Livres
446 896
Membres
386 694

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

— Allô ? dis-je, la voix rauque et ensommeillée.

J’entendis un léger soupir.

— Tu as décroché, fit-il, incrédule. Je pensais pas que tu le ferais. Je t’ai déjà appelée plusieurs fois, mais tu n’as jamais répondu. Et tout à coup... Pourquoi tu n’as pas décroché les autres fois ?

Je me roulai en boule autour de mon portable. Il avait l’air si désemparé que j’aurais donné n’importe quoi pour pouvoir le serrer dans mes bras.

— Je voulais le faire.

— Alors, tu aurais dû.

J’avais hésité à lui répondre de nombreuses fois au cours des trois dernières semaines. La douleur dans ma poitrine s’accentuait chaque jour ; j’étais de plus en plus angoissée. Si j’avais répondu à ses appels, je serais aussitôt rentrée à Chicago au lieu de régler mes problèmes à Arden Hills. Sans plus me demander si je méritais Hayden ou non.

— Je sais. Je regrette. Tu vas bien ? Il est arrivé quelque chose ?

— J’ai fait un rêve.

Sa voix était si faible ; il semblait avoir honte de m’appeler pour une telle raison.

— Oh ! Hayden. Je suis vraiment désolée.

Les larmes me montèrent aux yeux.

— Tu veux me le raconter ?

J’entendis un léger bruit. Un bruissement. Un coup sourd. Un deuxième, un troisième, un quatrième. Un son étranglé, suivi d’un claquement bruyant. Je ne pouvais rien faire à cause de la distance. J’aurais voulu tendre la main à travers le portable et apaiser sa douleur, comme il l’avait fait si souvent pour moi.

— Hayden ?

— Pardon.

Il toussota.

— J’ai fait tomber quelque chose.

Je n’étais pas dupe.

— C’était un cauchemar ?

— Il était tellement réel. Quand je me suis réveillé, j’ai cru...

Il y eut un autre bruit sourd.

— C’était à propos de tes parents ?

— Non.

— De moi ?

— Oui.

Sa voix se brisa.

— Tu étais, tu étais, tu étais... fit-il en butant sur les mots.

— Tout va bien maintenant. Je suis là. Je suis là et je vais bien. Il ne m’est rien arrivé.

J’espérais le calmer en continuant à parler.

— Ce n’était qu’un rêve.

— Je ne pouvais pas t’atteindre. Tu étais en train de mourir et je ne pouvais... Le sang, il y en avait tellement, et tu étais, tu étais...

Il commençait à avoir du mal à respirer.

— Je me sentais tellement vide sans toi. Je me sens toujours tellement vide.

Hayden craquait pour de bon. Les mots sortaient tous en même temps, ses paroles n’avaient plus de sens.

— Je ne savais pas que ça me ferait cet effet-là. J’en savais rien. Je ne t’aurais pas laissée... Je veux, je veux...

Terrifiée par ce que je lui avais fait, je plaquai une main sur ma bouche pour étouffer un sanglot. Je m’étais dit que, si je partais, Hayden comprendrait que je n’étais pas la personne qu’il lui fallait. Au lieu de ça, il était en train de s’effondrer.

— Chut, ça va, Hayden. Je suis vraiment désolée. J’aimerais tellement être avec toi, dis-je doucement.

— Alors, rentre, me supplia-t-il.

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ella-L 2014-09-13T13:44:38+02:00

— Qu'est-ce qui est arrivé à ta caisse ?

— Ce ne sont que des éraflures. Je vais la faire réparer.

Tenley avait appelé le carrossier plus tôt dans la semaine, quand je n'étais pas en état de le faire moi-même.

Chris posa les mains sur le capot et se pencha en avant.

— Elles sont profondes. On dirait que quelqu'un a essayé de gratter la peinture... Et le capot est cabossé...

Chris se tourna vers Tenley. Le visage rouge écarlate, elle tripotait sa boîte de cupcakes. Le regard perplexe de Chris revint se poser sur moi. Je secouai la tête, mais il ne tint pas compte de mon avertissement.

— Tee ?

— Hm ?

Tenley regarda Chris.

— Qu'est-ce qui est arrivé à la voiture de H ?

Elle me lança un regard, espérant quelques instructions. Comme je restais impassible, elle leva les yeux au ciel.

— C'est la boucle au dos de ma veste qui a éraflé la peinture. Et c'est le genou de Hayden qui s'est enfoncé dans le capot.

Il lui fallut quelques secondes pour comprendre.

— Pourquoi tu aurais... ? Oh non ! Dis donc, Tee, quelle petite dévergondée !

Afficher en entier
Extrait ajouté par Adèle 2014-09-01T14:35:07+02:00

— Quand je te regarde manger un cupcake, ça me fait plus d’effet qu’un porno.

— Vraiment ?

Je le regardai en battant des paupières, puis suçai le glaçage sur mes doigts.

La main de Hayden disparut sous la nappe, et il remua sur sa chaise. Son nez effleura ma joue.

— Beaucoup plus. Infiniment plus.

— Tu es à table, Stryker, pas dans ta chambre. Garde tes mains là où je peux les voir, dit Jamie.

Tout le monde se mit à ricaner, et je me sentis rougir. La main de Hayden réapparut, le majeur dressé pour répondre à Jamie. Il n’essaya plus de me tripoter après ça, cependant.

source site "dans notre petite bulle"

Afficher en entier

Chacun de nous portait en lui l'empreinte de l'autre. C'était beaucoup plus profond qu'un tatouage sur la peau. Nos âmes elles-mêmes étaient marquées.

Dans cette vie, au fil des années qu'il restait à passer ensemble, chacun de nous allait être une armure pour l'autre.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ella-L 2014-09-13T13:55:36+02:00

— Au fait, Tenley, j'ai entendu dire que tu étais passée voir la maison que Nate et Hayden sont en train de rénover. Qu'en as-tu pensé ? me demanda Cassie.

Je faillis m'étrangler en avalant une gorgée de vin.

— Je..., euh..., le garage est très spacieux.

— Hm, c'est vrai qu'il est bien conçu avec ce chauffage au sol. Et la chambre principale ? Une fois redécorée, elle sera extraordinaire.

— On est pas allés jusque-là, intervint Hayden.

Du coin de l'œil, je le vis lancer un regard irrité à Cassie. Tout le monde observait leur échange avec intérêt. Cassie avait beau être la tante de Hayden, ils se comportaient plutôt comme un frère et une sœur. Elle adorait le mettre dans l'embarras dès que c'était possible et me taquinait aussi par la même occasion.

— Ah ? C'est dommage. Cette chambre est charmante et très spacieuse. Presque autant que la nôtre, pas vrai, Nate ? En tout cas, on peut certainement y mettre un très grand lit. Je crois que c'est ce qui a tout de suite intéressé Hayden : la chambre principale et le jardin de derrière. ! Il y a une piscine et un jacuzzi ! Qu'est-ce que vous avez vu exactement ?

— Cassie.

Nate lui donna un coup de coude.

— Oui, mon chéri ?

Les joues rouges, Hayden regardait fixement son verre et réprimait un sourire.

Nate chuchota quelque chose à l'oreille de Cassie, mais Chris, qui était à côté de lui, n'en perdit pas une miette.

— Oh ! mec ! C'est à ce moment-là que tu as endommagé ta voiture ? Tu déchires, Tee !

Morte de honte, je me cachai derrière mes cheveux.

— Qu'est-ce qui est arrivé à ta voiture Hayden ? C'est pour ça que tu conduis cette bagnole hybride ? demanda Jamie.

— Chris dramatise pour rien. C'est juste une égratignure.

— Une énorme égratignure et un capot cabossé, rectifia Chris.

Hayden pointa un doigt vers lui.

— Tu n'étais pas censé la fermer, toi ?

— Qu'est-ce qui s'est passé ? me demanda Lisa.

Sarah se pencha, et Chris lui chuchota quelque chose à l'oreille. Ses yeux s'écarquillèrent.

— Tu déconnes ?

— Quoi ? entendit-on de tous les côtés de la pièce.

Chacun avait les yeux braqués sur Chris.

— Si tu parles, t'es un homme mort, l'avertit Hayden.

— Au fait, je voulais te demander : tu as bien récupéré tes chaussures ? me demanda Cassie avec un sourire innocent.

— Qu'est-ce que tes chaussures ont à voir là-dedans ? s'étonna Jamie.

Je me blottis contre Hayden et avalai une grande gorgé de vin.

— Bon sang, marmonna Hayden. Tu crains, Cassie. Sérieux.

— C'étaient de jolies chaussures. Je ne voulais pas que Tenley pense qu'elles avaient disparu.

— Tu me le paiera, Cassie, fit Hayden.

— Laisse tomber, mon petit bonhomme. Tu ne fais pas le poids, le taquina Cassie.

— Tu perds rien pour attendre.

— Qui est prêt pour le dessert ? demandai-je.

Mais tout le monde m'ignora, et je vidai mon verre.

— Vous savez, il y a une place de libre dans notre garage. Puisque vous prévoyez de passer la nuit ici, tu peux toujours garer ta voiture à l'intérieur, Tenley, dit Cassie avec un sourire malicieux.

Chris ricana.

Hayden secoua la tête.

— Tu l'auras voulu, Cassie.

Il se tourna ers Nate, qui paraissait horrifié. Nate secoua très légèrement la tête en regardant Cassie et Hayden tour à tour.

— Nate, tu as toujours besoin d'un coup de main pour installer cette balançoire dans votre chambre ? Je crois que j'ai les bons boulons cette fois.

Hayden sourit de satisfaction en voyant la tête de Cassie.

— Pourquoi Nate voudrait une balançoire ?... Oh !

Je regardai les joues de Cassie s'empourprer et le visage de Nate blêmir.

Cassie donna une claque sur le bras de Nate.

— Tu as demandé de l'aide à Hayden ?

— Il était censé la boucler. En plus, c'est bien la seule personne dans mon entourage qui sache comment installer ce genre de truc.

Je dévisageai bêtement Hayden.

— C'est le même principe que pour assembler du matériel d'escalade, chaton, m'expliqua-t-il.

Mon verre vide à la main, je bondis de mon fauteuil. Je ne voulais pas en entendre plus.

— Je vais me resservir.

— Moi aussi ! Fit Lisa en me suivant.

Afficher en entier

— Je fais exprès de maintenir tout le monde à distance.

Je secouai la tête en pensant à l’ironie de mon histoire avec Tenley.

— Et à la minute où je laisse Tenley m’approcher, elle me quitte. Ça fait un mal de chien. C’est comme s’il y avait un trou énorme dans ma poitrine. Je me dis que, si elle revenait, il disparaîtrait et je me sentirais bien. Sauf que ce n’est pas vrai – parce qu’il y aura toujours ce truc entre nous maintenant.

— Tu fais allusion à son fiancé décédé ?

Nate attendit en silence.

Ça me soûlait vraiment qu’il soit au courant de choses aussi personnelles.

— Voilà ce que j’arrive pas à comprendre : si je souffre autant à cause d’une personne vivante que je connais seulement depuis quelques mois, comment a-t-elle pu continuer à vivre après avoir perdu neuf de ses proches ? Voilà pourquoi je suis persuadé d’être sa punition. Elle m’a choisi en sachant que je ne serais jamais assez bien pour elle.

— L’amour n’arrive pas toujours au meilleur moment.

— Tenley n’est pas amoureuse de moi.

J’aurais bien aimé que les gens arrêtent de dire qu’elle m’aimait. J’y avais cru au début, mais, après ces trois semaines de silence, c’était fini. J’avais fait tout le chemin jusqu’à Arden Hills pour la retrouver, mais Trey ne m’avait même pas laissé entrer. Si je le recroisais un jour, il pourrait dire adieu à ses dents.

— Elle te l’a dit ?

— Elle m’a quitté. Je crois que le message est clair.

— Et si Tenley était partie parce qu’elle n’arrivait pas à assumer ses sentiments pour toi ?

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/

Afficher en entier
Extrait ajouté par Adèle 2014-09-01T14:28:07+02:00

— Je me sentais tellement vide sans toi. Je me sens toujours tellement vide.

Hayden craquait pour de bon. Les mots sortaient tous en même temps, ses paroles n’avaient plus de sens.

— Je ne savais pas que ça me ferait cet effet-là. J’en savais rien. Je ne t’aurais pas laissée... Je veux, je veux...

Terrifiée par ce que je lui avais fait, je plaquai une main sur ma bouche pour étouffer un sanglot. Je m’étais dit que, si je partais, Hayden comprendrait que je n’étais pas la personne qu’il lui fallait. Au lieu de ça, il était en train de s’effondrer.

— Chut, ça va, Hayden. Je suis vraiment désolée. J’aimerais tellement être avec toi, dis-je doucement.

— Alors, rentre, me supplia-t-il.

source site "dans notre petite bulle"

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ella-L 2014-09-13T12:55:50+02:00

— Tu as couché avec elle ?

— Tu plaisante ? Je te demande si tu couches régulièrement avec Jamie, moi ? rétorquai-je.

— On le fait tous les jours. Généralement le matin, parce que Jamie tient plus longtemps et ça me met de bonne humeur. Voilà. Je t'ai tout dit. A ton tour.

Je grimaçai en imaginant la scène.

— Mais pourquoi, Lisa ? Pourquoi tu me racontes ça ? Je n'ai pas besoin de ces détails.

— Ah bon ? Je croyais que t'avais rien contre, pourtant. Les seules fois où tu as été aussi discret à propos de tes prouesses sexuelles, c'est quand tu couchais avec Sienna et quand tu as enfreint la règle avec Tenley. Vu ton comportement, la réponse est assez claire de toute façon.

— Et où est-ce que tu veux en venir exactement ?

Lisa leva un sourcil.

— Je vérifie juste où vous en êtes. Elle t'abandonne à ton sort pendant des semaines et, quand elle revient, la première chose que tu fais, c'est de coucher avec elle ? Après tout ce qui s'est passé, tu crois vraiment que c'était une bonne décision ?

— On a parlé d'abord.

— Et tout est arrangé ? Après une seule conversation ?

— Il y en a eu deux. Une hier soir et une autre ce matin.

— Et quand est-ce que vous êtes passés à l'action ? Entre les deux ?

— Après la conversation de ce matin.

D'accord, c'était pas brillant comme défense.

— Oh ! Je vois. Alors, deux discussions plus tard, tu es prêt à tourner la page ? me demanda Lisa d'un air méprisant.

— Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? On ne peut pas tout reprendre à zéro !

— Je crois que tu as déjà essayé avant, et ça ne t'a pas vraiment réussi.

Je la fusillai du regard.

— Je ne comprend pas pourquoi tu me parles comme ça. Je me disais que tu serais contente qu'on essaie de régler nos problèmes.

Enfin, pour être honnête, coucher avec Tenley n'avait fait que compliquer la situation. Toute ma colère, ma frustration et ma peur avaient donné lieu à une succession d'orgasmes violents, rapides et hallucinants. De cette façon, j'avais réussi à me débarrasser de mon stress, mais ça avait aussi fait ressurgir un tas d'autres conneries que je n'étais pas prêt à affronter. Je gardai cette observation pour moi.

— Je suis contente qu'elle soit revenue, mais tu dois faire attention, et pas seulement à toi. Vous avez beaucoup de choses à régler, tous les deux.

— C'est ce que nous essayons de faire, je te l'ai déjà dit. Elle comprend que je lui en veuille d'être partie, et je ne lui ai jamais dit que tout allait bien maintenant qu'elle était rentrée.

— Tant mieux. Mais il n'y a pas que le départ de Tenley qui pose problème, ou les choses que tu as apprises sur elle. Tu as vécu des choses traumatisantes, mais tu ne veux pas les regarder en face. Tu ne pourras pas les garder enfouies toute ta vie.

Afficher en entier
Extrait ajouté par maude122 2016-03-04T21:37:06+01:00

— Quand je te regarde manger un cupcake, ça me fait plus d’effet qu’un porno.

— Vraiment ?

Je le regardai en battant des paupières, puis suçai le glaçage sur mes doigts.

La main de Hayden disparut sous la nappe, et il remua sur sa chaise. Son nez effleura ma joue.

— Beaucoup plus. Infiniment plus.

— Tu es à table, Stryker, pas dans ta chambre. Garde tes mains là où je peux les voir, dit Jamie.

Tout le monde se mit à ricaner, et je me sentis rougir. La main de Hayden réapparut, le majeur dressé pour répondre à Jamie. Il n’essaya plus de me tripoter après ça, cependant.

Afficher en entier

J’aurais dû m’attendre à ce qui allait suivre, mais je n’avais rien vu venir. Ou peut-être que je ne l’avais pas voulu. Pourquoi prendre la peine de se couper les cheveux s’il conservait sur son visage les preuves les plus flagrantes de sa différence ?

— Qu’est-ce que tu vas enlever ?

Du bout des doigts, j’effleurai les anneaux de sa lèvre.

— Ceux-là pour commencer, et puis mon piercing au sourcil.

— Tu veux le faire tout de suite ?

— Pourquoi attendre ?

— Est-ce que tu les remettras après ?

— Je ne suis pas sûr que ce soit utile. Il faudra bien que j’enlève mes piercings un jour. J’ai pas envie de faire partie de ces crétins de quarante ans qui cherchent désespérément à en paraître vingt.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode