve dommage de ne pas avoir fait usage des pronoms neutres qui existent déjà tels que iel ou al pour désigner les hermaphrodites.

Ce roman a vraiment le mérite de nous poser des question sur l'égalité des sexes, l'identité de genre, qu'est-ce qu'être cisgenre ou transgenre, et sur la découverte de la sexualité à l'adolescence.
Et aussi pour la difficulté qu'on éprouve à déterminer si l'auteur a vraiment conçu un monde bancal et un propos qui finalement dessert la cause qu'il défend par pure maladresse (au quel cas, ça en dit long sur nos mentalités) ou si tout ceci était voulu et calculé pour interroger le lecteur (et c'est dans ce cas une réussite totale).
Je lirai la suite pour le savoir, et je croise les doigts.

par GumBook
Opération Pantalon Opération Pantalon
Cat Clarke   
J'avais un petit peu peur de lire ce livre après mon énooorme et douloureuse déception sur Cette fille, c'était mon frère. Quand des femmes cis écrivent des personnages trans - même si c'est un peu mon cas aussi, et je ne me dédouane pas plus que les autres - il y a souvent des trucs vraiment dérangeants qui reviennent dans les histoires. Mais là, c'était plutôt vraiment bien fait. En plus, un bouquin Middle Grade, donc pour enfants, qui parle de transidentité, c'est vraiment cool.

Pour en venir au fait, Liv a onze ans dans le bouquin et il rentre au collège. Il sait qu'il est transgenre, mais n'a encore fait son coming-out à personne. Ce ne serait pas un trop gros problème d'attendre d'être vraiment prêt s'il ne devait pas porter une jupe au collège comme il a été assigné fille à la naissance. Et ce qui est vraiment bien dans cette histoire, c'est la positivité qui en ressort.

Déjà, on a une histoire de harcèlement que j'ai pas mal apprécié parce que ça m'a vraiment fait penser à ce que j'ai pu expérimenter au collège. C'est comme ça que ça se passe. L'ostracisation, les moqueries, la quête pour les amis et la popularité, la course au conformisme. Mais tout finit plutôt bien. C'est une histoire positive. C'est dur, le collège, mais on s'en sort toujours. C'est bien comme point de vue.

Ensuite, la diversité ! Déjà, on a un personnage principal trans, bien sûr, mais j'ai même pas la sensation que ce soit le plus important à propos de Liv. Même si c'est (encore) une histoire de coming-out, j'ai quand même eu la sensation qu'il y avait plus que ça, et aussi le fait que ce soit adressé à des enfants plus jeunes est vraiment bien. En plus, on a une famille homoparentale (deux mères et deux gamins) qui est heureuse et finalement très normalisée ! C'est très bien traité : Liv et Enzo sont super heureux avec leurs mères, mais le monde extérieur ne le voit pas de cet œil-là. Et puis, un des personnages secondaires a un handicap et c'est aussi montré sous un jour très optimiste.

Il n'y a rien de tragique. Et c'est bien. Les mères de Liv se doutent bien qu'il est transgenre mais attendent sagement qu'il leur en parle de lui-même. Jacob prend ça super bien. Et tout ce qui tourne autour de l'Opération Pantalon est tourné de façon à ce qu'on en ressorte très optimiste !

La représentation est bien faite - et j'ai vérifié sur des commentaires de personnes trans que je n'avais rien loupé d'affreux, mais non. Liv se genre au masculin (encore heureux, mais maintenant j'ai pris peur avec Cette fille, c'était mon frère), il n'y a pas trop de trucs genre "un garçon coincé dans un corps de fille" ; "le mauvais corps" et autres expressions qui peuvent être agaçantes (il y a quand même quelques phrases qui m'ont fait tiqué mais c'est très léger et ça n'altère en rien la bonne - quoique pas parfaite - qualité de la représentation).

Je suis vraiment contente. C'est frais, léger, destiné à un public jeune et abordé en toute simplicité. Pas de drama. Parce que les jeunes trans ont le droit aux histoires qui se passent bien. C'est doux, enfantin, on se prend tout de suite au jeu et on n'a pas envie de lâcher l'histoire. Donc voilà, j'approuve vraiment. C'est une histoire sur la transidentité, le harcèlement scolaire, et l'acceptation de soi et des autres, et de la diversité. Et ça fait vraiment du bien.

par Rid-kaat
Traquées Traquées
Sandrine Beau   
Que dire de ce roman à part waouhhhh ! Un vrai coup de coeur, je me suis crue avec anna et marjo. Que de suspense jusqu'au bout ! En un mot : génial ! Je recommande ce livre.

par malfie
L'agenda L'agenda
Hélène Montardre   
J'ai beaucoup aimé ce livre .pour les personnes qui ne l'ont pas lu mais qui l'ont dans leur pile à lire penser a regarder le dos de la couverture...

par edounette
Bal de givre à New York Bal de givre à New York
Fabrice Colin   
Il est difficile de dire ce que je ressens après une telle lecture qui m'a laissé entièrement groggy. Et encore c'est faible...
Ce roman est une vraie perle. Lorsqu'on ce dit voilà elle est heureuse un nouvel éléments entre en compte et viens tout chambouler. On se pose la question qui est donc le beau Winter et que lui veut-il ? Pourquoi s'acharne-t-il sur Anna ? Même elle cherche à déterminer ce qui ne va pas. Car chaque fois qu'elle cherche à fouillé dans ces plus lointain souvenirs, une douleur attroce lui perce le crâne.
Dans cette histoire ou tout est illusion ou tout peu s'écrouler à tout moment.
J'ai aimé suivre Anna qui une fois invité au fameux bal de givre, se perd très vite et s'éloigne de Wynter, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive tout au long du roman.
Mais l'illusion est, que la mort revêt toujours son plus beau côté afin de mieux nous emporté dans les ténèbres.
Voilà il m'a été très difficile de vous dire combien je suis sous le charme de ce roman et que si j'ai l'occasion de le relire je n'hésiterai pas une seconde.
Je conseille vivement ce roman.
Sweetgirl Sweetgirl
Travis Mulhauser   
Connaissez-vous le film "Winter's Bone" (2011) avec Jennifer Lawrence ?
Si oui vous allez aimer ce roman, et pour les autres, je vous invite à voir le film, il est juste génial.

Donc revenons en à notre roman, Sweetgirl, ou l'histoire d'une jeune fille de 16 ans qui enlève un bébé en danger laissé à l'abandon dans son lit par des parents qui eux sont complètement chargés à la meth (méthadone, puissante drogue synthétique)
Le tout se déroule sous une forme d'errance pédestre à l'aveuglette dans un décors de campagne envahi par la neige, froid et désolé où il est difficile de se déplacer à pied et littéralement impossible en voiture.

Je nommerai le thème du livre de "drame psychologique, saupoudré d'une écriture belle et contemporaine". En effet c'est bien écrit et doux alors qu'on est avec des personnages écorchés dans un milieu pourri ce qui donne un étrange contraste. Tout se déroule lentement mais sans jamais ennuyer.

Essaie transformer par l'auteur qui nous livre un bon récit, assez court, qui plaira aux adultes et aux ados également.

Voir la chronique sur mon blog :
http://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2016/09/sweetgirl-travis-mulhauser.html

par Maks
La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.
La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette