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Par le Editer
DamienGruson Argent
Note : 9/10
Lorsqu’on lit la 4eme de couverture, on comprend que l’auteur va nous offrir une histoire d’amitié croisée entre quelques spécialistes d’embrouilles en tout genre. Une fois qu’on a compris l’idée, il n’y a plus qu’à se lancer.

Comment résumer Chorale ?
Liste des ingrédients :

Des explosions, des rafales de plombs,
Des personnages atypiques, sympas, attachants, à l’humour acerbe,
Une enquête policière,
Une vieille DS,
Quelques gros bras,
Des intrigues en escaliers biens ficelées,
Des dialogues aux petits oignons,
Une histoire de fric, de pouvoir,
Et enfin de l’amitié,
Vous confiez le tout à Nick Gardel qui de sa plume aiguisée vous préparera une recette aux dosages précis et à la cuisson saignante. Le lecteur appréciera au passage l’assaisonnement humoristique de haut vol proposé par le chef.

Voilà clairement comment moi, je pourrais résumer Chorale. Et il me resterait simplement à vous souhaiter un bon appétit, une bonne lecture et une franche partie de plaisir.

Mais voilà, je ne peux pas m’empêcher de vous en dire un peu plus, tellement j’ai apprécié ce livre (mon tout premier Gardel).

L’auteur le dit lui-même, Chorale peut se lire comme un aboutissement à « Nevermore », « Muscial Box » et « Mal placé », car on y retrouve entre autres le personnage principal : Peter Raven, mais aussi comme un commencement, une première marche, une mise en bouche pour se jeter dans son univers en lisant les 3 ouvrages cités ci-dessus. Engrenage vicieux, car une fois pénétré dans l’antre, difficile d’en ressortir.

Dans Chorale donc, on va accompagner Peter Raven, un personnage atypique qui va malgré lui nous embarquer dans une histoire rocambolesque où vont se mêler les excellents ingrédients de la recette (citée plus haut)

Jean Edouard, dit « JED » et Lorelei, un couple pas si improbable que cela, qui après une séparation « imposée » par la vie (dont vous découvrirez les circonstances dans le livre) vont fêter leurs retrouvailles de façon explosive.

Davis et Anders, deux flics qui se tirent la bourre au niveau des répliques cinglantes, se partageant à merveille les rôles de bon et méchant flic. Est-ce qu’il y en a vraiment un pour tirer l’autre vers le haut ?

Quelques gros bras jouant de flingues, de lutte de pouvoir pour imposer leur loi et qui ne supportent pas qu’un plan ne se déroule pas comme ils le veulent. Je vous laisse deviner les moyens qu’ils sont prêts à utiliser pour se faire respecter.

On n’oubliera pas de citer la DS, cette voiture mythique, symbolique, increvable, qui va avaler le bitume et faire crisser les graviers pour sortir nos « amis » d’un sacré bordel.

J’ai failli oublier Simone CRAVINSKI. Ah, Simone, cette petite vieille équipée d’un déambulateur hors de forme (tout comme elle) qui parcoure les rues de Paris en portant toute la misère du monde sur ses épaules, dans une vie qui n’est plus vraiment taillée pour elle. On va la suivre au rythme lent de son palpitant jusqu’à son dernier souffle. Vous verrez que le terme « dernier souffle » prend tout son sens.

Je m’interdis de vous dévoiler le livre tant il est agréable pour le lecteur de se plonger dans l’ambiance proposée par l’auteur. Cependant, je vous en dirais juste assez pour vous mettre l’eau à la bouche, pour vous permettre à votre tour de faire connaissance avec Nick Gardel.

Sa plume est incisive, précise, juste et pleine d’esprit aux accents de San Antonio et de M. Audiard. Il a le don de mettre ses personnages dans des situations cocasses, en leur donnant la profondeur nécessaire pour trembler avec eux, tenter de les guider par moment, leur déconseiller certains choix leur éviter des moments compliqués, mais voilà, on ne maîtrise rien de l’intrigue guidée du début à la fin par l’auteur mêlant une enquête policière menée par les deux flics qui se révèlent plus drôle qu’efficaces sur fond d’amitié aux destins croisés.

On va avoir droit à des explosions maîtrisées, des rafales de plomb dignes des plus grands films de gangsters, mettant en valeur autant les méchants qui n’ont pas froid aux yeux que les gentils qui se sortent de situations désespérées, une histoire d’amour avec quelques parties de jambes en l’air plus érotiques que porno, des balades en DS, cette voiture d’un autre temps, avec des références musicales destinées aux quadras et quinquas, de l’amitié, et tout cela sans temps morts, un vrai régal.

Même si dans cet opus, Nick ne détaille pas trop les personnages, on s’y attache vite, l’histoire avance et on prend plaisir avec eux, on sourit, on rit, on flippe « un peu », et on pleure aussi. Bah ouais, dans la vraie vie, on ne maîtrise pas tout. La fiction n’est jamais très éloignée de la réalité. Il y a des leçons à tirer de chaque situation.

Nick Gardel bouscule le genre polar pour proposer un contenu à la fois frais, intelligent, fin sans en retirer l’attrait et l’efficacité.

En résumé, si vous aimez lire des polars avec un regard neuf, l’humour au langage soutenu, des personnes atypiques aux dialogues percutants, les vieilles voitures, une intrigue en escalier, les destins croisés, vous allez passer avec Chorale, un EXCELLENT moment qui vous donnera envie (comme moi) de lire d’autres Gardel.

J’ai relevé une petite réplique que je souhaite partager avec vous et qui m’a fait rire tellement elle sonne juste (j’aurais pu en choisir des dizaines d’autres, mais je vous en laisse le plaisir pendant la lecture). Pour vous aider à la situer, nous sommes en voiture, la radio crache du son :

« Les glapissements scandés au champ lexical de CM2 envahirent l’habitacle. Vasquez hésita à y poser définitivement son veto à coup de Glock, mais se contenta de couper court en faisant taire le rebelle radiophonique dont les textes dissimulaient l’échec du système scolaire derrière une recherche mélodique assumé par le talent d’un producteur sourd.

J’ADORE !

Un dernier mot ou plutôt une dernière pensée pour un personnage du livre, Ghislaine REFRINGEOT. Lorsque vous ferez sa connaissance, elle vous rappellera fatalement quelqu’un.

Bonne lecture

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