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Couleurs d'automne



Description ajoutée par Tatou00 2018-11-24T20:17:50+01:00

Résumé

« Elle était mon enfant, ma prison de mensonges, mon enfer. Exilée, contrainte de vivre en recluse afin d'expier une faute que je n'avais pas commise, loin des hommes, sans avenir je suis demeurée. Comment aurais-je pu l'aimer ? Elle ne m'était rien. Elle n'était qu'une aberration dans un monde de douleur. » Après ses deux premiers romans, l'auteure compose cette fois-ci un récit dérangeant sur la haine d'une mère pour la chair de sa chair. Couleurs d'automne nous entraîne dans la vie d'une jeune fille de 16 ans, qui donne naissance à une petite fille suite à un viol. Elle n'aura alors plus qu'un seul désir : effacer jusqu'à l'existence même de cet enfant. La haine et la violence de cette mère auront-elles des limites ? Grâce à une écriture forte et sans concession, l'auteure aborde des thèmes aussi complexes que le rapport au corps, au masculin ou au sexe mais également ceux bien plus dérangeants de la violence et de la perversité. Un livre puissant qui ne vous laissera pas indifférent.

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Classement en biblio - 5 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Helene-66 2019-12-06T17:56:18+01:00

[SERVICE PRESSE]

? Couleur d’automne de Priska SOBA.

Je remercie l’auteure de m’avoir proposé ce service presse incroyable.

Mon résumé :

Alectra est le fruit d’un viol, elle deviendra le souffre douleur de sa mère, et bien plus encore.

Mon ressenti final :

Bon sang... quelle tempête de sentiments m’a emportée lors de cette lecture. Je suis femme, mère d’une adolescente de 13 ans et je ne peux que comprendre la longue plainte qu’est ce roman. La mère d’Alectra sera violée et elle naîtra dans une famille où le désir de la femme n’est pas prit en compte, où son rôle est très limité et sa capacité à penser et à vivre comme elle l’entend, etouffé.

Je découvre cette auteure et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses mots sont extrement percutants, durs et en même temps, criant de douleur. On ressent toute la douleur de cette jeune fille souillée et toute sa rancoeur de mère. L’enfant n’est pas désirée, et elle s’emploie à la détruire pour exorciser sa propre douleur. Comme si les coups atténuaient sa peine un temps donné.

Tour à tour, nous découvrons les pensées de la mère ou de la fille et le moins que l’on puisse dire, c’est que le constat de la condition féminine est bien amère et cela m’attriste profondément. J’ai vraiment eu le cœur serré pour cette femme qui aurait pu donner une chance à cet enfant, qui malheureusement, n’avait rien demandé. Mais je comprends également l’état d’esprit qui consiste à voir, jour après jour, l’auteur de cette sauvage agression à travers l’image de la fillette.

Les mots sont savamment choisis mais vous percutent avec une incroyable violence. ‘’Patiemment, je la détruisait’’, ‘’moi, ma maman, elle me déteste’´. La fillette est battue à la maison, pourtant choyée par un grand père qui ferme les yeux sur les agissements de sa fille sur la gamine, mais également à l’école. Raillée par ses camarades, mise à l’écart, ignorée par le corps enseignant, l’enfant se construit comme elle peut, reproduisant cependant la violence avec laquelle elle est élevée.

L’enfant sera elle-même violée par une fille à qui sa mère l’aura confiée... comment peut-on se construire sainement lorsque l’on est rabaissée et utilisée depuis la naissance ?

Vous l’aurez compris, ce texte est une analyse très mature de la condition féminine qui semble venue d’un autre temps mais que l’on sait toujours présente dans certains pays. Je referme cette lecture le cœur serré, peinée et à bout de souffle. Discrètement, je remercie le ciel, les yeux un peu embués, d’être née du bon côté de la barrière.

Je pense qu’elle s’adresse cependant à un public averti, capable d’analyse et de faire la part des choses. Livre choc.

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Commentaire ajouté par Aurelie-223 2019-02-27T09:09:37+01:00
Or

Dans le cadre d’un service presse via Simplement Pro, l’auteure de Couleurs d’automne, m’a invitée à traiter son roman tout en me prévenant que le sujet était délicat. Intriguée je suis allée lire la fiche du livre puis j’ai accepté sans trop savoir à quoi m’attendre. Étant maman et future maman, la lecture de ce roman a effectivement été un peu difficile au commencement du récit.

Comment lire le récit d’une fille-mère qui rejette, bat, maltraite sa petite fille issue d’un viol? Comment accepter sans ciller de n’être qu’un témoin silencieux face au drame qui se joue dans cette maison, dans cette cave, dans cette chambre d’adolescente? Comment assister à la cassure, la rupture psychique opérée pour survivre?

Et bien, grâce à la plume de l’auteure. Cette écriture poétique, minutieuse, soutenue, souvent crue, qui pose les mots sur des drames devant lesquels d’ordinaire on fermerait les yeux. C’est certes une vision pessimiste qui court tout au long du récit, mais j’ai été frappé par la réfléxion qu’elle arrive à provoquer chez nous au-delà du simple fait de susciter des émotions sur l’histoire première. Parce qu’à travers ces drames, cette répétition des destins, se joue la question du viol, des rumeurs, du carcan familial, de la honte, de la perversion, la schizophrénie, l’impossible acceptation, la maltraitance, la dépravation,…

Ici pas de résilience possible mais un abattement qui ne fait que prolonger le cercle vicieux. Alors, bien sur, j’ai eu envie d’assommer le père et d’expliquer à cette jeune fille de 16 ans que non, elle n’était pas coupable et qu’elle avait d’autres choix que de subir « cette honte », qu’être une femme n’était pas simplement être une « femelle » condamnée à subir. Oui, j’ai eu envie de gifler cette mère et de tendre la main à cette enfant innocente. Parce que ce sont nos instincts primaires, nos réactions premières face à ce genre de lecture.

Puis l’auteure va plus loin, nous pousse dans nos retranchements en nous posant la question sous-jacente, si vraiment on aurait agit ou si l’on aurait observer comme les autres personnages, sans voir pour ne pas perturber le confort, l’équilibre apparent de nos vies. Le thème de l’appartenance est lui aussi omniprésent. Sommes nous réellement prêts à dépasser les apparences? Verrions nous un tel drame s’il se jouait sous nos yeux? Voudrions nous le voir?

Chacun répondra ce qu’il voudra, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses du moment qu’elles sont honnêtes. Je pense surtout que cela dépend de l’histoire personnelle de chacun. Cet homme qui aurait pu la sauver, ne parviendra pas à aller au-delà du mutisme qu’elle lui impose. Ses armes à elle, sont sa différence et son silence. Il n’y pas de fin heureuse, juste une réfléxion ouverte, un malaise, une envie de faire évoluer les consciences sur notre société, les publicités qu’on nous diffuse, les questions de droits, d’égalité dont on nous abreuve sans cesse… Lecture percutante qui ne vous laissera pas indemne.

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Commentaire ajouté par LePhareLitteraire 2019-01-03T14:28:26+01:00
Or

Chronique :

Titre : Couleurs d’automne

Auteur : Priska Soba.

Parution : 15/10/2018 – Publibook.

158 Pages.

Pour une fois, j'ai hésité avant d'accepter cette demande, car le thème abordé est dur et difficile autant à lire qu'à écrire pour l’auteur sans en faire trop et se perdre. Je vous dis que Priska s'en est sortie haut la main.

Une jeune fille de 16 ans, élevée par son père depuis la disparition de sa mère, rentre d'une fête au village, où elle a un peu flirté avec un homme ! Sur le chemin qui traverse la forêt et la ramène chez elle, elle est violée par un homme qui la suivait dans l’ombre. Laissée à même le sol, son esprit s’est envolé ailleurs pendant cet acte ignoble, pour se protéger, mais en vain... Comment pouvait-elle savoir ? Son père lui a donné le strict minimum d’éducation, à manger et un toit, sans lui parler des choses de la vie !

Au fil du temps, une petite graine germe en elle, lui rappelle sans cesse sa souffrance, son dégoût des hommes. Elle est enceinte… et accouche d’une petite fille.

Comment peut-elle accepter cette enfant non désirée ?

Peut-on aimer un enfant issu d’un viol ?

C'est un roman dur même très très dur, sombre (dans les 2 sens du terme) comme les âmes, où l’on explore au plus profond du cerveau et du cœur d’une jeune fille de 16 ans violée et qui met au monde un bébé, qui lui rappelle jour après jour, seconde après seconde, cet acte horrible, son péché qu’elle doit expier et qui la désociabilise littéralement. Mais aussi ce que ressent ou pas cette enfant qui grandit sans amour et sous les coups incessants de sa mère, elle lui inculte la haine des hommes et le dégoût d’être née femme.

Avec des mots et des phrases empreints de poésie, de réalisme et cette écriture fluide en font un excellent roman, qui m'a déstabilisée, heurtée, je ne suis pris des coups, mais j'ai adoré cette lecture hors du commun.

Un roman psychologique qui relate toutes les conséquences subies par la mère et la fille, détruites à jamais et qui trouvent chacune à leurs façons une manière de s’en sortir, de se protéger... Il est d’un réalisme à vous couper le souffle !

Je me suis même posé la question plusieurs fois dans ma tête, et moi comment j’aurais réagi en ayant eu la même éducation qu’elle avec ce père qui ne lui a jamais rien expliqué sur son changement physique, rien sur la vie, la laissant grandir comme une fleur qui s’épanouit dans un caniveau ! Seule sans rien pour la faire éclore…

À découvrir rapidement et sans délai.

Résumé :

« Elle était mon enfant, ma prison de mensonges, mon enfer. Exilée, contrainte de vivre en recluse afin d'expier une faute que je n'avais pas commise, loin des hommes, sans avenir je suis demeurée. Comment aurais-je pu l'aimer ? Elle ne m'était rien. Elle n'était qu'une aberration dans un monde de douleur. »

Après ses deux premiers romans, l'auteure compose cette fois-ci un récit dérangeant sur la haine d'une mère pour la chair de sa chair. « Couleurs d'automne » nous entraîne dans la vie d'une jeune fille de 16 ans, qui donne naissance à une petite fille suite à un viol. Elle n'aura alors plus qu'un seul désir : effacer jusqu'à l'existence même de cet enfant. La haine et la violence de cette mère auront-elles des limites ?

Grâce à une écriture forte et sans concession, l'auteure aborde des thèmes aussi complexes que le rapport au corps, au masculin ou au sexe, mais également ceux bien plus dérangeants de la violence et de la perversité. Un livre puissant qui ne vous laissera pas indifférent.

Chronique réalisée par Nadine Doyelle

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Commentaire ajouté par MultiScopeStudio 2018-12-07T23:41:09+01:00
Diamant

Chronique à retrouver à l'adresse suivante :

https://multi-scope-studio.fr/couleurs-dautomne-verdict-une-oeuvre-douloureuse-comme-un-mal-necessaire/

Clairement, ce livre n’est pas pour tout le monde.

Vraiment, si vous êtes une âme sensible, un minimum empathique, je ne vous dirai pas de ne pas le lire mais de l’éviter durant les périodes de déprime et de penser à des choses joyeuses ensuite.

Maintenant… c’est indéniablement un excellent roman.

Et là, je parle autant d’un point de vue purement littéraire que sur le plan humain.

C’est d’ailleurs ce qui le rend aussi dur et brutal.

Un livre qui fait mal parce qu’il nous fait vivre une réalité sur laquelle nous fermons trop souvent les yeux.

Avec les débats réguliers sur la condition de la femme et sur des problématiques comme celles des agressions verbales, physiques et sexuelles, un roman qui vient vous parler d’une fille-mère qui enfante après avoir été victime d’un viol, on ne va pas se mentir, ça vous prend aux tripes.

Mais ce qui le rend encore plus dur et pourtant paradoxalement beaucoup plus humain que d’autres écritures sur ce thème, c’est qu’ici, on ne minimise rien et surtout, on n’invisibilise pas les victimes, au contraire.

Nous sommes, presque tour à tour, dans la peau de cette mère qui doit subir non seulement les conséquences psychologiques d’un viol mais aussi tout le victim bashing qui l’accompagne et qui se retrouve à subir la naissance d’une enfant, comme la naissance d’une nouvelle honte… et finalement d’une nouvelle haine… puis dans la peau de cette enfant qui subit sa mère à travers les comportements qu’elle développe à la suite de son traumatisme.

Priska Soba réussit ici l’exploit d’aborder un sujet relativement tabou[1] sans tomber dans la facilité et en faisant la lumière sur le jeu de causes et de conséquences de la violence dans la vie des femmes qui ont été dépossédées de leur statut légitime de victime.

Se greffent à cet univers divers personnages occupant tous des rôles sociologiques importants.

Le tout est évidemment dur à lire, il vous mettra en colère, vous attristera, vous donnera envie de vous révolter… et c’est en cela que ce livre, si dur soit-il psychologiquement parlant est littéralement un mal nécessaire.

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Extraits 0
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Note globale 10 / 10

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