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Bibliothèque de Chris350 : Mes envies

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Dentelle et ruban d'argent, Tome 1 : Jeux du sort Dentelle et ruban d'argent, Tome 1 : Jeux du sort
America Grace   
Grand merci à America Grace pour cet envoi. J’ai eu la chance de recevoir son bébé dans le cadre d’un concours et d’un partenariat. J’étais joie, vous n’imaginez même pas ! Vous avez vu cette couverture ? Cette merveille ? Tiphs a encore fait un travail extraordinaire, et une fois le livre en main, le rendu se révèle tout aussi magnifique. J’étais impatiente de savoir si l’intérieur valait l’emballage.

Dentelle et Ruban d’argent fait partie de ces romans particuliers qui ne ressemblent à aucun autre. Dans cette histoire, America bouscule les codes et nous offre un univers singulier où la poésie trouve son sens dans les tout petits détails.

Cette histoire prend place à For Willbrook, une ville autarcique où l’hiver a pris possession des lieux. Il règne dans ces ruelles et dans ces maisons une étrange magie, difficile à définir. William a grandi en ces lieux, avec sa petite soeur, Hanna, qu’il aime d’un amour ardent. Tous deux mènent une vie calme et paisible. Un jour, de nouveaux venus s’installent à For Willbrook, et par la force des choses, William tombe irrémédiablement sous le charme de Wendy. Délicate et fragile, la jeune fille a subi un grand malheur et son père la protège comme un trésor. Entre William et Wendy, il y a une étincelle. Tout aurait pu être merveilleux dans le plus beau des mondes si le Destin ne s’en mêlait pas. Car Wendy est malade, à l’instar Hanna. Dans ce premier tome, nous découvrons le jeu du sort, l’implacable Destin qui se met en marche.

Dès le début, on a la sensation persistante d’être coupés du reste du monde. For Willbrook est un endroit plein de charme et de mystères que l’on se plaît à visiter. On s’imagine les lieux sans mal, avec cet hiver éternel qui recouvre tout autour de lui. America Grace nous a planté un décor somptueux, avec sa plume unique.

Parce que oui, je suis restée estomaquée devant la plume. Elle est riche et très poétique. Il ne suffit que de quelques lignes pour que le charme opère et nous transporte très loin, auprès de ces protagonistes. Ces protagonistes qui se retrouvent liés d’une manière étrange et inexplicable.

L’histoire est écrite à la manière d’un conte, si bien qu’on a l’impression que le récit glisse sur nous comme de l’eau. C’est le genre de roman qui se lit tout seul et qui nous immerge dans une féérie enchanteresse. J’ai complètement accroché, même si d’un côté, ces mots choisis avec soin, cette poésie qui transparaît à chaque instant, instaurent une certaine distance entre nous et les personnages.

Cela dit, ça ne m’a pas empêché de les apprécier. Le trio William-Hanna-Wendy a quelque chose de fascinant. La relation qui les lie entre eux est subtile et emprunte d’une délicatesse presque pudique. La délicieuse Hanna, la douce Wendy… Elles sont comme les deux faces d’une même pièce. Et William… Ralala, William le fervent, l’épris. Celui qui s’enflamme tout de go et qui pense aux conséquences une fois la passion assouvie. Je dois admettre qu’il a quelque chose d’attachant, même si certaines de ses attitudes m’ont déplu, voire bloqué. Le fait qu’il soit aussi insouciant et spontané, c’est attendrissant, mais il est comme un enfant dans un magasin de gâteaux. Il a un cake fourré à la crème dans chaque main, et au lieu d’en choisir un et de s’y tenir, il mord dans les deux en même temps. Vous ne comprenez pas l’allusion ? Dommage, pour ça, il faudra lire Dentelle et Ruban d’argent, ah ah.

Je pense que pour pleinement savourer cette lecture, il faut être dans un certain état d’esprit. Ne vous attendez pas à de l’action ou de la magie offensive. For Willbrook est hors du temps, il faut se l’imaginer, se laisser porter par le pouvoir des mots. N’allez pas croire qu’il ne se passe rien. En 192 pages, vous aurez le temps d’entrevoir le passé et le présent de plusieurs personnages, toujours dans cette ambiance marmoréenne.

En résumé, Dentelle et Ruban d’argent est un récit raffiné et doux, où l’Amour, le Sort et le Destin s’entremêlent intimement. Un conte enchanteur qui nous dépeint la vie d’une manière peu commune. Le cadre fait rêver et la magie règne en maître. Le récit est touchant, les personnages passionnés et le Destin surprenant. Si vous souhaitez que le dépaysement soit total, lisez ce joli roman en hiver, devant un bon feu, avec la neige qui s’écrase sur les carreaux.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance-paranormale/dentelle-et-ruban-dargent-tome-1-jeux-du-sort-america-grace
Jean-Paul II Jean-Paul II
Bernard Lecomte   
Jean-Paul II restera le dernier " géant " de notre époque. Au cours d'un pontificat exceptionnellement long, le premier pape polonais de l'Histoire aura joué un rôle à la fois majeur et contradictoire. D'une part, contre toutes les modes, il a obstinément défendu la tradition, la liturgie, le dogme de l'Église catholique, ce qui lui vaut parfois une image conservatrice, voire réactionnaire, notamment sur le plan moral. Mais, à l'aube du IIIe millénaire de l'ère chrétienne, il a surtout modernisé et " mondialisé " cette Église d'un milliard de fidèles ; il a replacé l'Homme, sa dignité et sa responsabilité, au centre du message évangélique contemporain ; sur le plan politique, il fut un des principaux acteurs de la chute du communisme en Europe et n'a cessé de se battre pour la paix et les droits de l'homme ; il a effectué quelque cent voyages apostoliques, souvent spectaculaires, y compris dans le monde musulman ; il a multiplié les rassemblements de jeunes, même dans les sociétés les plus déchristianisées comme la France ; il a spectaculairement dénoncé les fautes passées de l'Église, et a contribué à la réconcilier avec le monde juif. Qui est donc le vrai Jean-Paul II ? Élu pape le 16 octobre 1978 à l'âge de cinquante-huit ans, Karol Wojtyla avait été tour à tour comédien, poète, journaliste, aumônier, philosophe, professeur et archevêque dans une Pologne victime successivement du nazisme et du communisme. Ce passé riche et contrasté, qui a demandé à l'auteur plusieurs années d'enquête, éclaire la personnalité et l'œuvre d'un pape hors du commun.
La Sélection, histoires secrètes : La Reine & la Préférée La Sélection, histoires secrètes : La Reine & la Préférée
Kiera Cass   
J'ai adoré découvrir l'histoire de la reine Amberly et du prince Clarkson et aussi celle de Marlee et Carter.
On comprend mieux comment Clarkson a pu devenir violent envers Maxon quand on voit son passé et le comportement de ses parents.
Quant à Carter et Marlee j'ai adoré voir le début de leur histoire, ce qui c'est passé dans les "coulisses" en quelques sortes, et tout ce qu'a fait Maxon pour les aider.
Ce livre est tout simplement du pur plaisir !

par magalie91
Abandon, Tome 2 : Les Enfers Abandon, Tome 2 : Les Enfers
Meg Cabot   
J'avais beaucoup aimé le tome 1 et j'ai adoré celui-ci, je ne suis vraiment pas déçue. Pas tellement de flash-back dans ce tome, l'intrigue avance on en apprends plus sur John, les enfers et les furies. L'histoire entre John et Pierce progresse également. Bien sûr Pierce a toujours des côtés énervant (elle se jette tête la première dans des pièges et ne réfléchit pas toujours avant de parler) mais dans l'ensemble ces réactions semble naturelles puisque ce qu'elle vit aurait de quoi traumatiser n'importe qui! ^^

par Lyzzie
Abandon, Tome 3 : L'Éveil Abandon, Tome 3 : L'Éveil
Meg Cabot   
Réponse de black moon sur cacebook

Bonjour Sarah,

Merci de ton intérêt pour la collection Black Moon,

Abandon T3 sortira en janvier 2014.

N'hésite pas à nous contacter si tu as d'autres questions !

Bonne journée,

L'équipe Black Moon
Rebelles, Tome 1 : Rebelles Rebelles, Tome 1 : Rebelles
Anna Godbersen   
Un seul mot pour décrire ce livre : sublime. Un de mes préférés jusque là, un vrai coup de coeur. Amour, amité et trahison sont au rendez-vous, tout simplement extra. Je le recommande vivement, vous ne serez pas déçu.
Le Siècle, Tome 3 : Aux portes de l'éternité Le Siècle, Tome 3 : Aux portes de l'éternité
Ken Follett   
Encore une fois, Ken Follett m'a emmené dans une histoire bouleversante qui mélange très habilement grande et petite histoire. Certains passages étaient vraiment touchant, cependant malgré le fait que j'ai vraiment aimé ce livre, c'est sans doute celui de la trilogie que j'ai le moins aimé: il y a de grosses longueurs (je n'en pouvait plus de la crise de Cuba). A force de vouloir trop en dire, je me suis sentie engloutie sous un déluge d'informations qui ne font pas vraiment avancer l'histoire. De même, j'ai vraiment regretté de ne pas retrouver certains personnages [spoiler]Que devient le frère de Carla, on ne le sait pas, il n'en ai jamais fait mention et la famille Fitzherbert on ne sait pas ce qu'elle devient même si Fitz fait quelques apparitions[/spoiler] J'ai trouvé l'histoire trop axée sur un personnage, au détriment d'autres qui sont vraiment intéressants et qui auraient mérité d'être plus développé. Et la fin arrive un peu trop vite (malgré les 1200 pages du bouquin), ce qui montre que j'ai quand même beaucoup aimé ce roman!!! Mais j'ai ressenti une certaine tristesse à quitter des personnages que j'ai tant aimé et suivi au fil de ces trois superbes romans...

par Armide
Nord et Sud Nord et Sud
Elizabeth Gaskell   
Mon premier roman lu en 2015, que j’ai adoré. Or comme je dis toujours : si une année commence par la lecture d’une pure merveille, alors elle sera très riche en nouvelles découvertes littéraires !
Je pense que je vais aimer la littérature victorienne, car j’en ai déjà eu un avant-goût avec « Nord et Sud », et franchement cela me donne envie de lire George Eliott et Dickens.
J’ai même préféré « Nord et Sud » à « Orgueil et Préjugés » (désolée Jane), car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société d’une façon remarquable, ne fait que conter les petits tourments de ces héroïnes ainsi que ceux de leurs proches qui ne travaillent pas.
Moi qui ne m’intéresse pas trop à ce qui concerne les entreprises, là je me suis vue prise d’une véritable passion pour les problèmes financiers de la filature de coton Thornton. Je peux presque dire que ma conscience sociale s’est éveillé en même temps que celle de Margaret . Les débats sont incroyablement passionnants, surtout lorsque John Thornton affirme qu’il faut garder ses distances avec ses employés et n’avoir que des rapports strictement professionnels avec eux, alors que Margaret elle, proclame haut et fort que pour bien travailler il faut connaître ses ouvriers, les voir sous un autre jour. D’ailleurs, c’est elle qui va avoir raison puisque John se rend compte à la fin de son erreur et commence à parler avec ses employés, créer des infrastructures (cantine) pour leur rendre la journée de travail moins insupportable…. Mais d’autres problèmes sont aussi soulevés : la mutinerie avec le frère de Margaret Frederick, les doutes concernant Dieu avec Mr Hale, le danger de la spéculation…Un roman qui met bien en lumière que dans la vie tout n’est pas blanc ou noir : le syndicat peut également être quelque chose de mauvais, dans le sens où il adopte une attitude terrible avec l’ouvrier qui ne veut pas adhérer à ses projets ( cf Boucher).
De plus, le souci médical avec les graves problèmes de santé (qui vont jusqu’à entraîner la mort) résultant de l’absorption des particules de coton qui restent collés dans les poumons est aussi abordé avec la maladie de Bessy.
C’est en cela que le roman est complet et qu’on voit que tout ça n’est pas du survol : tous les problèmes sont étudiés un à un, parfois de manière scientifique mais toujours en finesse.
J’ai adoré le personnage de Margaret, une Elizabeth Bennet en plus obstinée et qui doit faire face avec courage à une situation bien plus difficile. Je pense qu’elle puise son courage dans le fait de voir tous les jours à Milton des gens qui ont une vie bien plus dure que la sienne. Pour le côté romantique aussi elle m’a plu, même si c’est toujours pareil « Mais pourquoi donc suis-je si énervée d’avoir baissé dans l’estime de Mr Thornton ? Mais comment se fait-il que ce qu’il puisse penser de moi me fasse peur ? » C’est un peu un roman d’apprentissage aussi car Margaret voit au fil des pages ses préjugés disparaître, que ce soit concernant Mr Thornton ou le Nord en général. Et cela va plus loin que ça, elle devient l’avocate du Nord dans la famille de sa cousine, et n’éprouve pas autant de plaisir à s’être rendu à Helstone qu’elle aurait pu s’y attendre. Par contre, certains passages m’ont énervée, on a l’impression qu’elle est lunatique avec Mr Thornton et qu’elle ne l’apprécie pas à sa juste valeur dès le début, tout en rajoutant du piquant à l’histoire m’a donné envie de la frapper.
John Thornton. J’ai adoré la façon qu’à Elizabeth Gaskell de traiter le personnage ; elle l’étudie sous toutes les coutures : dans la peau d’un amoureux transi, d’un fils modèle, d’un patron de filature toujours exigeant (d’abord peu aimé mais honnête puis apprécié), d’un élève avide d’apprendre. Je n’ai pas véritablement de préférence. Etant sadique, je reconnaîtrais quand même que je préfère l’amoureux transi, pour les souffrances morales et la torture que ça impliquent  Il incarne à la fois le courage, l’exigence, le sens pratique et la persévérance. Il m’a fait un peu pensé à Octave Mouret dans « Au Bonheur des Dames ». D’habitude, quand on parle de roman d’apprentissage, un seul protagoniste est concerné. Ici, John apprend aussi à être plus tolérant et plus proche de ses ouvriers.
J’ai apprécié le fait que Mrs Gaskell mette en valeur une domestique, Dixon (encore un point pour Elizabeth Gaskell dans son combat contre Jane Austen). En plus, j’ai senti qu’elle a vraiment voulu créer un caractère assez complexe pour ce personnage secondaire.
Bessy. Si un jour une personne faisant partie de l’équipe qui dirige "la collection grands romans points" lit ce commentaire, je le remercierai de bien veiller à ce que la faute récurrente soit corrigée. C’est Bessy par Bettie. Pff n’importe quoi… Bref, j’ai aussi bien aimé ce personnage, qui est courageux à sa manière, qui lutte d’une façon différente des autres. L’amour qu’elle porte à son père Nicholas Higgins (et vice-versa) est vraiment touchant. Bessy arrive à puiser une telle force dans la Bible que j’en suis ébahie : elle est convaincue qu’elle va rejoindre Dieu après sa mort. Parce qu’en plus, elle reste réaliste ; elle ne se ment pas à elle-même, elle sait qu’elle va mourir et le plus tôt sera le mieux. Par contre, elle ne devrait pas le dire devant son père car elle voit que ça lui fait de la peine. Je savais déjà qu’elle allait mourir parce que j’ai vu l’adaptation de la BBC avant de lire ce roman. Du coup, je ne sais pas si c’est le fait de le savoir à l’avance où le fait que le thème de la mort est omniprésent dans ce roman mais je n’ai pas été bouleversée (quand je pense que j’ai réussi à pleurer lorsque Tibby meurt dans « Quatre filles et un jean » oui, oui je sais c’est pathétique et là impossible de verser une seule larme. Honte à moi !)
Nicholas Higgins. Pour moi un des personnages central du roman, même si cela peut paraître bizarre à certains. D’abord, je le considère comme indispensable car ‘est lui qui représente les ouvriers en fait. Mais en même temps, je l’ai également considéré dans son individualité, et j’ai prêté grande attention à ses propos. Le seul petit reproche que je pourrais faire est qu’il est un peu stéréotypé : l’ouvrier bourru au grand cœur. Mais bon, Elizabeth Gaskell ne s’arrête pas là : elle creuse le personnage en profondeur, extirpe de son esprit des réflexions extrêmement intéressantes. En plus, il ne démord pas de ses opinions et est déterminer : il attend quand même Thornton pendant 5 heures pour lui demander s’il accepte de l’embaucher, tout en étant pratiquement certain qu’il va refuser.
Mary. Je la trouve également courageuse et elle a d’autant plus le droit de mériter mon admiration (et ma pitié) du fait que son père préférait sa sœur Bessy.
Boucher. Un personnage qui est parvenu à m’énerver lorsque l’auteur en parle selon le point de vue de Nicholas, et qui a réussi à susciter du chagrin chez moi lorsque Margaret prend sa défense. En fait, tout est une question de point de vue, comme veut sans doute nous montrer l’auteur. Après c’est vrai que le jugement de Nicholas est un peu dur, étant donné les circonstances. D’où le questionnement personnel du lecteur : Qu’aurai-je fait à sa place ? Moi, j’aurais certainement fait comme lui, aveuglée par la haine et le ressentiment : je dois travailler pour nourrir ma nombreuse famille, je suis obligée de faire la grève car sinon tous les ouvriers me mèneront la vie dure, mais on me promet que la grève ne durera pas plus de deux semaines, or elle dure plus d’un mois, je vois mes enfants devenir plus rachitiques de jour en jour et je suis moi-même affamé et pour couronner le tout le patron fait venir des Irlandais pour remettre les machines en route , travailler et être payer à ma place. Difficile de trouver pire comme situation. On ne peut pas lui reprocher son suicide, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser à sa femme et à ses enfants et se demander comment ils allaient faire pour vivre sans lui, son travail étant leur source de revenu principal ?
La femme de Boucher est le seul personnage qui m’a agacée prodigieusement. Comment peut-on s’apitoyer sur son sort alors que son mari vient de se suicider et qu’on a une progéniture aussi importante à s’occuper ? Comme le dit la romancière anglaise, elle adopte une attitude animale, survivre à tout prix. Quand elle pleure, que d’atermoiements sur elle-même ! Elle pleure plus pour elle que pour son mari.
Mr Hale. Un personnage attirant dans le sens où il est difficile de comprendre sa réaction à son problème de doutes. Tout au long du roman, je me suis demandée : pourquoi a-t-il fait ça ? Certes il y a la question d’honnêteté envers soi-même et envers l’Eglise mais déraciner sa famille comme ça… Cependant, j’ai éprouvé de l’affection pour lui, et je ne pense pas qu’il soit la cause de la mort de Mrs Hale.
Celle-ci est juste d’une nature peu résistante, ce qui est plus difficile à pardonner que pour la femme de Boucher par exemple, qui connaît une situation 100 fois plus difficile. D’ailleurs, au début un passage m’a horrifiée bien qu’amusée. C’est l’opposition entre les deux sœurs, Mrs Hale et Mrs Shaw : la première a fait un mariage d’amour mais est dégoûtée de ne pas avoir plus d’argent et l’autre, bien qu’heureuse de sa situation financière, envie sa sœur pour s’être mariée par amour. Je ne comprends pas comment quand on fait un choix comme celui-là qui est d’une importance considérable on soit obligé de le regretter après. On ne peut pas avoir et le beurre et l’argent du beurre et ces filles Beresford auraient dû le comprendre depuis belle lurette.
Ce qui m’amène à parler du second personnage faible du roman, Fanny. A croire que dans une famille, il y a forcément un personnage d’une petite nature. Mais Fanny, à la différence de Mrs Hale fait rire notamment lorsqu’elle commence à dire qu’elle était terrifié et qu’elle a cru mourir lorsque les ouvriers étaient en bas de sa porte, quelques minutes après que Margaret est pris tout les risques pour sauver son frère.
Sa mère est d’un autre tempérament ! John a tout hérité d’elle. Tout en étant inflexible, Elizabeth Gaskell lui prête tout de même des sentiments comme la jalousie, lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’occupe plus la première place dans le cœur de son fils. Une Lady Catherine plus intelligente et raisonnable, mais on retrouve le même schéma actanciel que dans Orgueil et Préjugés avec une mère sévère et exigeante et une fille toute fragile. Ce qui laisse à penser qu’Elizabeth Gaskell s’est forcément inspirée de J.A.
Je pense qu’il est inutile de parler d’Edith et du capitaine Lennox mais évoquer Henry Lennox serait sans doute une bonne idée, simplement pour faire une comparaison entre « his proposal » comme disent les Anglais et celle de John. Henry éprouve une véritable affection pour Margaret c’est indéniable mais il s’en remet assez facilement. Les deux gentlemen sont meurtris pas le refus de Margaret quoique pour des rasions qui diffèrent : Lennox est blessé dans son amour-propre plus qu’autre chose tandis que Thornton est véritablement meurtri par le fait de avoir que ses sentiments ne sont pas partagés même si il se montre d’abord énervé par le ton hautain de Margaret lorsqu’elle lui répond.
Frederick quant à lui permet simplement de servir l’histoire, avec cette soirée à la gare qui permet de rajouter des péripéties. Il sert aussi à évoquer la Marine, comme dit précédemment.
Les passages qui m’ont le plus marqués sont la mort de Boucher, la grève et les ouvriers aux portes de l’usine, et la déclaration de John à Margaret <3
Le titre Nord et Sud reste merveilleusement bien choisi : opposition entre le Nord et le Sud par les mœurs, les gens, les paysages, la vie mais aussi opposition entre John et Margaret.
Ce livre est magnifique car il raconte la vie, il mêle des existences de personnes aux caractères radicalement différents qui parviennent à s’entendre, un vrai message d’espoir. Il est plein de combats sublimes !
Enfin, merci aux courageux qui ont lu ce pavé en restant concentré et intéressé. J’essaierai de faire un commentaire prochainement sur l’adaptation cinématographique de la BBC (2004). RDV donc sur Cinénode !





par Tara99
Bal de givre à New York Bal de givre à New York
Fabrice Colin   
Il est difficile de dire ce que je ressens après une telle lecture qui m'a laissé entièrement groggy. Et encore c'est faible...
Ce roman est une vraie perle. Lorsqu'on ce dit voilà elle est heureuse un nouvel éléments entre en compte et viens tout chambouler. On se pose la question qui est donc le beau Winter et que lui veut-il ? Pourquoi s'acharne-t-il sur Anna ? Même elle cherche à déterminer ce qui ne va pas. Car chaque fois qu'elle cherche à fouillé dans ces plus lointain souvenirs, une douleur attroce lui perce le crâne.
Dans cette histoire ou tout est illusion ou tout peu s'écrouler à tout moment.
J'ai aimé suivre Anna qui une fois invité au fameux bal de givre, se perd très vite et s'éloigne de Wynter, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive tout au long du roman.
Mais l'illusion est, que la mort revêt toujours son plus beau côté afin de mieux nous emporté dans les ténèbres.
Voilà il m'a été très difficile de vous dire combien je suis sous le charme de ce roman et que si j'ai l'occasion de le relire je n'hésiterai pas une seconde.
Je conseille vivement ce roman.
L'Épreuve, Tome 1 : Le Labyrinthe L'Épreuve, Tome 1 : Le Labyrinthe
James Dashner   
http://wandering-world.skyrock.com/3126268951-L-epreuve-Tome-1-Le-Labyrinthe.html

Oh god. Ce livre, c'est une bombe ! On a le cœur qui explose, le souffle qui se brise, les mains qui tremblent et le veines gorgées d'adrénaline à chaque chapitre. Purée, quel roman !!! Je ne me suis pas ennuyé une minute ! Mais, genre, vraiment. Pas une seule seconde je n'ai pensé à lâcher L'épreuve. Je peux vous assurez que lire 400 pages en à peine trois jours et en pleine période de cours, c'est vraiment un exploit ! Mais ce fût tellement tellement tellement facile grâce à ce roman... Une fois qu'on commence à lire une page, impossible de s'arrêter. Les lignes défilent pratiquement d'elles-mêmes. On se laisse piéger par le Labyrinthe aussi facilement et docilement que les Blocards, et c'est une expérience tout aussi troublante qu'exaltante.
L'épreuve est définitivement un livre d'action. Seigneur, un nombre incalculable de rebondissements vous attendent ! L'intrigue est juste palpitante ! James Dashner sait réellement comment nous tenir en haleine d'un bout à l'autre de son histoire. C'est tellement impressionnant ! Aucune seconde de répit ne nous est accordée, c'est aussi simple que ça. Chaque chapitre possède son lot de surprises et de retournements de situation. C'en était presque jouissif ! En tournant la page suivante, on sait pertinemment que quelque chose va nous achever, et c'est formidable. On ne se repose pas une seule minute. On reste aux aguets, toujours prêts à affronter la prochaines épreuve... Et BAM, un chose énorme à laquelle on ne s'attendait absolument pas pointe le bout de son nez. Ouaw. Juste ouaw. J'ai été sidéré énormément de fois. L'auteur a doté son récit de milliards coups de théâtre tout en parvenant à mettre en place une intrigue cousue à la perfection. Dans les dernières pages, tout s'imbrique parfaitement. Et c'est un schéma bouleversant auquel nous faisons face ! Ouaw ! Surtout que monsieur Dashner maîtrise aussi l'art de nous donner envie d'avancer dans son récit. En effet, il pose des milliers de questions et n'en distillent les réponses que très lentement ! Un peu plus de temps pour les recevoir, et cela aurait été ennuyant. Mais là, il ne dépasse pas cette limite dangereuse. Il gère tout brillamment. Une plume vive et efficace, qu'il me tarde de retrouver !
Bien évidemment, l'action ne voit pas le jour toute seule... Nous rencontrons, ici, Thomas, un jeune homme envoyé dans un lieu étrange : le Labyrinthe. Dès le départ, j'ai bien senti que l'histoire allait me plaire. Une ambiance oppressante, des créatures étranges, des dizaines d'adolescents déboussolés et des morts à répétition... Une explosion de suspense et de mystère assez rare dans mes lectures. Si l'intrigue m'a énormément plu, je dois bien reconnaître que j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Thomas, ou à tous les autres protagonistes. En effet, on reste beaucoup trop en surface avec eux, alors que tout le reste est ultra intense. Du coup, le roman ne sera pas un coup de cœur. Il m'a manqué cet attachement si important à mes yeux avec le héros de l'histoire. Si l'auteur a réussi à me renverser avec ses rebondissements, ça n'a pas été le cas avec ses personnages... Dommage.
Heureusement, très rapidement, la situation au sein du Labyrinthe va se compliquer. Une fille va y faire son entrée... et va modifier toutes les convictions des jeunes hommes qui y habitent. Car cette fille, Teresa, est la seule et unique personne de sexe féminin qui a pu accéder au Labyrinthe en deux ans. Et, aux yeux des Blocards ( les personnes vivants dans le Labyrinthe ), c'est un très mauvais présage. Hiiiiiiiiii, je ressens encore toute l'excitation qui m'a traversé en découvrant les nombreuses énigmes qui tournent autour de Teresa mais également de Thomas. On comprend très vite qu'ils sont liés, et qu'un destin inattendu leur est réservé. Démarre alors une folle bataille pour l'espoir, l'amour, l'amitié et la survie.
En parlant d'amour, je me dois de vous avertir que celle contenue dans ce roman est vraiment, vraiment, très légère. Il n'y en a pas vraiment, pour tout vous dire. On pourrait croire que c'est fait très embêtant, mais pas du tout ! Il y a tellement d'autres choses sur lesquelles se focaliser qu'on ne remarque même pas le manque de romance et sentiments amoureux. Et pour que cet aspect ne me manque pas, c'est vraiment que les autres éléments du livre sont décrits merveilleusement bien !
On dévore le roman avec une frénésie difficilement contrôlable. Une fois parvenus aux dernières 100 pages, impossible de refermer le livre avant d'en connaître la fin. La fin... Haaaaa, quelle conclusion explosive !!! Venant de James Dashner, je n'en attendais pas moins. Il répond à toutes nos interrogations et laisse à la fois beaucoup d'énigmes en suspens. Pile assez pour nous donner envie de sauter sur le tome deux, en fait. Les derniers chapitres sont dévastateurs, et ils nous ramènent, comme beaucoup de romans en ce moment, au cœur du genre dystopique. Un peu comme pour Divergent Tome 2 ou The Other Life, on comprend que tout ce qui s'est déroulé ici n'est qu'une infime pièce du puzzle, et j'ai trouvé ça réellement super ! C'est bluffant !
En résumé, L'épreuve Tome 1 est un premier opus vraiment captivant. On plonge dans un univers ensorcelant et effrayant, qui nous prend aux tripes. On se laisse prendre au jeu avec une facilité déconcertante, et il est juste impossible de s'échapper du Labyrinthe avant d'en avoir trouvé la sortie, à savoir le dernier mot du récit. Je suis tellement impatient de lire la suite que je me tâte depuis des jours pour savoir si je ne vais pas la commander en anglais... Pour que j'en arrive à ce point-là, c'est vraiment qu'il s'est passé quelque chose ! Une lecture coup de poing, à la fois haletante et sensationnelle, qu'il ne faut absolument pas louper !

par Jordan