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Bibliothèque de clubdcinq : Je suis en train de lire

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Mille petits riens Mille petits riens
Jodi Picoult   
Mille petits riens, ce n’est pas l’histoire du Racisme avec un grand R, celle du grand méchant suprémaciste blanc qui accuse une infirmière noire d’avoir tué son bébé. Enfin si, mais pas que.

C’est l’histoire de toutes ces choses du quotidien, invisibles. Le vigile qui ne fouille que vous à la sortie d’un supermarché. La personne qui ramène son sac contre elle, sans parfois même s’en rendre compte, quand vous passez à côté d’elle. Le fait de ne jamais voir de héros qui vous ressemble dans les films, ni de produits adaptés pour vos cheveux dans les grandes surfaces. La collègue de travail qui vous parle de votre fils premier de sa classe en soulignant que c’est super « pour quelqu’un comme lui ». Se voir refuser l’achat d’une maison dans tel quartier, parce que. Une tension permanente, et lorsque vous osez en parler, on vous demande si vous n’exagérez pas un peu. Tous ces petits riens qui pèsent sur votre existence, qui vous étouffent en silence, lorsque vous êtes noir.
C’est aussi l’histoire de la haine qui aveugle, et de l’indifférence qui apprend à ouvrir les yeux.

J’ai énormément aimé la façon dont sont abordés les personnages principaux, comme les trois pans d’un triptyque qui montrent chacun un nouvel éclairage sur ce thème qui peut vite virer en grossière caricature. Ruth, Kennedy et Turk sont vraiment différents, mais tous bien travaillés, avec finesse et humanité.

Ils sont tous attachants, même Turk, ce qui est d’ailleurs très dérangeant. On voudrait se contenter de le haïr. Il considère les Blancs comme étant supérieurs, et toutes les autres « races » inférieures et méprisables. De la vermine à éviter, au mieux. Au pire… Je vous laisse lire le pire. Il n’y a aucune excuse. Et pourtant, il est humain, lui aussi. Ses sentiments sont si bien exprimés qu’un comprend sa peine de perdre son fils, son amour pour lui, on pleure alors qu’on a aussi envie de lui crier « bien fait pour ta g***, c***nnard ! ». [spoiler](Par contre, je suis mitigée sur le retournement de situation concernant sa femme qui est en réalité à moitié noire. C’est à la fois délicieusement ironique, mais en même temps un peu facile. Il se remet en question trop vite, trop facilement. Et puis Britanny, malgré sa haine de sa mère, n’a jamais cherché à savoir à quoi elle ressemblait ? Sans compter que lorsque quelqu’un est métis, on voit ses origines multiples.) [/spoiler]

Ruth est admirable et pourtant, elle n’est pas sans défauts, ce qui empêche de lui coller l’étiquette de pôôôôvre petite victime d’injustice. Elle est forte mais peine à se rendre compte qu’elle a besoin des autres et à leur faire confiance, ce qui la fait paraître arrogante. On la voit peu à peu s’ouvrir, admettre la colère qu’elle a refoulée toute sa vie.

Kennedy est un personnage un petit peu moins creusé que les deux autres, mais elle semble avoir une fonction pédagogique intéressante à destination du lecteur.

Bref, rien n’est tout noir ou tout blanc chez les personnages. L’auteure nous livre une belle palette de nuances.

C’est une lecture bouleversante, qui fait réfléchir, et qui est terriblement addictive malgré sa dureté et les remises en question qu’elle peut apporter.

par Miney
Martha Jane Cannary : la vie aventureuse de celle que l'on nommait Calamity Jane - INTEGRALE Martha Jane Cannary : la vie aventureuse de celle que l'on nommait Calamity Jane - INTEGRALE
Christian Perrissin    Matthieu Blanchin   
Éditeur : Futuropolis
Martha Jane Cannary est certainement l'une des personnalités les plus connue des États-Unis d'Amérique, sous le nom de Calamity Jane. Mais qui est-elle réellement ?

Christian Perrissin et Matthieu Blanchin se sont penchés sur les écrits de Calamity Jane, les Lettres à sa fille, et sur de nombreux autres écrits pour nous raconter la vie de cette aventurière, célèbre, mais finalement assez méconnue.
Mais c'est avant tout le portrait d'une femme que les auteurs dévoilent au-delà du mythe dans cette biographie intimiste à grand spectacle.

Cette édition intégrale regroupe les trois volumes parus en 2008, 2009 et 2012.
Le jour où il a suivi sa valise Le jour où il a suivi sa valise
Béka   
Ia orana mes p'tits corbeaux,

On va finir en beauté cette année 2019 avec une BD

Où l'on va suivre un jeune homme qui se nomme Guillaume, qui fait de base parti des gens qui ne porte absolument aucun intérêt à tout ce qui est " remise en question " et " spiritualisme " .

Il accepte malgré tout d'accompagner son amie ou sa petite amie je dois avouer que je suis toujours dans le doute, à Bali lors d'un séminaire spirituel . Des petites incidents qui paraît une catastrophe pour certains arrivent tout au long de l'histoire mais le résultat et la prise de conscience qui se répercute sur certains d'entre eux est juste magnifique, c'est pour cela que sur toute la saga je pense que c'est CELUI ci ce dernier tome que je vais adorer.

***

Voici une pépite , un bijoux en lui même, c'est une beauté cette BD, c'est une merveilleuse façon de terminer mon année littéraire. Elle est à lire, en faite toutes les BD de cette saga est à lire, c'est d'un bien-être juste SUBLISSIME autant qu'ENORMISSIME. Entre l'histoire, le graphisme, les références, le lieu choisit ... mais tout, absolument tout fait de cette BD, LA perfection littéraire.

Bravo, franchement Bravo à l'auteur et au graphiste, parce que c'est un travail juste WOUAH oui WOUAH !!!

Je n'ai pas vraiment de chose a dire sur cette BD, hormis que je vous la conseille à des milliards et des milliards de pourcent et je vous souhaite un excellent réveillon, pleins d'amour et de bien-être et je vous dis à l'année prochaine. Ciao Ciao
De Gaulle à la plage De Gaulle à la plage
Jean-Yves Ferri   
Une bd très originale et qui détonne dans cet univers. Jean-Yves Ferri se pose la question : et si De Gaulle était allé à la plage après son départ de 1956 ? A travers de courtes scènes (une demi page chacune) il s'imagine un Général à la plage, vitupérant contre l'ennemi et la politique, racontant ses déboires et victoires, gesticulant avec des mots grandiloquents. Bref un De Gaulle un peu ridicule et égocentrique mais fort amusant !

J'ai adoré le chien nazi (fils du chien de Hitler) qui m'a le plus fait rire, et les nombreuses références que Ferri détourne et contourne selon son humour.

Une bd très sympathique à lire, même si l'on connait peu l'histoire du général on comprend les références et l'humour parfois absurde fait souvent mouche.
Continuer Continuer
Laurent Mauvignier   
Plus qu’un roman, une aventure humaine bouleversante : "Continuer", de Laurent Mauvignier, aux éditions de Minuit.

Le pitch : Mère désabusée à la bien piètre opinion d’elle-même, Sybille assiste, impuissante, à la déshérence de son fils Samuel, dommage collatéral d’un mariage raté et d’un divorce malheureux. Refusant l’inévitable destruction de ce fils qu’elle perd un peu plus chaque jour, elle se lance dans le projet, très courageux mais un peu fou, de partir avec lui pendant trois mois à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, pour lui permettre de se retrouver, se reconstruire et renouer avec lui un dialogue depuis longtemps rompu… Tentative inespérée d’une mère désespérée de sauver son fils comme elle n’a pu le faire pour elle-même…

Membre du Cercle des Lecteurs du Furet du Nord, c’est dans ce cadre que j’ai eu l’immense privilège de recevoir ce roman à la couverture simple et au titre laconique. La quatrième de couverture a définitivement suscité mon intérêt, et c’est donc avec plaisir et curiosité que je me suis plongée dans ce formidable roman.

Avec autant de simplicité que de sensibilité, l’auteur nous entraîne ici au cœur d’un voyage à double sens : tout d’abord un périple époustouflant au fin fond des terres kirghizes, dont les sublimes descriptions nous révèlent, avec une justesse désarmante, l’environnement rude dans lequel évolue un peuple simple et avenant, où l’hospitalité est une évidence en dépit de conditions de vie souvent précaires, authentique et heureux avec ce qu’il a. Mais c’est aussi une quête intérieure de chaque personnage, parti à la découverte de soi pour se retrouver, se reconnaître, se reconstruire et se révéler.
Mais la rencontre entre les personnages et le lecteur permet à ce dernier de comprendre dès les premières pages que cette aventure ne sera pas de tout repos, qu’il s’agira bien plutôt d’un parcours parfois plaisant mais aussi périlleux, semé de joies et de peines, de réussites et de chutes, de bonnes et de mauvaises rencontres… Une intrigue riche, remarquablement construite et maîtrisée, belle métaphore de la vie en somme…
Remarquablement étoffés et approfondis, nos protagonistes constituent justement la vraie force de ce roman et nous livrent une magnifique leçon d’amour, de courage, de tolérance. On ne peut en effet que s’émouvoir du combat de cette femme que la vie n’a pas épargné, pourtant promise à un bel avenir avant une dramatique descente aux enfers, blessée dans son corps, son cœur et son âme, sans cesse bafouée, humiliée, ayant depuis longtemps baissé les bras pour elle-même, et qui pourtant se réveille, pleine de fougue, de courage et de volonté par amour pour ce fils qui la rejette inexplicablement.
On peut en outre relever la forte présence des chevaux, braves et fidèles compagnons de route de nos protagonistes qui vont les accompagner bien plus loin qu’on ne peut le penser, pour aboutir à un chapitre 49 qui m’a personnellement déchiré le cœur.
C’est bien la plume de l’auteur qui permet autant de beauté dans ce roman. Le souci du détail apporté par l’auteur est en effet impressionnant, que ce soit pour les paysages dont les descriptions sont à couper le souffle, ou au contraire pour des scènes anodines, du quotidien, et pourtant captés avec autant de minutie, à l’instar de ce fameux robinet qui goutte et qu’on ne remarque pas jusqu’à un soir de déprime où il peut vous rendre fou… Tout est ici crédible, authentique et pourtant traité avec pudeur et respect.

En bref, plus qu’un roman, un petit diamant brut de cette rentrée littéraire.
Demain Demain
Guillaume Musso   
J'ai, encore une fois, pu réaliser ma petite tradition Musso, dévorer son nouveau livre le jour même, et je ne suis pas déçue !
Demain remplace sans aucun doute La Fille de Papier, qui était mon préféré jusqu'à présent. J'ai vraiment adoré ce roman, qui était très différents de ses derniers et un peu plus semblables à ses débuts du point de vue de l'atmosphère du livre.
Déjà, j'adore l'idée de base, pourtant vue et revue je vous l'accorde mais qu'il fait à sa sauce de façon royale. Ce roman mêle tous mes thèmes de prédilection à merveille avec, comme toujours, cet entremêlement des personnages, une intrigue qui tient en haleine, des rebondissements ingénieux, un déroulement digne des meilleurs films et un décors "comme si on y était" jusque dans les moindres détails, des personnages plus vrais que nature et attachants dans lesquels on peut s'y retrouver, le tout avec une touche d'invraisemblable. Parfait.
Ce qui me tue c'est de savoir qu'il va falloir attendre environ 1 an avant d'avoir droit à une autre de ses merveilles !


par Eoria