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Extrait ajouté par delphine50 2018-02-15T00:03:36+01:00

"Il prend mon menton et m'embrasse. Un baiser passionné et suppliant... qui me demande quoi? Je ne sais pas. Un baiser qui me laisse à bout de souffle.

- Ne me quitte plus, me supplie - t-il en plongeant son regard dans le mien, l' air grave.

- d'accord.

Je soupire avec un sourire. Celui qu'il me renvoie est éblouissant: le soulagement, la joie et un plaisir enfantin se mêlent en une expression qui ferait fondre le coeur le plus glacé."

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Extrait ajouté par delphine50 2018-02-14T23:52:04+01:00

"- J'ai davantage besoin de toi, Anastasia. Ces derniers jours ont été un enfer. Tout en moi me disait de t'oublier parce que je ne te méritais pas. Ces photos que ce garçon a prises...Je comprends comment il te voit: serine et superbe. Non quetu ne sois pas superbe, là, maintenant. Mais je te vois, je vois ta douleur. C'est pénible de savoir que c'est à cause de moi. Je suis un homme égoiste. Je t'ai voulue dès l'instant où tu es tombée dans mon bureau. Tu es exquise, franche, chaleureuse, forte, tu as de l'esprit, et tu es d'une innocence désarmante; la liste es sans fin. Tu m'impressionnes. Je te veux et l'idée que quelqu'un d'autre puisse t'avoir est comme un couteau planté dans mon âme sombre."

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Extrait ajouté par delphine50 2018-02-14T23:42:48+01:00

"-Tu me sembles aller bien.

- Les apparences sont parfois trompeuses, répond t-il calmement. Je vais tout sauf bien? J'ai l'impression que le soleil s'est couché pendant cinq jours, Ana. Je vis dans une nuit perpétuelle.

Cet aveu me coupe le souffle. Mon Dieu, comme moi alors.

-Tu m'avais dit que tu ne partirais jamais. Et pourtant au premier coup dur, tu claques la porte.

- Quand ai-je dit que je ne partirais jamais?

-Dans ton sommeil. Je n'ai jamais entendu de parole aussi rassurante, Anastasia."

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Extrait ajouté par delphine50 2018-02-14T23:34:33+01:00

"Je désigne Christian d'un mouvement de tête et remarque qu'il est en train de plaisanter avec une personne qui attend son tour. Il lève les yeux et nos regards se croisent. Et, dans ce bref instant, observer cet homme si beau qui me regarde avec une telle émotion me paralyse. Ses yeux me brûlent, et nous nous perdons un moment dans cet échange.

Oh merde... cet homme superbe me veut de nouveau et, au fond de moi, une douce joie se déploie comme une belle -de-jour à l'aube."

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:47:41+01:00

Je me love contre lui.

- Tu as faim ? tu veux boire quelque chose ?

- Oui.

Je recule pour aller lui chercher quelque chose, mais il ne ma lâche pas. M’entourant d’un bras, il tend la main vers José.

- Monsieur Grey, dit ce dernier d’une vois égale.

- Christian, je t’en prie.

- Bon retour parmi nous, Christian. Je suis content que tu ailles bien… et euh… merci de m’accueillir chez toi.

- - pas de problème.

Christian plisse les yeux mais il est distrait par Mme Jones qui est soudain près de lui. Je remarque seulement maintenant qu’elle n’est pas aussi élégante que d’habitude. Elle a les cheveux détachés et porte des leggings ainsi qu’n grand sweat-shirt gris, arborant le blason des WSE COUGARS sur le devant, qui la fait paraitre plus petite. Cela la rajeunit de plusieurs années.

- Je peux vous proposer quelque chose, monsieur Grey ?

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:47:13+01:00

J’en reste bouche bée. Il est en train de me faire du chantage. Pour coucher avec moi ! Et que puis-je dire ? Les nouvelles de la reprise de la boite par Christian sont tenues au secret pendant trois semaines encore. J’ai du mal à croire à tout ça. Coucher… avec moi !

Jack se rapproche jusqu’à se tenir face à moi et plonge ses yeux dans les miens. Son eau de toilette sucrée et doucereuse envahit mes narines – cela me donne la nausée – et, si je ne me trompe pas, je perçois les relents âcres de l’alcool dans son haleine.

Bordel, il a bu… mais quand ?

- Tu es une telle cul serré, une repousse-bite, une allumeuse, tu le sais, Ana, murmure-t-il entre ses dents.

Quoi ? Une allumeuse… moi ?

- Jack, je ne comprends absolument pas de quoi vous parlez.

L’adrénaline déferle dans mon corps. Il est encore plus près. J’attends pour agir. Ray serait fier de moi. Il m’a enseigné ce qu’il faut faire. Ray connaît les techniques d’autodéfense. Si jack me touche – s’il se permet même de respirer trop près de moi -, je le mets à terre. Je respire à peine. Il ne faut pas que je tombe dans les pommes, il ne faut pas que je tombe dans les pommes.

- Regarde-toi, me lance-t-il d’un air vicieux. Ça t’excite, je le sais. Tu m’y en as envie. Je le sais.

Bordel de merde. Ce type délire complètement. Ma peur atteinte le niveau d’alerte maximal et menace de me submerger.

- Non, jack, je n’ai rien fait pour vous encourager.

- Si, espèce d’allumeuse. Je sais reconnaitre les signes.

Il caresse doucement mon visage du dos de la main, jusqu’à mon menton. Son index effleure ma gorge et j’ai le cœur au bord des lèvres mais je me retiens de vomir. Il atteint le creux à la base de mon cou, là où le bouton du haut de mon chemisier est ouvert, et il appuie sa main contre ma poitrine.

- Tu as envie de moi. Admets-le, Ana.

Mon regard fermement rivé au sien et me concentrant sur ce que j’ai à faire – plutôt que sur la répugnance et la terreur qui m’envahissent -, je pose doucement ma main sur la sienne comme si le la caressais. Il a un sourire triomphal. J’attrape son auriculaire et je le tire en arrière d’un coup sec vers sa hanche.

- Aargh ! crie-t-il de douleur et de surprise.

Et, lorsqu’il se penche, déséquilibré, je lui assène un coup de genou, rapide et fort, dans l’entrejambe en percutant parfaitement ma cible. J’esquive adroitement sur ma gauche lorsque ses genoux se dérobent sous lui et qu’il s’effondre en grognant sur le sol de la cuisine, les mains agrippées à sa braguette.

- Ne vous avisez pas de me toucher encore une fois, lui dis-je avec colère. Votre itinéraire et les brochures sont emballés sur mon bureau. Je rentre chez moi maintenant. Faites bon voyage. Et, à l’avenir, allez vous chercher votre café vous-même.

- Espèce de petite pute ! lance-t-il.

Mais j’ai déjà passé la porte. Je cours à toute vitesse jusqu’à mon bureau où je récupère ma veste et mon sac à main, puis je me précipité à l’accueil en ignorant les gémissements et les insultes qui s’échappent du salonard toujours prostré sur le sol de la cuisine. Je sors en trombe de l’immeuble et m’immobilise dès que je sens l’air frais sur mon visage. Je prends une profonde inspiration et me ressaisis. Mais je n’ai pas mangé de toute la journée et, quand l’adrénaline se retire, mes jambes se dérobent sous moi et je m’écroule.

Je regarde avec un léger détachement le film au ralenti qui se joue devant mes yeux : Christian et Taylor en costumes sombres et chemises blanches bondissent hors de la voiture et accourent dans ma direction. Christian tombe à genoux à côté de moi et la seule chose que je suis capable de penser, c’est : il est là. Mon amour est ici.

- Ana, ana ! que se passe-t-il ?

Il me hisse sur ses genoux et sa main me palpe à la recherche d’une blessure. Il prend ma tête dans ses mains et me fixe de ses yeux gris écarquillés et terrifiés. Je m’affaisse contre lui, soudain submergée par la fatigue et le soulagement. Oh, les bras de Christian. Il n’y a nulle part ailleurs ou j’ai envie d’être.

- Ana, répète-t-il en me remuant doucement. Que se passe-t-il ? tu es malade ?

Je secoue la tête en comprenant qu’il faut que je parle.

- Jack, dis-je dans un murmure.

Et je sens plutôt que je ne vois, le coup d’œil que Christian adresse à Taylor. Ce dernier disparait brusquement dans l’immeuble.- bordel !

Christian me serre dans ses bars.

- Qu’est-ce que ce vicelard t’a fait ?

Et d’un endroit proche de la folie, un gloussement bouillonne dans ma gorge. Je me rappelle l’expression sidérée de jack quand je lui ai attrapé l’auriculaire.

- C’est plutôt moi qui lui ai fait quelque chose.

Je me mets à glousser sans parvenir à m’arrêter.

- Ana !

Chirisan me secoue et ma crise de rie cesse.

- Il t’a touchée ?

- Juste une fois.

Les muscles de Christian se nouent puis se tordent de rage. Il se lève et, puissamment – tel un roc -, me porte dans ses bars. Il est furieux. Non !

- Ou est cet enfoiré ?

Des bruits étouffés nous parviennent de l’intérieur de l’immeuble. Christian me remets sur pied.

- Tu peux tenir debout ?

J’acquiesce.

- N’y va pas, Christian. Je t’en prie.

Soudain la peur est de retour, la peur de ce que Christian peut faire à jack.

- Monte dans la voiture ! aboie-t-il.

- Christian, non !

Je le saisis par le bras.

- Bon sang, monte dans la voiture, Ana.

Il se dégage de ma prise.

- Non ! je t’en prie ! reste. Ne me laisse pas toute seule.

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:46:41+01:00

Qu’est-ce que j’ai fait ?

Je tourne les talons et quitte son bureau. Je suis à deux doigts de pleurer. Pourquoi m’a-t-il prise en grippe de façon aussi soudaine ? Une idée très inopportune me vient à l’esprit, mais je n’en tiens pas compte. Je n’ai pas besoin de ces conneries, les miennes me suffisent.

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:46:19+01:00

Il est tard et je me sens confuse. Ethan et moi sommes enfermes dehors. Ethan insiste pour me raccompagner à pied à l’Escala, mais il ne restera pas. Il a appelé l’ami qu’il a rencontré plus tôt, et avec lequel il a bu un verre, et s’est arrangé pour dormir chez lui.

- Alors c’est là que vit le magnat.

Ethan siffle au travers de ses dents, impressionné. J’acquiesce.

- Tu es sure de ne pas vouloir venir avec moi ? demande-t-il.

- Non, je dois affronter la situation – ou simplement aller me coucher.

- On se voit demain ?

- Oui, Merci, Ethan.

Je le serre dans mes bras.

- Tu vas t’en sortir, Steele, me murmure-t-il à l’oreille.

Il me lâche et me regarde me diriger vers l’immeuble.

- A plus ! me crie-t-il.

Je lui adresse un faible sourire et un signe de la main puis j’appuie sur le bouton pour appeler l’ascenseur.

Je sors de la cabine et j’entre dans l’appartement de Christian. Taylor n’est pas là a attendre, ce qui est inhabituel. Je passe la double porte et je me dirige vers la grande pièce. Christian, au téléphone, au fait des allers et retours près du piano.

- Elle est là ! dit-il d’un ton sec.

Il se tourne vers moi avec un regard noir en éteignant son téléphone.

- Putain mais ou étais-tu ? gronde-t-il sans bouger.

Il est en colère contre moi ? C’est lui qui vient de passer je ne sais combien de temps avec une ancienne petite amie cinglée et il est en colère contre moi ?

- Tu as bu ? me demande-t-il, choqué.

- Un peu.

Je ne pensais pas que c’était aussi évident. Le souffle coupé, il se passe une main dans les cheveux.

- Je t’ai demandé de revenir ici, dit-il d’une voix d’un calme menaçant. Il est 22h15. Je m’inquiétais pour toi.

- Je suis allée prendre un verre ou trois avec Ethan pendant que tu t’occupais de ton ex. je ne savais pas combien de temps tu resterais… avec elle.

Il plisse les yeux en s’approchant de quelque spas.

- Pourquoi le dis-tu comme ça ?

Je hausse les épaules en baissant la tête.

- Ana, qu’est-ce qui ne va pas ?

Et, pour la premières fois, je perçois autre chose que de la colère dans sa voix. Quoi ? De la peur ?

Je déglutis en essayant de réfléchir à ce que je veux lui dire.

- Ou est Leila ? dis-je en levant les yeux vers lui.

- Dans un hôpital psychiatrique à Fremont, répond-il en me dévisageant. Ana, qu’est-ce qu’il y a ?

Il avance jusqu’à se trouver face à moi.

- Qu’y a-t-il ? souffle-t-il.

Je secoue la tête.

- Je ne suis pas pour toi.

- Quoi ? fait-il, les yeux agrandis par l’inquiétude. Pourquoi dis-tu cela ? comment peux-tu penser une telle chose ?

- Je ne peux être ce dont tu as besoin.

- Tu es tout ce dont j’ai besoin.

- Le simple fait de te voir avec elle…

Mais je ne parviens pas à finir ma phrase.

- Pourquoi tu me fais ça ? Ça n’a rien à voir avec toi, Ana. C’est elle.

Il inspire brusquement en passant encore une fois la main dans ses cheveux.

- Elle est très malade.

- Mais je l’ai senti… ce que vous aviez en commun.

- Quoi ? non.

Il tend la main vers moi et je recule instinctivement. Il laisse retomber sa main en clignant des yeux. Il semble être en pleine crise de panique.

- Tu fuis ? chuchote-il, les yeux agrandis par la peur.

Je me tais et m’efforce de rassembler mes pensées éparpillés.

- Tu ne peux pas, m’implore-t-il.

- Christian…je…je…

Je lutte pour me ressaisir. Qu’est-ce que j’essaie de lui dire ? J’ai besoin de temps. De temps pour réfléchir à tout ça. Donne-moi du temps.

- Non. Non !

- Je…

Il jette des regards fous autour de lui. En quête d’inspiration ? Il espère une intervention divine ? Je n’en sais rien.

- Tu ne peux pas partir. Ana, je t’aime !

- Je t’aime aussi, Christian, c’est juste que…

- Non… non ! répète-t-il, désespérée, en portant les deux mains à sa tête.

- Christian…

- Non, souffle-t-il, les pupilles dilatées par la panique.

Et soudain il se laisse tomber à genoux devant moi, la tête baissée, les mains étalées sur ses cuisses. Il inspire profondément et ne bouge plus.

Quoi ?

- Christian, que fais-tu ?

- Christian, qu’est-ce que tu fais ? dis-je d’une voix suraiguë.

-

- Il ne bronche pas.

- Christian, regarde-moi !

Il relève la été sans hésiter et, avec un air totalement passif, me contemple de son regard froid et gris – il est presque serein… Il attend.

Bordel de merde… Christian. Le soumis

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:45:37+01:00

- Je vais aller chercher Ethan. J’en ai pour deux minutes, dis-je à Christian en levant deux doigts.

J’appuis sur le bouton de l’interphone et je crie joyeusement :

- Salut, Ethan, c’est moi. Tu ouvres ?

La porte s’ouvre en sonnant et je monte l’escalier. Il me vient soudain à l’esprit que je ne suis pas revenue ici depuis samedi matin. Ça semble si loin. Ethan a gentiment m’a laissé la porte entrouverte. J’entre dans l’appartement et, sans savoir pourquoi, je me fige aussitôt. Il me faut un moment pour comprendre que la silhouette pâle et blafarde qui se tient près de l’îlot central de la cuisine, un petit revolver à la main, n’est autre que Leila, et qu’elle me considère d’un air absent.

Bordel de merde.

Elle est là qui me fixe d’un regard vide, une arme à la main. Ma conscience s’évanouit brutalement et je doute que les sels puissent la réveiller.

Je cligne plusieurs fois des yeux tandis que mon cerveau se met à turbiner. Comment est-elle entrée ? Où est Ethan ? Bordel ! Où est Ethan ?

Un froid glacial et insidieux m’enserre le cœur, mon crâne est parcouru de picotement, et tous mes cheveux se dressent de terreur. Et si elle lui avait fait du mal ? Ma respiration s’accélère tandis l’adrénaline et l’angoisse me paralysent à mesure qu’elles envahissent mon corps. Reste calme, reste calme, je me repère à la manière d’un mantra.

Elle incline la tête sur le côté, m’examinant comme si je participais à une foire aux monstres. Seigneur, là, ce n’est pas moi le monstre.

J’ai l’impression que toutes ces réflexions ont pris une éternité mais, en réalité, il ne s’est passé qu’une fraction de seconde. L’expression de Leila reste indifférente et son apparence est plus minable et négligée que jamais. Elle porte toujours le même imperméable crasseux et semble avoir besoin d’une bonne douche. Ses cheveux sont graisseux et plats, collés au crane, et ses yeux, d’un marron terne, sont voilés et vaguement confus.

En dépit de ma bouche sèche, j’essaie de parler.

- Salut. Leila, c’est ça ? dis-je d’une voix éraillée.

Elle sourit et la manière dont elle retrousse les lèvres est vraiment inquiétante.

- Elle parle, murmure-t-elle d’une voix à la fois douce et rauque, plutôt étrange.

- Oui, je parle, dis-je gentiment comme si je m’adressais à une enfant. Tu es toute seule ?

Ou est Ethan ? Mon cœur s’emballe à l’idée qu’il pourrait lui être arrivé quelque chose.

Son visage se décompose, au point que je crois qu’elle va pleurer- elle a l’air si malheureuse.

- Seule, chuchote-t-elle. Seule.

Et la profonde tristesse contenue dans ce mot me déchirer le cœur. Que veut-elle dire ? Je suis seule ? Elle est seule ? Elle est seul parce qu’elle a blessé Ethan ? Oh… non… Je sois lutté contre la peur qui me serre la gorge et les larmes qui menacent de couler.

- Que fais-tu ici ? je peux t’aider ?

Je m’exprime calmement en début de mon angoisse. Elle fronce les sourcils, visiblement déstabilisée par mes questions. Mais elle n’au aucun élan de violence envers moi. Sa main est toujours détendue sur l’arme. Je change de sujet en tachant d’oublier que tous mes cheveux sont dresses sur ma tête.

- Tu veux un thé ?

Pourquoi est-ce que je lui propose un the ? C’est la réponse de Ray à toute situation émotionnelle qui refait surface de manière inappropriée. Seigneur, il aurait une attaque s’il me voyait là. Son entraînement militaire aurait pris le dessus et il l’aurait déjà désarmée. Mais elle ne me vise pas vraiment. Peut-être que je peux bouger… elle secoue la tête et la penche d’un côté puis de l’autre comme si elle s’étirait le cou.

Je prends une longue inspiration qui m’emplit les poumons pour essayer d’apaiser ma panique et je me dirige vers l’îlot de la cuisine. Elle hausse les sourcils comme si elle ne me comprenait pas très bien ce que je fais et se déplace un peu pour me faire face. Je prends la bouilloire et, les mains tremblantes, je la remplis au robinet. Je respire plus calmement en s’affairant. Oui, si elle voulait me tuer, elle aurait déjà tiré. Elle m’observe avec une curiosité détachée et amusée. Alors que j’allume le gaz sous la bouilloire, je suis assaillie par l’image Ethan. Est-ce qu’il est blessé ? Ligoté ?

- Il y a quelqu’un d’autre dans l’appartement ? dis-je d’une voix hésitante.

Elle incline sa tête de l’autre côté et, de sa main droite, celle qui ne tient pas le revolver, elle saisit une mèche de ses longs cheveux gras et se met à la tortiller et à la triturer. C’est de toute évidence un tic nerveux et, même si ce geste détourne mon attention, je suis une nouvelle fois frappée par notre ressemblance. Retenant mon souffle, j’attends sa réponse, au paroxysme de l’angoisse.

- Seule. Toute seule, repère-t-elle.

Voilà qui est rassurant. Ethan n’est peut-être pas là. Le soulagement me redonne du courage.

- Tu es sûre de ne pas vouloir un thé ou un café ?

- Je n’ai pas soif, répond-elle doucement en avançant d’un pas prudent vers moi.

Le courage qui m’était revenu m’abandonne de nouveau. Bordel ! Je me mets à trembler. Je sens courir la peur, épaisse et crue, dans mes veines. Malgré tout cela, je me tourne pour prendre deux tasses dans le placard.

- Qu’as-tu que je n’ai pas ? demande-t-elle d’un ton enfantin.

- Qu’entends-tu par-là, Leila ? dis-je aussi doucement que possible.

- Le Maitre, M. Grey, il te laisse l’appeler par son nom.

- Je ne suis pas soumise, Leila. Euh… le Maitre a compris que je suis incapable et inapte à tenir ce rôle.

Elle penche la tête de l’autre cote. C’est un geste tout à fait déroutant qui n’a rien de naturel.

- In-a-pte.

Elle s’essaie à prononcer ce mot, comme si elle voulait voir ce qu’il donne dans sa bouche.

- Mais le Maitre est heureux. Je l’ai vu. Il rit et sourit. Ces réactions sont rares… très rares chez lui.

Oh.

- Tu me ressembles.

Leila me prend par surprise en changeant de cap, ses yeux semblent véritablement se concentrer sur moi pour la première fois.

- Le Maitre aime les femmes obéissantes qui nous ressemblent. Les autres, toutes les mêmes… toutes les mêmes… et pourtant toi, tu dors dans son lit. Je t’ai vue.

Merde ! Elle était dans la chambre. Je ne l’ai donc pas rêvé.

- Tu m’a vue dans son lit ?

- Je n’ai jamais dormi dans lit du Maitre, murmure-t-elle.

Elle est comme une apparition irréelle et misérable. Une moitié de personne. Elle a l’air si faible que, malgré l’arme qu’elle teint, je suis soudain submergée de compassion. Sa main se crispe autour du revolver et j’écarquille les yeux au point qu’ils menacent de me sortir de la tête.

- Pourquoi le Maitre nous aime-t-il ainsi ? cela me fait penser à quelque chose… quelque chose… le M aitre est sombre… le M aitre est un homme sombre, mais je l’aime.

Non, non, il n’est pas ce qu’elle dit. Je me hérisse à l’intérieur. Il n’est pas sombre. C’est un homme bon, il n’est pas dans l’obscurité. Il m’a rejointe dans la lumière. Et maintenant la voilà, elle, qui essaie de l’attirer de nouveau avec cette idée tordue qu’elle aime.

- Leila, tu veux bien me donner cette arme ? dis-je doucement.

Sa main agrippe le revolver et le presse contre sa poitrine.

- Elle est à moi. C’est tout ce qui me reste.

Elle caresse affectueusement l’arme.

- Afin qu’elle puisse être avec son amour.

Merde ! Quel amour – Christian ? J’ai l’impression d’avoir reçu un coup de poing dans le ventre. Je sais qu’il va débarquer d’ici peu de temps pour savoir ce qui me retarde. Est-ce qu’elle a en tête de lui tirer dessus ? Cette perspective est tellement horrible que je sens des nœuds se former douloureusement dans ma gorge m’étouffant presque, s’accordant à la boule de terreur tapie d ns mon estomac.

A point nommé, la porte ‘ouvre en grand et Christian apparait sur le seuil. Taylor sur ses talons.

Après un coup d’œil rapide à la scène, Christian me détaille de la tête aux pieds et je remarque une petite étincelle de soulagement passé sur son visage. Un soulagement de courte durée quand ses yeux se posent sur Leila. Il la fusille du regard, sans ciller, avec une intensité que je ne lui ai jamais vue. Un regard de fou, à la fois furieux et effrayé.

Oh non… oh non.

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Extrait ajouté par violette6989 2018-01-20T22:41:45+01:00

En descendant du lit, je déloge mon oreiller et découvre le ballon-hélicoptère dégonflé. Christian le prend, intrigué.

- c’est mon ballon, dis-je sur un ton possessif en attrapant mon peignoir pour m’y envelopper.

Oh seigneur… pourquoi a-t-il fallu qu’il tombe là-dessus ?

- Dans ton lit ? chuchote-t-il.

- Oui. Il me tient compagnie.

Je rougis.

- Quel veinard, ce Charlie Tango, dit-il, surpris.

Eh oui, je suis une sentimentale, Grey. Parce que je t’aime.

Et je tourne les talons en direction de la cuisine et le laisse avec son sourire jusqu’aux oreilles.

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