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Bibliothèque de Cile4723 : Je suis en train de lire

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Les sœurs de Fall River Les sœurs de Fall River
Sarah Schmidt   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2018/03/23/les-soeurs-de-fall-river-sarah-schmidt/

Une pincée de roman victorien, un soupçon de thriller, une pointe de roman de mœurs, deux cuillères de mystère et une une généreuse portion de fait divers réel et on obtient la recette qui me séduit à tous les coups.

Après avoir regardé Captive, l’adaptation du roman Alias Grace de Margareth Atwood (j’avoue que ma déception à la lecture de C’est le cœur qui lâche en dernier et La servante écarlate qui attend dans ma PAL m’ont dissuadée de me procurer Alias Grace, mais la série est vraiment bien et en plus il y a Zachary Levi). Bref.

Après avoir terminé cette mini-série, j’en ai repris repris une que j’avais laissé en suspend : The Lizzie Borden chronicles avec Christina Ricci et Clea DuVall, qui fait suite à un téléfilm de 2014, Lizzie Borden took an ax (que j’ai regardé aussi, mais j’ai trouvé ça moins bien).

Cette série est inspirée d’un faits divers ultra célèbre : celui du double meurtre en 1869 à Fall River d’Andrew Borden et de sa femme, à la hache, pour lequel Lizzie Borden, la fille d’Andrew est arrêtée avant d’être innocentée par un procès.

Les sœurs de Fall River de Sarah Schmidt s’intéresse aussi à cette histoire irrésolue. Sarah Schmidt est Australienne. Elle découvre un livre sur la vie de Lizzie Borden et cela lui a donné envie d’écrire sur le mystère entourant la mort violente du père et de la belle-mère de Lizzie, la relation très particulière entre Lizzie et sa grande sœur Emma.

Les chapitres de ce roman permettent de découvrir l’histoire à travers les yeux de quatre personnages : Lizzie, Emma, Bridget, la gouvernante et Benjamin, un personnage dont je ne vous dirai rien pour ne rien dévoiler.

On est complètement immergé dans cette histoire et l’on comprend rapidement ce que ressent Bridget quand elle dit : « c’est la maison qui ne va pas ». C’est oppressant, ça suinte, la pourriture s’infiltre partout, le ragoût de mouton qui est servi depuis des jours semble rendre tout le monde malade et il n’y a aucune affection entre les membres de cette famille. Il faut dire qu’au début de l’histoire, Emma est partie, elle a rompu sa promesse, celle de toujours s’occuper de Lizzie. Et Lizzie ne supporte pas que sa sœur ne soit pas là.

L’auteure a imaginé une fin, un meurtrier, mais on ne saura jamais si elle a raison. Et c’est aussi ce qui est intrigant. En tout cas, moi je suis conquise et j’ai hâte de voir ce que donnera l’adaptation cinéma… Et si vous êtes, comme moi, attirés par ces histoires vraie, ces faits divers historiques, laissez-vous tenter.
Fugitive parce que reine Fugitive parce que reine
Violaine Huisman   
Je l'ai dévoré.
Quelle belle histoire d'amour. L'amour d'une mère pour ses enfants, certes, un amour ubuesque, mais un attachement viscéral d'une mère pour ses enfants.
L'amour idolâtre de ses filles pourtant malmenées.
Manquer d'amour est alors une bien plus grande souffrance que subir une enfance chaotique.

par Cecilia-3
La chorale des dames de Chilbury La chorale des dames de Chilbury
Jennifer Ryan (II)   
La chorale des dames de Chilbury ravira les amateurs de romans épistolaires. Dans la digne lignée du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ou Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles.

Dans la petite ville de Chilbury tous les hommes sont partis au front, nous sommes en 1940 et la guerre fait rage sur le continent. La France va être envahie et l’Angleterre envoie toutes ses forces dans la bataille. Le seul loisir pour plusieurs femmes reste la chorale. Et n’ayant plus d’homme, elle sera exclusivement féminine (ce qui est du jamais vu !). Mais en temps de guerre, les choses changent et les mentalités évoluent.

On a beaucoup tergiversé pour savoir si on allait créer une chorale féminine, ce qui était du dernier grotesque. Bien sûr que les femmes peuvent chanter sans les hommes. Qu’est-ce que je fais dans ma baignoire toutes les semaines ?

Ce roman est donc un mélange de lettres et de journal intime. Nous suivons quatre femmes dans des intrigues et leurs quotidiens.

Mrs Tilling, une veuve qui voit partir son fils unique à la guerre. Infirmière, elle fait partie de l’effort de guerre. D’une personnalité docile, elle reste digne, mais ne fait pas de vague.

Kitty, est une jeune fille de 12 ans qui a pour seul rêve de devenir chanteuse et de se marier avec Henry.

Venetia, la sœur de Kitty. Une jeune femme très belle qui fait tourner la tête à la jeunesse de Chilbury. Très centré sur elle-même, mais n’est pas de son âge ?

Et pour terminer, Miss Paltry. Une sage-femme sans scrupule. Très vénale.

A travers ses quatre voix, c’est tout une petite ville qui prend forme avec ses joies et ses peines. Ses bombardements et ses deuils. Ses naissances et ses histoires d’amour.

Pour moi il est légèrement moins bien que le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates et bien mieux que Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles. Sur la quatrième de couverture, ils font référence au roman La dernière conquête du major Pettigrew. Il est vrai que ce n’est pas loin non plus de ce style très « anglais ».

Ce roman, c’est 450 pages de douceur. Un grand plaisir de lire ce style de roman même si, il faut bien l’admettre, il ne casse aucun code et ne renouvèle pas l’époque ou l’histoire. On sait où il nous amène à la fin. Mais cela reste un pur plaisir !
https://lesciblesdunelectriceavisee.wordpress.com/2018/03/01/la-chorale-des-dames-de-chilbury-jennifer-ryan/

par stoufnie
Le Prince des marées Le Prince des marées
Pat Conroy   
Après "Beach Music, roman que je vénère si l'on peut dire, j'ai enchainé sur "Le Prince des Marées", qui reprend un peu les mêmes ingrédients que son cadet; histoire familiale violente, mêre à la personnalité très forte, omniprésente dans la vie de ses enfants et en particulier du narrateur, folie et suicide d'un des personnages (Shyla dans l'un, Savannah dans l'autre), descriptions du Sud profond des US absolument splendides, style d'écriture un peu tout à la fois: férocement drôle, triste à en pleurer en lisant, envoûtant...
Ah oui, que j'ai aimé ces deux romans!
Chaque lecture apporte le même plaisir.
Achetez, lisez le "Prince des Marées", il en vaut plus que le coup!

par fredmerck