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Bibliothèque de cocon94 : Liste d'argent

Chronique d'une mort annoncée Chronique d'une mort annoncée
Gabriel García Márquez   
il s'agissait d'un livre à lire pour les cours, mais je ne savais pas exactement dans quel but. Dès le résumé, cette histoire m'a frappé par sa singularité : un narrateur interne raconte avec une certaine fatalité le meurtre de Santiago Nasar. Cette impression s'est confirmée quand j'ai lu le livre et j'ai vraiment aimé cet aspect original de l’œuvre, qui la distingue des autres romans.

Je n'ai pas spécialement apprécié les personnages, d'une part parce que je n'arrivais pas à comprendre tous les adjectifs qui les caractérisaient, et d'autre part par leurs actes. Cronica de una muerte anunciada, c'est l'histoire de personnes lâches, qui se sont données une excuse pour ne pas empêcher un meurtre.

J'ai par contre extrêmement apprécié le style d'écriture de l'auteur, car autant que j'ai pu la comprendre, je l'ai trouvé très belle. Elle sied bien à ce genre de roman, où le suspense monte au moment du meurtre. Je dois dire que c'est le moment que j'ai préféré, et où mon intérêt pour le livre a été le plus grand. La scène, par les mots utilisés, est très forte et donne une grande impression pathétique.

C'est donc un roman que j'ai apprécié car il ne fait pas partie des genres que j'ai l'habitude de lire, et je me souviendrais de certains moments forts, frappants et assez crus. Une belle première expérience avec la plume de Gabriel Garcia Marquez !

Et le lire en espagnol ? il a été un peu plus dur à lire qu'un autre livre en espagnol, mais en même temps il s'agit de la grande littérature colombienne ! Donc un vocabulaire assez riche, mais l'histoire reste compréhensible. Accessible dès le niveau B1 !

par nilale
Ce que le jour doit à la nuit Ce que le jour doit à la nuit
Yasmina Khadra   
Il est 2h13 quand je finis ce roman merveilleux de Yasmina Khadra ( de son vrai nom Mohamed Moulessehoul).
Depuis Flaubert et ses copains, je n’avais jamais lu un tel style d’écriture. Non pas du Français ancien, ni soutenu, mais un style lyrique, presque savant et pourtant si humble!

C’est écrit avec une telle pudeur, une telle minutie, une retenue mais qui nous envoi tant d’émotions!
L’histoire est riche. Sur plusieurs décennies se dessinent, d’abord les souffrances d’un môme dont la famille subit la pauvreté, la faim la misère. Ensuite, la renaissance et la découverte d’un nouveau monde, d’un nouveau style de vie ou l’aisance est innée, l’adolescence ses amitiés, ses amours. Puis, la remise en question, l’isolement, la solitude, la quête d’identité, tout cela sur fond de guerre. (...)

la suite de ma critique: http://sunglassesatnight-le-blog.com/2008/12/13/cequelejourdoitalanuit/

par Ninni
La Tante Julia et le scribouillard La Tante Julia et le scribouillard
Mario Vargas Llosa   
Il y a des auteur.e.s qui aiment – ou veulent – faire de leurs romans de vraies expériences de lecture. Qu’un roman ne soit pas simplement une histoire, aussi belle, passionnante ou essentielle soit-elle, mais également une œuvre expérimentale, un jeu d’écritures, dans la forme. On pense à Pérec ou à Italo Calvino, mais Mario Vargas Llosa pourrait, avec La tante Julia et le scribouillard, rejoindre le gang.

L’histoire, c’est celle de la romance de l’auteur-narrateur avec sa tante Julia, de 14 ans son aînée. Comment ils se sont rencontrés, comment ils tombent amoureux et comment ils se marient malgré l’opposition de leur famille – ils ne sont pas liés par le sang, mais Mario est mineur et la tante Julia, divorcée.
Mario travaille alors dans une radio où il rencontre un auteur de feuilletons radiophoniques, Pedro Camacho. Ce qui est le prétexte pour intercaler une nouvelle différente, un chapitre sur deux, en parallèle de l’histoire principale.

Et c’est cet aspect qui donne au roman tout son intérêt. J’ai du mal à poser les mots sur les réflexions que ça a suscité en moi, j’aurais aimé étudier ce roman pour mieux comprendre ce que nous démontre Vargas Llosa avec ces nouvelles. Au moment où j’écris, ce que j’arrive à reconstituer, c’est la volonté de montrer que les histoires sont indépendantes de leur auteur.e, que les personnages font partie d’eux, débutent en s’inspirant de leur entourage réel, mais prennent bien vite leur indépendance. Ou quelque chose comme ça.
Quoique j’arrive à exprimer, j’ai été touchée par cette démonstration de l’auteur sur le travail d’écriture, de composition de scénarios, de création de personnages.

Je n’ai pas forcément vu le rapport avec son histoire d’amour, mais j’ai apprécié pouvoir revenir à cette trame principale, qui était souvent plus fluide à lire que les nouvelles aux multiples personnages de Pedro Camacho – surtout à la fin quand tout se mélange (ceux qui ont lu le roman comprendront).

C’est une sacrée découverte que ce roman et cet auteur, je suis contente de m’y être enfin lancée !
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
______________
¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».
Le Masque de l'oubli Le Masque de l'oubli
Dean Ray Koontz   
Hello,
Ce thriller fantastique est une bonne découverte. D'abord, il ne traîne pas trop. Ensuite, même si certaines ficelles sont éculées (les esprits frappeurs, les phénomènes naturels cataclysmiques), il remplit bien son rôle: effrayer et tenir le lecteur en haleine.L'intrigue est bien menée. Le livre démarre lentement (si on excepte le prologue), mais l'histoire s'emballe de plus en plus, et la fin est une course folle.
Le prologue est à l'image du livre: une longue descente aux enfers où l'angoisse est savamment instillée. Le lecteur est avec cette adolescente, il ressent ce qu'elle ressent.J'aurais aimé que le livre ne s'arrêtât pas ainsi. Bien sûr, on peut supposer que telle et telle choses vont arriver. On se doute de ce qui aurait pu se passer si le livre s'était poursuivi, mais cette fin abrupte m'a un peu frustrée.
j'ai bien aimé quand même enfin ça ses mon avis !!!!
marquise66


Ceux qui sauront Ceux qui sauront
Pierre Bordage   
Et si la Révolution Française n'avait pas eu lieu ? L'histoire est simple, elle montre qu'en 2010 mais sous le système d'Ancien Régime, l'humanité fonctionnerait tout à fait sous forme de castes. Le prolétariat n'aurait aucun accès à l'éducation et ne pourrait donc jamais se sortir de sa condition et d'évoluer vers d'autres states de la société et n'ont accès à aucun des avantages apportés par les progrès techniques et scientifiques que nous connaissons actuellement. C'est pour ça que les écoles clandestines ont vu le jour. Jean, un jeune homme y suit les cours sous les conseils de sa mère. Lorsque les autorités font irruption dans la classe, il se sacrifie pour sauver les autres élèves. Il deviendra ensuite un hors-la-loi et fera la connaissance de Clara, pourtant d'un monde complètement différent du sien.
Un roman à lire absolument pour comprendre l'importance qu'a eu cette Révolution, l'importance de l'éducation et de l'égalité pour tous.

par nasta
La Ferme des animaux La Ferme des animaux
George Orwell   
Je ne pensais pas du tout trouver dans ce bouquin ce que j'y ai découvert, à savoir une réplique du communisme et ce qu'il a entrainé dans cette ferme.
Je trouve que ça montre si bien ce contre quoi les idéologies tentent de lutter, mais qui finit toujours par être rattrapé par la réalité, à savoir : la tendance humaine vers l'omnipotence, le pouvoir, la supériorité. C'est si beau, pourtant, dès le début on ne peut qu'être émerveillé ; c'est une révolution ! Sage l'Ancien l'avait prédit, son discours a fait chavirer les cœurs et tout le monde y a cru. Oui, mais voila. Une fois le pouvoir renversé, que faire ? Comment ne pas commettre les même erreurs, et s'assurer que tout est fait pour le mieux pour tout le monde ?
Ce livre m'a fait penser au livre de Werber "Le Papillon des Etoiles", à travers la reproduction d'un passé qu'on voulait abolir, presque inconsciemment, normalement. Comme si tout ça était justifié.

Mais forcément, comment croire que ceux qui, à un moment, prennent un quelconque pouvoir, voudront s'en défaire, le rendre au peuple, à celui qui a mené la révolte ? Encore faudrait-il que chacun partage l'idéologie, et soit sincère. Je revois encore, dans ce récit, celui de ces communautés utopiques, telle qu'Auroville, qui a succombé sous la pression du monde extérieur pour finalement reproduire les schémas, les erreurs, les modes de fonctionnement du monde qu'ils avaient quitté.

Ici, non seulement la réalité prend le pas sur le rêve, par la pression du social et de la nécessité matérielle, mais en plus, ceux qui détiennent le pouvoir semblent mener les esprits pour leur propres buts, qui va vers toujours plus de pouvoir, plus de privilèges, plus d'aliénation... Que faire alors, sinon une nouvelle révolution ? Mais la révolution est-elle destinée à suivre cette ellipse pour revenir, chaque fois, au point d'où elle a commencé ?
L'Aliéniste L'Aliéniste
Caleb Carr   
ce roman est génial!! je suis tombé sur ce livre par hasard mais je ne l'ai plus laché une fois commencé!! la psychiatrie étudié dans ce livre est trés intéressante.

par AudreyV
L'Ange des ténèbres L'Ange des ténèbres
Caleb Carr   
Voici le deuxième roman de Caleb Carr qui se passe après son premier Roman: l'aliéniste". Un très long roman toujours très fouillé et complexe. On y retrouve avec plaisir les personnage de l'aliéniste. Peut-être un peu moins remarquable que l'aliéniste car l'histoire est de temps en temps un peu grosse. On y discute de psychologie féminine et meurtrière et on découvre les débuts de la police scientifique: ce roman est très intéressant sur ces points là !

par Archibald

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