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Bibliothèque de Cile4723 : Mes envies

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Mille femmes blanches Mille femmes blanches
Jim Fergus   
Excellent livre, riche en émotions et original.
Immersion dans une tribu Indienne et en cours de lecture, on se rend bien compte que les " sauvages " ne sont pas forcément le peuple auquel on s'attend.
Histoire touchante.

par ccmars
Fugitive parce que reine Fugitive parce que reine
Violaine Huisman   
Lecteurs, mes frères, évitez ce livre ! c’est le conseil de quelqu’un qui s’est trompé de lecture !

Ce livre est un livre de femme, écrit par une femme, sur une femme, plébiscité par des femmes (en majorité).

Entendons-nous bien, je n’ai rien contre les femmes ! Bien au contraire. Elles sont tout ce que je ne suis pas et souvent je les envie. Mais dans le cas présent, ça ne fonctionne pas…

Alors pourquoi ai-je voulu lire ce livre ? C’est là où se situe l’erreur, pour moi, et je voudrais attirer l’attention de mes joyeux compères.
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Alors, quoi ? C’est toute une histoire… Tout d’abord une photo, sur trois colonnes, dans les pages culturelles d’un journal régional : une jolie jeune femme, au visage juvénile négligemment allongée sur un canapé à la façon de madame Récamier et ce titre qui annonce que pour son premier roman Violaine Huisman vient d’obtenir le Prix du Roman Marie Claire 2018 pour “Fugitive parce que reine”. Elle est bien jolie la jeune primée et son air d’ingénue donne envie d’en savoir plus.

“Ce premier roman raconte l'amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance.” Ce serait banal, mais on apprend que la mère est assez folledingue…
Dans un entretien avec le journal Marie Claire, lorsqu’on lui demande quelle est la part de fiction dans ce livre, elle répond qu’il s’agit « de la biographie romancée de ma mère. Une vie extravagante, rocambolesque, drôle, éminemment vivante. Une vie qui palpite, un cœur qui bat. A toute vitesse. » Alors là, je me mets à rêver… j’adore les histoires complètement déjantées, fantasques, abracadabrantes et j’imagine une autre version de « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut, dont j’avais beaucoup aimé la première partie, complètement loufoque qui engendrait gaité et bonne humeur. Mais là rien de tel.
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Dans la première partie (le livre en compte trois : le regard ingrat et critique de l'adolescente, puis celui intime et compréhensif de l’adulte et enfin le manque et le chagrin après la disparition de l’être tant aimé) les situations invraisemblables ou rocambolesques provoquées par cette maman déséquilibrée provoquent un climat triste et pathétique mais ne prêtent certainement pas à sourire.

Au passage, j’aime bien l’appréciation mi-figue mi-raisin d’Anne Crignon (L’OBS) “sur le milieu grand bourgeois où se déroule le récit, la beauté stupéfiante de la mère ayant fait office de laisser-passer pour s'élever haut, sans argent ni culture, dans la société parisienne. Faire une syncope dans un salon Napoléon III sous l'effet conjugué des psychotropes et d'un vieux whisky tourbé vous donne tout de suite une autre allure que s'écrouler avec sa bouteille de blanc sous les néons d'une cuisine de HLM”…
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Puis, dans la partie suivante, l’auteure nous conte l’histoire de Catherine, sa mère : « La femme qui avait existé avant de m’enfanter, je n’y avais pas accès. […] Certes, sa vie elle me l’avait raconté par le menu, mais pour l’incarner il fallait l’imaginer, l’interpréter. Il fallait que j’en devienne la narratrice à mon tour pour lui rendre son humanité. » Et là, j’avoue que l’intérêt s’effiloche. J’ai lu un certain nombre de critiques très positives du style :

“Ce récit autobiographique fascinant, bouleversant et sans concession est une véritable ode à l'amour d'une fille pour sa mère, femme libre, indomptable et excessive à en donner le tournis” ou “Quand l'amour entre une mère et ses filles est plus fort que la folie et la maladie... cela donne ce premier roman d'une force et d'une puissance bouleversante”, personnellement, je suis très partagé. Partagé entre intérêt et agacement. Je ne suis pas certain de me sentir très concerné par les dérèglements maniaco-dépressifs de Catherine :
« (maman) pleurait à tout bout de champ, par intermittence certes, mais quand la saison des larmes arrivait c’était la mousson, Isis faisant déborder le Nil », vu comme ça, c’est dit avec humour, mais la liste est longue et on finit enseveli, usé sous le pathos :
« on aurait pu aussi bien brosser son portrait sous forme de liste de pathologies : schizophrénie, mythomanie, kleptomanie, alcoolisme, tour à tour neurasthénie et hystérie », fini, l’humour.

Quant au style, là aussi, nombreux sont ceux qui applaudissent “Violaine Huisman écrit comme on nage une brasse puissante” (Anne Crignon, L’OBS) ou encore “La grande maitrise d’un style aussi fluide pour traiter d’un chaos” (Gilles Chenaille, RueDesAuteurs.net).
Mais, pour ma part, je regrette des chapitres de 90 et 110 pages. Je regrette qu’au milieu de phrases au vocabulaire riche et choisi se mêlent des expressions d’une trivialité crue, d’une grossièreté choquante. Admettons ce langage ordurier lorsque la fille site les paroles de sa maman chérie « Elle lui balançait par la fenêtre ses roses rouges de merde, son cliché en bouquet il pouvait se le carrer. Et mon cul c’est du poulet ? Bordel… », mais quand elle rapporte des situations pourquoi se mettre dans le ton ? :
« Il était hors de question que maman travaille avec sa mère : c’était la porte ouverte à des engueulades à tire-larigot […] maman adorait ça, le grand n’importe quoi, elle ne pouvait pas s’empêcher de foutre le bordel partout où elle passait […] c’était pas trop son truc le repassage et le récurage des chiottards »…
Est-ce pour faire “grand bourgeois qui s’encanaille” ?
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En conclusion, je me suis trompé. Au lieu de me régaler de situations extravagantes et rocambolesques, histoire de rire un bon coup de l’inattendu de la chose, je suis tombé dans un long récit à usage psychanalytique. Une histoire de nanas compliquées dans le genre “Je t’aime. Moi non plus” qui, en toute honnêteté ne devrait pas intéresser grand monde. Avec soulagement, je suis arrivé à la fin, partagé entre curiosité, rejet, agacement et parfois même répulsion, me sentant, par moment, voyeur malgré moi.

par Phil_33
La gueule de leur monde La gueule de leur monde
Abram Almeida   
CHRONIQUE DE NADINE :

Titre : LA GUEULE DE LEUR MONDE

Auteur : Abram Almeida

Parution : 13/06/2018 – Paper Tales

269 pages.

A la réception de cette demande de service de presse, je me suis dit que la lecture va être dure, cruelle, sérieuse...
Ben oui, un roman qui traite des réfugiés traversant toute l’Afrique pour venir en Europe, c'est pas une sinécure. Déjà que les reportages télévisés sur ce sujet sont durs à visionner...
Eh bien, je me suis trompée sur toute la ligne.

J'ai suivi les tribulations d’un jeune africain diplômé depuis 2 ans et qui ne trouvant pas de travail, erre dans sa ville et ses pas l’amènent à rencontrer des réfugiés de passage.
Il décide sur un coup de tête (ou pas) de franchir le pas et de partir vers cette Europe, symbole de liberté, de rêve...

Un jeune homme crédule, pur, innocent, qui avec trois acolytes rencontrés sur sa route, vont nous faire vivre leurs péripéties en tout genre en terre Africaine...

Une écriture fluide, facile à lire, des mots, des phrases choc, percutantes, pertinentes. Une vision candide (ou pas) de l’Afrique vue de l’intérieur par un africain qui passe à la moulinette le système, les régimes politiques et leurs chefs, des occupants qui profitent des richesses de l’Afrique et de ceux qui veulent la gérer.

J’ai souri, j'ai ri, j'ai eu mal pour eux, peur aussi…
Même si au début du roman, il est précisé que c’est une fiction, j'ai quand même demandé confirmation à l’auteur : fiction ou vécu ? Tant on est pris dans l’histoire, que tout nous semble vrai, tellement précis, réel !!!!

C'est bien une fiction avec un immense travail de recherches de la part de l’auteur qui a épluché des tonnes et des tonnes d’articles et documentation sur ce sujet. Bravo à lui !

Une ode, un cri pour nous faire comprendre le pourquoi et le comment, ils en sont arrivés là !!
Et vous qu'auriez-vous fait ?

Je ne peux que vous dire qu'il faut absolument le mettre dans votre valise, liseuse, ordinateur, téléphone...
Pire qu'un coup de cœur, c'est un uppercut.
A lire impérativement.

Résumé :

Lorsqu’un jeune diplômé africain se décide contre tout bon sens à rejoindre la horde de migrants qui tente de traverser la méditerranée pour atteindre l’Europe, on se doute déjà que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde. Mais comme tous ces indésirables fuyants la guerre, la famine ou Dieu sait quelle autre calamité dont seul le tiers monde a le secret, il a ses raisons.

Il est pourtant bien loin de s’imaginer ce qui l’attend au cours de son périple où rien, mais alors vraiment rien ne se passe comme prévu. Dehors il y’a désormais des djihadistes qui redessinent la figure du monde à l’arme lourde, des forces de l’ordre qui ne savent plus où donner de la matraque, des malfrats de tous bords qui font des affaires avec des vies humaines, le tout dans le dos de gouvernements trop occupés à se refiler tout ce monde de misère envahissante.

Notre héros lui ne voit pourtant aucune incohérence à toutes les invraisemblances de ce monde, c’est un Candide des temps modernes. Avec trois compagnons de route aussi touchants que comiques, il arpente les sentiers de la migration sans se soucier de ses dangers. Ces drôles de lurons arriveront-ils au terme de leur voyage ? Celui-ci en vaudra-t-il la peine ? Quoi qu’il en soit, l’Europe n’a qu’à bien se tenir… Ils arrivent !
Les indésirables Les indésirables
Diane Ducret   
Je suis particulièrement attirée par cette période de l'histoire, et j'ai entendu parlé de cete histoire lors de l interview d'une actrice qui jouait dans le film tiré du livre.
Des le début de ma lecture je me suis retrouvé dans le vél dhiv avec ses indésirables, j'ai souffert avec elle j'ai pleurer eu peur et parfois sourit. Une belle leçon de courage d'amitié très beau roman j'ai hâte de voir le film . A lire impérativement

par dory57
Pour services rendus Pour services rendus
Iain Levison   
J'ai passé un agréable moment en lisant "Pour services rendus". J'adore les histoires de guerre et celle-ci est très bien écrite.

Ce qui m'a plu, c'est de suivre les personnages à deux époques; au Vietnam en 1969 et aux États Unis en 2016. C'était très sympa de voir l'évolution des protagonistes, d'essayer de deviner quel rôle chacun va jouer. J'ai aussi apprécié d'apprendre petit à petit ce qui s'est réellement passé durant la guerre. Le dernier flashback m'a particulièrement surprise.

J'ai aussi apprécié l'humour mordant de ce roman. "Pour services rendus" est un livre cynique et sans concession. Il se moque des politiciens, des électeurs, des vétérans, du rêve américain...il est très irrévérencieux.

Cependant, je ne le place qu'en liste d'argent car je sais très bien que, même si j'ai beaucoup apprécié ma lecture, j'oublierais vite ce roman. Il n'est pas suffisamment original et la plume n'est pas assez particulière pour qu'il me marque sur le long terme.

par Saturna
Cris Cris
Laurent Gaudé   
Un roman qui humanise la guerre des tranchées de 14-18. Ce qui permet au lecteur d'imaginer l'inconcevable « boucherie », l'innommable folie patriotique, la peur mutant vers l'aliénation, les espoirs se transformant en illusions perdues. Pour aboutir finalement dans ces tranchées boueuses, auprès de ces hommes et sentir avec eux le parfum de la mort.

Mamie Luger Mamie Luger
Benoit Philippon   
C’est bien la première fois que je prends un tel plaisir à lire un thriller, celui-ci n’est vraiment pas comme les autres. Dès les premières pages, on sait tout de suite que l’on ne va pas s’ennuyer en compagnie de Berthe, cette grand-mère de 102 ans qui en a encore sous le pied. Je suis passée par toute une palette d’émotions du rire aux larmes (si si mon petit cœur a été touché par l’incroyable parcours de Berthe). Au-delà de l’histoire qui est déjà stupéfiante en elle-même, il n’y a pas d’intrigue ici, pas de twist final juste de l’humain et c’est beau. Il y a surtout un auteur, une plume et un talent de conteur avec une verve et un franc parler qui m’ont laissé sur le cul. La sensibilité et la poésie qui s’allient pour nous parler de féminité, de sensualité c’était superbe. L’auteur distille les coups durs au compte goutte et n’hésite pas à nous donner aussi les bons moments ceux qui m’ont permis de prendre du recul. Les deux personnages principaux Berthe et l’inspecteur Ventura sont travaillés et fouillés avec ce qu’il faut de sauvagerie, de fantaisie et de sensibilité. J’aurai bien eu besoin d’un petit coup de la gnôle de Nana pour me remettre. J’ai bien aimé la musicalité du parlé de la campagne, c’était à la fois drôle et authentique. Une dualité entre beauté du corps et rudesse des manières donne à Berthe une dimension accessible et dans ce siècle passé où tout était combat pour les femmes je me demande quelles auraient été mes réactions face aux situations que Berthe a eu à affronter. J’ai pensé à ma propre grand-mère née en 1900 et partie en 1996, une vie deux guerres, quelle époque. Si vous ne deviez lire qu’un seul livre, lisez celui-ci, il parle de la vie, de la force de vie, il parle d’une femme hors norme et qui regroupe à la fois toutes les femmes de la terre. Bonne lecture.
Room Room
Emma Donoghue   
C'est en voyant la bande annonce du film (03.16) que j'ai découvert ce roman. Rares sont les films qui me font envie et avant sa sortie, j'ai décidé de le lire. Je ne m'attendais pas à un tel chef d'œuvre !

Jack vient d'avoir cinq ans et son univers tout entier se résume à la Chambre. Pour lui, les autres enfants n'existent pas pour de vrai mais uniquement dans Madame Télé. En effet, comment dire à un enfant qu'il existe le monde du Dehors quand il n'a aucune chance d'y aller ?
Grand Méchant Nick les retient prisonniers, lui et sa Maman, et c'est même sur Monsieur Tapis que Jack a vu le jour.
Mais maintenant, Jack a cinq ans, il sait tout et son univers va changer.

À travers ce petit garçon, Emma Donoghue aborde un sujet terrifiant. Concrètement, ce roman est une histoire d'horreur. Toutefois, ce n'est pas sous cet angle que l'auteur a décidé de nous la raconter. Ce que nous lisons, c'est une histoire d'Amour, un message d'espoir. Jack nous invite dans son monde et entre peu à peu dans le nôtre, avec toutes ses peurs et son courage. C'est majestueux !

Comment protéger au mieux son enfant dans une telle situation ? Comment faire d'un monde de cauchemars un pays enchanté ? Comment apprendre à vivre dans le monde du Dehors quand on ne l'a jamais vu et surtout comment apprendre à vivre autrement ?
Nous sommes très loin du pathos auquel nous pourrions nous attendre avec un tel ouvrage.
C'est émouvant, frappant, stupéfiant... une claque !

Le roman est extrêmement bien écrit, la psychologie des personnages est travaillée à l'extrême. On s'attache immédiatement aux personnages. Le suspense est présent même s'il ne constitue pas le cœur de l'ouvrage.

En conclusion, il s'agit d'une perle !
Je vous le recommande et il est certain qu'il me trottera dans la tête un bon moment. « Room » fait probablement partie des romans forts que l'on ne peut pas oublier après les avoir terminés.

par dadotiste
Comme ton ombre Comme ton ombre
Elizabeth Haynes   
Superbe roman à vous couper le souffle. Un chef d'oeuvre comme on en lit rarement. Une montée en puissance dans l'angoisse, le suspense, l'horreur avec une fin qui laisse toutes les perspectives ouvertes pour que le futur de Cathy oscille entre bonheur et terreur indiscible. Enfin, un ton juste qui éclaire d'un jour nouveau le machiavélisme des harceleurs et qui nous confronte sans faux semblants aux horreurs subies par les personnes victimes de violences conjugales.
La Vague La Vague
Todd Strasser   
Comment aboutissent les effets néfastes d'un groupe d'individus lorsque sa cohésion est fondée sur des principes purement autoritaires.

Loin d'être un chef d'œuvre, le roman (n'ayant aucun intérêt purement littéraire) est écrit simplement et son sujet n'est pas approfondi. Mais, je pense qu'il a été écrit afin de permettre à un grand nombre de le lire. Et cela, c'est important ! Car le roman nous laisse à notre propre réflexion. Il en découle que la bête qui sommeille en nous peut se réveiller à tout moment. C'est une prise de conscience « post-lecture » révélant notre faiblesse, notre imperfection humaine et notre petitesse latente. Peut-on se permettre de juger les pages de l'histoire lorsque l'on s'aperçoit que la masse peut être sujette à l'endoctrinement irraisonné ? Je ne crois pas. L'homme préfère se voiler la face sur les actes d'horreur répréhensibles. L'homme est sujet à la dérive, au fanatisme, aux caresses de grandeur, au pouvoir du contrôle des esprits faibles.

Sommes-nous certains de ne pas mépriser nos propres convictions, malgré la peur ou la souffrance ?

Comment briser cette spirale infernale, dans laquelle nul n'aurait jamais cru pouvoir un jour tomber ?

La Vague est un roman qui dérange et génère de nombreux questionnements. Et pour reprendre les mots de l'auteur, c'est surtout un livre "très utile".