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Bibliothèque de Choupi333 : Mes envies

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Dites aux loups que je suis chez moi Dites aux loups que je suis chez moi
Carol Rifka Brunt   
Ma note : 18/20

L'histoire se déroule à New York et dans sa banlieue, en 1980. L'intrigue paraît simple mais aborde beaucoup de thèmes intéressants et forts : le sida pour commencer, qui est tabou et encore très mal connu à cette époque, le passage à l'âge adulte, au travers des différents personnages qui nous racontent chacun leur parcours, la fraternité, l'amitié et l'adolescence.
Ce sont tous ces thèmes, et la façon plus que brillante dont ils sont abordés, qui rendent ce roman si fort et exceptionnel.

Je vais procéder un peu différemment pour cette critique, je vais d'abord parler des personnages et de l'écriture puis des différents thèmes de façon plus approfondie.

« Cette nuit-là, j’étais dans mon lit à imaginer le baiser de Finn. J’étais dans mon lit à penser à tout ce que j’avais sur le cœur, que ce soit possible ou impossible, bien ou mal, dicible ou indicible, et, quand toutes ses pensées se sont envolées, il ne restait plus qu’une certitude : à quel point mon oncle Finn allait me manquer. »

Les personnages sont tous très forts, ils nous inspirent des émotions intenses, que ce soit de l'attachement, de la peine, de la pitié, de la joie ou même de la colère, on passe par un panel d'émotions fortes et on finit par s'attacher même au plus égoïste des personnages.
J'ai particulièrement adoré June, à qui je me suis identifiée, elle est seule, perdue dans l'adolescence, elle se sent bizarre, un peu hors des normes, elle n'arrive pas à se faire d'amis et n'en ressent en fait, pas vraiment le besoin, elle veut vivre hors du temps, hors de son temps. Mais en même temps, elle est déjà terriblement mature pour son âge (14 ans) elle a des pensées arrois très enfantines et parfois étonnement adultes.
Puis il y a sa sœur, Greta, un condensé de méchanceté, qui va se révéler n'être que le fruit d'un mal être très profond.
Ses parents aussi, surtout sa mère, sont forts, pleins de rêves brisés, ils représentent l'adulte qui est devenu ce qu'il a dû et non ce qu'il a voulu l'adulte qui fait vivre sa famille et qui s'oublie.
Puis il y a Finn qui, bien que mort, traverse toute l’histoire d'un bout à l'autre, il est le début, la fin et le fil conducteur, il est le lien entre tous nos héros, le liens entre chaque phrase, il est plus vivant que tous les autres et en même temps, chaque personnage le recouvre du voile de la perfection qu'on n'accorde qu'aux défunts.
Et enfin il y a Toby, le pauvre Toby qui inspire tant de compassion, d’amour et de peine. Toby qui finit par devenir Finn, Toby qu'on finit par aimer si fort, peut-être même plus fort que Finn.
Finalement, on a beaucoup de mal à quitter ces personnages, on a envie de rester avec eux encore des jours et des jours parce qu'ils sont forts, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils ont besoin de nous et parce qu'on a besoin d'eux.

Mais les personnages ne sont pas la seule perle de ce livre, il y a aussi la plume de l'auteur (j'ai du mal à croire que ce ne soit que son premier roman, amis elle ira loin)
Elle a une plume très belle, douce, légère et en même temps terrible. Elle nous fait comprendre le deuil, la douleur, la souffrance, la solitude mais aussi l'amour, l'amour fraternel, l'amour d'un oncle, l'amour interdit, l'amour secret, l'amour si fort et si terrible qu'on a le cœur qui explose.
Elle parvient à se mettre dans la tête de June et à nous y glisser aussi, avec des phrases d'une innocence et d'une naïveté puérile mais très attachante et d’autres peuplées de réflexions fortes et matures.


« C'est ça le secret. Si l'on s'assure d'être toujours exactement celui qu'on veut être, si l'on fait en sorte de ne connaître que les personnes les plus formidables, alors on peut mourir demain. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas fait tout ce qu'ils voulaient. Ils pensent qu'ils n'ont pas eu assez de temps. Ils ont l'impresssion d'avoir été arnaqués. »

Puis il y a les thèmes abordés, qui sont intéressants, parfois banals, parfois presque inédits, mais tous très bien traités.
J'aimerai commencer avec le premier, le plus important mais aussi le plus évident : le sida.
A cette époque, c'est encore une maladie très peu connue, on ne sait pas comment on l’attrape, elle est vue comme une maladie d'homosexuels, une maladie dégoûtante, elle est tabou et les gens qui en souffrent sont mis à l'écart, rejetés.
June nous apprend, bien plus que les autres, la tolérance et l'acceptation des autres, elle nous apprend à ne pas avoir peur du sida ni de ceux qui en souffrent, elle nous apprend à les aimer et à les aider. Et elle est la seule à en être capable car, même si elle est très adulte, elle voit ces choses-là comme une enfant, de son regard innocent qui apprend à découvrir le monde.
On en apprend un peu plus sur le regard porté sur le sida à cette époque, les tabous, l'intolérance, la peur et le dégoût....
C'est un livre fort qui plus que le sida, parle aussi de la mort.
De la mort et du deuil, de l'acceptation de la perte de quelqu'un. Et j'ai trouvé toutes ces remarques sur la mort, le deuil et la solitude qui s'ensuit très justes et très belles.
On est face à la mort d'un oncle, d'un être cher, d'un frère, d'un amour, et chaque personnage vit son deuil différemment, vit son deuil et essaie de se relever à sa manière.
Mais ce n'est pas une simple mort, c'est une mort du sida, il y a donc la culpabilité, celle qu'on fait peser sur l'amant, celui qu'on rend responsable, celle qu'on ressent aussi au plus profond de nous.
Ce livre restera l'un des plus beaux et des plus forts que j'ai pu lire sur la mort et le deuil.

« J'ai réfléchi à toutes les sortes d'amour qui existent. J'en ai trouvé dix sans effort. La façon dont un parent aime son enfant, la façon dont on aime un chiot, la glace au chocolat, sa maison, son livre préféré ou sa soeur. Ou son oncle. Il y a ces sortes d'amour et puis il y a l'autre sorte. Quand on tombe amoureux. »

Au travers de la mort de Finn sont abordées d'autres thématiques, notamment celles de l'amour et de l'amitié.
En effet, June ressentait un amour fort et fusionnel pour son oncle Finn
et à travers cet amour elle découvre l'adolescence et le passage à l'âge adulte.
Puis elle apprendra à aimer un autre homme d'un amour presque aussi fort et complice que celui qu'elle éprouvait pour Finn. Elle va alors apprendre l’amour, le besoin, la peur, l'amour interdit, l'amour secret.
Et puis il y a l’amour que porte Toby à Finn, un amour rédempteur, un amour qui sauve, qui consume.
C'est terriblement émouvant et tellement réel. On est plongé dans leur cœur. Ca en devient presque gênant de ressentir leurs émotions, leur amour.

« Je n’étais pas seulement triste parce que je ne faisais pas partie du monde de Toby et de Finn, mais parce qu’il y avait aussi des choses que j’aimais de Finn qui ne venait pas du tout de lui. »

Mais l'amour peut aussi s'exprimer entre un frère et une sœur, un amour pleins de regrets, de peine et de temps perdu, un amour fraternel qui unit, éternellement, un frère et une sœur qui se sont perdus de vue.
Ou l’amour d’une sœur envers une sœur, lorsqu'on est la seule personne à comprendre l'autre, sans mots,, à remarquer son trouble, son mal être. Une fraternité difficile, emplie de peur, de séparation, de secrets mais qui nous unit à vie à cette personne qui nous aimera toujours, peu importe nos choix.
La deuxième relation prenant exemple sur la première pour ne pas faire les mêmes erreurs et la première essayant tant bien que mal de réparer les dégâts causés par des années de séparation et de jalousie.

« Parfois les mots de Greta étaient si tranchants que je les sentais me couper les entrailles, réduisant mes organes, mon coeur, en petits morceaux. Je savais qu'elle me regardait, essayant de lire mon visage, alors j'ai tenté de le fermer aussi vite que possible. Mais c'était trop tard, elle avait eu le temps de voir ma réaction. »

Et puis il y a l'amitié qui vient s'ajouter à l'amour. June est face à la difficulté de se faire des amis, à la solitude qu'elle semble aussi un peu chérir. A ce mal du siècle que je comprends très bien.
June a peur des autres parce qu'elle n'est pas sûre d'elle, elle a peur de passer pour une fille bizarre, nulle, sans intérêt alors que lorsqu'elle ne cherche pas à faire semblant, lorsqu'elle est elle-même, elle est très intéressante.
Elle représente les jeunes laissés de côté, ceux qui se définissent autrement que le reste du monde. Les solitaires, les rêveurs, ceux qui se satisfont d'un seul vrai et très bon ami, ceux qui sont hors des normes, qui semblent bizarres mais qui sont juste eux-mêmes.
Et c'est ça aussi qui m'a fait tant aimé ce livre, car June est typiquement le genre de personnages que j'aime et auxquels je m'identifie. Car je pense comme elle, je me sens comme elle.

Et enfin, le dernier thème que j'aimerai aborder et qui me semble le plus important après la maladie, c'est le passage à l'âge adulte.
On le constate, selon moi, à travers trois personnages : la mère, Greta et June.
La mère représente l'adulte qui a des regrets et qui tente maladroitement d'apprendre la vie, le pardon et savoir saisir les chances à ses deux filles. Elle représente cet enfant qui a grandi et a dû devenir une mère et une épouse, qui a laissé ses rêves de côté pour grandir. Et bien souvent c'est ce qu'on croit, qu'il faut abandonner ses rêves, les laisser de côté pour grandir et devenir adulte.
Puis il y a Greta, qui a l'impression d'avoir grandi trop vite, poussée par une mère qui pense avoir abandonné à jamais ses rêves. Elle se sent mal dans cette adolescence trop rapide, trop brusque, dure et froide, elle a peur d'être seule, elle n'a personne pour l'accompagner et ça l’effraie. Elle voudrait encore courir et être enfant. Elle représente le temps qui passe, l'adolescence qui se transforme en âge adulte et qui nous prend par surprise.
Puis il y a June. Elle est encore une enfant mais elle bascule dans le monde des grands, à cause de la mort de son oncle, de cette maladie qui défraie al chronique, de Toby avec qui elle av partager son deuil. De l’amour qu'elle apprend à reconnaître.
Elle bascule lors dans ce monde de grands qu'elle ne comprends pas très bien, un monde de rêves brisés, de peurs et d'hypocrisie. Elle va apprendre à comprendre les grands et leurs façons d'agir ou de penser. Et grâce à son regard encore assez enfantin pour être innocent elle va apporter avec elle la tolérance et l’amour, le pardon et la solidarité.

« Peut-être que je suis la personne la plus jalouse de la terre. Peut-être que j'avais envie que Toby entende les loups qui vivaient dans l'obscure forêt de mon cœur. Et peut-être que c'est ce que ça voulait dire. Dites aux loups que je suis chez moi. Peut-être que c'était ça. Peut-être que Finn avait tout compris, comme d'habitude. Autant leur dire où on habite, parce qu'ils nous trouveront de toute façon. Ils nous trouvent toujours. »

Nous sommes donc face à un roman qui nous plonge dans les années « sida » sous le regard d'une jeune fille qu'on va voir grandir. J'ai aimé tous ses aspects du roman, les personnages qui ont tous quelque chose ) offrir, quelque chose à nous faire découvrir. La plume impressionnante, juste et terrible à la fois et enfin tous ces thèmes, la maladie, l'amour, l'amitié, la relation entre deux sœurs ou un frère et une sœur, le deuil et la souffrance, l'amitié et la solitude, la peur de grandir, de mourir, de partir.
Tout ce qui fait qu'on se sent vivant.
C'est donc un gros coup de cœur pour ce roman. Mais attention, ne le prenez pas pour un roman ou tout est bien qui finit bien, c'est un roman fort et puissant qui va vous faire ressentir énormément d’émotions différentes, qui va vous faire comprendre et découvrir des choses, qui va vous bouleverser, vous faire pleurer, paniquer, rire, un roman humain plus que tout. Un roman qui va vous marquer.

par Amita
Les Enfants de Peakwood Les Enfants de Peakwood
Rod Marty   
Grâce à ce livre, je suis un peu sorti de mes genres de lecture habituels et il faut dire que j'ai passé un agréable moment en sa compagnie.

D'abord, on rentre dans l'histoire avec un présentation plus ou moins rapide de la multitude des personnage pour nous familiariser avec eux. Puis ensuite vient le moment où les mystères commencent à apparaître. Et il faut dire que ces mystères sont plutôt dégoûtants ... pour vous dire j'ai failli abandonner le livre. Mais c'est ça qui est bon, on y arrive pas. Puisque on veut toujours en savoir plus ! Pour ma part je ne voyais pas les pages défilés. se livre se peut se dévorer comme se déguster grâce à son ambiance hivernale qui paradoxalement nous réchauffe avec cette ambiance presque de Noël.

Mais bon, je dirais que même si les personnages sont assez bien présentés, il y en a peut être trop. Lorsque l'on change de point de vue (ce qui est un bon point comme ça on ne se focalise pas que sur un personnage), j'avais tendance à me perdre, surtout au début, quand tel personnage faisait référence à tel autre ce qui est dommage je trouve.
De plus, je trouve la fin pas bâclée mais presque. Les choses vont trop vite et avec " l'affrontement " final, il manque de quelque chose ce qui est dommage puisque l'auteur à quand même pris le temps pour poser les bases.

En bref, je conseil ce roman à tous les passionnés de la saison hivernale, de la neige et des mystères. Ce livre nous fait passer un bon moment.
Le doux venin des abeilles Le doux venin des abeilles
Lisa O'Donnell   
Un premier roman vraiment bon. Des personnages attachants et bien creusés. On les suit avec plaisir dans leur vie misérables où tout n'est que défaites, entre sexe, drogue, mensonges, amour et cadavres. Une belle histoire d'amitié et d'entre aide.
Du barbelé sur le coeur Du barbelé sur le coeur
Cédric Cham   
Dans ce livre nous suivons 3 hommes avec 3 histoires ... 3 hommes en rédemption
Driss 40ans, qui sort de prison et qui ne veux plus jamais y remettre les pieds ...
Serge pédophile qui sortant de prison également cherche a se faire discret malgré ses tendances qui resurgissent à tout moment. Et enfin Schimanski, policier à la BAC avec une vie privée mouvementée et un fils qui lui manque ...
Forcément le lecteur se doute que ce trio va se croiser mais à quel moment ? et pour quelle occasion?
Ce roman à été un vrai coup de coeur et un vrai coup de poing pour moi .. j'ai mis du temps à me remettre de mes émotions ... La fin est dure, émouvante et injuste .... Bref j'ai refermé ce livre le coeur serré d'une telle injustice et d'une telle noirceur ...
Lisez le !!!!!!!!!!!!

par kaliscrap
Dompteur d'anges Dompteur d'anges
Claire Favan   
J'ai lu ce livre en à peine deux jours, je l'ai dévoré et adoré ! J'ai tout aimé dans ce roman, du début à la fin.
J'ai aimé l'intrigue, prenante, passionnante, qui m'a happée dès les premières pages. Avec les différentes parties du livre, j'ai eu l'impression de lire plusieurs histoires. C'est noir, glauque, violent. On a parfois une petite lueur d'espoir mais on replonge vite dans le côté sombre.
J'ai aimé les personnages aux multiples facettes, tantôt victime, tantôt bourreau, tantôt ange, tantôt démon. On les aime et trois lignes plus bas on les déteste. Ils nous horrifient et malgré tout on ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion pour eux.
J'ai aimé l'écriture, fluide et addictive. L'auteur nous accroche dès le départ, pas de longueurs ni de temps mort, impossible de lâcher le livre avant la fin.
J'ai aimé le suspens présent tout au long du roman. On est tenu en haleine et on lit presque en apnée. C'est un régal.
J'ai aimé la fin. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'ai été finalement surprise. Rien de ce que j'avais imaginé. Top!
Vous l'aurez compris, ce livre est un gros coup de coeur pour moi

par Armony22
Œil pour œil Œil pour œil
Cha Raev   
** Chronique Coup de Cœur**

Purée de petit-pois (même si ce n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit en refermant ce livre) ... Quelle claque Magistrale ! Je ressors de ma lecture émotionnellement lessivée, mais en même temps avec un sentiment de sérénité face à l'histoire délivrée et à sa finalité ....
« Œil pour Œil », c’est l’histoire d’un amour intense, c’est l’histoire d’un homme détruit, c’est l’histoire d’une vengeance qui ravage tout sur son passage …
Dès les premiers chapitres, l’auteur nous capture, l’âme et le cœur, en nous délivrant avec des mots justes, l’histoire d’amour de Cyril, avec son ami de toujours, Raphaël … De ce fait, il est impossible que la suite du roman, ne nous touche pas de façon plus qu’intense …
Suite à un drame, Cyril n’a plus qu’une idée en tête : La vengeance, coûte que coûte … Jour après jour, nous suivons, inexorablement, sa plongée dans les méandres de la vengeance, qui le conduira dans l’enfer du Néonazisme, de la religion extrémiste … Un parcours sur une route, qui l’emportera doucement vers un avenir sombre, fait de coups, de sang, de rencontres malsaines, de douleurs, de cris, de sacrifices … Une vengeance qui finira par l’entraîner bien malgré lui sur une pente glissante, qu’il se sentira incapable de contourner … Une chute vertigineuse, qui lui fera oublier les véritables raisons qui l’ont emmené là…
Et puis parfois, il suffit d’un battement d’ailes de papillon, pour venir vous capturez, vous empoisonner … et peut-être vous délivrer d’un monde qui vous conduit à la destruction …
Entre émotions, passion, rejet, acceptation, refus, désillusions, Cyril va-t-il réussir à sortir la tête du tunnel ?
Va-t-il, malgré tout, assouvir cette vengeance qui crame une à une les fibres de son cœur et son âme ?
Une lecture qui m'a carrément fait sortir de ma zone de confort ! Vous savez à quel point je suis une adepte de la souffritude .... Avec celui-ci, j'ai été plus que servie (Purée !! j'en ai usé du kleenex) .Je dirai même que tous les bouquins que j'ai lu jusqu'ici, offrant de la souffritude, c'était du pipi de chat par rapport à ce dernier ...
Je ne pensais pas qu'il était possible de ressentir une haine si intense, si prenante, capturant toutes les fibres de mon corps, au point de m'en vriller les tripes à m'en faire mal, juste en lisant un livre … mais aussi qu'il était possible de ressentir de l'amour, des sentiments profonds sans qu'ils ne soient carrément dévoilés, et ce, dans de telles circonstances !

Alors vous allez très certainement dire, mon dieu !, mais elle est complètement maso la fille, car pour ma part, il est impossible, que ce roman ne rejoigne pas mes coup de Coeur ! C'est même plus que cela ... Il explose absolument tout sur son passage .... C’est incroyablement violent, c’est carrément dérangeant, mais avec une plume incisive, convaincue et convaincante, l’auteure nous délivre une histoire émotionnellement parfaite ! Merci Cha Raev ...
J’avais adoré « Totally nuts », mais, je dois dire qu’avec ce bouquin, l’auteure a surpassé toutes mes attentes … Là, c'est vraiment son domaine de prédilection. Elle nous offre un véritable petit bijou, une histoire unique en son genre, qui ne vous laissera pas indifférent !
A lire absolument ! N’hésitez pas la prise de risque … Regarder, j’ai tenté et je ne le regrette absolument pas !

Jamais je ne pourrai oublier Cyril, son histoire, son courage, sa force ... (et si j’osais, je réclamerais une suite au plus vite :) )

L'Enfant du lac L'Enfant du lac
Kate Morton   
Déçue par son dernier roman, j'avais un peu peur de découvrir celui-ci...à tort! L'action est lente à démarrer, mais une fois partie, je ne pouvais pas le lâcher! On retrouve ici tous les ingrédients de cet auteur: mystère, secret de famille, une vieille demeure anglaise...

par Armide
Misery Misery
Stephen King   
Sans doute le plus éprouvant des huis-clos qui existent, ecrit en prime par le maitre de l'horreur. On soutient Paul dans cet enfer, on souffre avec lui ! On se demande quand ce calvaire s'arrêtera, au fond on n'est pas vraiment certain qu'il cesse. C'est une horreur et, en même temps, c'est un chef d'œuvre. Magnifique.
Et un petit plus pour le premier chapitre de ce roman. Une prouesse d'écriture.

par Mystix
Le Signal Le Signal
Maxime Chattam   
Le Signal, ou comment aller d’une déception à l’autre... Déjà, posons les faits : j’adore Maxime Chattam, j’ai quasiment lu tout ce qu’il a écrit, donc forcément j’ai une attente forte avec ses livres. Ce qui explique probablement ma très forte déception.

Le livre est certes bien écrit, mais beaucoup de choses me dérangent. Et la plus importante est celle-ci : je n’avais pas envie de lire un livre de Stephen King. Car oui, même si c’est bien écrit (je persiste), je n’y ai vu qu’un mélange de différents livres de Stephen King avec des références à d’autres œuvres (la plus évidente : l’asile d’Arkham, mais j’ai aussi repensé à un ou deux épisodes de supernatural, même si pour le coup ça n’était peut-être pas volontaire).

L’autre problème pour moi a été le manque d’attachement aux personnages. Pourtant ça aurait dû marcher, d’autant que j’ai une fille du même âge que la fille de l’héroïne. Mais non, flop total. Je n’ai pas tremblé une fois pour les personnages malgré les épreuves terribles qu’ils ont traversées. Les seuls émotions pour ma part ont été « beurk » face à la description de certains cadavres, et l’attente d’arriver au bout parce que j’espérais tout de même finir par être touchée. Loupé. Je suis arrivée aux dernières pages en me disant que j’étais heureuse d’être arrivée enfin au bout.

Vraiment dommage pour moi. Ça n’était pas du tout ce que j’attendais et espérais. Je suis très déçue, même si je reconnais que c’est sûrement dû à mes attentes quant au nom de Chattam.
Carnaval Carnaval
Ray Celestin   
Ce qui est bien avec les clubs de lecture, c’est qu’on va vers des genres dont on n’a pas l’habitude ou vers lesquels on n’irait pas tout seul. Typiquement, les polars et les thrillers, font partie de cette catégorie pour moi et pourtant j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Ce que j’appréhende dans ce type de livre ce sont les scènes violentes ou gores, les motivations sinistres des coupables. J’ai peur d’être mal à l’aise, choquée ou dégoûtée. Je n’aime pas le sensationnalisme et je n’aime pas avoir peur. Ici, dans Carnaval, il n’y a (presque) rien de tout cela. On se concentre sur l’enquête et tout ceux qui la poursuivent. Cette chorale de personnages bien construits est très agréable à suivre. Chaque nouvel élément faisant avancer l’enquête vient d’un personnage différent ce qui fait que le lecteur a une meilleure vision d’ensemble que les enquêteurs, sans pour autant être en avance sur eux, ce que j’ai beaucoup aimé.

Chaque personnage est attachant. Les épreuves qu’ils ont vécues et leur personnalité sont crédibles et intéressantes, ce sont ces détails qui les poussent à mener l’investigation de façon différente. Ils ont chacun leur propre façon de penser, de suivre les pistes et d’élaborer des hypothèses; c’est bien élaboré et très divertissant.

Mais ce qui fait la véritable force de ce roman c’est l’ambiance, c’est La Nouvelle Orléans, c’est les années 1920. Celestin dépeint la ville comme un personnage à part entière. Ses quartiers, ses habitudes, son mépris des lois. La ville la moins américaine des Etats-Unis, construite sur des marais, frappée d’ouragans. La ville où l’on parle des mélanges de français, créole, anglais, italiens mais où les communautés se détestent. Cette ville qui connait le vaudou. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère sombre, humide mais aussi colorée et musicale de ce lieux dangereux et miséreux mais qu’on ne peut pas quitter.

par Keikana