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Conte d’asphalte



Description ajoutée par bettyboop17 2013-06-01T17:39:06+02:00

Résumé

" D'une ville, on croit tout savoir, connaître, comprendre du haut de sa fenêtre. Pourtant, existent d'autres êtres mal connus : ni rats, ni algues mais humains, ils vivent à mi-chemin entre l'algue, le rat et le vol du canard sauvage. Ce sont eux. Ceux de la rue. " Lorsque Pierrette se retrouve à la rue, elle n'a en poche que le fragment d'une assiette brisée. Ce souvenir d'une autre vie, sur lequel sont dessinés les personnages de Perrault, va l'accompagner dans sa descente aux enfers, avec les sans-abri, à travers le désespoir et la misère. Pendant un an, Anne Calife a délibérément choisi la rue. Nourri de cette expérience, son roman transcende la réalité et choisit la force du rêve, seul rempart contre la barbarie. Traité sur le mode du conte moderne et poétique, il dévoile l'imaginaire et le talent littéraire d'un auteur hors norme.

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Classement en biblio - 1 lecteur

Extrait

Extrait ajouté par queenregina 2014-04-01T14:26:06+02:00

Yeux jaunes de l’huissier, ceux du forsythia derrière les branches hérissées et noires. C’était un grand homme, avec d’énormes sourcils noirs, un complet élimé, un air de lassitude, d’habitude au malheur.

Très poliment, il me remit l’avis d’expulsion. La télé, le frigidaire, le four micro-ondes, tout cela parut animé de pattes, de pieds, portés par des humains dans les escaliers pour être avalé par une camionnette blanche.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par coued 2013-11-15T10:53:32+01:00

Le livre est bâti autour des 3 parties suivantes :

- Pierrette et la mort de son mari

- L'initiation aux contes et à la rue

- Le nouveau départ de Pierrette

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Commentaire ajouté par coued 2013-11-15T10:52:36+01:00

Commentaires de l'auteur :

Plus je progresse, plus je me perfectionne dans mes descriptions des perceptions du corps humain. Aujourd’hui j’ai comme projet d’utiliser cette méthode d’écriture afin de pénétrer au plus intime des « sans »- « domicile fixe », « sans abri », « sans logis », « sans rien».

D’abord « protégée » par des d’associations caritatives, puis seule, « toute nue », je pars ressentir le quotidien de la rue.

Même si je recueille avec beaucoup d’émotions leurs fragments de vie, je refuse de m’arrêter à une histoire décrite de l’extérieur.

Raconter ce que l’on aura vu, entendu revient à se tenir « sur le haut d’un pont, yeux baissés à contempler l’autre à terre ».

Je souhaite changer cette vision de « l’homme qui est tombé » pire encore « de celui qui a choisi de se laisser tomber ». Pour cela il faut placer « la caméra différemment » c’est-à-dire utiliser un autre support

Les premières perceptions, celles qui se jettent sur l’homme « normal », « domicilié » restent de l’ordre du tactile : froid, dur, et saleté. Il ne faut surtout pas s’arrêter là.

En effet je me suis aperçu que « l’exclu »- j’entends par là, qui « s’exile de lui-même » par un mécanisme de autodestruction- se place dans un environnement de sensations qui correspondant à son état mental.

La dureté de l ‘existence vient rejoindre celle des perceptions tactiles : ils le disent, ils doivent se « durcir » pour survivre. Tout devient pierre paroi, comme ces murs contre lesquels ils se cognent la tête, comme leur destinée.

De plus, l’alcool fait gonfler la peau, le froid fait éclater. Mal protégée, crevassée, fendillée, cette pauvre interface entre intérieur et extérieur s’amenuise, se fragilise de jour en jour n’offrant plus n’offrant plus son rôle isolation.

Quant au froid, il renvoie au froid intérieur, au vide affectif de leur existence ; crasse et saleté à leur impossibilité à trouver la bonne solution, le bon fil dans un écheveau emmêlé.

Dans ma façon d’être avec eux, je n’ai rien de codifié, cela peut déboucher sur un échange de quelques secondes, ou plusieurs heures. La rue m’accueille d’autant mieux que j’inverse le processus de rapport humain : c’est moi qui ai besoin d’eux, non l’inverse.

Les rencontres, elles, sont celles de l’instant, qui étincèle, réfracte cristallise les faisceaux lumineux de toutes les sensations. En revanche, ma façon de rédiger en utilisant les sensations se structure avec le fil du temps, mais ce n’est pas la peine de s’appesantir là-dessus.

Parfois je vais loin, trop loin parfois au détriment de la sécurité la plus élémentaire, femme seule parmi plusieurs hommes, flics qui veulent m’embarquer…

…Il est évident que je recherche ce déséquilibre, pour créer au plus juste. Comme un voilier sous le vent, je penche, je penche à un moment donné, jusque quelque chose s’engouffre dans les voiles et m’emporte.

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Les chiffres

Lecteurs 1
Commentaires 2
Extraits 7
Evaluations 1
Note globale 8 / 10

Évaluations

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