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Bibliothèque de Christele-1 : Liste de bronze

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Jusqu'à ce que ta mort nous sépare Jusqu'à ce que ta mort nous sépare
Amanda Reynolds   
Pas facile de se réveiller amnésique à la suite d’une chute dans l’escalier de votre maison. Une année entière a disparu de la mémoire de Jo, notre personnage principale et la narratrice de ce récit qui comporte pas mal de tensions psychologiques à se mettre sous la dent.
L’auteure alterne les chapitres au niveau de la temporalité, on va suivre Jo dans un décompte des jours qui suivent sa chute et on va aussi suivre l’année écoulée et les souvenirs qui reviennent par flash, incomplet, déroutant. sans qu’elle sache à aucun moment si elle peut s’y fier. Le talent de l’auteure est indéniable alors qu’elle nous fait remonter le temps et que nous découvrons les petits secrets que chacun espère ne pas voir resurgir. Elle ne reconnaît plus ses propres enfants tant ils lui semblent avoir changé. Que penser de son mari, toujours hyper présent et attentif, trop attentif ? Une seule personne lui semble honnête avec elle, une collègue qui lui dit des choses qui demeurent obscures et insensées pour elle. Le constat pitoyable d’une famille dysfonctionnelle dont les membres sont en conflits sans que nous n’en sachions jamais vraiment les raisons profondes. Même quand les souvenirs émergent, personne ne semble à sa place, comme si une nouvelle réalité faisait jour alors qu’elle ne s’y attendait pas.
Pour ma part j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs surtout dans le premier tiers. L’intrigue se met en place en prenant son temps et j’ai frôlé l’ennui, pourtant, je voulais aller jusqu’au bout pour savoir exactement ce que nous allions découvrir sur Jo et les siens. Beaucoup de mal a éprouver de l’empathie pour Jo, on nage en eaux troubles pendant une bonne partie du livre ce qui ne permet pas de s’attacher au personnage. Heureusement la dernière partie prend un rythme un peu plus soutenu et on fini par obtenir quelques éclaircissements à nos questionnements même s’il y a là rien de transcendant de mon point de vue mais je vous laisse vous faire votre propre opinion. Bonne lecture.
VISIONS VISIONS
Sarah Lotz / Louis Greenberg S.L GREY   
Mark et Steph sont encore traumatisés par le terrible cambriolage qu’ils ont eu à subir dans leur maison, depuis rien ne va plus. Ils décident de prendre quelques jours de vacances à Paris en utilisant un site d’échange d’appartement. Dès leur arrivée, on comprend vite que leur séjour ne s’annonce pas comme ils l’avaient rêvé. Il semble qu’une force obscure soit à l’œuvre, tout n’est que ténèbres, abondons et secrets. Cela semble même changer Mark qui se comporte bizarrement. Steph tente de comprendre car à leur retour cela continu, rien n’est résolu.
Visions se veut être un roman d’horreur où les activités paranormales foisonnent, où il est question de fantômes, de hantises et où l’on appréhende la tombée du jour. Si comme moi vous êtes un fan du genre il est probable que vous ne le trouviez pas si horrible que cela. N’écrit pas du King qui veut. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au film « The Holiday » où Kate Winslet et Cameron Diaz échangent leur maison mais dans une version revisitée ténébreuse et sinistre mais ce n’était pas cela non plus. Certaines incohérences dans le scénario comme choisir la formule « échange de maison » mettre toute sa confiance dans l’inconnu, après ce qu’ils viennent de subir, ce n’est pas vraiment réaliste.
Les chapitres sont écrits en alternance du point de vue de Steph et Mark ce qui nous donne un bon aperçu de leur situation à l’un comme à l’autre. L’écriture dévoile peu à peu un monde horrifique et terrifiant où se mêlent le chagrin et la possession. Il faut reconnaître que certaines parties atteignent leur but car elles m’ont fait visualiser certaines scènes comme on peut en voir dans un film gore. La mise en tension est réussie car plus on avance dans la lecture, plus les éléments se mettent en place et donnent de la compréhension à l’intrigue qui s’étoffe. Honnêtement, c’est un scénario que j’ai déjà vu et lu ailleurs avec plus d’intérêt, je n’ai pas réussi à être effrayée. L’intrigue avait du potentiel mais je suis passée à côté en ce qui me concerne, il faut dire que les bandeaux comme « ce livre vous maintiendra éveillé toute la nuit » ou encore « immédiat et terrifiant. » n’aident pas. Je reste persuadé qu’il peut trouver son lecteur mais ce n’était pas moi. Bonne lecture.
Le cercle des impunis Le cercle des impunis
Paul Merault   
Une belle idée que celle de deux assassinats ayant des points en commun, dans deux pays différents. Deux policiers assassinés avec les mêmes tatouages sur la langue sont retrouvés l’un à Brixton en Angleterre, l’autre à l’Evêché de Marseille. Les chapitres vont donc alterner entre l’enquête menée à Londres par Scotland Yard et celle menée à Marseille par la police française. Ainsi deux personnages vont émerger l’enquêteur Perkins et son adjointe Ann du côté anglais et l’inspecteur Caradec du côté français.
J’ai eu du mal à alterner constamment les chapitres des uns et des autres, c’était lassant et n’apportait pas une réelle dynamique à l’action. L’intrigue en elle-même est intéressante et porteuse de potentiel mais pas suffisamment exploitée. On reste dans un schéma un peu trop classique à mon goût. J’ai apprécié l’originalité des meurtres et de leurs mises en scène mais après cela stagne. Même les méchants dont on apprend rapidement qui ils sont, n’ont pas une grande envergure psychologique. C’est bien dommage car il manque singulièrement de relief dans ce polar fort bien ficelé mais au tracé plat, manque de twist, de retournement, voir d’une certaine logique. Les personnages n’ont pas suffisamment de charisme pour nous les faire aimer et nous accrocher à leurs basques. Le point positif c’est la parfaite connaissance de l’auteur de tout ce qui est vocabulaire de la rue ou procédural et autres sigles du milieu policer, heureusement qu’il y avait des notes en fin de page pour nous donner quelques éclaircissements. Pour un premier roman, c’est déjà beau, décrocher le prix du quai des orfèvres, ce n’est pas rien et je vais rester attentive aux futures publications de l’auteur qui je n’en doute pas sera tracer son chemin dans le monde du polar. Bonne lecture.
Gémeaux Gémeaux
Maud Tabachnik   
Première lecture d’un Maud Tabachnik et même si je n’ai pas été totalement convaincue par Gémeaux je dois dire que tous les éléments y étaient. De vrais vilains, un méchant, un simplet et même un corse pas sympathique pour deux sous. Face à eux un duo flic/journaliste sur lesquels j’aurai aimé en savoir un peu plus. Comme ce sont des personnages récurrents, cela devrait être possible de retrouver le premier livre de la série où ils apparaissent. Ces deux là, sont du genre à traîner de sacrées valises derrière eux, oui mais les quelles ? On retrouve donc le personnage de Sam Goodman, flic ayant une mère juive envahissante, c’est un pléonasme et Sarah journaliste au repos après une dernière enquête fort traumatisante. Pourtant la vie va faire qu’ils vont se retrouver pour travailler ensemble à résoudre une terrible chasse à l’homme qui tourne plutôt mal. Beaucoup de clichés certes mais une belle énergie de desperados avec une scène superbement écrite. Les dialogues sont taillés à la serpe avec des pointes d’humour, et même une histoire yiddish en bonus. L’auteur n’hésite pas à partir dans une direction sensible, moi dès que l’on touche aux enfants ça me bouleverse toujours. Alors, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère et j’ai souffert à leur côté. Je n’en resterai pas là car je suis bien décidée à lire d’autres polars de cette auteure.
Jeu de massacres Jeu de massacres
Howard Roughan    James Patterson   
Une collaboration fructueuse entre James Patterson et Howard Roughan, donne une superbe enquête, prenante et haletante avec des personnages intéressants et un final éblouissant. J’ai complètement accroché avec les personnages et notamment avec Dylan Rheinhart, professeur de psychologie et la détective Elizabeth Needham du NYPD. J’imagine parfaitement une série avec ces deux là sans toutefois omettre le charmant petit mari de Reinhart, Tracy. L’intrigue débute lorsque Needham vient interrompre Reinhart en plein cours, lui demandant de l’aide dans une affaire de meurtre où apparait une carte à jouer comme seul indice. Soudain d’autres cartes à jouer font leur apparition au côté d’autres victimes. Il s’agit maintenant de mettre la main sur un tueur en série particulièrement retord et qui ne manquera pas de nous donner des sueurs froides.
Les chapitres sont très courts se qui nous assure un rythme rapide pour ce page-turner. Mon seul petit reproche est les nombreuses références à des paroles de chanson ou à des personnages américains célèbres là-bas mais que personnellement je ne connais pas qui viennent émailler le récit et pour lesquels je suis passée à côté. Mais ce qui fait la force de ce thriller c’est la façon dont le personnage de Reinhart est développé, dès le premier chapitre on ne le lâche plus, de l’amphithéâtre de Yale à sa vie privée, tout est passionnant chez cet homme de 45 ans. La rencontre avec Elizabeth Needham est délicieusement écrite donne à ce duo beaucoup de charme. Le flic tenace et le brillant professeur sont parfaits dans leur rôle respectif. Je ne terminerai pas cette chronique sans parler du mari de Dylan, Tracy qui est vraiment craquant, il sait défendre la veuve et l’orphelin contre des propriétaires avides. Il apporte juste la touche de légèreté nécessaire dans cette dangereuse traque que mène son compagnon et le fait de voir un couple gay dont l’un est un personnage principal c’est juste parfait. Bonne lecture.
Prends ma main Prends ma main
Megan Abbott   
Avant de rencontrer Diane Fleming, une brillante lycéenne, Kit Owens n’avait jamais envisagé son avenir. Alors que les deux jeunes filles se lient d’amitié, une compétition pousse les deux amies à se surpasser jusqu’à devenir des rivales. Le jour où Diane confie son secret le plus sombre à Kit cela signe la fin de leur amitié. Dix ans plus tard, alors que Kit est en passe d’obtenir le poste rêvé, Diane réapparaît dans la course et réactive ce lien. Elles sont toutes deux de talentueuses scientifiques travaillant dans un laboratoire de recherche sur la biogénétique renommé pour autant aucunes des deux n’a oublié ce qu’elle sait de l’autre.
Les personnages sont souvent sur la corde raide et on ne sait jamais quand et si ils finiront par sombrer dans les ténèbres. Dans ce thriller psychologique, l’auteure choisi de monter en épingle un grand secret, alors on s’enthousiasme peut-être un peu trop à ce sujet car une fois que l’on saura de quoi il s’agit cela risque de perdre comme souvent de son intérêt. J’ai trouvé original le lieu où se passe l’action, cette ambiance de laboratoire scientifique avec des personnages attachants qui malgré l’utilisation d’animaux de laboratoire font de leur mieux pour respecter le protocole d’euthanasie. Il y a quelques références à Lady Macbeth qui sont bien trouvée et auxquelles j’ai adhéré. On va ainsi naviguer entre deux temporalités, les révélations du passé apportant toujours un éclairage à ce qu’il se passe dans le présent. Kit et Diane ont une relation très spéciale qui se nourrit l’une de l’autre d’une manière que jusqu’ici, je n’avais encore jamais lu et c’est tout le moteur de cette intrigue. Les points faibles à mon goût sont un rythme lent, un tracé cardiaque qui reste plat et peut-être trop d’infos sur la vie dans un labo de recherche qui ne m’ont pas passionné même si c’était sans doute pertinent. Megan Abbott reste une auteure qui sait admirablement parler des relations féminines et des femmes en ce sens je n’ai pas été déçue et cela reste une bonne piqûre de rappel sur l’opportunité de partager ou non ses secrets.
L'erreur L'erreur
Susi Fox   
Sasha et Mark sont mariés depuis de nombreuses années, ils tentent d’avoir un enfant, après plusieurs fausse couche enfin Sasha est enceinte. Pourtant rien ne sera simple, le bébé arrive prématurément, tous deux sont pris en charge à l’hôpital. Sasha se sent déstabilisée quand on lui présente son petit garçon Toby et que rien ne se passe comme elle l’espérait. Elle ne le reconnait pas comme sien et en arrive même à imaginer un scénario où elle est persuadée que ce bébé n’est pas le sien et qu’il y a certainement eu un échange. Même son rapport avec le personnel soignant est délicat, ils ne semblent pas entendre ses craintes, de même pour son mari et son père. C’est dans une unité psychiatrique mère-enfant qu’elle va atterrir, méfiante mais déterminée à connaître la vérité.
Les chapitres alternent le point de vue de Sasha et de Mark dans une construction classique et efficace grâce à de judicieux flashback. On ne peut qu’imaginer la détresse de Sasha après plusieurs tentatives de grossesses infructueuses et des fausses couches qui mettent à mal son mariage. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un bon thriller psychologique intense même si le thème de la dépression post-partum est somme toute banal chez de nombreuses femmes de nos jours. Ce thème est particulièrement bien traité par l’auteur de façon à nous embrouiller le plus possible tantôt on pense comme elle que son bébé n’est pas le sien et à la page suivante on se dit que peut-être elle souffre d’une maladie mentale. Un livre imprévisible avec un côté fort émotionnellement où l’on éprouve de l’empathie pour le personnage et où l’on se demande ce que l’on aurait fait à sa place. Cette oscillation me laisse un peu sur ma faim même si ce petit jeu était une bonne chose dans le sens où on ne peut pas voir venir le final. J’ai clairement eu du mal avec le choix du final, qui arrive trop rapidement dans l’histoire, après tant de devinettes, de tensions, j’imaginais autre chose. Cependant, cela n’enlève rien aux qualités de ce thriller psychologique qui m’a gardée sur le fil du rasoir. Bonne lecture.
La Chambre des murmures La Chambre des murmures
Dean Ray Koontz   
Je découvre le personnage récurrent de Jane Hawk avec ce deuxième opus de La chambre des murmures, il aurait été préférable de commencer par le premier afin d’être mieux immergé dans l’univers que nous propose Dean Kontz mais il est possible de lire celui-ci séparément. Une confrérie secrète a le pouvoir de prendre possession de l’esprit de personnes innocentes. Au vu de ce qui est arrivé avec le cas de Cora Gundersun, une enseignante bien sous tout rapport qui décide d’attenter à ses jours en commettant un attentat digne de certains terroristes. Et ce n‘est que le début, d’autres cas viendront qui engageront Jane Hawk, ex agent du FBI, sur des pistes dangereuses, au péril de sa vie, avant qu’il ne soit trop tard. S’en suit une course poursuite à travers tout le pays, mettant en scène de nombreux personnages plus ou moins utiles à l’avancement de l’intrigue.
La progression de l’histoire se fait sur un rythme trop lent à mon goût, avec le sentiment de faire du sur place et donc de traîner en longueur.
J’ai eu un peu de mal avec le côté futuriste, qui certainement plaira à d’autres lecteurs, le thème est somme toute porteur et a du potentiel. Je suis passé à côté peut être à cause du manque d’originalité de la trame, un sentiment de déjà vu, l’impression d’avoir passé quasiment tout le livre à courir, à échapper à des fusillades ou à interroger des gens avec Jane, ne m’a pas suffisamment passionnée. On est clairement dans une traque où l’action prime, dans laquelle on ne connaît pas vraiment les « méchants » et où les personnages sont très peu développés. Je retiens donc que les policiers uniquement centrés sur l’action, très peu pour moi, j’ai trop besoin de voir la psychologie des personnages en œuvre ainsi que la construction du monde dans lequel ils évoluent. Mon avis est mitigé car j’ai apprécié le premier quart du livre et beaucoup moins la suite. Comme je suis une curieuse née, il ne me reste plus qu’à souhaiter que le prochain opus ne me décevra pas et donnera à notre héroïne l’opportunité de poursuivre sa quête de justice avec brio car il faut reconnaître les qualités d’écritures de l’auteur.
Blues pour Irontown Blues pour Irontown
John Varley   
Voici un nouvel opus qui vient ajouter une pierre à l’univers des précédents ouvrages comme Gens de La lune et Le système Valentine tous deux parus chez Denoël et que je n’ai malheureusement pas encore lu. Chris est notre personnage principal, il est un ancien policier reconverti en détective privé et travaille sur Luna. C’est étrange que dans cet univers futuriste on est l’impression de retrouver une ambiance des années 50. Cela correspond à l’obsession de Chris pour la culture terrienne avant l’invasion, du coup on se croirait dans un de ces anciens films noirs avec Philip Marlowe, ce qui est vraiment plaisant quand comme moi on aime cette atmosphère. Heureusement à ses côtés un chien nommé Sherlock cybernétiquement amélioré et fin limier est là pour le soutenir. J’ai trouvé original d’avoir des chapitres alternés avec le point de vue de Sherlock et d’ailleurs ce sont mes chapitres narratifs préférés. Le recensement des odeurs en catégories et leur retranscription quasi impossible dans notre langue est savoureux, heureusement qu’il y a un interprète humain du langage du chien.
Afin de venir en aide à sa cliente, Chris va devoir mener l’enquête dans un des pires quartiers de Luna. Irontown est devenu un refuge pour les étrangers et les rebelles, tous ceux qui souhaitent vivre cachés du système et en dehors des radars. Un des points forts du roman sont les flashbacks qui éclairent notre compréhension, je n’ai pas trop l’habitude de lire de la science fiction mais j’ai aimé les relations entre Chris et son drôle de chien et bien entendu tout ce qui se rapporte à l’univers crée par l’auteur. En revanche l’intrigue en elle-même, bien qu’entourée de toute la technologie de ce monde post-invasion et d’un style narratif particulier, a manqué de développement et m’a paru plutôt moyenne. Dans l’ensemble j’ai passé un bon moment de lecture même si je sais déjà qu’il ne sera pas impérissable mais pour ceux qui aiment les chiens et les fans de SF, ce livre est à tenter. Bonne lecture.
Bad Man Bad Man
Dathan Auerbach   
Enfin un thriller qui traite de la disparition d’un enfant, sous une forme différente de ce qu’on peut avoir l’habitude de lire. Ben, 15 ans va faire quelques courses au supermarché du coin, en compagnie de son petit frère Eric 3 ans. Ici commence l’horreur lorsque cherchant dans tous les rayons du magasin, il n’arrive pas à retrouver Eric qui s’est volatilisé. Cinq ans plus tard, Ben ne s’est toujours pas pardonné et continuer à chercher son frère ce que même la police semble avoir arrêté de faire.
Ben est le personnage principal et une grande partie du livre nous livre son point de vue, ses interrogations, ses doutes et tout ce qui lui passe dans la tête. Rapidement le lecteur éprouve de l’empathie pour ce personnage qui apparaît avec de multiples blessures tant physiques que psychologiques. Tous les moments où on s’attarde sur l’effondrement de cette famille suite à la disparition d’Eric sont forts et riches en émotions. Dès le début il y a de nombreux faits étranges qui nous amènent à réfléchir sur ce qui a bien pu arriver à Eric. Il faut dire que la galerie des personnages à soupçonner ne cesse de s’agrandir à mesure que l’histoire s’installe. Le personnage de Marty recèle une belle ambigüité tout comme celui du gérant du magasin Bill Palmer, on sent qu’il y a quelque chose qui cloche sans pouvoir mettre le doigt dessus. Le travail de nuit semble bien sombre dans les allées vides et les réserves que je n’imaginais pas aussi glauques. Pourtant, je pense que le livre aurait pu gagner en efficacité en étant plus court, car il y a eu de nombreux moments où l’action s’enlisait et où il ne se passait pas grand-chose dans les rayonnages du magasin. J’avais envie de sentir plus de suspense et de tension. Bad man reste un roman avec de belles qualités même s’il n’a pas su me convaincre à 100%. Bonne lecture.
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