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Extrait ajouté par Folize 2013-01-23T15:25:09+01:00

- Je ne te toucherai pas à moins que tu me dises "oui", dit-il doucement. Mais là, après cette matinée de merde, je veux juste m'enterrer en toi et tout oublier excepté nous.

Oh mon dieu... Nous. Une combinaison magique, un petit pronom puissant qui conclut tout. Je lève les yeux pour comtempler son visage magnifique bien que grave.

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Extrait ajouté par Poow 2013-05-22T14:03:18+02:00

Malgré les larmes qui ruissellent sur mon visage, je peux voir tout ça. La pièce baigne d'un amour inconditionnel. Il ne peut plus le nier ; c'est juste qu'il ne l'acceptait pas jusqu'à présent, et même maintenant, il est complètement déboussolé. Écoute, Christian, toutes ces personnes t'aiment ! Peut-être que maintenant tu vas commencer à le croire.

Kate se tient derrière moi - elle a dû quitter la salle de télévision- et me caresse doucement les cheveux.

- Il est là, Ana, murmure-t-elle d'une voix réconfortante.

- Je vais dire bonjour à ma petite-amie, maintenant, dit Christian à ses parents.

Tous deux hochent la tête, souriant puis s'écartent.

Il se dirige vers moi, avec une expression à la fois perplexe et épuisée. Quelque part au fond de moi, je trouve la force de me mettre debout et chancelle avant de me précipiter dans les bras qu'il m'ouvre.

- Christian !

Je sanglote.

- Chut, fait-il en m'enlaçant.

Le visage enfoui dans mes cheveux, il inspire profondément. Je lève mon visage maculé de larmes vers lui et il m'embrasse bien trop brièvement.

- Salut, toi, murmure-t-il.

- Salut.

La boule dans ma gorge me brûle.

- Je t'ai manqué ?

- Un peu.

Il sourit.

- Je vois ça.

Et d'une caresse douce, il essuie les larmes qui ne cessent de couler sur mes joues.

- J'ai cru... j'ai cru...

J'étouffe presque.

- Je vois ça. Chut... Je suis là. Je suis là..., chuchote-t-il en m'embrassant de nouveau chastement.

- Est-ce que tu vas bien ?

Je me libère de son étreinte pour toucher son torse, ses bras, sa taille - oh, le contact de cet homme chaud, sensuel et plein de vie sous mes doigts - , et m'assurer qu'il est bien là, devant moi. Il est de retour. Il tressaille à peine. Il me dévisage juste intensément.

- Je vais bien. Je ne vais nulle part.

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Extrait ajouté par Mariona 2013-01-06T16:25:20+01:00

- Anastasia Steele, je t'aime. Je veux t'aimer, te chérir et te protéger pour le restant de mes jours. Sois mienne. Pour toujours. Partage ma vie. Epouse-moi.

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Extrait ajouté par Marshoo 2013-05-10T10:34:26+02:00

Je le toise, glaciale. Son regard est intense, presque menaçant, mais sexy comme tout. Je pourrais me perdre dans la profondeur vertigineuse de ses yeux.

— Alors c’est toi mon patron dorénavant ?

— Techniquement, je suis le patron du patron de ton patron.

— Et, techniquement, le fait que je baise avec le patron du patron de mon patron, c’est de la dépravation.

— Pour le moment, tu ne fais que te disputer avec lui, me répond-il avec mauvaise humeur.

— Il faut dire que c’est un sacré con !

Christian recule sous le coup de la surprise. Oh, merde. Suis-je allée trop loin ?

— Un con ? murmure-t-il, l’air amusé.

Bon sang de bois ! Je suis en colère contre toi, ne me fais pas rire !

— Oui.

Je m’efforce de conserver une expression indignée.

— Un con ? répète Christian.

Cette fois, ses lèvres tressaillent malgré ses efforts pour réprimer un sourire.

— Ne me fais pas rire alors que je suis en colère contre toi !

Et voilà, il sourit, un sourire éblouissant, de toutes ses dents, un sourire de gamin. Je ne peux me retenir davantage : je lui fais écho avant d’éclater de rire. Comment ne pas être touchée par sa joie si évidente ?

— Ce n’est pas parce que j’ai ce sourire stupide que je ne suis pas en colère contre toi.

À bout de souffle, je tente d’étouffer mes gloussements de pom-pom girl ado – et la pensée amère que je n’ai pourtant jamais été pom-pom girl me traverse l’esprit.

Il se penche vers moi et je pense qu’il va m’embrasser, mais il ne le fait pas. Il enfouit son nez dans mes cheveux en inspirant profondément.

— Comme toujours, mademoiselle Steele, vous me surprenez.

Il s’écarte pour me dévisager. Ses yeux pétillent de plaisir.

— Alors, tu m’invites à entrer ou bien est-ce que tu me renvoies chez moi parce que j’ai usé du droit du citoyen, de l’entrepreneur et du consommateur américain, à acheter ce que bon lui semble ?

— Tu en as parlé au Dr Flynn ?

Il éclate de rire.

— Tu me laisses entrer ou non, Anastasia ?

Je tente un regard réticent – me mordiller la lèvre aide un peu –, mais j’ouvre la porte en souriant. Christian se tourne pour adresser un signe de la main à Taylor. L’Audi démarre et s’éloigne.

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Extrait ajouté par ficek 2013-01-11T14:47:47+01:00

Nouvel extrait

- Tu me sembles aller bien.

Même mieux que ça.Tu as l'air tout à fait toi.

- Les apparences sont parfois trompeuses, répond-il calmement.Je vais tout sauf bien.J'ai l'impresssion que le soleil s'est couché et ne s'est pas levé pendant cinq jours Ana. Je vis dans une nuit perpétuelle.

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Extrait ajouté par Marie51 2013-02-27T23:55:35+01:00

J'ai survécu au Troisième Jour Après Christian et à mon premier jour au bureau. Toute distraction a été bienvenue. Le temps a filé dans une brume de nouveaux visages, de nouvelles tâches à accomplir, et de M. Jack Hyde. M. Jack Hyde... Il se penche au-dessus de moi en souriant. Il est appuyé contre mon bureau et ses yeux bleus brillent.

— Excellent travail, Ana. Je pense que nous allons former une bonne équipe.

Je ne sais comment je parviens à esquisser un semblant de sourire.

— Je vais y aller, si vous êtes d'accord, je murmure.

— Bien sûr, il est 17 h 30. On se voit demain.

— Bonne soirée, Jack.

— Bonne soirée, Ana.

Je ramasse mon sac à main, j'enfile ma veste dans un haussement d'épaules et je me dirige vers la porte. Dehors, je prends une profonde inspiration de l'air du soir de Seattle. Cela ne comble en rien le vide dans ma poitrine, un vide qui s'est installé depuis samedi matin, un creux douloureux qui me rappelle ce que j'ai perdu. Je marche vers l'arrêt de bus, tête baissée, les yeux rivés à mes pieds, en songeant au fait que je ne peux plus utiliser ma Wanda adorée, ma vieille Coccinelle... ou l'Audi.

Je claque aussitôt la porte sur cette pensée. Non. Ne pense pas à lui. Bien sûr, je peux me payer une voiture – une belle voiture neuve. Je le soupçonne d'avoir été trop généreux dans son paiement et cette idée me laisse un goût amer dans la bouche, mais je m'en débarrasse très vite et m'efforce de garder mon esprit aussi engourdi et vide que possible. Il ne faut pas que je pense à lui. Je n'ai aucune envie de me remettre à pleurer – pas dans la rue.

L'appartement est vide. Kate me manque, je l'imagine allongée sur une plage de la Barbarde en train de siroter un cocktail frais. J'allume le téléviseur à écran plat pour que le bruit remplisse le vide et me procure un semblant de compagnie. Mais je n'écoute pas ni ne regarde. Assise, je fixe le mur de briques d'un air absent. Je suis hébétée. Je ne ressens rien d'autre que la douleur. Combien de temps me faudra-t-il endurer cet état ?

La sonnette de la porte qui retentit me tire de mon angoisse et mon cœur marque un arrêt. Qui cela peut-il bien être ? J'appuie sur le bouton de l'interphone.

— Livraison pour Mlle Steele, m'annonce une voix lasse et désincarnée.

La déception s'abat sur moi. Je descends sans enthousiasme au rez-de-chaussée. Un jeune homme mâchonnant bruyamment un chewing-gum est appuyé contre la porte d'entrée et tient une grande boîte en carton. Je signe et j'emporte le paquet à l'étage. La boîte est énorme et étonnamment légère. Elle contient deux douzaines de roses blanches et une carte.

Félicitations pour ton premier jour de travail.

J'espère que ta journée s'est bien passée.

Et merci pour le planeur.

C'était une charmante attention.

Il trône fièrement sur mon bureau.

Christian

J'examine la carte dactylographiée et le creux dans ma poitrine s'agrandit. Aucun doute, c'est son assistante qui s'est chargée de cet envoi. Christian n'a certainement rien à voir avec cette délicatesse. C'est trop douloureux d'y penser. J'examine les roses – elles sont magnifiques et je ne peux me résoudre à les jeter à la poubelle. Je vais chercher un vase à la cuisine.

C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves. Son regard gris brûlant, son air perdu, ses cheveux cuivrés, tout en lui me hante. Et la musique... toute cette musique – je ne la supporte plus. Je prends bien soin de l'éviter à tout prix. Même les jingles des publicités me donnent le frisson.

Je n'en ai parlé à personne, pas même à ma mère ou à Ray. Je n'ai pas la force de discuter pour le moment. Non, je ne veux pas de ça. Je suis devenue une sorte d'État insulaire, un territoire ravagé et déchiré par la guerre où rien ne pousse et où l'horizon est désolé. Voilà, c'est moi. Je peux être en interaction avec les autres au travail, mais ça s'arrête là. Si je parle à maman, je sais que je me briserai davantage – et il ne reste plus rien à briser en moi.

Manger m'est difficile. Au déjeuner, mercredi, je parviens à ingurgiter un yaourt et c'est la première fois que je m'alimente depuis vendredi. Je survis grâce à une toute récente tolérance aux latte et au Coca Light. Je tiens grâce à la caféine, mais je suis tendue.

Jack a commencé à me tourner autour. Il me pose des questions personnelles. Il m'agace. Qu'est-ce qu'il veut ? Je reste polie mais je dois le garder à distance.

Je m'assois et j'entreprends de traiter une pile de courriers qui lui sont adressés, ravie de la distraction apportée par cette basse besogne. Ma boîte mail m'annonce l'arrivée d'un nouveau message et je vérifie aussitôt de qui il provient.

Bordel. Un message de Christian. Oh non, pas ici... pas au bureau.

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De : Christian Grey

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:05

À : Anastasia Steele

Chère Anastasia,

Pardonne-moi cette intrusion à ton travail. J'espère que cela se passe bien. As-tu reçu mes fleurs ?

Je constate que le vernissage de l'exposition de ton ami a lieu demain. Je suis certain que tu n'as pas eu le temps de t'acheter une voiture, et c'est assez loin. Je serais plus qu'heureux de t'accompagner – si tu le souhaites.

Tiens-moi au courant.

Christian Grey

P-DG, Grey Enterprises Holding, Inc.

Mes yeux s'emplissent de larmes. Je quitte mon bureau à la hâte pour me précipiter aux toilettes où je me réfugie dans une des cabines. L'exposition de José. Je lui avais promis d'être là et j'ai complètement oublié. Merde, Christian a raison : comment vais-je y aller ?

Je prends mon front dans mes mains. Pourquoi José n'a-t-il pas téléphoné ? Maintenant que j'y pense, pourquoi personne ne m'a appelée ? J'avais tellement la tête ailleurs que je ne me suis même pas étonnée du silence de mon portable.

Merde ! Quelle idiote ! J'ai laissé le programme de renvoi d'appel vers le BlackBerry. Quel bordel. Christian doit recevoir mes appels – à moins qu'il n'ait balancé le BlackBerry. Comment s'est-il procuré mon adresse de messagerie ?

Il connaît bien ma pointure, une adresse de messagerie électronique n'a pas dû lui poser de problèmes.

Suis-je capable de le revoir ? Pourrai-je le supporter ? Ai-je envie de le voir ? Les yeux clos, je rejette la tête en arrière tandis que le chagrin et le désir me transpercent. Bien sûr que j'en ai envie.

Peut-être – peut-être puis-je lui dire que j'ai changé d'avis... Non, non, non. Je ne peux pas sortir avec un homme qui prend du plaisir à me faire souffrir, un homme qui est incapable de m'aimer.

Des souvenirs pénibles traversent mon esprit : le vol en planeur, nos mains qui se tiennent, les baisers, la baignoire, sa douceur, son humour et son regard sombre, menaçant et sexy. Il me manque. Cela fait cinq jours, cinq longs jours d'angoisse qui m'ont paru une éternité. Je m'endors en pleurant le soir, en regrettant d'être partie, en espérant qu'il puisse être différent, en désirant que nous soyons ensemble. Combien de temps encore ce sentiment atroce et écrasant va-t-il durer ? Je suis au purgatoire.

Je me recroqueville, m'étreignant fort pour ne pas m'effondrer. Il me manque. Il me manque vraiment... Je l'aime. C'est simple.

Anastasia Steele, tu es au travail ! Il faut que je sois forte. Mais je veux aller au vernissage de José et, au fond de moi, la masochiste désire voir Christian. J'inspire profondément avant de rejoindre mon bureau.

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De : Anastasia Steele

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:25

À : Christian Grey

Bonjour Christian,

Merci pour les fleurs, elles sont très jolies.

Oui, ce serait sympa que tu m'emmènes.

Merci.

Anastasia Steele

Assistante de Jack Hyde, Éditeur, SIP

En consultant mon portable, je constate qu'il est toujours programmé pour renvoyer les appels sur le BlackBerry. Jack est en réunion et j'appelle aussitôt José.

— Salut, José, c'est Ana.

— Salut, belle étrangère.

Son ton est si chaleureux et accueillant que je manque de craquer de nouveau.

— Je ne peux pas parler longtemps. À quelle heure dois-je venir pour ton vernissage demain ?

— Tu viens toujours ?

Il a l'air tout excité.

— Bien sûr.

En imaginant sa mine réjouie, j'ai mon premier sourire sincère depuis cinq jours.

— 19 h 30.

— À demain alors. Salut, José.

— Salut, Ana.

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De : Christian Grey

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:27

À : Anastasia Steele

Chère Anastasia,

À quelle heure dois-je venir te chercher ?

Christian Grey

P-DG, Grey Enterprises Holding, Inc.

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De : Anastasia Steele

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:32

À : Christian Grey

Le vernissage commence à 19 :30. Quelle heure te conviendrait ?

Anastasia Steele

Assistante de Jack Hyde, Éditeur, SIP

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De : Christian Grey

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:34

À : Anastasia Steele

Chère Anastasia,

Portland est assez loin. Je passerai te prendre à 17:45.

J'ai hâte de te voir.

Christian Grey

P-DG, Grey Enterprises Holding, Inc.

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De : Anastasia Steele

Objet : Demain

Date : 8 juin 2011 14:38

À : Christian Grey

À demain alors.

Anastasia Steele

Assistante de Jack Hyde, Éditeur, SIP

Mon Dieu. Je vais voir Christian. Pour la première fois en cinq jours, mon moral s'améliore un peu et je m'autorise à me demander de quelle manière il a vécu ces dernières journées.

Est-ce que je lui ai manqué ? Probablement pas autant qu'il m'a manqué. A-t-il trouvé une nouvelle soumise ? Cette pensée est tellement douloureuse que je l'écarte aussitôt. Je considère la pile de courrier que je dois trier pour Jack en m'obligeant une fois de plus à chasser Christian de mon esprit.

Ce soir-là, dans mon lit, je me retourne encore et encore en cherchant le sommeil. C'est la première fois depuis longtemps que je ne m'endors pas en pleurant.

Dans ma tête, je visualise le visage de Christian la dernière fois que je l'ai vu, quand je suis partie. Son expression torturée me hante. Il ne voulait pas que je m'en aille, ce qui était étrange. Pourquoi serais-je restée alors que nous nous trouvions dans une impasse ? Chacun de nous esquivait ses propres écueils : ma peur du châtiment, sa peur de... de quoi ? De l'amour ?

Allongée sur le côté, j'étreins mon oreiller, le cœur empli d'une immense tristesse. Il pense qu'il ne mérite pas d'être aimé. Pourquoi éprouve-t-il cela ? Est-ce lié à son enfance ? Sa mère naturelle, la pute camée ? Mes réflexions me tourmentent jusqu'au petit matin où, épuisée, je finis par sombrer dans un sommeil agité.

La journée n'en finit pas de durer et Jack est inhabituellement attentif. Je suppose que la robe prune et les bottines à talons hauts que j'ai dérobées dans le placard de Kate y sont pour beaucoup, mais je ne m'attarde pas sur cette pensée. J'irai m'acheter des vêtements avec mon premier salaire. La robe est plus ample sur moi qu'avant, mais je n'y prête pas vraiment garde.

Enfin, il est 17 h 30. Je ramasse ma veste et mon sac à main en tentant de contenir ma nervosité. Je vais 1e voir !

— Vous avez un rendez-vous ce soir ? me demande Jack en passant nonchalamment devant mon bureau sur le chemin de la sortie.

— Oui. Non. Pas vraiment.

Il hausse un sourcil, sa curiosité est de toute évidence piquée.

— Un petit ami ?

Je rougis.

— Non, un ami. Un ancien petit ami.

— Peut-être accepterez-vous de venir prendre un verre après le travail demain. Votre première semaine a été parfaite, Ana. Nous devrions fêter ça.

Il sourit et une émotion inconnue et troublante traverse fugacement son visage en le mettant mal à l'aise. Les mains dans les poches, il passe tranquillement la double porte. Je fronce les sourcils en le regardant s'éloigner. Boire un verre avec le patron, est-ce une bonne idée ? Je secoue la tête. Il faut d'abord que je passe la soirée avec Christian Grey. Je suis comme d'habitude, pâle, des cernes noirs autour de mess trop grands yeux. Je parais décharnée et tourmentée. Si au moins je savais me maquiller. Je mets du mascara, trace un trait de crayon noir sur mes paupières et pince mes joues en espérant les colorer un peu. Puis je coiffe mes cheveux afin qu'ils dévalent artistiquement dans mon dos. J'inspire profondément. Ça fera l'affaire.

Nerveuse, je traverse le hall en souriant et j'adresse un signe de la main à Claire, à la réception. Je crois que nous pourrions devenir amies. Jack discute avec Elizabeth alors que je me dirige vers les portes. Il se précipite avec un grand sourire pour me les ouvrir.

— Après vous, Ana, murmure-t-il.

— Merci, dis-je avec un sourire embarrassé.

Taylor attend sur le trottoir. Il ouvre la portière arrière de la voiture. Je lance un regard hésitant vers Jack qui m'a suivie dehors et contemple l'Audi avec une mine consternée.

Je me tourne puis grimpe à l'arrière du véhicule, et il est assis là, Christian Grey, dans son costume gris, sans cravate, le premier bouton de sa chemise blanche ouvert. Ses yeux gris s'embrasent.

J'ai la bouche sèche. Il est magnifique, même s'il me dévisage d'un air bourru. Pourquoi ?

— Quand as-tu mangé pour la dernière fois ? demande-t-il sèchement une fois que Taylor a fermé la portière derrière moi.

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Extrait ajouté par ficek 2013-01-11T10:50:00+01:00

Nouvel extrait

Les portes se referment, je m'aventure à un deuxième coup d'oeil. Il baisse les yeux vers moi et c'est bien là, cette électricité dans l'air. Elle est palpable. Je peux presque en sentir le goût, elle vibre entre nous, nous attire l'un vers l'autre.

- Oh mon Dieu, dis-je, le souffle coupé.

Je me délecte brièvement de cette attraction primale et viscérale.

- Je la sens moi aussi,dit-il fièvreusement.

Le désir se répand, sombre et fatal, dans mon ventre. Christian me serre la main en frôlant mes doigts de son pouce et tous mes musclesse crispent, avec délice, au plus profond de moi.

Comment peut il encore me faire cet effet?

- Je t'en prie, ne te mordille pas la lèvre,Anastasia, chuchote-t-il.

Je lève les yeux vers lui en libérant ma lèvre.J'ai envie de lui.Là, maintenant, dans l'ascenceur.Pourquoi ne pourrais-je pas?

- Tu sais ce que ça me fait, murmure-t-il.

Oh, je lui fais encore de l'effet.Ma déesse intérieure se réveille après ces 5 jours de bouderie.

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Extrait ajouté par cams0712 2013-09-05T19:21:06+02:00

De nouveau, j'étouffe un grognement lorsque ses doigts atteignent leur cible.

-Toujours prête mademoiselle Steele, chuchote-t-il en glissant un doigt en moi.

Je me tortille et je suffoque. Comment peut-il faire cela avec tout ce monde autour de nous?

-Ne bouge pas, me conseille-t-il à l'oreille.

Je suis écarlate, j'ai chaud, j'ai envie, coincée dans un ascenseur avec sept autres personnes, dont six n'ont absolument aucune idée de ce qui s'y passe.

Son doigt glisse, va et vient en moi, encore et encore. Ma respiration... Seigneur, c'est gênant. J'ai envie de lui dire d'arrêter... et de continuer... et d'arrêter. Je m'affaisse contre lui, et il resserre son bras autour de moi, son érection collée à ma hanche.

Nous nous arrêtons encore une fois au quarante-troisième étage. Oh... combien de temps cette torture va-t-elle encore durer? Il va... et viens... et va... et viens... Je m'appuie imperceptiblement contre son doigt obstiné. Après tout ce temps sans me toucher, il choisit ce moment! Ici! Je me sens tellement dévergondée.

-Chut, souffle-t-il.

Deux autres personnes nous rejoignent dans l'ascenseur, ce qui ne paraît pas l'affecter outre mesure. La cabine est bondée. Christian me fait reculer un peu plus vers le fond. Nous sommes à présent collés dans un coin et il me maintient tout en poursuivant sa torture, son nez enfoui dans mes cheveux. Je suis certaine que nous avons l'air d'un jeune couple amoureux en train de se faire des câlins dans un coin, si quelqu'un pouvait se soucier de nous et voir ce que nous faisons... Et il glisse un autre doigt en moi.

La vache! Je grogne, reconnaissante que les gens devant nous soit en train de bavarder, tout à fait indifférent à notre présence.

Oh, Christian, ce que tu me fais... J'appuie ma tête sur son torse, les yeux fermés, et je m'abandonne à ses doigts implacables.

-Ne jouis pas, me murmure-t-il. Réserve moi ça pour plus tard.

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Extrait ajouté par Mariona 2013-01-06T16:15:48+01:00

Il est assis et je reste entre ses bras, en sécurité, pendant des heures, il me semble, dans un silence confiant et amical tandis que le Grace glisse vers Seattle. Je tiens la barre et Christian me conseille de temps en temps pour ajuster la course.

- Il y a dans la navigation une poésie aussi vieille que le monde, me murmure-t-il à l'oreille.

- On dirait une citation.

Je sens qu'il sourit.

- C'en est une. Antoine de Saint-Exupéry.

- Oh... j'adore Le Petit Prince.

- Moi aussi.

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Extrait ajouté par phanie-j-c-g 2013-02-19T09:13:08+01:00

*-Tu me fais voir le monde autrement, Anastasia. Tu ne veux pas de moi pour mon argent. Tu me donnes de.. l'espoir, avoue-t-il doucement.

*« C'est moi, Ana. Moi tout entier, et tout à toi. Que dois-je faire pour que tu t'en rendes compte ? Pour que tu voies que je te désire, de toutes les manières possibles. Que je t'aime. »

*- Il a dit que tu l'avais frappé dans les couilles.

Le ton de Christian est plus léger et j'y décèle une pointe d'admiration. Je crois que je suis pardonnée.

- Oui, fais-je dans un murmure.

Je suis toujours sous l'effet de l'intensité de son baiser.

- Bien.

*

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