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Bibliothèque de cotilite : Je suis en train de lire

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Magies secrètes Magies secrètes
Hervé Jubert   
Alors j'ai beaucoup aimé l'univers de ce livre. Il est vrai qu'il est très complexe mais en prenant le temps de lire attentivement (mois vite que d'habitude pour moi) j'ai eu plus de facilité à tout assimiler. Bien sûr, cela demande un peu d'organisation. Mais par contre, j'ai été transporté totalement dedans, m'amusant d'ailleurs quand je reconnais une personne ou un lieu transformé par l'auteur ^^. j'ai été un peu triste de quitter l'univers du coup.
Par contre, sur l'histoire même, c'est dommage. Effectivement, l'auteur a du mal à nous faire comprendre le fil des évènements, à cause d'ellipses trop fréquentes. Il est d'ailleurs obligé de faire des résumés dans ses notes (au moins une). Il faut donc avoir eu une lecture très attentive (dont je n'ai malheureusement pas la faculté ni la patience) pour tout mettre bout à bout. Peut-être devrais-je le relire avec un carnet à côté pour noter le cheminement du personnage principal et comprendre sa réflexion... C'est vraiment dommage qu'avec un univers aussi dense, l'auteur n'est pas écrit davantage de page pour améliorer son scénario. De plus, la fin est confuse. A priori, il n'y aura pas de suite et l'auteur nous arrête en plein milieu. Certes l'intrigue principale est fermée mais plein de questions n'ont pas de réponse, surtout par rapport à Jeanne, et j'ai trouvé un peu sadique de la part de l'auteur de nous faire un résumé par le biais d'Isis de toutes les questions que l'on pouvait se poser avant de nous planter comme cela...
Sur l'écriture enfin. L'auteur étant passionné par le XIX° siècle, ça se ressent ! Il nous épargne les descriptions à rallonge mais du coup on perd certaines informations précieuses à la compréhension. Le style du livre rappelle sans hésiter les mémoires d'Outretombe avec des évènements et des notes en rapport en abondance. Cela permet de donner une certaine réalité au récit et c'était très très plaisant mais cela alourdit la lecture, même si on est habitué à jongler entre le récit et les notes. Même si elles permettent d'avoir plus d'informations sur les créatures présentées dans le récit (sans doute que l'auteur n'a pas voulu perdre du temps dans son récit à décrire tout cela) pour ne pas l'alourdir, finalement l'inverse se produit. D'autant qu'on ne peut pas les sauter toutes puisque certaines sont très importantes ! Comme le dit Kirlan, il aurait pu profiter de la présence de Jeanne pour expliquer des choses de manière plus rapide. Sur le récit lui-même, l'écriture est très agréable, très fluide et le style n'est pas surchargé. C'est donc un moment de lecture agréable.

En résumé, un univers très riche et très intéressant, une balade magique dans le Paris parallèle regorgeant de référence au XIX° siècle réel, une intrigue originale mais un peu compliquée à saisir et qui nous laisse sur notre fin et une écriture en demi teinte.

Ce livre doit-être lu a mon avis, ne serait-ce que pour l'univers vraiment magique. Etant informé de l'écriture, je pense que je le relirais sans doute pour mieux comprendre l'intrigue ^^
La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage
Philip Pullman   
C'est un vrai bonheur de retrouver cet univers ! En quelques pages, on se sent chez soi, on a l'impression de retrouver notre maison d'enfance avec cette atmosphère qui n'appartient qu'à elle, et de réaliser à quel point elle nous avait manqué. J'ai dévoré cette préquelle à toute vitesse, et pourtant j'en ai savouré chaque phrase comme si elle durait une éternité.

Philip Pullman possède un vrai talent de conteur et nous le prouve encore une fois. Les diverses ramifications de l'intrigue se rejoignent et se nourrissent les unes les autres avec naturel, sans forcer, lentement mais sans temps mort. C'est un récit d'aventure pur, haletant, dont l'entraînante simplicité n'est que feinte. Derrière cette course-poursuite fluviale, des enjeux plus profonds se dessinent, et la religion en est encore une fois au cœur. Si l'émerveillement garde tout de même une belle part dans l'histoire, avec certaines péripéties qui fleurent bon le conte de fée, certains passages de ce roman sont à glacer le sang. [spoiler](La Ligue de Saint-Alexander m'a horrifiée avec l'embrigadement des enfants, c'est d'un réalisme assez dérangeant. Et la relation de Bonneville avec son dæmon... brrr !)[/spoiler]
On reste un peu sur notre faim avec quelques mystères qui ne trouvent pas de réponse à la fin du volume, sans doute des pistes à garder en tête pour les tomes suivants. En tout cas, la lecture est assez riche pour valoir une relecture afin d'en saisir toutes les subtilités.

J'ai été un peu inquiète avant de commencer ma lecture, parce qu'ayant grandi avec Lyra, j'avais peur de ne pas m'attacher autant aux personnages de cette nouvelle aventure. J'ai très vite été rassurée, car ils se sont rapidement révélés complexes, humains.
Malcolm est un garçon de 11 ans vif, intelligent et déterminé comme Lyra avant lui (ou plutôt après lui, chronologiquement), mais qui possède un calme et une maturité sereine, une certaines douceur bien à lui. Avec Asta, son dæmon, il forme un duo très attachant.
Mais c'est Alice, sa compagne d'aventures un peu plus âgée, que j'ai préféré, et qui pourtant a été ma seule (minuscule) déception du livre. Elle apparaît d'abord comme un personnage très secondaire et pas très sympathique, mais on s'aperçoit vite que derrière ses manières moqueuses et méprisantes, parfois violentes, se cache une personnalité bien plus profonde que ça, et peut-être un passé qui n'est pas tout rose. Pourtant, malgré l'importance qu'elle gagne dans le récit, je l'ai trouvée en retrait, pas assez mise en valeur alors qu'elle a beaucoup de potentiel.
J'ai eu du mal avec le professeur Hannah Relf, dont les motivations me paraissent floues et peu crédibles. [spoiler](Sans blague ? Elle travaille pour une organisation secrète au péril de sa carrière et probablement de sa vie, mais il lui faut deux ans et un meurtre pour leur demander leur but et leur camp ? Et gratuitement, on dirait.)[/spoiler]
Ça a été un plaisir de retrouver les personnages de la première trilogie, même brièvement, et Lyra et Pan bébé sont juste adorables !

C'est encore un peu tôt pour égaler le coup de cœur monumental de la première trilogie, mûrit au fil des ans et des relectures, mais La Belle Sauvage est une lecture extrêmement plaisante, et je gage que cette nouvelle trilogie se fera une belle place dans mon panthéon livresque. Vivement le tome 2 !

par Miney
Mad Mad
Chloé Esposito   
Ce livre porte bien son nom : quelle lecture complètement folle ! Quand j'ai lu le résumé, je me suis dit que ça allait être une histoire d'échange d'identité entre deux jumelles, la jumelle normale, Alvie, prenant la place de celle qui a réussi dans la vie, Beth. D'ailleurs, pour moi, il était évident que ce coup était monté par Beth pour jouer un mauvais tour à sa sœur. Je hurlais à Alvie : « Non, ne fais pas ça ! Elle va te piéger ! » Elle semblait trop gentille, cette Beth. Beaucoup trop pour être honnête.

En fait, je pense que j'étais un peu influencée par une série télévisée que j'avais vue il y a quelque temps : Ringer, avec Sarah Michelle Gellar. Et je me suis dit que la même chose se passerait ici. Ce que j'ai oublié entre temps, c'est que ça n'a rien à voir, on est dans une histoire complètement différente... même si les bases sont les mêmes, il faut bien l'avouer : si on a des jumeaux ou des jumelles, c'est pour jouer sur des échanges d'identité, non ?

Eh bien, je ne m'attendais pas à la tournure qu'a pris ce texte. J'aurais pensé qu'Alvie serait plutôt une brebis égarée... pas une louve en puissance ! Son attitude m'a complètement perturbée. À croire que ce changement d'identité lui permettait d'entreprendre des choses qu'elle n'aurait jamais osé faire en étant elle-même : « Après tout, c'est pas grave, c'est ma sœur qui le fait, pas moi. » J'étais juste ébahie par la tournure des événements.

Du coup, je ne savais pas à quoi m'attendre au fur et à mesure des pages. Alvie a une personnalité extrêmement complexe, et sa folie n'a, semble-t-il, aucune limite. C'était donc intéressant de plonger dans les méandres de ses réflexions... et aussi un peu glaçant, mais toujours très prenant. En bref, je suis bien contente d'avoir tenté le coup avec ce titre : il m'a beaucoup plu !

https://mes-reves-eveilles.blogspot.com/2018/07/mad.html
L'Arbre-monde L'Arbre-monde
Richard Powers   
Cela vous est déjà arrivé de terminer une lecture groggy à cause des multiples informations que vous y avez glanées ?

Remplie d'émotions en tout genre dont vous ne saviez pas trop quoi en faire tant l'analyse était difficile ?

Prise entre deux sentiments car vous aviez aimé une grande partie du roman tout en trouvant certains passages trop longs ?

C'est ce qui vient de m'arriver avec ce roman que j'ai reçu juste après mon inscription sur Net Galley : ma première demande en tant que petite nouvelle fut acceptée directe...

Ce roman, je ne vais pas vous le détailler mais plutôt vous donner mes impressions de lecture, ce que j'ai ressenti durant ma prise de contact avec ce roman dont je ne savais pas grand-chose, si ce n'est qu'il était plébiscité par la blogosphère.

La première histoire que je découvris me fit découvrir les multiples vies qui se déroulèrent autour d'un arbre : un châtaignier. Comme un film... des images passées au rythme de 24 par seconde.

Au départ, les images se succèdent à leur rythme et puis, tout à coup, on assiste à un défilement rapide de la vie des personnages et de l'Amérique, avant de revenir à un rythme normal. Pantelante, je fus, pour la première histoire, la meilleure, à mon sens.

Si la première histoire m'a embarqué de suite et les autres aussi, sans même que je m'en rende compte, j'étais ailleurs, plongée dans des récits aussi disparates que différents, mais avec un fil rouge : les arbres.

D'ailleurs, une des couvertures du roman en V.O illustre bien ces différentes nouvelles avec tout ces morceaux d'arbres superposés afin de n'en former qu'un seul...

Et, comme tous ces arbres, les histoires sont toutes différentes l'une des autres, jamais je n'ai pu deviner sur quelle sorte de récit j'allais tomber ni où il allait m'emmener.

La première partie du roman, intitulée "Racines", pourrait être parfait à côté de votre lit, afin de lire une "nouvelle" chaque soir, avant de s'endormir.

Cela permettrait de découvrir, à son rythme, ces différents personnages aussi disparates l'un de l'autre, avant de les quitter pour mieux les retrouver dans la deuxième partie, "Tronc" où ils vont interagir tous ensemble, toujours sur le fil rouge des arbres, de leur protection.

Là, on se rend compte que ce que l'on pensait être des récits différents sont en fait les racines d'un tronc commun, ou chacun sera les branches reliées à l'arbre.

L'étonnement fut au rendez-vous. Non seulement j'ai été enchanté de revoir certains personnages (que je pensais avoir quitté à tout jamais) mais je fus aussi émerveillée de les voir évoluer, changer, profondément.

Ce fut une réelle délectation, sans compter que j'ai appris une foultitude de choses sur les arbres et je me suis couchée moins bête au soir (dommage que j'oublie !) et que depuis, je ne regarderai plus les arbres de la même manière.

Je me suis crispée chaque fois que je lisais qu'on abattait des arbres... Je ne sais pas pour vous, mais moi, voir un arbre tomber, ça me fait le même effet qu'à Idefix (le chien d'Obélix pour les cancres du fond qui n'écoutent pas) : je hurle à la mort ! Dans le flot de mes émotions, la rage a tenu sa part du lion.

Le respect aussi a fait partie de mon ressenti car sans contestation aucune, l'auteur a potassé son sujet et la somme des informations récoltées à de quoi vous faire un bourrage de crâne tant il faut ensuite prendre du recul et du repos afin de tout analyser, emmagasiner, assimiler, régurgiter...

Les personnages sont attachants, émouvants, ils évoluent, grandissent, vieillissent et c'est toujours un bonheur de voir ce qu'ils deviennent au fil des pages.

Mon seul bémol sera pour la longueur du roman car à un moment donné, j'ai un peu décroché, surtout dans la dernière partie, "Cime" ou j'avoue avoir sauté certains paragraphes.

Ce qui est dommage car si le départ était génial, la fin du voyage était moins plaisante, trop longue et j'ai refermé le roman mitigée car vous le savez, ce sont les dernières émotions qui marquent le plus, celles que l'on retient.

Un grand roman écologique, un roman nature writing qui nous plonge dans une aventure sur plusieurs époques, qui fait évoluer ses personnages, interagir entre eux, un roman avec des éco-terroristes qui tentent de changer le monde, des bûcherons qui changent la face des forêts et des arbres dont on aimerait qu'ils se révoltent, comme les Ent du Seigneur des Anneaux.

Un roman que je ne regrette pas d'avoir lu, malgré les longueurs finales, un roman qui m'a bien rempli le cerveau, qui m'a fait me poser des questions et donner envie de me promener en forêt pour m'imprégner de la majesté des arbres.

Je remercie Net Galley et l'éditeur, Le Cherche Midi, pour cette confiance accordée directement et pour l'envoi de ce titre.
L'Enfant de Poussière L'Enfant de Poussière
Patrick-K Dewdney   
Premier opus d'une saga qui en comprendra sept, « L'Enfant de poussière » fait l'objet depuis sa sortie d'un véritable engouement de la part du public. « Magistral ». « Véritable monument ». « Épique, ambitieux et éclatant » : les compliments ne cessent de pleuvoir sur le roman de Patrick Dewdney paru en mai dernier aux éditions Au Diable Vauvert. Mais tous ces superlatifs sont-ils mérités ? Pour ma part, la réponse est incontestablement oui, car malgré quelques belles découvertes littéraires récentes, cela faisait très très longtemps que je n'avais pas été transportée à ce point par un roman. Celui-ci est d'ailleurs assez difficile à résumer. Non pas en raison d'un quelconque défaut de construction ou d'une faiblesse de l'intrigue, mais parce qu'il est compliqué d'évoquer les aventures du héros sans trop en dévoiler (je vous conseille d'ailleurs de ne pas lire la quatrième de couverture qui, parce qu'elle ne peut pas faire autrement, déflore une grande partie de l'histoire). le récit nous est narré par un certain Syffe qui nous relate dans ce premier tome les événements qui ont rythmé sa vie entre ses neuf et treize ans. « Six cents pages pour relater les jeunes années du héros, cela fait beaucoup ! », serait-on tenté de penser. Après tout que pourrait-il bien arriver de suffisamment captivant à un enfant pour justifier un aussi long récit ? Et bien dites-vous que six cents pages ne sont pas de trop pour raconter la vie mouvementée de ce jeune garçon. Celui-ci n'a pourtant, au premier abord, rien de particulier : orphelin livré à lui-même, Syffe est un petit garçon débrouillard qui vit au jour le jour, entouré d'une petite bande d'enfants au parcours similaire au sien. Et puis, une succession d'événements va totalement transformer le quotidien du petit vagabond qui va dès lors passer par une multitude de statuts très variés auxquels il va devoir s'habituer.
Le roman est divisé en quatre parties qui correspondent à chacun de ces états ainsi qu'aux différents lieux dans lesquels le jeune Syffe va être entraîné. Or, chacune de ces parties pourraient facilement constituer un roman à elles seules tant elles sont riches. C'est qu'il en a, des choses à nous dire, ce héros à l'âge tendre et pourtant déjà bien marqué par la vie. Si on prend autant de plaisir à suivre ses aventures, c'est avant tout parce qu'elles nous donnent un aperçu, pour le moment limité mais néanmoins déjà fascinant, de l'univers dans lequel elles prennent place. Pourtant, le cadre n'a, à première vue, rien de très original lui non plus : nous sommes dans un décor médiéval-fantastique traditionnel dans lequel le surnaturel n'a, pour l'instant, que très peu d'importance. La précision avec laquelle le décor est dépeint, que ce soit en terme d'équipement, d'architecture, ou encore de tactique militaire, justifie pourtant à elle seule l'attrait exercé par le cadre et explique pourquoi le roman a été classé dans la catégorie « fantasy historique ». Notre premier contact avec cet univers s'effectue dans la ville de Corne-Brune, une sorte de cité-état indépendante dont on arpente aussi bien les ruelles mal famées, que les quais, la campagne environnante ou encore la Cuvette, qui abrite chaque été les clans nomades venus commercer avec la cité. Cette première partie baigne dans une ambiance volontiers bucolique dans laquelle commencent pourtant déjà à se dessiner les prémices des troubles à venir : rumeur de rupture de vieux traités passés entre les différentes cités des environs, montée de la xénophobie, complots organisés par les grandes familles de la ville... Difficile dans un premier temps de ne pas penser à « L'assassin royal » de Robin Hobb tant il y a de similitudes entre le parcours de Fitz et celui de Syffe. Seulement la vie du second prend rapidement un tour plus tragique et bien plus chaotique que celui du premier.
La seconde partie nous en dévoile un peu plus sur les arcanes qui régissent la vie de la cité et sur les luttes de pouvoir qui s'y jouent. le décor y est plus étouffant car plus limité et essentiellement urbain. A l'inverse, la troisième partie se déroule exclusivement en plein air, et permet de découvrir un nouveau lieu emblématique de l'univers de l'auteur : la forêt de Vaux. « Il s'agit d'une forêt véritablement ancienne, où les troncs noueux et les racines torturées jaillissent de la mousse épaisse comme des jardins de statues végétales. Insectes, gibier, prédateurs et oiseaux, sous la canopée, tous mêlent leurs chants en une musique étrange et perpétuelle, que certains appellent « la voix de Vaux ». » L'auteur nous livre à cette occasion toute l'étendue de son talent et offre aux lecteurs de magnifiques passages ô combien immersifs. L'auteur se plaît là encore à distiller une multitude de petits renseignements sur le contexte géopolitique des environs, et, même si ni le personnage ni le lecteur ne peuvent pour le moment saisir toute leur portée, leur seule mention suffit souvent à enflammer l'imagination : on parle de l'avènement d'un nouveau roi des Ormes, de la renaissances des Feuillus, des trolls vivants reculés dans les montagnes... La quatrième partie élargit encore notre horizon et celui du jeune Syffe et se concentre sur le conflit opposant deux cités-états, en guerre depuis quelques mois pour annexer un même territoire. Si on pouvait penser à Robin Hobb pour la première partie, celle-ci se rapproche davantage de ce qu'a pu faire Bernard Cornwell dans ses différentes sagas historiques. On y retrouve en effet le même souci de réalisme, et le même soin apporté à la description des scènes de bataille aussi bien que des nombreux aspects de l'organisation d'une campagne militaire. L'immersion est, encore une fois, totale, et pas une page en trop ne vient gâcher la narration de cette quatrième partie qui vient clore en beauté le premier tome des aventures de notre héros.
En un seule et même tome, Patrick Dewdney parvient ainsi à plonger le lecteur dans quatre ambiances radicalement différentes, mais toutes aussi immersives et passionnantes à découvrir. L'auteur pose les bases d'un univers d'une richesse incroyable, et c'est ce qui séduit immédiatement le lecteur qui ne s'y trompe pas. On sent en effet que l'univers est tout sauf en carton-pâte, et qu'il est par conséquent bien plus vaste et bien plus complexe que ce que le personnage perçoit, lui qui n'a pas encore toutes les armes pour appréhender les événements dont il est témoin ou entend parler. Les intrigues politiques dont il est question ici sont ainsi détaillées avec soin, et reposent sur des présupposés logiques qui plongent leurs racines dans l'histoire de chaque territoire ou de chaque famille. L'auteur a, de plus, le sens du coup de théâtre, si bien que, comme le protagoniste, on voit rarement le retournement de situation venir. La seule chose que l'on pourrait à la limite critiquer serait le schéma quelque peu répétitif qui rythme pour le moment la vie du héros (découverte d'une nouvelle vie et d'un nouveau milieu / phase d'acclimatation / arrivée d'une catastrophe qui vient tout remettre en question), mais le tout reste cohérent et cela n'enlève rien à l'intérêt que l'on porte à l'intrigue. Cette densité propre à l'univers de l'auteur tient aussi à toutes les petites anecdotes ou trouvailles folkloriques imaginées ici et qui permettent de donner davantage de corps et de réalisme au différents décors arpentés (les lures de la forêt de Vaux, les pérégrins et leurs masques...). L'immersion naît aussi, évidemment, de la plume de l'auteur qui séduit tant par son élégance que par sa fluidité, mais aussi par la profondeur de ses réflexions sur la vie, la liberté ou la politique.
Reste à aborder la question des personnages qui font, heureusement, preuve du même soin que l'intrigue ou le décor. Syffe est typiquement le genre de personnage pour lequel on se prend immédiatement d'affection et qui est amené à marquer durablement l'imaginaire du lecteur. Cet attachement, il naît dans un premier temps en grande partie du contraste saisissant entre le jeune âge du personnage et la dureté des épreuves qui lui sont infligées. N'allez en effet pas croire que le fait qu'il s'agisse d'un enfant ait incité l'auteur à édulcorer son récit : il n'en est rien. le monde dans lequel évolue le personne est dur, violent, et les adultes qui gravitent autour de lui ne sont pas des enfants de choeurs. Mais l'empathie que l'on éprouve pour le narrateur tient aussi à sa personnalité et à sa formidable capacité d'adaptation face aux drames et aux trahisons dont il est victime. le mode de narration choisit par l'auteur incite évidemment beaucoup à l'introspection, sans que celle-ci soit pour autant synonyme de sempiternelles complaintes ou d'auto-apitoiement de la part du narrateur. de même, on aurait pu croire que le point de vue unique adopté ici allait nécessairement se traduire par un soin moins marqué accordé aux autres personnages. Or, là encore, Patrick Dewdney parvient à nous surprendre. Qu'il s'agisse du première-lame Hesse, du guerrier var Uldrick, ou des compagnons d'enfance de Syffe, tous bénéficient d'un traitement soigné, laissant entrevoir leurs failles, leurs défauts et leur complexité. Tous ont également un passé qui leur est propre (dont on ne connaît parfois presque rien) et qui transparaît dans leurs actes, participant ainsi à les rendre plus humains. L'auteur n'a également pas son pareil pour dresser le portrait de personnages hauts-en-couleurs qui, tout comme l'univers, sonnent incontestablement vrais, qu'ils s'agisse de mercenaires, de marchands, de nobles arrogants ou de compagnons de jeux du héros.
Vous l'aurez compris, ce premier tome qui marque le début d'une nouvelle de fantasy « made in France » a été un énorme coup de coeur. Tout y est absolument parfait : de l'intrigue aux personnages, en passant par l'univers et la plume de l'auteur. Bref, « L'Enfant de poussière », c'est six cents pages de pur bonheur que vous dévorerez avec frénésie et qui vous laisseront totalement ébahi. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il ne faudrait pas attendre longtemps avant d'avoir la suite, puisque le deuxième tome (« La peste et la vigne ») est prévu pour septembre de cette année (merci Au Diable Vauvert !).
Les Loups de Prague Les Loups de Prague
Olivier Paquet   
ce livre est un ratage complet en ce qui me concerne.
non pas que le livre soi mauvais.
mais il a vraiment trop de defaut.
pour commencer,le decoupage des chapitres.
un exemple.dans un chapitre,l'auteur change 4 fois de narrateur sans prevenir le lecteur rendant la possibilité d'avancer de ce livre assez brouillon.
il aurai été bien plus intelligent de mettre plus de chapitre pour suivre l'histoire.
de plus l'auteur a inclus des flashback.mais ils sont inutiles et encore une fois,le chagement de narrateur fait perdre le fil de l'histoire.
et enfin en ce qui me concerne,l'instoration d'une herachie comme celle des loups au sein de la guilde.
je vais etre direct,la personne qui a ecrit ca n'est pas un veritable amoureux comme moi de cette animal.
on voit bien la difference avec patricia briggs par exemple,qui est quelqu'un d'impliqué par la passion de cette animal.
on sent que l'auteur c'est juste renseigner sur les loups pour ecrire son histoire.
il n'y a pas la passion des loups et cela se sent.
a croire qu'il a pris le nom de "les loups de prague" pour vendre son livre.
je trouve cela insultant de prendre le nom d'un animal mythique juste pour en faire une histoire si c'est pas ecrit par une personne passionné.
enfin,je me pose la question de savoir si l'auteur ne c'est pas servi du jeu de role cyberpunk 203x.
en effet,la technolgie utilisé par les loups est la même que celle utilisé par les edgerunners dans ce livre.
le dernier defaut de ce livre est son manque d'indentité.
l'auteur a tenté de mettre en place un univers futuriste mais sans repere.
ce n'est clairement pas du cyberpunk malgres une tentative d'approche.
et c'est trop proche dun monde que l'on connais pour le classer sf.
on pourrai dire que c'est de l'anticipation.
mais il n'y a pas un point de repere.

pour finir olivier paquet a raté son coup à son second roman alors que richard morgan(et dans un autre registre sophie jomain) ont reussis leur capacité d'ecrivain des le premier roman.

et si vous devez acheter un livre recent sur l'anticipation (à part richard morgan avec black man),je vous conseil le 2087 de david bry.l'histoire n'est pas aussi difficile a suivre et surtout l'univers est coherent

par biocyber