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Declan se retourna tout doucement. C'était un mouvement quasiment imperceptible mais Rose ne le manqua pas- il avait vérifié si elle pouvait le voir depuis la fenêtre. Ah il posait pour elle ! Rose sourit dans sa tasse. Sang-bleu ou pas, c'était toujours un homme.

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Georgie piocha une partie de son burger avec sa fourchette et se pencha vers Declan.

— Son poulet frit est bien meilleur.

— Georgie !

Elle lui lança un regard outragé.

— De quel côté es-tu ? Tu n’es pas supposé lui dire que mon poulet frit est bon.

Georgie cilla de confusion.

— Que suis-je censé dire alors ?

— Tu es supposé lui dire que je suis une horrible cuisinière, pour qu’il parte et nous laisse tranquille.

Declan émit un bruit bizarre ressemblant étrangement à un rire étranglé.

Georgie regarda Declan.

— Il ne me croira jamais. Il aime tes burgers.

— Tu vas devoir être convaincant. Sois gentil. Utilise des ruses frontalières.

Georgie leva ses sourcils à cette pensée et fixa son regard dans celui de Declan.

— Ne mange pas son poulet frit. Il est bon, mais elle met de la mort-aux-rats dedans.

Le visage impénétrable de Declan se fissura. Il se pencha en avant et éclata de rire.

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— George arrêt d’essayer de ressusciter les chaussures. Elles n’ont jamais été vivantes.

L’étincelle mourut.

Un désespoir solitaire s’empara d’elle, la douleur se transforma en engourdissement. La pression lui comprima la poitrine. Elle en avait marre de tout ça, marre de compter chaque dollar, marre de tout rationner, marre à en exploser. Elle devait partir et trouver une autre paire de chaussures. Pas pour Jack mais pour sa santé mentale. Rose n’avait aucune idée de comment elle trouverait l’argent, mais elle savait qu’elle devait acheter une nouvelle paire de chaussures tout de suite ou elle exploserait.

— Jack tu te souviens de ce qui arrive si un oiseau vampire te mord ?

— Je deviens comme eux ?

— Oui. Tu dois arrêter de chasser ces oiseaux.

Il pencha la tête.

— Je suis puni ?

— Oui. Je suis trop en colère pour te punir maintenant. On en reparlera quand on retournera à la maison. Allez vous brosser les dents, vous peigner les cheveux, enfiler des vêtements propres et allez chercher les fusils. On va au Wal-Mart.

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— Je suis trop vieille pour tout ça, murmura Grand-mère.

— Je crois me souvenir t’avoir vu faire le même voyage seule plus tôt cette semaine, dit Jeremiah.

— Oui, c’est vrai, murmura Grand-mère.

— J’ai toujours pensé que certaines femmes s’embellissaient avec l’âge, continua Jeremiah. Comme le bon vin.

Rose roula des yeux. Jeremiah flirtait avec sa grand-mère. Seigneur, où allait le monde ?

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— On a besoin d’une grange, dit Declan.

— Quoi ?

— Une grange, répéta-t-il avec le sérieux d’un commandant planifiant une attaque. On a besoin d’une grange ou une de ces zones de stockage pour les véhicules du Broken.

— Un garage ?

Il lui adressa un hochement de tête.

— Un endroit privé, avec des murs épais pour étouffer les sons, préférablement une bonne porte que je pourrais verrouiller de l’intérieur, gardant ta grand-mère, tes frères, et tout autre spectateur douloureusement chiant dehors…

Rose commença à rire. Un bunker pour flirter…

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Génial, juste ce dont ils avaient besoin, d’encore plus d’attention. Rose prit un virage brusque à droite dans l’allée entre la section des chaussures et les articles de sport et jeta un regard derrière son épaule. Six femmes les suivaient, discrètement pour les unes voir ouvertement d’autres. Ce qui l’irrita profondément.

— J’aurai dû te faire porter un masque de hockey, murmura-t-elle.

Declan regarda derrière lui et leur décocha un sourire éclatant. L’une des jeunes filles s’évanouit contre une porte vitrée. Quelqu’un bafouilla, « Oh mon Dieu ».

— Arrête ! s’écria Rose.

— Arrêter quoi ?

Il se tourna vers elle et elle recula devant l’impact de ce même sourire. Elle aurait pu le regarder pendant des heures sans en être fatiguée.

— Ça, répondit-elle fermement. Cesse, tout de suite.

— Ça t’énerve ?

La foule d’adoratrices semblait avoir grossie.

— Tu veux causer une émeute.

— Tu crois ça ? Je n’ai jamais lancé d’émeutes. Quelques rixes tout au plus. Un grand nombre de jeunes femmes s’étaient rassemblée pour me séduire moi et mon patrimoine, et leurs mères en sont venues aux mains. C’était hilar… je veux dire épouvantable. C’était épouvantable.

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-Dès que j’ai franchi la frontière, je suis allé dans votre église. Votre prêtre m’a semblé être un homme raisonnable. Je lui ai dit que la Frontière devait être évacuée. Il a acquiescé, sortit un fusil et a déchargé ses vingt-deux balles sur moi. Quand il a compris que les balles ne pouvaient me faire du mal, il m’a lancé son fusil au visage en me traitant d’agent de Lucifer.

Rose grimaça.

— George Farrel, le prêcheur local est au bord de la folie. Il prêche les feux de l’enfer et la damnation tous les dimanches et inspecte l’église tous les jours pour vérifier qu’aucun ange rebelle n’affronte Dieu au côté de Satan. Il est convaincu qu’ils sont tous dehors pour le tuer. Il a probablement cru que tu étais un ange diabolique.

— Je vois, dit sèchement Declan.

— Personne ne va à l’église sauf quelques personnes âgées, remarqua-t-elle.

Non que cela arrange quoi que ce soit.

— Ensuite je me suis rendu à la maison la plus proche que j’ai pu trouver. Je pensais que quelles que soient les personnes habitant dans une maison de cette taille, elles auraient une certaine influence dans la communauté.

Le cœur de Rose tressauta. Il n’y avait qu’une seule grande maison à proximité de l’église.

— Quelle maison ? La maison Ronn, avec le toit bleu ?

— Oui.

Elle en trembla presque.

— Les chiens.

Il acquiesça.

— Exact. Ils ont lâché les chiens. Je suppose qu’ils s’attendaient aussi à recevoir des agents de Satan ?

— Non, ils ont installé un labo de meth dans le sous-sol. Ils produisent des narcotiques illégalement. Ils sont tout le temps défoncés, et ont une peur parano de voir les flics du Broken débarquer dans la Frontière pour lancer un raid sur leur maison. Tu as essayé autre part ?

— Quand j’ai traversé la route pour passer à la maison suivante, une femme a tenté de me renverser avec son pick-up.

— Tu étais au milieu de la route !

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Rose agita les mains.

— Pas besoin d’être aussi modeste. Tu as tout brillamment planifié – me faire virer, me couper de ma source de revenu, tout en apparaissant comme un héros et un sauveur.

Les sourcils de Declan se rejoignirent.

— Ça c’est brillant. J’aurai bien aimé y penser. Hélas, je n’ai fait preuve que de charité envers un compatriote humain. Brad avait besoin de parler. Je ne pouvais que lui prêter mon oreille.

Declan le Bon Samaritain. Elle sourit.

— Tu lui as aussi généreusement prêté ton poing.

— Tu ne t’attendais tout de même pas à ce que je le gifle d’une seule main. Ça ne se fait pas.

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— Les créatures sont dangereuses, dit-il. Et tu es une femme très têtue. Tu vas peut-être décider de te faire tuer juste pour m’embêter.

Il n’y avait aucun moyen de l’empêcher de venir avec elle.

— Fais-toi plaisir.

Elle s’engagea dans le chemin, irrationnellement irritée parce que une petite partie d’elle était ravie d’avoir un homme large, musclé et se baladant avec une sabre d’un mètre pour assurer ses arrières.

— Qui est-ce ? murmura Leanne en la rattrapant.

— Un homme qui repartira bientôt les mains vides, répondit Rose.

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Les garçons étaient assis devant la table observant le sang-bleu s’activer devant le four. Il avait une poêle dans une main et un torchon de cuisine dans l’autre.

Rose sentit à peine son sac glisser de son épaule et s’écraser sur le sol dans un bruit mou.

Ils se fixèrent.

Le sang-bleu retourna le pancake d’un léger mouvement de poêle.

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