Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Cloclo-adl : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Coulez mes larmes, dit le policier Coulez mes larmes, dit le policier
Philip K. Dick   
Enfin fini ! Ce livre n'a pas énormément de pages, mais j'ai eu l'impression que je n'arriverais jamais à le terminer !
L'histoire en soi est intéressante : un homme se réveille un beau jour et découvre qu'il n'existe légitimement plus (personne ne le connaît et il n'a plus d'identité administrative). Cette idée est combinée avec un univers dystopique déstabilisant, car pas beaucoup explicité.
Le héros rencontre des tas de personnages, on ne comprend pas très bien leur intérêt.
On trouve différentes explications possibles pour le changement de statut du héros, la vraie raison est tellement tirée par les cheveux et littéralement impossible à deviner que s'en est un peu frustrant (j'aurais préféré une explication bête comme chou, évidente quand on la comprend).

Un livre somme toute sympathique, mais qui ne m'a pas entraînée !

Le truc marrant, c'est que le jour de naissance du héros s'avère être la même que l'auteur, qui est également la mienne ^^
La Trilogie de la Lune La Trilogie de la Lune
Johan Heliot   
J’ai reçu ce livre dans le swap Steam&Share que j’ai fait en mars dernier et tous les astres ce sont enfin alignés pour que je me mette à la lecture de cet énorme pavé! Et même si ça m’a pris un peu de temps, j’ai fait un formidable voyage!

De 1889 à 1956, l’auteur refait l’Histoire et nous embarque avec brio dans les coulisses de scandales géo-politiques, de stratégies internationales et spatiales, nous faisant rencontrer pléthore d’hommes et de femmes illustres (réels ou imaginaires) et créant une complicité avec nous à travers une foultitude de références culturelles très agréables à chasser! Chaque événement historique a fait l’objet de recherches minutieuses, ça se ressent, et la capacité de Heliot à remodeler les faits, les comportements et les politiques internationales à juste un « et si? » de la réalité est phénoménale! Le tout avec un style poétique-comique qui se dévore!

Le premier tome est d’une esthétique steampunk absolument jubilatoire: fin de siècle dans un Paris où l’on voit des zeppelins amarrés à la Tour Eiffel! Où l’on croise toutes sortes de machines à pistons, à vapeur, bio-mécaniques et insectoïdes! Très inspiré par Jules Verne, qui en est aussi le héros, cette première trame a quelques chose de familier, d’intimiste même, car elle se concentre sur la France.

Les deux tomes qui le suivent perdent cette atmosphère ainsi que les éléments steampunks car nous avançons dans le Temps. De plus, l’intrigue se ramifie et touche le monde entier; même si nos héros sont toujours français, les références disséminées ici et là sont de tous les horizons. Cela ne m’a pas du tout dérangé car c’est tout à fait raccord avec l’évolution du récit. Il est normal qu’en approchant des années 1960, l’atmosphère se pare de nouvelles couleurs et d’une tout autre ambiance. On se retrouve ici plus dans une atmosphère de science-fiction à l’ancienne (soucoupe volante, cinéma en mode drive-in, hypnose à travers les écrans de télévision,…).

J’ai beaucoup moins aimé le personnage principal du dernier tome qui, et même si c’est l’image qu’on a des héros de cette époque, n’était qu’un gros sexiste. Le genre cowboy de Far West à la noix « Ecoute poupée, t’es jolie, mais maintenant tu laisses faire les grands, ok? ». A ce moment de l’intrigue, ce n’est pas trop grave car on n’a plus besoin d’être attaché au narrateur pour vouloir suivre l’histoire: les démêlés mafioso-politico-intergalactiques se suffisent et nous emmènent jusqu’au bout!

par Keikana
Cœur d'Acier, Tome 2 : Brasier Cœur d'Acier, Tome 2 : Brasier
Brandon Sanderson   
Avec ce deuxième tome, Brandon Sanderson montre de nouveau sa capacité de caméléon, celui qui écrit toujours un roman là où on ne l'attend pas. Cœur d'Acier avait été une très très bonne surprise. Mélange de Science-fiction et fantastique à la Marvel, il renouvelle ces histoires sans jamais lasser son lecteur.

Dès que j'ai entamé Brasier, je me suis vite rappelée l'histoire précédemment racontée. Cœur d'Acier, les Redresseurs, les Epiques, Calamité,... Tout cet univers futuriste qui m'a tant plu et qui crée cette originalité attractive.
Ainsi, c'est avec grand plaisir que j'ai savouré chaque page de ce récit du début à la fin.
Depuis la mort de Cœur d'Acier, les Redresseurs ont continué leur besogne d'éradication des Epiques mais pour David, Megan ne quitte plus son esprit. Dès lors, lorsque l'opportunité lui est donnée, il va tout faire pour se rapprocher et comprendre ce qui s'est passé avec cette fille qui trouble ses pensées. C'est donc ainsi que nous allons quitter cette ville froide, faite de métal, de sous-terrain et si moderne qu'est Newcago. Et ce, au profit d'un contraste paysager pour le moins radical : une ville immergée où la végétation à repris ses droits au sein des immeubles et fournissant des fruits pour le moins étrange - dirigée par une Epique troublante.

Hormis cette différence, c'est aussi et surtout l'ambiance qui m'a le plus surprise. Les habitants ont l'air de vivre bien, sans se soucier du lendemain. Qui vivra, verra comme on dit. Mais du coup, on ressent beaucoup moins cette pression qu'instaurent les Epiques par la peur. Ce sentiment d'urgence de sauver sa peau à tout pris.

En fait, je trouve que dans ce tome, Brandon Sanderson a rendu son histoire beaucoup plus personnelle et intime pour les personnages. On n'est plus dans un sentiment de vengeance par la guerre, d'une grande bataille qui se prépare. Tout du contraire, David, Tia et Prof vont retrouver d'autres Redresseurs et partir en chasse des Epiques. Ils veulent comprendre ce qui se trame dans cette ville. Ainsi, on découvre Regalia dont l'ambivalence ne fait que s'accroître au fur et à mesure des chapitres. On ne sait plus s'il lui reste une once d'humanité en elle ou si tout n'est que manipulation. D'autant que Prof est aussi directement concerné. Je regrette seulement que la relation entre ces Epiques et Tia ne soit pas plus approfondie. J'aurais aimé en apprendre plus sur eux, sur leur passé.

De plus, je trouve les agissements peut-être un peu moins réfléchis que précédemment. Certes, il y a beaucoup d'action, de rebondissements et de révélations mais il manque peut-être un peu d'intérêt parfois sur les agissements de chacun. Le seul qui me fait vraiment plaisir à lire, c'est David avec encore et toujours ses métaphores foireuses mais qui apportent un peu d'humour dans un monde tout de même sombre. Il est unique que ce soit dans ses réparties ou dans son comportement de casse-cou héroïque. Il veut comprendre et n'est plus animé par un sentiment de vengeance mais plutôt par une urgence de vouloir aider ceux qui n'ont rien demandé, les Epiques. C'est une fascination, une obsession qui va s'avérer payante puisque les révélations s'enchaînent pour diriger le récit vers un troisième tome qui promet d'être surprenant.

Et puis, n'oublions pas le but premier de la présence de David à Babilor : Megan. J'ai apprécié la sincérité qui se dégage d'elle, à travers ses paroles ou ses actes vis-à-vis de David. Elle fait partie des clés qui vont aider David dans sa quête. Même si pour le coup, je n'ai pas trop compris le titre de ce tome puisque le récit ne s'articule pas vraiment autour d'elle.

Enfin, comment ne pas parler du mystère qui entoure ces nouveaux épiques, Regalia, Lueur d'Aube et puis le point de départ de tout ce carnage, Calamité. J'ai hâte de voir comment tous les éléments mis en place vont se goupiller et nous offrir, je l'espère, un final explosif.

En résumé, un second tome tout aussi bien que le premier car il s'axe sur un nouveau volet de l'histoire, les éléments se mettent en place petit à petit malgré une certaine stagnation dans les actions contre les Epiques et une non-entente au sein du groupe de Redresseurs. Parfois, les non-dits peuvent coûter cher dans une lutte pour la survie.


http://melimelobooks.blogspot.com/2016/04/the-reckoners-2-brasier-brandon.html
Le Maître du Haut Château Le Maître du Haut Château
Philip K. Dick   
Comme déjà exprimé dans certain commentaires, il est vrai que ce livre a un rythme très calme, et pour les amateurs d'action il ne serait pas à conseiller.

Mais plutot que de considérer ce manque d'action comme un point négatif, je trouve au contraire que c'est ce qui fait la force de cette oeuvre. Rappelons que K. Dick nous propose ici une uchronie, nous plongeant dans un monde où les forces de l'axe auraient gagné la seconde guerre mondiale. L'auteur nous propose de suivre la vie de trois personnages différents, et nous suivons leur quotidien dans sa plus grande banalité. Et c'est à mon sens ce qui fait réfléchir... Si l'axe avait gagné comment vivrions nous aujourd'hui ? très certainement dans l'indifférence et l'acceptation de la situation en toute "banalité".

Le point fort de cette oeuvre se trouve dans les descriptions psychologiques des personnages. K. Dick parvient à nous plonger dans leur pensées, et nous permet de comprendre leur façon de raisonner face à différentes situations. Les rapports humains et relations entre occupants et occupés sont superbement décrits et détaillés.

Mon seul regret a été l'indépendence entre les trois personnages que l'auteur nous ammène à suivre. Certe ils évoluent tous trois dans le même monde, et on reconnait la place de chacun, mais à aucun moment l'histoire de ses personnages ne se croisent directement. Chacun menant sa vie et ses actions de son côté, et le lecteur aurait pu s'attendre et souhaiter une relation plus directe entre ces personnages.

Malgrés tout, je conseille ce livre. Vous n'y trouverez pas d'action, mais il vous emmenera dans un univers qui nous parait à priori complètement inimaginable, avec une simplicité et un "normalité" effarante.



par Deniador
La vague montante La vague montante
Marion Zimmer Bradley   
"La vague montante" qui doit son titre a un poème d'Alfred Tennyson ("Les mangeurs de Lotus") est l'un des premiers textes de l'auteure (1955) et peut très probablement être considéré comme une des premières novellas SF écologistes.
Au moment où la Terre était en pleine expansion démographique et technologique, un vaisseau spatial a été envoyé vers le système d'étoiles du Centaure. Quand quelques siècles plus tard, les descendants de l'équipage scientifique d'origine reviennent sur la Terre, ils s'attendent à découvrir un monde à la pointe du progrès.
Or, c'est sur une planète redevenue agricole et presque bucolique qu'ils atterrissent... sans possibilité de retour.
Dire que la déception du personnage principal, le commandant Brian Kearns, est grande sera un euphémisme. Jeune homme raidi par une stricte réglementation, nécessaire à bord du vaisseau pendant les cinq ans de voyage, et incapable d'abandonner ses idées pré-conçues sur ce qui doit caractériser une civilisation, il refuse d'accepter le concept que la science doit d'abord servir l'individu dans l'humanité, et non l'inverse.
Des altercations avec ses co-équipiers et un vieil homme représentatif de ce "nouveau monde" arcadien constituent une grande partie de l'histoire. Ces disputes permettent évidemment à l'auteure d'étayer ses pensées sur l'autosubsistance, s'opposant au progrès expansif qu'elle définit plusieurs fois comme "barbare".
Utopie ou Dystopie ? C'est selon les points de vue de chacun(e)...
Pour ma part, j'ai été agréablement surprise de lire un texte qui, 60 ans plus tard, retrouve encore ses échos dans nos structures sociales d'aujourd'hui, y compris parmi les réflexions féministes que l'auteure a su adroitement -mais sans excès- faire glisser dans ce récit qui permet de méditer sur ceci : "Y a-t-il quelque paix à vouloir toujours dépasser la vague montante? "

par Do
Capitaine Albator, le pirate de l'espace - L'intégrale Capitaine Albator, le pirate de l'espace - L'intégrale
Leiji Matsumoto   
C'est assez étrange à lire car, comme l'équipe de Kana l'explique fort bien dans la présentation, les lecteurs passent leur temps à se remémorer les séries animées (qui étaient d'excellente qualité) lorsqu'ils lisent les aventures du Capitaine Albator. Or on constate que, si l'ensemble était fidèle au manga, certains ajustement avaient été effectués déjà à l'origine, comme le statut des Terriens par exemple, ou l'attitude générale des corsaires, présentés ici comme d'incorrigibles pochtrons, passant leur temps à boire, dormir ou jouer - mais complètement efficaces au moment des combats.
Le manga prend son temps et nous présente une Terre peuplée de Terriens veules, ignorants et incapables de la moindre initiative : des proies faciles pour les terrifiantes Sylvidres et leur armada infinie. Celles-ci sont tout aussi fascinantes que dans la série et dissimulent le secret des origines et la véritable raison de leur désir de conquête. Les fonds sont très travaillés, on sent une vraie passion pour les visuels d'ingénierie (cadrans, manettes et tous les accessoires d'un vaisseau futuriste). du coup les personnages sont peu travaillés, à part Albator et ses poses iconiques. Les petites cases multiplient les gros plans sur des visages peu détaillés et les scènes de combat manquent de dynamisme et de lisibilité. Mais l'histoire est intéressante et les révélations font avancer l'intrigue jusqu'à la confrontation finale (qu'on ne verra jamais car l'intégrale s'arrête au chapitre 5), en levant petit à petit le voile sur de nombreux mystères (le concepteur du vaisseau, l'origine des Sylvidres, leur avancée technologique). C'est écrit tout en accélération, avec un 1er chapitre un peu poussif et les suivants qui sont plus rythmés, malgré quelques rappels parfois théâtraux et pompeux qui trahissent l'âge du texte.

par Vance
La Roue du Temps, Tome 1/14 : L'Oeil du Monde La Roue du Temps, Tome 1/14 : L'Oeil du Monde
Robert Jordan   
Quel bonheur de se replonger dans cette saga épique avec une nouvelle traduction qui lui apporte un vraie plus !

Plus d'incohérences, plus de phrases alambiquées la lecture en est tellement plus fluide et compréhensive.
Merci Bragelonne ;)

Passons maintenant au roman en lui-même !
Il s'agit juste d'un chef d’œuvre de Fantasy, qui nous ouvre les portes d'un monde incroyable sur un fond de combat du bien contre le mal.

L'histoire des divers personnages nous passionnent, leur personnalité et leur destins étranges nous conduit tout le long de ce roman. Il se passe tellement de chose dans ce premier opus, beaucoup de réponses à diverses questions concernant Rand et les autres, et à la fois la fin laisse présager que tout est encore à faire.

L'auteur est un vrai génie, tout est cohérent, scrupuleusement mené, rien n'est laissé au hasard.
La Roue du Temps est juste un fondamental de la Fantasy pour moi.

Un énorme bijoux littéraire qui a sa place dans chacune de nos bibliothèques. Un roman qu'il faut découvrir et faire partager.



par Azhenor
Aquamarine Aquamarine
Andreas Eschbach   
Ce premier tome d'une série science-fictive (*) m'a fait nager dans un bien-être de lecture. D'uns prétendront que ce n'est probablement pas le meilleur livre d'Eschbach, d'autres, dont moi, affirmeront que, même si l'action et le réel suspense ne se présentent que dans les derniers chapitres, l'histoire prime sur le style d'écriture... fluide mais sans prétention (peut-être pas très bien traduite d'après l'extrait que j'ai lu en v.o.)... n'oublions cependant pas que ce récit s'adresse à priori aux adolescents.

J'ai immédiatement sympathisé avec Saha, jeune fille de 16 ans, élevée par sa tante sourde-muette, harcelée à l'école par ses condisciples à cause de sa différence et sa réserve. Quelques jours après une brimade qui aurait pu mal se terminer, Saha va découvrir sa véritable "identité" et devoir l'affronter... avec l'appui d'un des garçons de sa classe avec lequel elle tissera un lien d'amitié sincère. Oui ! Une histoire d'adolescents dans laquelle l'amitié l'emporte sur la romance, même si les questions qu'un(e) ado peut se poser par rapport aux sentiments amoureux y trouveront aussi leur place.

Les éléments de science-fiction se situent dans le contexte : l'Australie du 22e siècle, refaçonnée par des changements climatiques (et interventions de l'homme), désormais régie et réglementée par des zones dans lesquelles chacun peut décider de vivre, pourvu qu'il y soit accepté ! Saha et sa tante, venues d'une métropole-zone libre où toutes les extravagances technologiques et génétiques sont admises, ont choisi de s'établir dans une région côtière neo-traditionaliste, où, si la différence de Saha venait à être découverte, provoquera sûrement leur bannissement.

Le lecteur avisé, ayant observé le titre et l'image sur la couverture, devinera vite dans quelle direction l'intrigue va le conduire. Il n'y a donc pas de réelle surprise. Mais il y a ce "quelque chose" qu'on aime tant dans une bonne histoire, qui nous fait tourner page après page... jusqu'à la dernière... avec ce petit soupir de regret qui nous oblige à émerger.


(*) le 2e tome vient de paraître en Allemagne ("Submarin", juin 2017)

par Do
Le Passage, tome 3 : La Cité des Miroirs Le Passage, tome 3 : La Cité des Miroirs
Justin Cronin   
Lors de la publication du Passage, Stephen King déclare: « Lisez les quinze premières pages et vous serez accro. Lisez les trente suivantes et vous vous retrouverez au beau milieu de la nuit, plongé dans votre lecture. Lisez ce livre et le monde réel disparaitre. »

Enfin !! 4 ans que j’attends la suite de cette trilogie ! 4 ans que l’auteur m’a frustré ! 4 ans d’attente pour connaitre ! J’ai enfin pu me délecter des aventures dont je vous parlais avec le Passage et les Douze. Et chose rare chez moi, je n’ai pas lu un autre livre en parallèle ! Je me suis consacré corps et âme à ce dernier opus, pour en apprécier chaque ligne, chaque mot, chaque découverte…

Bien entendu, si vous ne connaissez pas cette trilogie de 2832 pages, je vous invite à le faire et je vous propose de découvrir ou redécouvrir mes avis.
A son père, écrivain, qui lui demandait quel livre elle aimerait lire, la jeune Iris Cronin répondit : « L’histoire d’une fille qui sauve le monde« .

Ainsi germa dans l’esprit de Justin Cronin l’intrigue du Passage, la fascinante épopée qui a créé l’événement en 2010. L’auteur sort du cadre purement littéraire de ses romans précédents, nous présente des monstres à glacer les sangs, et la description angoissante d’une Amérique post-apocalyptique.

La cité des Miroirs clôt magistralement cette épopée post apocalyptique. L’auteur a une plume addictive et je dois dire que le travail de traduction est excellent ! Justin Cronin m’a entraîné dans le sillage des personnages que j’ai aimé, que j’ai pleuré et parfois détesté !

Le nombre de personnages reste très important, mais moins que dans les deux premiers opus. On retrouve d’ailleurs la liste complète des noms, ce qui les rend encore plus réels ! Ils ont évolué, ont pris en maturité et les évènements les obligent à modifier leurs comportements ou leurs stratégies.

Justin Cronin aime ses personnages et les rend vivants, magiques.

Des rebondissements que je n’attendais pas particulièrement, des émotions très présentes, beaucoup plus humaines que dans les deux premiers tomes. Des surprises et un final époustouflant… Une renaissance de l’Humain dans tout ce qu’il a de beau et de merveilleux !

Les questions existentielles sont toujours posées avec retenue et savoir-faire par cet auteur de talent, qui pousse son lecteur à se poser des questions sur les dangers des manipulations génétiques et les comportements destructeurs de l’Homme.

J’ai lu jusqu’à pas d’heure, tellement l’auteur a peaufiné son 3ème tome ! Bon en même temps 4 ans il avait intérêt … Un rythme soutenu, une œuvre dense… Un final à la hauteur de mes attentes…

Il à noter qu’une adaptation par Ridley Scott est prévue, maintenant que la trilogie est terminée, John Logan en serait le scénariste, ce qui peut présager un film vraiment pas mal !



https://julitlesmots.wordpress.com/2017/03/10/la-cite-des-miroirs-tome-3-de-justin-cronin/
Vernon Subutex, tome 1 Vernon Subutex, tome 1
Virginie Despentes   
Virginie Despentes nous livre avec Vernon Subutex une véritable peinture du climat social français actuel.
Elle aborde un nombre incroyable de thèmes tel que la précarité, la drogue, la violence conjugale, le milieu du X, l'homosexualité, les trans-genres, les relations de couple, l'engagement, la politique, la musique, la rue, le showbiz, l'argent, la trahison, la confiance ou l'amitié, entre autres, et tout autant de personnages avec comme fil rouge ce fameux Vernon, ex disquaire recyclé en chômeur de longue durée que l'on va suivre et voir glisser de plus en plus bas.

Vernon est un personnage attachant. Presque le seul personnage attachant du roman d'ailleurs et je pense que c'est pour cela qu'il a ce rôle central.
Les autres personnages croisés ont tous quelque chose de profondément mauvais ou de mesquin mais son très intéressant et développés afin d'aborder chaque thème de cette description sociale.

Certains passages sont assez démoralisants, surtout au début, l'ambiance du livre en générale n'est pas faite pour les lecteurs qui souhaitent se détendre, on est clairement dans la déprime organisée, dans un livre coup de poing, qui veut choquer mais subtilement, choquer par l'émotion, vous rentrer dans le cerveau sans l'oublier.

C'est mon premier roman de Despentes, j'ai vraiment apprécié, contrairement à ses films que je n'aime pas trop, ici le récit est intéressant, je pense qu'un film serait trop court pour décrire une histoire pareille.

En conclusion si vous aimez les récits forts et éparpillés, si vous aimez les chroniques avec pleins de personnages divers et variés mais un livre tout de même intelligent avec un phrasé cru mais jamais gratuitement, alors Vernon Subutex est fait pour vous, dans le cas contraire je ne suis pas certain que ça vous plaira mais essayez on ne sait jamais !

Voir la chronique sur mon blog :
http://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2016/10/vernon-subutex-virginie-despentes.html

par Maks