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Bibliothèque de Choupi333 : Mes envies

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Dites aux loups que je suis chez moi Dites aux loups que je suis chez moi
Carol Rifka Brunt   
Ma note : 18/20

L'histoire se déroule à New York et dans sa banlieue, en 1980. L'intrigue paraît simple mais aborde beaucoup de thèmes intéressants et forts : le sida pour commencer, qui est tabou et encore très mal connu à cette époque, le passage à l'âge adulte, au travers des différents personnages qui nous racontent chacun leur parcours, la fraternité, l'amitié et l'adolescence.
Ce sont tous ces thèmes, et la façon plus que brillante dont ils sont abordés, qui rendent ce roman si fort et exceptionnel.

Je vais procéder un peu différemment pour cette critique, je vais d'abord parler des personnages et de l'écriture puis des différents thèmes de façon plus approfondie.

« Cette nuit-là, j’étais dans mon lit à imaginer le baiser de Finn. J’étais dans mon lit à penser à tout ce que j’avais sur le cœur, que ce soit possible ou impossible, bien ou mal, dicible ou indicible, et, quand toutes ses pensées se sont envolées, il ne restait plus qu’une certitude : à quel point mon oncle Finn allait me manquer. »

Les personnages sont tous très forts, ils nous inspirent des émotions intenses, que ce soit de l'attachement, de la peine, de la pitié, de la joie ou même de la colère, on passe par un panel d'émotions fortes et on finit par s'attacher même au plus égoïste des personnages.
J'ai particulièrement adoré June, à qui je me suis identifiée, elle est seule, perdue dans l'adolescence, elle se sent bizarre, un peu hors des normes, elle n'arrive pas à se faire d'amis et n'en ressent en fait, pas vraiment le besoin, elle veut vivre hors du temps, hors de son temps. Mais en même temps, elle est déjà terriblement mature pour son âge (14 ans) elle a des pensées arrois très enfantines et parfois étonnement adultes.
Puis il y a sa sœur, Greta, un condensé de méchanceté, qui va se révéler n'être que le fruit d'un mal être très profond.
Ses parents aussi, surtout sa mère, sont forts, pleins de rêves brisés, ils représentent l'adulte qui est devenu ce qu'il a dû et non ce qu'il a voulu l'adulte qui fait vivre sa famille et qui s'oublie.
Puis il y a Finn qui, bien que mort, traverse toute l’histoire d'un bout à l'autre, il est le début, la fin et le fil conducteur, il est le lien entre tous nos héros, le liens entre chaque phrase, il est plus vivant que tous les autres et en même temps, chaque personnage le recouvre du voile de la perfection qu'on n'accorde qu'aux défunts.
Et enfin il y a Toby, le pauvre Toby qui inspire tant de compassion, d’amour et de peine. Toby qui finit par devenir Finn, Toby qu'on finit par aimer si fort, peut-être même plus fort que Finn.
Finalement, on a beaucoup de mal à quitter ces personnages, on a envie de rester avec eux encore des jours et des jours parce qu'ils sont forts, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils ont besoin de nous et parce qu'on a besoin d'eux.

Mais les personnages ne sont pas la seule perle de ce livre, il y a aussi la plume de l'auteur (j'ai du mal à croire que ce ne soit que son premier roman, amis elle ira loin)
Elle a une plume très belle, douce, légère et en même temps terrible. Elle nous fait comprendre le deuil, la douleur, la souffrance, la solitude mais aussi l'amour, l'amour fraternel, l'amour d'un oncle, l'amour interdit, l'amour secret, l'amour si fort et si terrible qu'on a le cœur qui explose.
Elle parvient à se mettre dans la tête de June et à nous y glisser aussi, avec des phrases d'une innocence et d'une naïveté puérile mais très attachante et d’autres peuplées de réflexions fortes et matures.


« C'est ça le secret. Si l'on s'assure d'être toujours exactement celui qu'on veut être, si l'on fait en sorte de ne connaître que les personnes les plus formidables, alors on peut mourir demain. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas fait tout ce qu'ils voulaient. Ils pensent qu'ils n'ont pas eu assez de temps. Ils ont l'impresssion d'avoir été arnaqués. »

Puis il y a les thèmes abordés, qui sont intéressants, parfois banals, parfois presque inédits, mais tous très bien traités.
J'aimerai commencer avec le premier, le plus important mais aussi le plus évident : le sida.
A cette époque, c'est encore une maladie très peu connue, on ne sait pas comment on l’attrape, elle est vue comme une maladie d'homosexuels, une maladie dégoûtante, elle est tabou et les gens qui en souffrent sont mis à l'écart, rejetés.
June nous apprend, bien plus que les autres, la tolérance et l'acceptation des autres, elle nous apprend à ne pas avoir peur du sida ni de ceux qui en souffrent, elle nous apprend à les aimer et à les aider. Et elle est la seule à en être capable car, même si elle est très adulte, elle voit ces choses-là comme une enfant, de son regard innocent qui apprend à découvrir le monde.
On en apprend un peu plus sur le regard porté sur le sida à cette époque, les tabous, l'intolérance, la peur et le dégoût....
C'est un livre fort qui plus que le sida, parle aussi de la mort.
De la mort et du deuil, de l'acceptation de la perte de quelqu'un. Et j'ai trouvé toutes ces remarques sur la mort, le deuil et la solitude qui s'ensuit très justes et très belles.
On est face à la mort d'un oncle, d'un être cher, d'un frère, d'un amour, et chaque personnage vit son deuil différemment, vit son deuil et essaie de se relever à sa manière.
Mais ce n'est pas une simple mort, c'est une mort du sida, il y a donc la culpabilité, celle qu'on fait peser sur l'amant, celui qu'on rend responsable, celle qu'on ressent aussi au plus profond de nous.
Ce livre restera l'un des plus beaux et des plus forts que j'ai pu lire sur la mort et le deuil.

« J'ai réfléchi à toutes les sortes d'amour qui existent. J'en ai trouvé dix sans effort. La façon dont un parent aime son enfant, la façon dont on aime un chiot, la glace au chocolat, sa maison, son livre préféré ou sa soeur. Ou son oncle. Il y a ces sortes d'amour et puis il y a l'autre sorte. Quand on tombe amoureux. »

Au travers de la mort de Finn sont abordées d'autres thématiques, notamment celles de l'amour et de l'amitié.
En effet, June ressentait un amour fort et fusionnel pour son oncle Finn
et à travers cet amour elle découvre l'adolescence et le passage à l'âge adulte.
Puis elle apprendra à aimer un autre homme d'un amour presque aussi fort et complice que celui qu'elle éprouvait pour Finn. Elle va alors apprendre l’amour, le besoin, la peur, l'amour interdit, l'amour secret.
Et puis il y a l’amour que porte Toby à Finn, un amour rédempteur, un amour qui sauve, qui consume.
C'est terriblement émouvant et tellement réel. On est plongé dans leur cœur. Ca en devient presque gênant de ressentir leurs émotions, leur amour.

« Je n’étais pas seulement triste parce que je ne faisais pas partie du monde de Toby et de Finn, mais parce qu’il y avait aussi des choses que j’aimais de Finn qui ne venait pas du tout de lui. »

Mais l'amour peut aussi s'exprimer entre un frère et une sœur, un amour pleins de regrets, de peine et de temps perdu, un amour fraternel qui unit, éternellement, un frère et une sœur qui se sont perdus de vue.
Ou l’amour d’une sœur envers une sœur, lorsqu'on est la seule personne à comprendre l'autre, sans mots,, à remarquer son trouble, son mal être. Une fraternité difficile, emplie de peur, de séparation, de secrets mais qui nous unit à vie à cette personne qui nous aimera toujours, peu importe nos choix.
La deuxième relation prenant exemple sur la première pour ne pas faire les mêmes erreurs et la première essayant tant bien que mal de réparer les dégâts causés par des années de séparation et de jalousie.

« Parfois les mots de Greta étaient si tranchants que je les sentais me couper les entrailles, réduisant mes organes, mon coeur, en petits morceaux. Je savais qu'elle me regardait, essayant de lire mon visage, alors j'ai tenté de le fermer aussi vite que possible. Mais c'était trop tard, elle avait eu le temps de voir ma réaction. »

Et puis il y a l'amitié qui vient s'ajouter à l'amour. June est face à la difficulté de se faire des amis, à la solitude qu'elle semble aussi un peu chérir. A ce mal du siècle que je comprends très bien.
June a peur des autres parce qu'elle n'est pas sûre d'elle, elle a peur de passer pour une fille bizarre, nulle, sans intérêt alors que lorsqu'elle ne cherche pas à faire semblant, lorsqu'elle est elle-même, elle est très intéressante.
Elle représente les jeunes laissés de côté, ceux qui se définissent autrement que le reste du monde. Les solitaires, les rêveurs, ceux qui se satisfont d'un seul vrai et très bon ami, ceux qui sont hors des normes, qui semblent bizarres mais qui sont juste eux-mêmes.
Et c'est ça aussi qui m'a fait tant aimé ce livre, car June est typiquement le genre de personnages que j'aime et auxquels je m'identifie. Car je pense comme elle, je me sens comme elle.

Et enfin, le dernier thème que j'aimerai aborder et qui me semble le plus important après la maladie, c'est le passage à l'âge adulte.
On le constate, selon moi, à travers trois personnages : la mère, Greta et June.
La mère représente l'adulte qui a des regrets et qui tente maladroitement d'apprendre la vie, le pardon et savoir saisir les chances à ses deux filles. Elle représente cet enfant qui a grandi et a dû devenir une mère et une épouse, qui a laissé ses rêves de côté pour grandir. Et bien souvent c'est ce qu'on croit, qu'il faut abandonner ses rêves, les laisser de côté pour grandir et devenir adulte.
Puis il y a Greta, qui a l'impression d'avoir grandi trop vite, poussée par une mère qui pense avoir abandonné à jamais ses rêves. Elle se sent mal dans cette adolescence trop rapide, trop brusque, dure et froide, elle a peur d'être seule, elle n'a personne pour l'accompagner et ça l’effraie. Elle voudrait encore courir et être enfant. Elle représente le temps qui passe, l'adolescence qui se transforme en âge adulte et qui nous prend par surprise.
Puis il y a June. Elle est encore une enfant mais elle bascule dans le monde des grands, à cause de la mort de son oncle, de cette maladie qui défraie al chronique, de Toby avec qui elle av partager son deuil. De l’amour qu'elle apprend à reconnaître.
Elle bascule lors dans ce monde de grands qu'elle ne comprends pas très bien, un monde de rêves brisés, de peurs et d'hypocrisie. Elle va apprendre à comprendre les grands et leurs façons d'agir ou de penser. Et grâce à son regard encore assez enfantin pour être innocent elle va apporter avec elle la tolérance et l’amour, le pardon et la solidarité.

« Peut-être que je suis la personne la plus jalouse de la terre. Peut-être que j'avais envie que Toby entende les loups qui vivaient dans l'obscure forêt de mon cœur. Et peut-être que c'est ce que ça voulait dire. Dites aux loups que je suis chez moi. Peut-être que c'était ça. Peut-être que Finn avait tout compris, comme d'habitude. Autant leur dire où on habite, parce qu'ils nous trouveront de toute façon. Ils nous trouvent toujours. »

Nous sommes donc face à un roman qui nous plonge dans les années « sida » sous le regard d'une jeune fille qu'on va voir grandir. J'ai aimé tous ses aspects du roman, les personnages qui ont tous quelque chose ) offrir, quelque chose à nous faire découvrir. La plume impressionnante, juste et terrible à la fois et enfin tous ces thèmes, la maladie, l'amour, l'amitié, la relation entre deux sœurs ou un frère et une sœur, le deuil et la souffrance, l'amitié et la solitude, la peur de grandir, de mourir, de partir.
Tout ce qui fait qu'on se sent vivant.
C'est donc un gros coup de cœur pour ce roman. Mais attention, ne le prenez pas pour un roman ou tout est bien qui finit bien, c'est un roman fort et puissant qui va vous faire ressentir énormément d’émotions différentes, qui va vous faire comprendre et découvrir des choses, qui va vous bouleverser, vous faire pleurer, paniquer, rire, un roman humain plus que tout. Un roman qui va vous marquer.

par Amita
Les Enfants de Peakwood Les Enfants de Peakwood
Rod Marty   
Grâce à ce livre, je suis un peu sorti de mes genres de lecture habituels et il faut dire que j'ai passé un agréable moment en sa compagnie.

D'abord, on rentre dans l'histoire avec un présentation plus ou moins rapide de la multitude des personnage pour nous familiariser avec eux. Puis ensuite vient le moment où les mystères commencent à apparaître. Et il faut dire que ces mystères sont plutôt dégoûtants ... pour vous dire j'ai failli abandonner le livre. Mais c'est ça qui est bon, on y arrive pas. Puisque on veut toujours en savoir plus ! Pour ma part je ne voyais pas les pages défilés. se livre se peut se dévorer comme se déguster grâce à son ambiance hivernale qui paradoxalement nous réchauffe avec cette ambiance presque de Noël.

Mais bon, je dirais que même si les personnages sont assez bien présentés, il y en a peut être trop. Lorsque l'on change de point de vue (ce qui est un bon point comme ça on ne se focalise pas que sur un personnage), j'avais tendance à me perdre, surtout au début, quand tel personnage faisait référence à tel autre ce qui est dommage je trouve.
De plus, je trouve la fin pas bâclée mais presque. Les choses vont trop vite et avec " l'affrontement " final, il manque de quelque chose ce qui est dommage puisque l'auteur à quand même pris le temps pour poser les bases.

En bref, je conseil ce roman à tous les passionnés de la saison hivernale, de la neige et des mystères. Ce livre nous fait passer un bon moment.
Le Roi des fauves Le Roi des fauves
Aurélie Wellenstein   
La couverture et l'histoire de ce livre, sombres et mystérieuses, m'avaient très vite attirée. Le thème des berseks, ces guerriers empruntés à la mythologie nordique qui deviennent enragés sur un champ de bataille, est un élément que l'on ne rencontre pas si souvent que cela dans la littérature. Et j'ai très vite été curieuse de découvrir ce récit d'Aurélie Wellenstein. Scrinéo m'avait déjà séduite par une autre de ses parutions, La Voie de l'Oracle, c'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans cette nouveauté.

Suite à une famine sans précédent, Ivar, Kaya et Oswald sont contraints de braconner sur les terres du Jarl. Malheureusement, ils se retrouvent alors nez à nez avec un berserkirs qui les signale. Fuyants et craignant pour leur vie, leur face à face avec le seigneur se résoudra par la mort de ce dernier. Du moins c'est ce qu'ils pensaient, à tord. Ils sont alors arrêtés pour tentative de meurtre, et condamnés à devenir à leur tour des berserkirs, des êtres mi-homme, mi-monstre sans volonté, sans plus aucune humanité, et destinés uniquement à tuer ou être tués...

Le gros point fort de ce roman est sans conteste l'ambiance sombre et brutale très proche du monde nordique, un univers que j'affectionne tout particulièrement. Aurélie Wellenstein nous plonge ainsi dans un monde où l'on sent très vite que tout ne sera pas tout beau tout rose. Dès les premiers chapitres le ton est donné, et on se rend très vite compte que nos trois compères vont traverser des épreuves toutes plus horribles les unes que les autres. L'auteur exploite ainsi sa mythologie à son maximum, elle ne laisse rien de côté, mais ne nous cache rien non plus. C'est violent, c'est parfois barbare, mais c'est ainsi que cela se devait être, tout en souffrance mais sans faute de goût. Aurélie Wellenstein va directement à l'essentiel, et ne prend pas la peine d'enjoliver les choses. C'est direct, purement efficace.

J'ai été également séduite par le trio de héros de l'histoire. Ivar peut être qualifié de leader, il conduit ses compagnons, et reste prêt à tout sacrifier pour leur bien et pour les sauver. Oswald, quant à lui, est plus réfléchit. Il contrebalance avec brio la fougue d'Ivar qui peut se laisser parfois trop emporter. Celle que j'ai préférée reste Kaya, intelligente mais tête brûlée, loin de la faible jeune fille qu'elle aurait pu être.

Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est cette incapacité que j'ai eu de prédire la fin. J'ai vite compris que l'auteur pouvait partir à l'opposé de ce que je pensais et qu'il ne fallait pas forcément que je m'attende à un happy end. A ce stade là, j'étais tout bonnement déroutée ; il me fallait lire, avancer, découvrir la suite qui me surprenait toujours encore plus, et qui m'a fait laisser mes prédictions aux vestiaires.

Pour conclure, ce n'est pas vraiment un livre jeunesse que l'on a là. La rudesse des mots et des évènements, la noirceur de l'ambiance en fait un roman qui peut ainsi plaire à un plus large public, jeune comme adulte. L'auteur m'a embarquée et m'a baladée comme elle le voulait, et ô combien j'ai aimé découvrir tout ce qu'elle nous avait réservé ! Mon seul reproche sera que l'histoire se lit bien trop vite, elle est addictive et presque malsaine : on veut savoir, on veut découvrir les souffrances qui attendent notre trio, et comment tout cela va se finir...

Une très jolie découverte en soi, que je ne peux que conseiller à tous ceux qui aiment la fantasy sombre et cruelle...

http://place-to-be.net/index.php/litterature/fantastique/fantasy/2856-2-le-roi-des-fauves-ecrit-par-aurelie-wellenstein

par Kesciana
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Harper Lee   
A travers les yeux d'une petite fille, on montre la ségrégation aux Etats-Unis. Le style est léger et drôle, mais derrière se cache une histoire pesante. Je le conseille à tout le monde.

par myosotis
Le Chant du rossignol Le Chant du rossignol
Kristin Hannah   
J'ai remarqué qu'Ingrid et moi avons pas mal de goûts communs en matière de lecture et celui-ci fait partie de ceux qu'elle a beaucoup aimés. Alors je me suis lancée... et ne l'ai pas regretté une minute tant ce livre m'a touchée !

C'est un gros, gros coup de coeur, ce roman dans lequel il y a tout : des personnages merveilleux, un récit passionnant, beaucoup d'émotion que la plume fluide de l'auteur nous offre. Il y est question surtout du rôle des femmes pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais tellement d'autres thèmes sont abordés comme le pardon, l'altérité, la loyauté...

Je pense avoir tout aimé. On côtoie tous les registres de l'amour : fraternel (Vianne/Isabelle - Sophie/Daniel, parental (Vianne, Julien père, Rachel), en couple (Vianne/Antoine, Isabelle/Gaétan), mais aussi l'amitié indéfectible, l'attirance involontaire. Beaucoup de sentiments sont poussés à leur paroxysme dans cette période brutale et destructrice. On suit le cours de l'Histoire, au travers de la vie d'un village "ordinaire" et on mesure la souffrance, les privations et la peur omniprésente, générées par l'ennemi installé à demeure. On découvre, parfois à leur propre étonnement, l'héroïsme jusqu'au-boutiste de ceux qui refusent de s'y soumettre et de se résigner.

J'ai bien souvent eu la gorge serrée et les larmes aux yeux, car l'auteur nous a offert là une histoire forte et poignante, servie par des personnages magnifiques. Bref, ce roman mérite une foison de superlatifs absolus.
Le Paris des merveilles, Tome 2 : L'Élixir d'oubli Le Paris des merveilles, Tome 2 : L'Élixir d'oubli
Pierre Pevel   
Ce deuxième tome est encore mieux que le premier ! J'ai adoré.
Tout d'abord, si j'ai mis un temps particulièrement long à lire ce roman, c'est parce que l'année scolaire a repris, ce qui dit plus de travail, et qui dit plus de travail dit moins de temps de lecture... Ce livre est très addictif, si j'avais eu le temps, je l'aurais probablement dévoré ;-) Mais mon temps de lecture déplorable ne change pas le fait que ce roman est une perle.
Il est très original. OUI, dragons, fées, mages et elfes, c'est du déjà-vu, mais l'originalité de l'intrigue (je n'en dit pas plus...) fait qu'on passe un moment génial et qu'on ne fait pas attention à la nature de ces personnages (et j'adore les créatures magiques !). En parlant des personnages, eux aussi sont géniaux. J'adore tout particulièrement Lucien et Auguste, les fidèles serviteurs de la baronne de Saint-Gil. Ils forment un duo improbable et drôle, se taquinent entre eux, mais reste toujours fidèles à la baronne. D'ailleurs, je l'aime aussi. Elle a un sacré mauvais caractère, mais me fait bien rire. Elle aime avoir toujours le dernier mot, est aventureuse et courageuse. Bien sûr, il sera inutile de dire que j'adore Griffont, notre personnage principal. J'aime beaucoup le suivre dans ses aventures et enquêtes.
Ce que j'aime également dans ce roman (et qui, cela dit en passant, est très rare dans un livre ) c'est qu'il est tout simplement impossible, même en émettant les hypothèses les plus folles, de deviner la fin et les intentions de l'auteur. On découvre des indices au fur et à mesure, mais la fin est tellement bien imaginée et improbable !!! Tout ça, bien sûr, mêlé à l'action.
En bref, un roman qu'il faut absolument lire, si vous ne voulez pas passer à côté de quelque chose !

par Chloe7
Dans la chaleur de l'été Dans la chaleur de l'été
Vanessa Lafaye   
Un roman poignant et dramatique où la furie de la nature se mêle à la violence des hommes. Le cadre pourrait être un petit coin de Paradis, empli de douceur de vivre, avec les plages de sable, la cuisine locale, et les fêtes au bord de la mer. Il n'en est rien. A Heron Key, au sud de la Floride, dans les années 30, la ségrégation règne. Aucune place pour les vétérans partis faire la guerre en Europe et revenus bien abîmés, physiquement et mentalement, que l'on parque dans un camp insalubre. Quant à la place des Noirs, eh bien, elle se limite aux emplois de domestiques des Blancs. On ne se mélange pas, on se côtoie, point. Entre Blancs même, une guerre insidieuse fait rage : derrière l'affichage de bonnes relations en public, jalousies, adultères, rancunes se dessinent. Dans ce contexte, Henry, vétéran Noir de la guerre de 14-18 et Missy, son amie d'enfance, se retrouvent après des années de séparation, mais que reste-t-il des êtres qu'ils furent jadis ? Missy, de son côté, a la sensation de vivre dans un monde figé, immuable. Un monde où ses rêves d'éducation et de savoir se retrouvent cantonnés à la lecture de son Encyclopédie. Henry, lui, exposé aux horreurs des tranchées, a perdu le goût de vivre. Ils espèrent tant bien que mal recréer un foyer quand la tempête s'abat sur Heron Key. Une tempête humaine d'abord : une femme blanche est retrouvée tabassée à mort sur la route après une soirée où les tensions raciales se sont fait plus criantes, acte qui donne lieu aux suspicions et aux accusations les plus folles. Puis c'est la nature qui déchaîne sa colère sous la forme de l'ouragan le plus violent qu'ait connu la région, mettant Blancs et Noirs, riches et pauvres, à égalité face à la peur de la mort et à l'anéantissement de leur vie. Au coeur du désastre, actes de courage et de lâcheté s'entremêlent, révélant la nature profonde de chacun. Comme s'il avait fallu qu'un grand ménage soit fait pour reconstruire une autre vie. Personne n'en sortira indemne.
Le doux venin des abeilles Le doux venin des abeilles
Lisa O'Donnell   
Un premier roman vraiment bon. Des personnages attachants et bien creusés. On les suit avec plaisir dans leur vie misérables où tout n'est que défaites, entre sexe, drogue, mensonges, amour et cadavres. Une belle histoire d'amitié et d'entre aide.
Le Piège de l'innocence Le Piège de l'innocence
Kelley York   
Après avoir lu "Sous la même étoile" de Kelley York, j'étais sûre d'aimer ce livre.
J'ai vraiment beaucoup aimé le personnage de Vic, que j'ai trouvé touchant dès la première page. C'est un garçon sensible, attendrissant et émouvant.
J'ai aussi très appréciait le personnage d'Autumn, avec son fort caractère, qui est tout le contraire de Victor,[spoiler]et je trouve qu'il vont très bien ensemble.[/spoiler]
J'ai aussi adoré le personnage de Brett, et son côté protecteur envers Vic.
Même le personnage d'Aaron m'a touché à la fin...
Bizarrement, le personnage de Callie m'a fait ni chaud, ni froid. Comme elle n'est pas très présente dans le livre, je n'ai surement pas pu l'appréciait au maximum.
Le petit bémol, c'est que je me suis douté du coupable assez rapidement.
Cela n'a absolument pas gâché ma lecture, que j'ai trouvé très addictive.
Bref, Kelley York ne m'a absolument pas déçue, au contraire.
Je conseille donc "Le piège de l'innocence", à tous ceux qui ont aimé "Sous la même étoile", je ne pense pas que vous serez déçus !

par Malec_
Le Sang des Dieux et des Rois, tome 1 Le Sang des Dieux et des Rois, tome 1
Eleanor Herman   
Aimant particulièrement la mythologie, les histoires de légendes dieux créatures et autres se rapportant à ça, je me suis dit que ce livre ne me décevrait pas, et pourtant il n'a été qu'une lecture banale, sans plus.

Au tout début du roman, j'avais un peu de mal à me plonger dans l'histoire, mais c'est vite passé.
On suit différents personnage, notamment Alexandre le Grand (âgé alors de 16ans il me semble), son bras droit Héphestion, sa demi soeur Cynané etc..
Je n'apprécie pas particulièrement ce type de narration, sans pour autant la détester non plus, mais je trouve qu'on n'en apprend pas assez sur les personnages, je n'ai donc pas apprécié un personnage plus qu'un autre, voir un personnage tout court au final ..
(petite remarque personnelle: Jacob apparaît sur la 4ème de couverture, mais il n'est pas beaucoup présent dans le roman, je n'ai pas trop compris l'intérêt de le mettre dans le résumé, passons..)

L'histoire se déroule donc dans la Grèce antique, entre guerres, complots et quêtes personnelles.. et l'amour? Pas vraiment présent, et j'ai trouvé cela dommage.
Tout comme le côté mythologique, que je n'ai pas assez retrouvé à mon goût.
Le récit est bien mené certes, l'auteure s'est bien documentée, les faits et détails sont réalistes, mais voilà je m'attendais à quelque chose qui sorte de ce cadre un peu trop historique et guerrier.

Le tome 1 m'a suffit, je découvre l'auteure par ce livre, et c'est dommage, mais je l'ai trouvé un peu trop historique à mon goût (je ne sais pas pourquoi, j'avais en tête le film "Alexandre" avec Colin Farrell et Jared Leto..), pas assez tourné vers les dieux et mythes justement, malgré le titre.