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Bibliothèque de claranina : Ma PAL(pile à lire)

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La Couleur du mensonge La Couleur du mensonge
Erin Beaty   
La couleur du mensonge… sa magnifique couverture, son résumé un peu trop détaillé, mais particulièrement intrigant… Voilà un titre qu’il me tardait de recevoir, et une histoire que je me languissais de dévorer ! Je n’ai pas attendu : je me suis jetée dessus sans tarder et je l’ai terminé très rapidement. Ce premier tome s’est révélé être un page-turner bourré de surprises.

Sage vit à la charge de son oncle et sa tante. Pour une fille telle qu’elle, le seul choix dont elle dispose est celui du mariage. Pourtant, Sage ne l’envisage pas un instant. Son caractère impétueux et son don aigu pour analyser les autres font d’elle une personne difficile à contenter. Un jour, son oncle lui annonce qu’il a réussi à lui obtenir une entrevue avec la marieuse la plus cotée du pays. Même si elle n’en a pas la moindre envie, Sage se plie à sa décision et rencontre donc Maitresse Rodelle. Mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de sa langue bien pendue, et Sage n’est pas une fille qui se plie aux règles élémentaires. Plutôt que de lui trouver un mari, Maitresse Rodelle la prend comme apprentie. Les voilà bientôt à sillonner les routes afin d’accompagner de jeunes célibataires vers la capitale où elles seront mariées aux plus beaux partis du royaume. Escortées par une troupe militaire aux intentions douteuses, Sage va se lancer dans une aventure des plus inattendues.

Ce qui m’a d’abord séduit dans La couleur du mensonge, c’est son cadre bien particulier. Un univers aux allures médiévales, tout en se retrouvant dans la peau d’une apprentie entremetteuse… ça me plaisait énormément ! Il m’est très vite apparu que ce titre ressemblait à certains ouvrages de fiction historique, tout en apportant un vent bienvenu de nouveauté et d’une certaine modernité.

On le remarque surtout à travers Sage, une héroïne qui ne s'en laisse pas compter, opiniâtre avec un caractère de feu. Fine observatrice, elle m’a impressionnée plus d’une façon. Elle m’a fait penser à un petit animal sauvage qui mord parfois la main qu'on lui tend.

On suit également Ash et Queen, deux hommes chargés d’escorter les jeunes filles jusqu’à la capitale. Il y avait quelque chose chez Ash qui me dérangeait, sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. En revanche, j’ai eu un faible pour Queen (quand vous aurez lu le livre, vous comprendrez l’ironie de la situation).

Là où Sage s’avère trop prompte à passer aux conclusions, Queen, lui, se montre trop pressé dans chacun de ses actes. Les histoires de Queen et de Sage sont différentes en tout point, mais leur route finit par s'entrecroiser par la force des choses. Et ça donne quelque chose… d’intéressant, je dirais !  

La prise en main du roman n’a pas été sans quelques difficultés, en ce qui me concerne. Le début, avec sa légère surcharge de plans stratégiques, m'a paru un peu difficile à intégrer. Mais après une centaine de pages, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et j'ai pris énormément de plaisir à découvrir cette histoire.

L'univers créé par Erin Beaty est fourni, la psychologie des personnages bien amenée et sans artifices. L'auteur nous les présente tels qu'ils sont et nous offre des dialogues particulièrement percutants.

Au niveau du style et du contexte, j’ai beaucoup pensé à The Curse qui est une saga que j'affectionne énormément. Ça bouge dans tous les sens, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Erin Beaty joue avec nos nerfs, les personnages rusent, mentent et se cachent de lourds secrets. La manipulation atteint un tel niveau qu'au bout du compte, on ne sait plus très bien qui manipule qui. 

Quand on parvient au point de rupture où les masques s'abaissent, c'est la confusion qui règne. J'ai commencé à revenir en arrière pour relire certains passages et faire la lumière sur des dialogues un peu nébuleux. Une chose est certaine : les personnages cachent sacrément bien leur jeu. Et c’est sans doute ce que j’ai le plus aimé dans ce premier opus !

En résumé, stratégies militaires et paranoïa sont de mise. La couleur du mensonge est un roman qui s’apprivoise, où la vérité se mérite. Ne croyez pas tout ce que vous lisez, vous risqueriez de tomber dans le panneau, comme moi ! Ici, tout le monde cherche à en apprendre sur tout le monde. Les personnages rivalisent de ruses pour découvrir ce que cachent leurs interlocuteurs. Prêts pour une aventure où les mensonges sont au cœur de toutes les préoccupations ?


Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/la-couleur-du-mensonge-erin-beaty
La fille des Templiers, Tome 1 La fille des Templiers, Tome 1
Mireille Calmel   
Retrouver la plume de Mireille Calmel est toujours un moment de pur bonheur. Elle a l’art de nous conter des histoires aux héroïnes charismatiques qui nous emportent dans des épopées palpitantes.

Ici, c’est autour des Templiers mais plus particulièrement autour d’une malédiction dont ont été frappés les Rois de France que va se construire l’intrigue. Une partie de l’histoire peu abordée mais captivante. Très bien construite et travaillée avec finesse, l’aventure nous emporte et ne nous lâche pas avant la toute fin. Une nouvelle fois, j’ai pu ressentir et partager la passion de l’auteure.

Ce que j’aime tout particulièrement dans ses récits et que j’ai eu le bonheur de retrouver une fois encore, c’est le fait que les héroïnes soient des femmes. Au départ comme vous et moi, ce qu’elles vont vivre et découvrir vont faire ressortir toute leur force. Alors même qu’on peut déceler en elles de la peur, elles sont très fortes. Flore et Jeanne, deux femmes qui, chacune à leur niveau, sont fascinantes et admirables. Elles n’ont rien demandé, rien voulu, mais vont devoir faire front.

Autour d’elles gravitent de nombreux autres protagonistes ayant plus ou moins d’importance. Alors que certains seront source d’angoisse ou de danger, d’autres leurs seront d’un grand soutien. Des femmes qui suscitent l’émoi et avec lesquelles nous allons également jouir d’une jolie touche de romance.

Un récit sans temps morts et des chapitres courts où on passe sans cesse de l’une à l’autre. Une belle construction qui donne du rythme. On suit les faits à divers niveaux et on a peur pour elles. Certains passages montrant toutes la cruauté dont été capables les hommes de l’époque.

Au terme de ce premier tome de nombreux mystères restent entiers et il me tarde déjà de découvrir la suite.
Chroniques d'un autre monde, tome 1 : Les marcheurs de la Terre Chroniques d'un autre monde, tome 1 : Les marcheurs de la Terre
P.C. Cast   
http://www.my-bo0ks.com/2018/07/chroniques-d-un-autre-monde-tome-1-les-marcheurs-de-la-terre-p.c.cast.html

L'auteure, P.C. Cast, n'est plus à présenter après sa saga La maison de la nuit chez PKJ, co-écrit avec sa fille. J'étais vraiment curieuse de découvrir un autre univers que celui-ci et surtout de savoir si après tant d'année, j'allais toujours adhérer au style de l'auteure.

Cette belle brique de plus de 700 pages, amorce le début d'une histoire totalement dingue et vraiment passionnante. Nous suivons deux camps, ennemis depuis toujours. Les Compagnons d'un côté et Les marcheurs de la Terre de l'autre. Si chacun vivait de son côté jusqu'à maintenant, la fuite d'un petit canin pourrait bien changer la donne et semer la zizanie dans cette fausse tranquillité. Très vite, les choses vont déraper.

Je vous l'avoue, en commençant ma lecture, j'ai mis facilement cent cinquante pages à me mettre véritablement dans l'histoire. Il faut dire que l'univers présenté est complexe et vraiment dense. On fait la connaissance des deux clans, de leur membres et de leur particularité. Mais ce n'est pas tout.

A vrai dire, j'ai été assez surprise de découvrir que ce premier tome abordait des thématiques actuelles comme la discrimination, le racisme et surtout l'esclavagisme. Au démarrage, j'ai été assez dérouté de découvrir à quel point les Compagnons avaient une basse estime des Marcheurs de la Terre aussi surnommés, les Creuseuses. Concrètement, pour eux, ce sont des êtres inutiles sauf pour les tâches ingrates, considérés comme des animaux et vraiment rabaissés sans cesse. Bien sur, cette vision des choses est faite de sorte à ce qu'elle colle au contexte de l'histoire et évoluera au fil des pages. Mais j'avoue qu'il est difficile d'avoir de la sympathie pour eux dans ces premiers chapitres.

Au coeur de ce premier tome des Chroniques d'un autre monde, Nik, le fils du chef des Compagnons et Mari, la fille de la Femme lune de marcheurs de la Terre. Chacun d'eux à des responsabilités, des secrets et surtout un jeu à jouer dans cette histoire.

Ma difficulté à me mettre véritablement dans l'histoire réside aussi dans le fait que nos personnages principaux qui pourront tout changer, ne se rencontrent que bien plus tard dans le récit. Sans doute lié au fait du développement voulu de l'univers par l'auteure.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans les Chroniques d'un autre monde, c'est vraiment cet univers si riche. chaque clan à sa façon de fonctionner, ses règles et surtout ses secrets. J'ai notamment aimé la place que prennent les chiens ou canins, dans leur mode de vie et l'importance qu'ils ont. Du côté de marcheurs de la Terre, la particularité de Mari et surtout le statut de Femme Lune se révèle vraiment intéressant et surprenant.

Une fois la première moitié de ce premier tome introductif, les révélations ne tardent pas et les rebondissements non plus. J'ai été surprise par la tournure des événements et ai pris plaisir à suivre les aventures de nos deux jeunes héros. La fin quant à elle, annonce clairement une suite tout simplement explosive. En tournant la dernière page, je me suis demandée comment les choses allaient tourner pour eux.

En conclusion, ce premier tome des Chroniques d'un autre monde est principalement centré sur l'explication de l'univers et un peu lent à démarrer mais a su me captiver par la suite. J'ai hâte de découvrir la suite !

par Carole94P
Un nid de mensonges Un nid de mensonges
Elizabeth George   
J'ai trouvé ce roman moins sombre que le dernier livre que j'ai lu du même auteur, mais tout aussi bien construit, bien écrit. Comme à chaque roman, l'auteur réussit à chaque chapitre à nous donner juste assez d'indices pour nous donner envie de lire la suite, sans nous permettre de découvrir la vérité avant la fin.

Au fur et à mesure de la lecture, la personnalité de la victime se révèle de plus en plus complexe, des secrets resurgissent, si bien que l'auteur réussit à nous égarer sur de nombreuses fausses pistes.

La psychologie des personnages est bien décrite, l'auteur s'attache à leur donner à chacun une personnalité bien distincte. On voit également l'évolution de la relation entre les personnages principaux, une évolution que l'on a envie de suivre dans les livres suivants.
Daringham Hall, Tome 1 : L'héritier Daringham Hall, Tome 1 : L'héritier
Kathryn Taylor   
Je ne sais pas pourquoi mais je m’attendais à lire un roman historique, mais pas du tout on est bien dans une romance contemporaine.

Kate est une jeune vétérinaire, c’est une femme indépendante qui a dès son plus jeune âge manqué d’amour, mais la famille Camden a toujours su être présente pour elle, c’est auprès d’eux qu’elle s’est construite, elle les considère comme sa famille.
Ben, lui a grandi sans père, quand des années après la mort de sa mère il entame des recherches sur sa famille, il décide de reprendre ce qui lui va de droit, il entame donc une procédure pour récupérer Daringham Hall, ce projet il ne le fait pas pour la gloire ni pour l’héritage, il cherche juste à venger sa mère.

Kate va frapper Ben à la tête sans penser au danger, prise de remord elle va s’occuper de lui et l’aider à retrouver la mémoire. L’attirance qu’elle ressent pour l’homme qui habite sous son toit la perturbe, elle a peur de souffrir, une fois la mémoire retrouvée sera-t-il comme maintenant ?st si il était marié ? Beaucoup de questions auxquelles elle n’aura pas tout de suite de réponses. Ben quant à lui a complètement oublié pourquoi il se trouve dans cette petite ville, il ne se rappelle de rien, qui il est ? que fait-il ? C’est le trou noir. Grâce à Kate, il va se faire accepter par les habitants de la ville ainsi que les Camden qui vont rapidement le prendre sous leur aile, lui aussi est très attiré par Kate, la simplicité de la jeune femme ainsi que sa gentillesse l’ont touché.

Entre eux, une complicité va rapidement s’installer, Kate a beau lutter, l’attirance est trop grande. Ce qu’ils vivent est très beau, on sent bien qu’ils sont très attachés l’un à l’autre, on appréhende le moment où Ben va retrouver la mémoire, où il va se rappeler ce qu’il est venu faire ici et sa réaction quand il va se souvenir des Camden et de la relation qu’entretient Kate avec la famille qu’il hait le plus au monde.

Les deux personnages principaux ont une vie bien différente : Kate ne vit que pour son travail, Ben est dans les affaire, il a lui aussi une vie bien remplie, tous deux sont diamétralement opposés, ont une manière de vivre à l’opposé de l’autre mais en même temps ils sont tellement complémentaire. On circule d’une personne à l’autre aussi bien dans la tête de nos deux personnage principaux que des personnes qui les entourent, je ne suis pas perdue une seule seconde dans tout ce mélange de lieux et de protagonistes bien au contraire, chaque passage apporte le petit plus qui fait qu’on a l’impression de regarder une série télé et de partager chaque moment important avec celui qui est en train de le vivre.

Une histoire où l’on mélange romance et rancœur, beaucoup de rebondissements vont avoir lieu et pas seulement entre Kate et Ben, la famille Camden va devoir se remettre d’un choc tout aussi dur que la possible perte de leur domaine. On sent que d’autre secret vont venir perturber leur vie. J’ai vraiment hâte de connaitre la suite, je ne m’attendais à me fondre autant dans cette histoire et à apprécier autant cette lecture.

http://www.livresavie.com/daringham-hall-lheritier-de-kathryn-taylor/#more-8860

par Natoche
La Nuit La Nuit
Elie Wiesel   
J'ai lu ce livre pour mon cours d'anglais. Une histoire vraie qui touche par son authenticité.

par Stardust
Grisha, Tome 1 : Les Orphelins du royaume Grisha, Tome 1 : Les Orphelins du royaume
Leigh Bardugo   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2014/05/the-grisha-tome-1-shadow-and-bone.html

Ma plus grande peur résidait sur le monde crée par Leigh Bardugo dans lequel j'avais peur de me perdre. S'il est vrai que j'ai un peu tâtonné au début, principalement à cause d'un vocabulaire imaginaire très présent, je m'y suis vite faite. Après tout il n'y a pas plus de difficultés et de choses à intégrer que dans un roman comme Le Labyrinthe, une dystopie au monde différent et au vocabulaire marqué. De plus, Leigh Bardugo devait avoir anticipé mes peurs puisque le roman possède un petit récapitulatif de la hiérarchie des Grisha, ces êtres magiques qui sont au centre du roman, mais également une jolie carte qui aide à se resituer dans l'univers. (Cependant il me semble que, sans surprise, la carte n'est pas présente dans l'édition française mais que vous pouvez la consulter sur le site de l'auteure.)

Bien sûr tout bon livre se doit d'avoir une héroïne du tonnerre, qu'il s'agisse d'un roman fantasy ou contemporain c'est toujours primordial. Or l’héroïne de Shadow and Bone, Alina, fait définitivement parti du haut du panier. C'est une jeune femme qui à la base n'a rien de remarquable. Orpheline, frêle, elle est une apprentie cartographe moyenne et a tendance à ne jamais réellement se démarquer. Sauf que lorsque son régiment travers le Fold, un brouillard sombre qui scinde le pays, et se fait attaquer par des Volcras, les bêtes ailées affreuses qui y vivent, son pouvoir se révèle. Malgré qu'elle ait été déclarée comme normale lors de l'examen pratiqué chez tous les enfants du pays, Alina est une Grisha. Une Grisha spéciale. Celle qui pourrait être la solution aux problèmes que pose le Fold. Et j'ai beaucoup apprécié la façon dont la jeune femme gérait ce nouveau statut qui lui tombe sur la tête. On ressent sa réticence à accepter qu'elle puisse être quelque chose d'exceptionnel, elle qui s'est toujours fondue dans la masse et a l'habitude d'être insignifiante. Elle est très touchante dans ses doutes et ses faiblesses, mais également dans la force qu'elle gagne au fil du récit et de l'apprentissage qu'elle fait d'elle-même.

Côté protagonistes masculins, deux se démarquent des autres et ont une certaine importance tout au long de l'histoire. Le premier c'est Mal, le meilleur ami d'enfance d'Alina. J'ai eu énormément de mal avec ce personnage qui représente exactement ce que je déteste chez un héro de Young Adult. Je suis tellement fatiguée des meilleurs amis de l’héroïne qui ne la regardent pas deux fois avant de finalement se rouler par terre dès qu'elles deviennent plus attirantes ou plus puissantes. C'est une attitude que je trouve extrêmement vaine et superficielle. Du fait Mal est passé dans ma liste noire très rapidement et je crois qu'entre lui et moi ce ne sera jamais le grand amour. Il est ce personnage du roman qui me met en pétard et envers qui l’attitude de l’héroïne me laisse coite. Le second personnage, à l'opposé du précédent, n'est autre que le Darkling, chef des Grisha. Je dois être faible et futile, comme Mal, mais je suis folle du Darkling. J'ai adoré ce personnage ambigu, sombre et fascinant, qui ne manque pas de nous laisser interrogateurs. On évoque souvent dans le roman le magnétisme de son personnage sur les autres, notamment sur les Grisha représentantes de la gent féminine, et c'est tout à fait remarquable de constater à quel point son magnétisme transpire au delà des pages. Le Darkling est à mon sens le personnage le mieux construit de l'univers, tout en facettes et nuances, et ce qui est certain c'est qu'il ne laissera personne indifférent !

Le monde mis en place dans Shadow and Bone est tout aussi riche et divers que ses personnages. Inspiré par la Russie du XIXème siècle, ce sont des paysages enchanteurs et un royaume bien installé que Leigh Bardugo nous offre dans ce premier roman. Le concept des Grisha, ces magiciens au service du royaume évoluant dans une hiérarchie dictée par leurs dons, est également fort et appliqué. J'ai été rassurée de voir qu'on intégrait très rapidement les subtilités de cet univers unique, puisque c'est ce qui m'inquiétait, et même le vocabulaire inventé par l'auteure finit par être retenu sans que l'on ne s'en rende compte. Le tout est bien sûr servit par une fluidité évidente dans l'écriture et le récit. Il y a beaucoup de rythme dans ce roman, les moments de réflexions plus posés sont insérés de manière très naturelle, et on ne s'ennuie jamais tout au long des près de 400 pages que dure cette histoire.

Shadow and Bone est un roman fascinant et captivant. Les personnages sont envoûtants, le monde original, et l'ensemble ensorcelant. Ce premier roman est une belle réussite et un coup de cœur comme on aimerait en avoir plus souvent. J'ai hâte de retrouver Alina, le Darkling, le Royaume de Ravka, les personnages secondaires, et même Mal, dans la suite Siege and Storm !

par Althea
Le Golem et le Djinn, Tome 1 Le Golem et le Djinn, Tome 1
Helene Wecker   
Petit préambule :
J'ai découvert ce fantastique roman en VO il y a deux ans, et je désespérais de le voir traduit en français, alors qu'il devenait accessible aux non anglophones et non francophones du monde entier par ses traductions en italien, espagnol, polonais, turc, tchèque, hongrois, hébreu, néerlandais, allemand, portugais, grec, russe ...
Mais c'est enfin chose faite, avec une très jolie traduction du titre (en VO "The Golem and the Djinni") et une belle couverture (certaines couv étrangères sont *~* ^-^) grâce aux éditions Robert Laffont que je salue bien bas au passage !
Et, cerise sur la gâteau, je viens d'apprendre ce matin, de la bouche du cheval, qu'une suite sortirait ! Une suite solide, certainement, d'abord parce que le talent de l'auteur est immense, ensuite parce que son témoignage spontané explique qu'elle a sérieusement réfléchi à cette suite non prévue et a rejeté deux axes de développement avant d'en trouver un qui la satisfasse, elle et son éditeur.
Mais passons maintenant au livre en lui-même, avec le commentaire que j'avais écrit après ma lecture, en été 2013 :

Voilà le genre de livre qu'on aimerait faire lire aux amateurs de littérature qui boudent le genre "fantastique" sans avoir idée de ce qu'il pourrait leur apporter.
Car si le thème central est bien la difficulté d'exister pour deux êtres non humains (un golem, être de terre, à figure de jeune femme humaine et un djinn, être de feu, coincé dans un corps d'aspect humain), le récit se déroule dans un contexte si réaliste que l'auteur semble l'avoir connu.

L'histoire se passe au tournant du siècle dernier, à New York, dans les quartiers immigrés. D'un point de vue historique, de celui des petites gens, travailleurs, courageux, qui se serrent les coudes sans se plaindre, cela me parait d'une authenticité absolue. L'ambiance, les lieux, les détails de cette époque révolue, les relations humaines de ces populations déracinées - tout sonne incroyablement juste.

Sans aucune lourdeur, avec simplicité et brio, l'auteur nous fait suivre de paisibles petites communautés, bédouine (en Syrie, il a plus de mille ans), juive et catholique Syrienne - à New York, en 1900 à peu près.

Pour tout avouer je n'aurais sans doute pas été particulièrement tentée de lire sur le sujet. Pourtant, l'art narratif de l'auteur, qui raconte si bien, m'a permis de lire cette histoire, pourtant longue, avec plusieurs fils directeurs en début de narration, et de petits flash-back réguliers (de la vie du djinn jadis, dans les déserts de la lointaine Syrie) sans aucun effort et avec un plaisir constant.

L'idée de suivre deux personnes inhumaines et de nous montrer leur parcours difficile, puis leur rencontre, tout en déroulant une intrigue mystérieuse à bas-bruit, est excellente et parfaitement incorporée au reste.
Malgré la sympathie que nous inspirent les deux personnages (même le djinn, pourtant froid et irritant au départ), jamais sommes-nous tentés de les croire humains : bien que nommés par les personnes qui les guident en secret, leurs noms d'emprunt ne leur collent pas à la peau, et le narrateur ne cessera jamais de les nommer "le golem" et "le djinn".
Leurs particularités physiques, qu'ils se donnent tant de peine à masquer au quotidien, font l'objet d'un traitement subtil et passionnant : le froid qui donne des impatiences au golem, l'eau qui est dangereuse pour le djinn, qui peut mourir aisément par extinction, mais qui aime pourtant jouer avec le feu - non, pardon, avec l'eau ! - et courir sous la pluie ; l'absence de sommeil, pour une fois si bien traitée ! Que faire de ses nuits quand on est sensé dormir, surtout quand on a l'aspect d'une jeune femme honnête et que le voisinage vous surveille ? La force titanesque de la jeune golem, sa brillance à accomplir les gestes de chacune des tâches à laquelle elle s'attelle joyeusement, son étrange et pénible aptitude à ressentir tous les désirs et toutes les inquiétudes des humains qui l'entourent, la capacité du djinn à travailler le métal à la main, le chauffant autant que nécessaire jusqu'à la fonte...

Cette histoire passionnante, cultivée, pleine de sensibilité et d'intelligence, déroule en filigrane un conte de mille et une nuits, un conte sombre mais pas désespéré, ou même la flamme mauvaise et inextinguible du "méchant sorcier" arrive presque à nous émouvoir... Presque, parce que finalement son égoïsme mâtinée d'égocentrisme et d'égotisme sert surtout à mettre en valeur l'humanité que développent les non-humains - en apprenant à plus de discernement dans sa charité pour le golem et en devenant responsable des conséquences de ses actes pour le djinn.
D'une manière générale la fin est subtile, sans facilité mais positive.

Sans aucun prêchi-prêcha, à travers de nombreux exemples de la vie simple de personnages courageux et lumineux, ce récit nous permet une belle réflexion sur l'humain, ses croyances, sa manière de mener sa vie par ses choix.
La réflexion de fond est pleine de sagesse : qu'est-ce qui fait de nous un être humain ? Et surtout est-on condamné d'avance à suivre la tyrannie de sa nature, ou peut-on toujours espérer devenir meilleur par ses choix ?

"Ne juge pas les hommes à leurs pensées, mais plutôt à leurs actions, Chava"

par milabette
Les Ailes d'émeraude, Tome 3 : L'Île des secrets Les Ailes d'émeraude, Tome 3 : L'Île des secrets
Alexiane De Lys   
Ah non mais là je suis choquée !!! La couverture ?! Mon Dieu, l'histoire est incroyable mais les couvertures sont de plus en plus affreuses ! Sérieux, c'est qui ce mec ? Déjà, la couverture du 2, j'ai vu le même mannequin (même posture) sur une autre saga (aucun effort de réalisation) mais là, c'est du haut niveau, c'est pas possible ! Je lirais l'histoire car l'écrivaine a du TALENT mais voilà, déçue !
Ps: Pour un p'tit sondage, mettez un petit coeur si vous êtes d'accord avec moi et sinon appuyez sur le pouce vers le bas si vous adorez l'illustration :)
Pss: J'adore quand même l'histoire et l'auteur : pas de conclusion trop hâtive pls

Et me re-voilà ! Ça y est une autre page qui se tourne. Une de mes préférés sagas qui se termine. C'est toujours dur mais en même temps j'en pouvais plus d'attendre ce final ^^
Alors mes impressions : [spoiler]Un Magnifique Happy-End ! Plus heureux tu meurs Lol ! Nan sans rire je ne m'attendais pas à une autre fin que celle-ci et j'étais super heureuse pour toute la petite troupe de Cass ;) Merci Alexiane de nous apporter un peu de bonheur dans ce monde de brutes !![/spoiler]
Alors honnêtement, les personnages sont fidèles à eux-mêmes et j'ai toujours envie de les serrer dans mes bras ! Surtout Isha et Gabriel (Evidemment) !
L'intrigue nous tient jusqu'au bout. De l'action, du suspense (j’aurais aimé un poil plus), de l'Amouuuur, de l'humour (Love Isha qui me fait trop rire) etc etc
Alors vous allez me dire, mais pourquoi elle ne le met pas en Diamant alors ? Eh bien enfaite, j'ai hésité mais j'ai finalement choisi l'Or pour la simple et bonne raison que le déroulement m'a paru un peu trop vite. C'était mon ressenti. Le soucis avec moi c'est que je suis une amatrice d'action (de combats, je suis un peu sadique Mdr) et vers la fin, j'en attendais un peu plus. Voilà voilà je suis peut être trop exigeante. Dans tous les cas, le Tome 1 est pour moi le meilleur, la crème de la crème et je ne me laisserais jamais de le lire :p
Ah si aussi, j'ai trouvé un peu beaucoup de ressemblance avec Lux (pour ceux qui connaisse ils comprendront ) [spoiler]Genre déjà le mariage express comme Katy et Daemon à L.A, la robe rouge de Cass au gala m'a rappelé la robe rouge de Kat au bal de promo (couleur préféré de Daemon ..), le local souterrain scientifique caché (lux number 4), Cass qui se fait attrapé par une trappe qui se referme devant Gaby dans ce même local (ça vous rappelle pas une fameuse scène?). Voilà ça m'a quand même perturbé [/spoiler]
Encore un truc, j'ai rencontré Alexiane de Lys au Salon Du Livre et elle a été super gentille, souriante, patiente et j'ai eu ma petite dédicace ! Trop heureuse ;) Merci encore !



par Wanheda
Shades of Magic, Tome 1 Shades of Magic, Tome 1
Victoria Schwab   
5/5

Lire ma review :
https://www.milkywaygraph.fr/article/books/279/chronique-shades-of-magic-tome-1-a-darker-shade-of-magicde-ve-schwab

BLUFFANT.

C'est le deuxième livre que je lis de cette auteure et elle ne cesse de m'impressionner (le premier était : This Savage Song). Ce premier tome de la trilogie Shades of Magic est un véritable chef d'œuvre et promet une suite explosive.

Il est très rare que, dès les premiers chapitres, je sache déjà quelle sera ma note pour un livre. Et c'était évident que pour celui-ci, ce serait un 5/5 d'office. Je suis rentrée dans cet univers fascinant très rapidement et j'ai tout de suite su que ç'allait être un coup de cœur !

L'histoire se déroule en 1819, à Londres. DÉJÀ. Rien que ça, c'est la perfection puisque j'adore le cadre dans lequel le récit prend place. De plus, le fait qu'on ait une date et un lieu nous permet de très vite adhérer au récit.

Kell est l'un des derniers Antari, un magicien qui a la particularité de voyager entre les mondes parallèles. Il existe trois différents mondes. Il y a tout d'abord Grey London qui est notre propre Londres du XIXème siècle : dans ce monde, la magie a été complètement oubliée. Red London est la ville où habite Kell : c'est une ville prospère et colorée où la magie est très utilisée. Enfin, il y a White London : c'est la ville la plus dangereuse car elle a été corrompue et pervertie par la magie. On raconte également qu'il y avait un autre Londres, détruit et consumé par la magie : Black London. Kell traverse Grey London, Red London et White London de manière quotidienne car son travail est de transmettre les messages de la couronne d'un royaume à l'autre.

J'ai trouvé ces univers parallèles hyper captivants et intéressants. Ils sont très différents les uns des autres, impossible de les confondre ! L'atmosphère change radicalement lorsque notre héros change de Londres, je n'étais donc jamais perdue dans ma lecture, ce qui aurait très bien pu être le cas à force de passer d'un univers à un autre aussi souvent.

C'est d'ailleurs ce qui est le plus remarquable chez l'écriture de l'auteure. Mise à part une plume fluide et addictive, V.E. Schwab maîtrise parfaitement la construction de son monde. Elle parvient à nous faire comprendre son univers fantastique aussi facilement que s'il s'agissait d'un livre contemporain alors que NON. C'est du HIGH FANTASY. Ce que j'adore, c'est qu'elle va droit au but mais tout en gardant une magnifique écriture (on peut y trouver beaucoup de belles citations). Elle ne tombe pas non plus dans le piège du déversement d'informations : tout est parfaitement dosé, en aucun cas on ne se sent submergé par un trop-plein de détails. Tout est dans la subtilité et la précision. Pourtant, dans les livres de fantasy, il y a FORCÉMENT des passages qu'on doit relire plusieurs fois pour bien digérer… Dans les livres de V.E. Schwab, ça n'arrive jamais !

Kell va découvrir, malgré lui, l'existence d'une pierre magique provenant de Black London et va tout faire pour s'en débarrasser et la ramener dans le monde déchu auquel elle appartient avant qu'elle ne détruise tout sur son passage. Il va alors faire la rencontre d'une jeune pickpocket nommée Lila, qui habite à Grey London, et c'est ensemble qu'il vont vivre cette aventure aussi dangereuse qu'excitante !

Parlons des personnaaaaaaages. PARCE QUE LILA EST JUSTE MERVEILLEUSE. Voleuse + pirate + badass + drôle, courageuse et intrépide : ne serait-ce pas là l'une de mes personnalités préférées ?? YASSS. Je l'ai tout simplement adoré ! Ses répliques et son franc-parlé #PUNCH-LINES rajoutaient un côté humoristique à l'histoire, ce qui n'était pas désagréable du tout. Et, elle et Kell formaient un duo parfait ! Leur dynamique était la meilleure des choses qui soit. Il n'y pas de romance dans ce livre, mais je vous annonce que JE. SHIP. HARD. C'est obligé. Leur alchimie est trop belle pour être gâchée, ahah.

KELL. MON PETIT KELL CHÉRI. Je ne sais même pas par où commencer. Il a été adoptée par la famille royale de Red London et il est traité comme l'un des leurs #prince donc il est AIMÉ. En plus, il a frère (Rhy) trop gentil avec lui et j'adore leur complicité et ARG. J'adore. Mais mon pauvre Kell se sent, bien que dans une famille aimante, plus utilisé que tout. Le roi et la reine ont beau dire, Kell leur sert surtout de messager entre les royaumes. Je trouve ça trop triste que Kell se sente aussi mal intégré dans sa famille adoptive. Il est super intelligent, brave, avec une petite touche d'insolence parfois, mais il est également tout fragile et perdu à l'intérieur et ADORABLE.

ET ON EN PARLE DE SON MANTEAU ??? Anw, je veux un spin-off entièrement consacré à ce magnifique manteau qui est, en réalité, plusieurs manteaux en un seul ??? WHUUUUT. #mind-blown Il lui suffit de le retourner pour qu'il change complètement d'aspect. Je veux ce manteau.

Les méchants dans l'histoire sont HYPER méchants. Je préfère vous prévenir, ce livre est très SANGLANT. Beaucoup de violence, de sang et de torture (même si j'ai déjà lu pire quand même #JayKristoff). Et vous savez que j'adore ça. #psychopathe Je déteste quand les méchants sont juste là pour faire joli et qu'ils ne vont pas au bout de leur potentiel. Ils ont l'air badass et tout, mais finalement ils ne tuent personne ? NOPE. Mais dans A Darker Shade of Magic… AHAHAHA. La cruauté des personnages ne vous laissera pas de marbre, je vous le garantis. Direct dans mon top 5 des méchants préférés : la reine et le roi de White London. Parce que. PETIT UN : ils sont jumeaux (jumeaux diabolique, j'achète !). PETIT DEUX : j'adore leur look, surtout celui de la reine. PETIT TROIS : wowowowow, ils ont recours à des moyens de torture juste horrible et vicieux et ARG. #j'aime

On a un autre méchant que j'aime tout particulièrement dans ce livre : Holland. Mais celui-ci n'est pas TOTALEMENT méchant… je crois ? C'est le deuxième Antari, il a donc les mêmes pouvoirs que Kell. Il était super badass et cruel lui aussi mais, en même temps, il est contraint à faire toute ces choses horribles car il est sous les ordres de la reine et du roi de White London. Un méchant complexe ? Mon genre préféré.

On enchaîne avec l'action, la magie, les rebondissements, les mystères : inutile de vous dire qu'on ne s’ennuie pas une seule seconde. A Darker Shade of Magic était une lecture addictive, originale et passionnante menée de manière très habile par V.E. Schwab, une auteure dont vous ne devez pas passer à côté et qui va très rapidement devenir l'une de mes préférées de tous les temps !

par wilkymay