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"— Levrette ou missionnaire ? Patrick manque de recracher son verre. — Kim ! Tu ne peux pas poser cette question à ma mère ! — Bien sûr que si ! s’esclaffe Kim. Ce n’est pas « ma » mère !"

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"— Chaque année, nous choisissons une personnalité qui mérite d’avoir une branche d’épines dans le derrière et collons sa photo au sommet du sapin. L’an dernier, c’était David Cameron. Cette fois… eh bien, tu peux admirer par toi-même. Nous contemplons tous deux l’énorme étoile argentée couverte du visage pédant de Donald Trump. Mon père a même pris soin d’ajouter du coton au-dessus pour les cheveux."

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"— Est-ce que ma houppette est trop haute ? J’ai l’impression de ressembler à un ananas. — C’est le cas. Et arrête d’utiliser mon gel douche, mon mignon. Si je voulais qu’on ait la même odeur, je ne me laverais plus."

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- Salut, Evan.

Il recule d’un pas.

- Est-ce qu’on va se battre ? Parce que, si c’est le cas, je devrais te mettre en garde : je fais du karaté.

- Non, plutôt l’inverse.

- Tant mieux, parce que je ne fais pas de karaté, en fait. Quoi de neuf ?

- J’ai quelque chose pour toi, annoncé-je en fouillant dans mon sac.

- C’est un flingue ?

- Encore tout faux, répliqué-je, faisant de mon mieux pour dissimuler mon sourire en coin. C’est pour toi.

Il a l’air perdu.

- C’est un gâteau. Pourquoi est-ce que tu me donnes un gâteau ?

- C’est un brownie… En réalité, c’est plus qu’un brownie. C’est une offrande de paix, expliqué-je. Une tentative désespérée pour réveiller ta meilleure nature.

- Je suis intrigué, renchérit-il en croisant les bras. Continue.

- Le truc, c’est que je suis fatiguée, Evan. Et ce soir, je compte bien remédier à la situation. Ce soir, je prévois de dormir au moins dix heures, en paix. Sans interruption. D’une seule traite. Sans…

- J’ai compris.

- Et je t’offre ce brownie pour acheter ton silence.

Je lui tends le gâteau et j’attends.

- Tu es très étrange, reprend-il en acceptant le brownie pour l’examiner. Et si je n’aime pas les brownies ?

- Qui n’aime pas ça ?

- Des tas de gens. Je ne dis pas que je ne les aime pas, je te demande seulement ce qui se passerait si c’était le cas ? Qu’est-ce que tu négocierais ?

Ce garçon joue dangereusement avec mes nerfs.

- Quoi ? J’en sais rien ! Un biscuit ? Une bière ? Un repas ? Un…

- Va pour un repas, m’interrompt-il. Ça pourrait marcher.

- Oh, très bien, je vais te commander une pizza ou…

- Non, Emily. Un repas avec moi… J’accepte de ne pas faire de bruit ce soir, si tu consens à dîner avec moi.

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En sortant du garage, nous saluons mon père de la main et, n remontant le chemin qui conduit au portail, nous passons à côté du père Noël.

-Brrr, je l'avais oublié, celui-là.

Evan s'arrête pour l'examiner à la lumière du jour.

-Je ne saurais dire s'il sourit ou s'il fait la grimace, ajoute-t-il, mais je suis quasiment sûr qu'il a déjà tué.

-C'est marrant que tu parles de ça, rétorqué-je en enfonçant mon bonnet sur mes oreilles. Avant d'avoir Pacino, on avait un chien appelé Byron, un beau labrador chocolat qui me suivait partout ; un animal vraiment loyal et gentil. Bref, chaque Noël, sans exception, Byron aboyait et couinait devant ce père Noël quand on le promenait. Ce truc lui flanquait vraiment une trouille bleue.

-Pas étonnant, approuva-t-il.

Je vois la respiration d'Evan s'accélérer lorsqu'il ose effleurer prudemment du doigt la barbe cradingue du papa Noël.

-Le dernier Noël avant mon emménagement à Londres, c'est moi qui ai sorti Byron, par le même chemin que celui qu'on vient d'emprunter. Tout se passait bien, quand, soudain, quelque-chose l'a fait paniquer. Il est devenu fou furieux. Byron était un chien très calme [...] mais il a sauvagement attaqué ce père Noël, en déployant une force que je ne luis connaissais pas. Il a réduit sa veste en lambeaux. Regarde, juste ici, poursuivis-je en lui montrant un endroit où le manteau rouge miteux a été salement amoché, et ici aussi, sur la jambe, où c'est tout déchiré. J'ai dû le lui arracher de la gueule.

Evan inspecte de plus près le manteau et les taches sur la jambe du père Noël.

-Waouh ! C'est flippant. Qu'est-ce qui lui a fait peur à ce point ?

-On ne l'a jamais su, parce que le lendemain matin, Byron était mort.

-Non ! s'exclama Evan, sidéré. Que s'est-il passé ?

-Le vétérinaire a dit que c'était un problème cardiaque, expliqué-je tristement. Comme si quelque-chose avait arrêté net...son cœur.

Le teint rosé d'Evan devient soudain blême.

-Mais le plus étrange, c'est, qu'après les fêtes, en voulant ranger le père Noël dans l'abri de jardin, mon père a eu la frousse de sa vie. L'expression de son visage avait changé. Jusque-là, sa bouche était cachée sous sa barbe, mais maintenant...il sourit...

Evan examine de nouveau le père Noël.

-Pitié, dis-moi que tu plaisantes, lance-t-il timidement en reculant d'un pas. Parce que je crois que je n'ai jamais rien entendu d'aussi terrifiant.

-Parfois, la nuit, soufflé-je, on jurerait entendre des bruits de pas qui passent le portail... qui font crisser le gravier... "crac"... "crac"... "Bouh !"

Evan bondit d'au moins un mètre, avant de faire une gissade magistrale sur les fesses, tandis que je pleure de rire.

-Oh, mon Dieu ! haleté-je, entre deux éclats de rire. Ta tête... Je n'arrive pas à...

Evan est toujours par terre.

-C'était une blague ? Mais ses vêtements déchirés...? Les marques sur sa jambes...?

-Son manteau s'est pris dans la chaîne de mon vélo quand j'étais enfant, expliqué-je. Nous n'avions même pas de chien ! Ha ha ha ha !

Evan se relève péniblement.

-Méfie-toi, il va t'arriver des bricoles, menace-t-il, en formant une énorme boule de neige entre ses gants.

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Tu n'as vraiment aucun humour, lance-t-il sur un ton irrité. Et la capacité à faire l'idiot est ce qui différencie les types bien des connards. Souviens-toi bien de ça.

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- Corrige-moi si je me trompe, mais tu n'aimes pas les surprises, si ? Demande-t-il à voix basse.

[...]

- Ce ne sont pas les surprises en elles-mêmes, rectifié-je en prenant une flûte de champagne. Mais plutôt les bruits forts. Tu devrais me voir essayer d'éclater des ballons de baudruche. Il faut que je ferme les yeux et que je me couvre les oreilles, donc je ne vois rien à ce que je fais. Une sacrée pagaille.

- Donc non aux bruits forts, mais oui aux surprises...

- Bizarre comme question, mais je suppose...

Et là, il m'embrasse.

Son baiser est délicat et tendre; ses lèvres se révèlent douces et chaudes. Je sens mes joues rougir lorsqu'il effleure ma lèvre inférieure de la sienne et qu'un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale.

Puis il m'embrasse de plus belle, et cette fois, il se montre beaucoup plus audacieux. Beaucoup plus ferme. Le genre de baiser qui résonne dans mon corps entier, et je le ressens de tout mon être. Je commence à avoir les jambes en coton, tout comme les doigts, et la coupe de champagne me glisse des mains et se brise en mille morceaux sur le sol.

Je recule d'un pas mais j'ai toujours le goût de sa bouche sur la mienne.

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- Je sais que tu es secrètement impressionnée par mes talents de chanteur et ma culture musicale, rétorque t-il en appuyant son bras contre la fenêtre du passager. Je suis plus surpris par ton manque de participation. Tu a à peine fredonné une note depuis qu'on est partis, il y a une heure, à moins que ce ridicule éternuement haut perché compte?

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En plus, demain, c'est dimanche. Le jour où ma voix va parcourir les six cent soixante kilomètres qui séparent Londres des côtes écossaises, pour attendre directement l'oreille de ma mère et l'informer que j'ai commis une erreur. Il semble que non, je n'ai pas rencontré quelqu'une de bien, en définitive.

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Iona ouvre la porte à Pacino, qui a visiblement vécu assez d’émotions pour une soirée et veut aller au lit. Dans mon lit. Chaque année, je réclame qu’il dorme ailleurs, et chaque année, on m’ignore. Cela implique également que je laisse la porte de ma chambre ouverte pour qu’il puisse utiliser à volonté le battant dans la cuisine, qui conduit à sa niche et à l’extérieur. Ça m’étonne que mes parents ne lui aient pas déjà donné son propre jeu de clés, de l’argent de poche, et l’autorisation d’utiliser ma vieille voiture.

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