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Commentaire ajouté par Cyrlight 2021-12-20T22:50:23+01:00

https://leslecturesdecyrlight.home.blog/2021/12/16/crime-et-chatiment-fiodor-dostoievski/

Monument de la littérature russe écrit par Fiodor Dostoïevski, Crime et châtiment est surtout un roman psychologique où le protagoniste, Raskolnikov, est torturé par ses craintes et ses doutes après avoir commis un double assassinat. Délirant, paranoïaque, il oscille entre la volonté de se livrer et celle de fuir avant d’être démasqué.

Je suppose que si ce livre est devenu un classique, c’est davantage pour la psychologie de ses personnages que pour sa qualité littéraire, parce que je la cherche encore, et pourtant le style n’est pas l’élément sur lequel je m’attarde le plus dans mes lectures.

Là, cependant, je n’ai pas pu faire autrement. Bon sang que c’est bavard ! Les personnages parlent, parlent, parlent, quand ils ne digressent pas. C’est simple, il y a une bonne page en trop par paragraphe. Le récit pourrait être dix fois plus court si les discours et les protagonistes ne tournaient pas en rond.

Pire encore, ces interminables logorrhées nuisent à la réelle qualité de l’histoire. Tout dans les dialogues est exagéré, voire caricatural, ce qui offre un contraste malvenu avec le côté dramatique de l’œuvre. L’emphase avec laquelle les intervenants s’expriment donne davantage envie de rire de leur ridicule que de les prendre au sérieux.

En fait, j’ai eu l’impression de lire une pièce de théâtre bien plus qu’un roman. Les protagonistes entrent les uns chez les autres comme dans un moulin, et on change de décor en l’espace de quelques lignes entre deux conversations. Ajoutons à cela que les noms varient parfois d’une page à l’autre, et il m’arrivait parfois d’oublier qui était qui et où les scènes se déroulaient.

C’est dommage, parce que Raskolnikov est vraiment un personnage intéressant. J’ai mis du temps à le cerner, et il demeure extrêmement antipathique jusqu’au bout, malgré quoi il m’a un peu rappelé Julien Sorel, avec son ambition et ses fréquentes références à Napoléon.

L’assassinat qu’il perpètre n’est pas une fin, c’est un moyen, celui de s’élever, de se prouver qu’il fait partie de ces gens qu’il considère comme extraordinaires, et pour qui donner la mort n’est qu’un pas vers un dessein plus grand. Seulement, Raskolnikov n’est pas Napoléon. C’est un étudiant vaniteux qui, une fois la limite franchie, n’est pas tant écrasé par la culpabilité que par la crainte d’être pris, crainte qui le renvoie à sa condition misérable.

J’ai sincèrement apprécié cet aspect-là du récit, ainsi que les conflits intérieurs de quelques autres personnages, comme Svidrigaïlov, mais cela ne suffit malheureusement pas à me faire oublier le verbiage vraiment rébarbatif à mon goût. Si vous aimez les histoires où tout le monde passe son temps à soliloquer, vous allez apprécier ce livre ; dans le cas contraire, vous risquez fort de grincer des dents.

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