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Doroga se tut un moment, puis répondit :

-Ton Alaréen est malin. Vif. Il peut se débrouiller tout seul.

Kitaï se renfrogna.

- Il est petit. Et idiot. Et énervant.

-Courageux. Altruiste.

- Faible. Et il n'a même pas la magie de son peuple.

- Il t'a sauvé la vie.

Kitaï se renfrogna davantage.

-Oui. Il est énervant.

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Tavi regarda Kitaï. Max. Gaius.

Le Canim s'avança avec une grâce magnifique et meurtrière de prédateur. Il était tellement plus grand, plus fort, plus rapide que Tavi. Celui-ci avait peu de chances de survivre à un combat avec lui, et il le savait.

Mais, s'il le laissait faire, le Canim allait tuer les âmes sans défense derrière Tavi. L'imagination de celui-ci offrit une vision très nette du carnage. Max, la gorge lacérée, le teint gris de s'être vidé de son sang. Gaius, les entrailles répandues hors de son corps déchiqueé. Kitaï, la tête séparée par quelques mètres de son corps, décapitée par la lame incurvée du Canim.

La peur de Tavi disparut complètement.

Seul lui resta le voile de brume rouge de la fureur.

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L'aube n'était pas encore arrivée lorsque Amara et Bernard se réveillèrent ensemble. Ils échangèrent un long et tendre baiser, puis, sans un mot, se levèrent et revêtirent armes et armure. Ils avaient à peine terminé qu'un bruit de pas se fit entendre à l'extérieur de leur chambre de fortune, et Doroga repoussa le rideau de capes. Les traits épais et disgracieux du Marat étaient sinistres.

- Bernard, dit-il. C'est l'aube. Ils arrivent.

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Amara ordonna sèchement au Guérisseur le plus proche de veiller sur Heddy, puis invoqua Cirrus. Sa furie se ramassa autour d’elle, créant un tourbillon de poussière où se dessina la vague forme d’un cheval aux jambes élancées. Amara poussa un cri et sentit Cirrus la soulever du sol pour la porter droit vers le ciel au-dessus du domaine d’Aric.

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— Il t’a sauvé la vie.

Kitaï se renfrogna davantage.

— Oui. Il est énervant.

Doroga sourit.

— Même les lions sont d’abord des bébés.

— Je pourrais le casser en deux, gronda Kitaï.

— Pour l’instant, peut-être.

— Je le méprise.

— Pour l’instant, peut-être.

— Il n’avait pas le droit.

Doroga secoua la tête.

— Il n’a pas eu davantage son mot à dire que toi.

Kitaï croisa les bras.

— Je le déteste.

— Et donc tu veux que quelqu’un le prévienne. Je vois.

Kitaï sentit le feu lui monter au visage et au cou.

Son père feignit de ne rien remarquer.

— Ce qui est fait est fait. (Il se tourna vers sa fille, lui prit la joue dans sa grande main et l’observa un moment, tête penchée.) J’aime ses yeux sur toi. On dirait des émeraudes. De l’herbe nouvelle.

Kitaï sentit sa vue se brouiller. Elle ferma les paupières et embrassa la main de son père.

— Je voulais un cheval.

Doroga eut un rire grave.

— Ta mère voulait un lion. Elle a eu un renard. Elle ne l’a pas regretté.

— Je voudrais que ça s’en aille.

Doroga baissa sa main. Il se retourna vers Marcheur, le bras toujours autour des épaules de Kitaï.

— Ça n’arrivera pas. Tu devrais Observer.

— Je n’ai pas envie.

— C’est la coutume de notre peuple.

— Je n’ai pas envie.

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Si le début de la sagesse réside dans a prise de conscience qu'on ne sait rien, alors le début de la compréhension réside dans la prise de conscience que toute chose existe en accord avec une vérité toute simple : les grandes choses sont faites de petites choses.

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Tavi hocha la tête puis se tourna vers la fine corde tendue entre l’aqueduc et la Tour. Il déglutit et sentit ses doigts trembler. Mais il se força à avancer, s’approcha souplement de la corde et l’attrapa entre ses mains. Il se laissa tomber dans le vide, la tête vers la prison, les talons croisés au-dessus de la corde pour soutenir ses jambes. Une rafale de vent passa, faisant trembler la corde, et Tavi pria pour que le grappin ne lâche pas. Puis, aussi prudemment et fluidement que possible, il entreprit de traverser le vide à la force des bras en direction de la Tour. À un moment, il jeta un coup d’œil derrière lui, et vit Kitaï qui le regardait avec des yeux étincelants d’espièglerie, une main levée devant sa bouche sans vraiment réussir à cacher son sourire amusé.

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Tavi regarda fixement son professeur et, soudain, ne vit plus devant lui l’intellect acéré et le calme implacable habituels du Curseur Légat, mais le chagrin profond et amer d’un vieil homme luttant pour ne pas s’effondrer sous les assauts accablants d’une tempête d’angoisse, d’incertitude et de deuil. Killian n’était plus un jeune homme. L’avenir du royaume entier reposait sur ses maigres épaules, et, sous un tel poids, elles se révélaient plus fragiles que ce qu’il avait espéré. Sa volonté farouche de rester maître de ses émotions, de ne compter que sur son intellect pour guider ses choix était sa seule défense face au maelström de dangers et d’obligations qui réclamaient une décision, mais devant lesquels il se retrouvait éperdu, incapable d’agir.

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Deux hommes portèrent dehors le premier des lits de camp, et Amara les regarda sortir d’un air inquiet, en se mordillant la lèvre. Plusieurs Chevaliers Terra sortirent ensuite, portant les éléments de leur lourde armure qu’ils n’avaient pas eu le temps d’enfiler. Quelques hommes restaient sans rien faire, par groupes de deux ou trois, et parlaient à voix basse, l’air hésitant. Giraldi commença à leur hurler un ordre, puis s’interrompit avec un effort visible et se retourna pour continuer à admonester les jeunes légionnaires de la centurie de Félix.

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Tavi s’arrêta devant le manoir de Sire Kalarus dans la rue des Jardins et examina le bâtiment un moment, en fronçant les sourcils. S’il n’avait pas passé autant de temps au palais du Premier Duc dans la Citadelle, cette demeure l’aurait impressionné. Elle était ridiculement grande, songea-t-il. Le domaine de Bernard – d’Isana, se reprit-il – tout entier aurait pu y tenir, et il serait quand même resté assez de place pour fournir des pâturages aux moutons. Elle était somptueusement aménagée, éclairée et ornementée, avec des jardins magnifiques, mais en la regardant, Tavi ne pouvait s’empêcher de penser aux catins des quais avec leurs visages fardés, leurs vêtements aux couleurs criardes, leurs sourires faux qui n’atteignaient jamais leurs yeux blasés.

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