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Commentaires de livres faits par Croquignolle

Extraits de livres par Croquignolle

Commentaires de livres appréciés par Croquignolle

Extraits de livres appréciés par Croquignolle

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Lourdes, terre de guérisons,
Terre de croyance et de piété.
Terre de larmes et de reconnaissance.
Terre de dévotion et de prière.
Terre de questionnements et d'intériorité.
Terre qui ne laisse pas indifférent.

J'ai eu la chance et la joie de m'y rendre deux fois, avec d'autres jeunes il y a plus de vingt ans. C'était un pèlerinage mais c'était surtout l'occasion de vivre une semaine avec d'autres jeunes loin de la maison.
Je n'ai pas assisté à des miracles ou des guérisons, mais j'ai été touchée par l'ambiance générale, par la foi de nombreux pèlerins, par l'humilité et la pauvreté de cette petite bergère qui a vu la Vierge. Et surtout, j'ai été bouleversée par le témoignage d'une femme handicapée dans le train du retour. J'étais assise à côté d'elle. La voyant rentrer avec ses béquilles, apparemment toujours malade, j'ai osé la question : "N'êtes-vous pas trop déçue de ne pas avoir été guérie ?"
Elle m'a regardée avec un immense sourire et m'a répondu : "Vous ne savez pas quel miracle s'est passé dans mon coeur".
Cette phrase est gravée en moi depuis lors. Elle me rappelle que l'essentiel n'est pas forcément visible pour les yeux.

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu Lourdes, Terre de guérisons du Docteur Patrick Theillier. C'est un document précieux qui retrace l'histoire des miracles et qui recense les faits et les témoignages forts de ceux qui ont été guéris.
J'étais curieuse d'avoir l'avis d'un scientifique, d'un médecin sur ces phénomènes exceptionnels qui se passent encore aujourd'hui dans le sanctuaire marial et dans le monde entier.
Et si j'ai bien senti que le médecin doit garder une posture objective, j'ai également été sensible au fait que cet homme s'est laissé interpeller par les nombreuses guérisons de nature miraculeuse.
Un scientifique se doit de parler de guérisons et non de miracles. (La guérison peut être constatée par la science. Le miracle est l'interprétation d'un croyant.) Mais on sent à travers le travail immense de recensement et de recherche du Dr. Theillier qu'il est lui même fasciné par les événements extraordinaires qui se sont déroulés depuis 1858.

Pourtant, si je reconnais l'immense travail de l'auteur, j'ai eu un peu de peine à lire ce livre du début à la fin. Il s'agit ici d'une sorte de liste importante des guérisons miraculeuses de Lourdes.
Et, à lire - même si j'ose à peine le dire ainsi - c'est un peu monotone.
Il vaudrait mieux lire cet ouvrage par petites touches.
Un témoignage par jour par exemple. Pour garder l'émerveillement.
Pour éviter le trop-plein ou la lassitude.
Car rien n'est "normal" de tout ce qui est écrit ici.
Et il faut que le lecteur puisse capter ces énergies et ces forces positives au fil des pages.

Des questions me restent en tête au moment de refermer ce livre : Que peuvent penser des non-croyants de ces témoignages ? Peut-on rester insensible à tant d'observations précises sur des faits exceptionnels au fil des ans ? Peut-on encore penser que cela est dû au hasard ? Ou alors sommes-nous obligés de constater qu'il y a bien quelque chose ou Quelqu'un qui nous dépasse et qui offre à certains des petits ou grands miracles ?

Ce livre m'a replongée dans les émotions de ma jeunesse et me donne très envie de retourner sur les lieux des apparitions.
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Court, beaucoup trop court !
Voici mon cri du coeur au moment de refermer ce petit roman qui m'a laissée sur ma faim !
Décidément, je commence à croire que pour apprécier un livre, il faut que ce dernier ait un certain nombre de pages. Sinon, je reste frustrée de ne pas pouvoir découvrir tous les trésors que je pressens.
Tu n'as jamais été vraiment là s'est retrouvé - je ne sais comment - sur ma pile. Idéal pour un voyage en train, je l'ai entamé avec beaucoup d'enthousiasme. J'étais prête pour un voyage en enfer.
De ce côté-là, je n'ai pas été déçue : il y a de l'action, des scènes crues, du thriller dans toute sa splendeur, une intrigue bien ficelée.
Mais ce livre a surtout un très gros défaut : il aurait mérité 200 pages supplémentaires ! A peine entrée dans le livre, sa lecture était terminée.
J'aurais eu envie d'en savoir plus sur l'histoire des personnages, sur l'origine du problème, sur le contexte géopolitique, sur le milieu corrompu d'Albany...
Bref...
J'ai eu une impression intense de "bâclé".
90 petites pages n'ont pas suffi à me séduire, même si je reconnais le talent de narrateur de Jonathan Ames et son envie de nous faire frissonner en décrivant des scènes sordides.
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date : 30-06
Mon traître m'a bouleversée.
Alors, dans la lignée, pour rester connectée à l'univers de Sorj Chalandon, de l'Irlande du Nord et de cette guerre fratricide qui a ravagé tant d'Irlandais, j'ai entamé - et dévoré - Retour à Killybegs.

J'ai terminé ma lecture il y a quelques jours déjà et je ne m'en remets pas de ce voyage au coeur de l'histoire tragique de ce coin d'Europe. J'ai été secouée, balancée, j'ai partagé le quotidien des combattants, les conditions de détention des rebelles, les préparations d'attentats. J'y étais vraiment. Au coeur du conflit, au coeur des choix. Et j'ai tremblé.

Retour à Killybegs raconte la vie de Tyrone Meehan, activiste nord-irlandais devenu traître "pour la bonne cause". Au seuil de sa vie, c'est lui-même qui prend la parole pour dire la vérité, pour tenter d'expliquer ses choix et trouver un semblant de rédemption.
Tyrone Meehan, simple traître ou héros national ? Machine de guerre et de violence ou simple humain en quête de justice ? Menteur opportuniste ou politicien hors pair ? Epoux et père de famille indigne ou modèle pour un peuple ?
A chacun de se forger sa propre opinion.
Une chose est sûre : le parcours de Meehan est singulier. Il ne ressemble en rien à celui de la petite Helvète que je suis. Mais par ses regards sur les hommes et sur le monde, par son engagement, par le lien qu'il entretien avec ses frères d'armes, par son jusqu'au boutisme, par l'amour qu'il porte à ceux qu'il a choisis, par son courage, il m'a appris beaucoup.

Le talent de romancier et d'écrivain de Sorj Chalandon m'a permis au long des pages de m'attacher profondément à cet homme pourtant si imparfait. J'aurais dû prendre parti, détester Meehan dès les premières pages.
Mais ce livre est une invitation à ne pas juger et à tenter de comprendre la complexité d'une vie, d'une histoire, d'une guerre et de deux pays.
Même si ce livre est un roman, j'en ai appris plus sur l'histoire de l'Irlande du Nord que dans de nombreux livres d'histoire.

Avec Mon traître, Retour à Killybegs fait partie de mes grands coups de coeur de cette année 2019.
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date : 30-06
Je savais que je devais me méfier de ce genre de livre.
Dès le départ, Son carnet rouge avait quelques points pour me déplaire :
C'est un recueil de nouvelles. Et j'ai de plus en plus de peine à me glisser dans les histoires lorsqu'elles ne durent que le temps de quelques pages.
Ensuite, le sujet traité est l'adultère. J'avais peur d'une sorte de répétition d'un thème déjà trop abordé, souvent banalisé ou caricaturé.
Enfin, ce livre ressemble à un livre écrit pour les filles uniquement, par son titre, par sa page de couverture. Et je ne sais pas trop pourquoi cela a tendance à me rebuter. Les livres que j'aime n'ont pas de sexe :-)
Bref...
Au final, mes inquiétudes se sont révélées justes.
Ce petit recueil a été très vite lu, n'a pas remué en moi beaucoup d'émotions et me laisse un goût d'inachevé.
Même l'écriture de Tatiana de Rosnay est inégale et ne transcende rien.
Et puis, surtout, ce livre a un gros défaut : les titres des nouvelles nous disent tout de l'histoire et révèlent parfois même son issue. Quel dommage ! Il aurait fallu choisir des titres plus subtils.
Bon, une lecture à oublier très vite mais qui aura au moins eu le mérite de me permettre d'ajouter une case à mes défis de lecture 2019.
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date : 26-06
L'Irlande du Nord...
J'y connais finalement pas grand chose à cette contrée éloignée du continent qui pourtant m'a accueillie l'espace de quelques jours pour un voyage touristique.
Belfast, la Chaussée des géants, les distilleries de whisky....
La situation politique et religieuse m'a pourtant échappé à l'époque tant elle me paraissait complexe.
Il a fallu ma rencontre avec ce livre, avec ce petit luthier français et ses amis irlandais pour que je me replonge corps et âme dans l'histoire de cette terre meurtrie.
Sorj Chalandon, dans ce livre est un conteur, un historien, un guide touristique, un ami, un de ceux qui nous font nous attacher à une terre, comme ça, instantanément. Son écriture est sublime !

Mon traître, c'est l'histoire douloureuse de ces hommes et de ces femmes qui se sont battus pour leur indépendance, leur liberté, pour plus de justice et moins d'inégalités. Ils l'ont fait au péril de leur vie.
Mon traître, c'est l'histoire d'une amitié profonde de deux hommes rencontrés un peu par hasard, au son d'un violon.
Mon traître, c'est une plongée dans l'Irlande du Nord de différentes époques pour laisser en nous une empreinte indélébile.

Mon traître, c'est l'envie de poursuivre le voyage en lisant Retour à Killybegs dans la lignée.... J'y suis, au moment où j'écris ces lignes. Et je vous l'assure : le voyage est bouleversant !
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date : 26-06
L’âme… Celle qui définit le plus profond de notre être.
Unique, précieuse, omniprésente, façonnée, intime, riche, évidente, complexe, complète, elle anime chaque être vivant de son Essence-Ciel.
Elle paraît si inaccessible à ceux qui, comme moi, sont encombrés d’occupations, de questionnements, de stress et d’inquiétudes. Mais elle se laisse si facilement trouver quand on prend la peine de faire silence et de la laisser s’exprimer.
Et là, elle nous offre tout : la redécouverte de la richesse de notre personne, la quiétude d’un repos, le sourire d’un visage, la profondeur d’un regard, l’accès au ciel.

François Cheng, à travers ces lettres à une amie, redit tout cela avec beaucoup de talent, de pudeur, d’humilité, de tendresse, de conviction. Et ça fait du bien.
Il n’hésite pas à citer Simone Veil, à chercher des sources dans les religions et philosophies, à interroger son amie et de nombreux penseurs.

L’âme… Celle qui nous donne le souffle de vie, celle sans qui nous ne sommes pas nous, celle qui touche les personnes qui nous rencontrent.
Celle qui nous rend pleinement vivants !

Une lecture méditative que je vous conseille vivement, parfaite pour ce temps d’été, souvent temps de ressourcement, de repos, d’introspection.

Un magnifique coup de cœur ! Un magnifique sentiment d’âme !
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date : 25-06
Cette BD contient tout ce que j’aime : des marmottes, les Alpes, une ambiance feutrée de coin de cheminée dans un chalet d’altitude, un couple taquin et adorable, un joli dessin, de belles couleurs, de l’humour et tant d’autres choses encore.
Je suis tombée rapidement sous le charme de ce couple de marmottes espiègles, Eglantine et Séraphin, qui n’ont pas la langue de bois, qui parlent en « langage jeune », qui connaissent le monde du XXIème siècle et qui s’éclatent au quotidien !
Cette BD est constituée de nombreuses saynètes, assez inégales selon moi. Cela s’explique par le fait que certaines planches s’adressent aux petits enfants, d’autres font des clins d’œil aux adultes.
Ma vie de marmotte, c’est une lecture joyeuse, une aventure positive, une énergie colorée, des émotions pétillantes, des sourires alpins, des dessins expressifs et des références qui vont rejoindre chacun dans leur expérience de la vie quotidienne. Grâce à Eglantine et Séraphin, je ne regarderai plus jamais les marmottes de la même manière.
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date : 25-06
La quatrième de couverture m’a donné très envie de me plonger dans ce polar nordique qui laissait pressentir de nombreux frissons, quelques nuits blanches et des palpitations cardiaques inquiétantes.
Au lieu de cela, ce fut le calme plat du Grand Nord qui a envahi mon quotidien l’espace de cette lecture.
Certes, les descriptions des paysages sont superbes (ce qui justifie mes 3 étoiles) et l’intrigue promise au début est alléchante. Mais il manque franchement d’action, de suspense, de dynamisme et de crédibilité aux personnages tout au long du roman.
Je suis restée sur ma faim. L’ours polaire ne m’a pas fait peur. La cohabitation en huis-clos ne m’a pas intriguée. L’ennui s’est infiltré insidieusement. Je n’ai pas été transportée.
Une lecture déjà presque oubliée…
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date : 25-06
Syngué Sabour, comme ce roman profond et dense, qui nous plonge au cœur des émotions d’une femme toute dévouée à son mari dépendant et qui, petit à petit laisse jaillir ses aspirations profondes, ses colères, ses déceptions, ses besoins vitaux dans un cri bouillant et déchirant.
Pierre de patience, comme un poids que l’on porte et qui alourdit nos espérances et nos soifs de liberté.
Syngué Sabour, comme cette plongée dans la douleur de la guerre où la seule préoccupation est de survivre.
Pierre de patience, comme un socle, un rocher sur lequel l’humain peut se construire solidement.
Syngué Sabour, comme ce corps que l’on trimbale et qui nous fait trébucher dès qu’il se met à mal fonctionner.
Pierre de patience, comme la condition de ces femmes afghanes dont l’avenir semble bien sombre et qui gardent au fond d’elles cette part infinie d’espoir et de liberté.

Syngué Sabour, Pierre de patience, comme ce bouleversant ouvrage de Atiq Rahimi qui m’a touchée profondément, qui a fait émerger de nouvelles questions existentielles et m’a fait perdre mon souffle plus d’une fois au profit d’une sorte de contemplation douloureuse.
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12 juin 2019 :
Quand souffle le vent du nord, je m’émerveille de cette rencontre virtuelle croustillante et intense entre Emmi et Leo.
Quand souffle le vent du nord, je m’émeus devant le chemin d’âme des deux personnages qui osent parfois partager le plus intime d’eux-mêmes alors qu’ils ne connaissent même pas leurs visages.
Quand souffle le vent du nord, je m’agace devant leurs incertitudes, leurs questionnements, leurs non-décisions et leur inaction.
Quand souffle le vent du nord, je m’essouffle…

J’avais fait la connaissance d’Emmi et Leo une première fois en 2014. Je m’étais attachée à eux comme à un miroir qui me renvoyait une image plaisante de certaines de mes envies, de certains de mes rêves.
Je les avais peu à peu oubliés au fil de mes lectures. Ne me restait qu’une impression de « jolie découverte littéraire » et « sympathique coup de cœur ». Alors, lorsque l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité à replonger dans leur histoire une seconde fois.

Si, lors des premiers échanges virtuels d’Emmi et Léo j’ai été à nouveau submergée de belles émotions, j’ai été par la suite lassée de leur inaction à assumer leur attirance, leur envie de partager du « réel ». Lorsque ce n’est pas Emmi qui se retranche derrière sa vie d’épouse comblée par un mari parfait, c’est Leo qui prend peur de la rencontrer (sauf lorsque le vin et ses effets ont eu raison de lui). Leurs allers-retours émotionnels incessants m’ont quelque peu énervée. (C’est long un livre entier d’allers-retours !!!)
J’ai eu envie de les secouer, de leur dire que la vie est courte et qu’il ne faut pas passer à côté d’une rencontre d’âmes. J’ai eu envie de jouer les entremetteuses, les médiatrices, de reformuler leurs échanges souvent maladroits révélant leurs manques, leurs soifs et leurs désirs les plus intimes.
Ce qui m’a surtout agacée, c’est que je me suis reconnue en Emmi sous certains aspects. Et quand on m’aide à mettre le doigt sur des besoins non comblés, ça ne me plaît pas trop.

Finalement, c’est une mission accomplie pour ce livre, car je me suis une nouvelle fois plongée corps et âme dans ses pages, avec mes émotions, mes questionnements, mes envies et mes rencontres du moment. Et même si cette deuxième lecture a été finalement bien moins « facile » que prévue, bien moins croustillante et pétillante que dans mes souvenirs, je ne regrette pas du tout de cette nouvelle expérience littéraire.

Je ne relirai certainement pas la suite que j’avais pourtant beaucoup aimée la première fois.
Ou alors plus tard… quand je serai plus sereine.


13 décembre 2014 :
Et voilà, je viens de refermer ce livre qui, l'espace de quelques jours, m'a emmenée dans une belle aventure pleine d'émotions.
Je me suis retrouvée agacée, remuée, dérangée par cet échange entre deux personnes qui savent ce qu'elles veulent mais n'osent pas le risquer.
J'ai été séduite par ces mots réels, pourtant échangés virtuellement, qui laissent toute la place à l'imaginaire le plus fou mais également aux suppositions et aux malentendus les plus énervants.
Bref... J'ai adoré passer ces moments avec Emmi et Léo et y faire des parallèles avec ma vie. Je n'en sors pas indemne et suis plus que jamais pleine de questions existentielles (et j'adore ça !) Vivement la suite !
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date : 08-06
Quelle expérience particulière que la lecture de cette bande dessinée !
Si j'ai apprécié le côté pédagogique et historique de cette BD sur le prophète Mahomet, j'ai eu beaucoup de peine à le voir associé aux dessins de Charb.
Pour moi, Charb, c'est Charlie Hebdo, les dessins de presse, le 3ème degré, la provocation... J'ai vécu un décalage dérangeant entre sujet sérieux et documenté d'un côté et style d'illustration humoristique et ironique de l'autre.
Mission accomplie tout de même car j'en ai appris bien plus que prévu sur le grand prophète de l'Islam.
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date : 08-06
Je referme ce livre comme je rentre de voyage : dépaysée, remplie de lumières multicolores, enrichie de rencontres et de découvertes passionnantes et passionnées, émue, profondément touchée.
Bernard Giraudeau, mon guide dans cette aventure, a instantanément comblé mon besoin immense de poésie, ma soif de cette tendresse qui désarme, ma quête de ces regards émerveillés que l’on pose sur les gens lorsqu’on les aime.

Je dois vous avouer que j’étais conquise avant même d’entamer cette lecture : la plume de ce marin aventurier, comédien talentueux, homme de lettres sensible, observateur amoureux et poète délicat, m’avait déjà tant bouleversée dans Cher Amour.
Je n’ai pas été déçue.

A travers Les dames de nage, j’ai rencontré les femmes qui, par leur pudeur, leur force, leur engagement, leur douleur, leur déchéance, leur beauté, leur choix, leur attachement ont marqué éternellement le cœur et la peau du marin-reporter.

Par sa plume divinement attachante, Bernard Giraudeau a su parfaitement me confier la beauté de leur existence. Comme un passage de témoin. Comme le plus beau des trésors que l’on offre à une personne de confiance.
Je me suis sentie invitée dans cet univers intime marqué de douceur et de dureté mélangées. Je m’y suis sentie à ma place, tantôt témoin impuissante, tantôt actrice impliquée, toujours voyageuse passionnée !
J’ai découvert l’extrême sensibilité d’un Bernard Giraudeau en quête de sens, de rêves, d’aspirations, de lui-même. Au fil des pages, il a mis son âme à nu. Les dames de nage lui ont tout donné pour enrichir son voyage intérieur et lui, il en a fait de même avec moi.
Dans ce livre, tout est don.

« Le don est la source même de l’infini, une houle de tendresse dans l’éternité ».

Je quitte Les dames de nage, reconnaissante d’avoir vécu ce tour du monde lumineux, émerveillée par la beauté de ces femmes au cœur vaste et infini, titillée par la petite flamme aventurière qui ne cesse de briller en moi.
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date : 11-05
(Ecrite en écoutant Les Gnossiennes d’Erik Satie)

Ce livre est un condensé d’Amour.
Simple. Beau. Evident. Essentiel. Urgent.

Je pourrais m’arrêter là dans cette chronique, ces mots signifiant tant pour moi en ces jours d’émotions à fleur de peau et de sentiments à vif.
Pourtant j’ai envie d’en dire plus.
Pour faire honneur à cette Jeanne qui m’a émue.
Pour faire taire les voix raisonnables qui s’élèvent autour de moi.
Pour mettre en lumière la plume magnifique d’Olivia Elkaim.
Pour célébrer l’art, la peinture, la vie de bohème.
Pour remercier l’homme qui a mis ce livre entre mes mains.
Pour porter aux nues l’Amour incandescent qui touche au cœur et au corps.

Jeanne m’a émue.
Secouée entre deux mondes aux contours opaques, ébranlée entre son éducation proprette et son attirance pour l’inédit, l’interdit, la folie, transcendée d’amour, de rêves et de peinture.
Jeanne Hébuterne m’était inconnue il y a encore 200 pages.
Elle m’est proche aujourd’hui, presque intime.
Son grain de beauté sur le lobe de son oreille ressemble au mien.
Elle pourrait être ma sœur et ma complice.
Et en un sens, elle l’est.
Elle semble fragile, à la merci d’un homme inconstant, instable, artiste dans toute sa splendeur.
Et pourtant, elle est si forte, Jeanne.
Parce qu’elle a osé faire des choix.
Sans conditions.
Vivant jusqu’au bout sa joie amoureuse.
Acceptant la misère d’une vie sans le sou.
Portant en elle la vie d’un enfant dont personne ne veut.
Résistant à sa douleur intense d’être une femme délaissée et trahie.
Renonçant à son frère qu’elle aimait tant pourtant.
Supportant les jugements, les moqueries et les indifférences.
Osant être elle.
Pleinement.

Jeanne a aimé son Amedeo.
On peut penser ce que l’on veut de cet amour destructeur.
On peut juger rapidement cet homme toxique.
Mais on ne peut que s’incliner devant l’Amour.
Celui qui donne du sens.
Celui qui endure tout.
Celui qui unit deux âmes.
Celui qui vainc la mélancolie.
Celui qui est évidence.
Celui qui est Essence.

Pour que cette chronique soit complète, il faudrait que je parle des autres, de ceux qui ont rempli ou vidé la vie et l’énergie de Jeanne.
Il faudrait surtout que je parle d’André ce frère omniprésent par ses jugements et sa volonté d’imposer une morale à sa cadette fragile. Je l’ai détesté tout au long des pages. Mais les questions restent en suspens… Quelle aurait été la vie de Jeanne si elle l’avait écouté ? Aurait-elle vécu un peu plus que 22 petites années ? Aussi intensément ? Aurait-elle été plus heureuse ?
Il faudrait aussi que je parle de Modigliani, cet artiste écorché-vif qui brûle sa vie par les deux bouts, qui joue sa santé à la roulette russe, qui malmène sa femme comme on malmène un vieux chiffon et qui dégouline d’égocentrisme et d’exubérance.
Il faudrait que je vous parle des parents de Jeanne, des amis artistes d’Amedeo, de ses maîtresses et des marchands d’art.

Mais il faut surtout que je parle d’Olivia Elkaim et de sa plume incisive, précise, efficace et surtout sensible, qui m’a subjuguée et profondément touchée.
L’espace d’une lecture, elle a transformé mon salon en atelier de peinture, ma petite ville en Ville-Lumière, mon époque en temps de guerre. Elle a mis à contribution tous mes sens et a su titiller mes émotions les plus cachées.
Et là me viennent deux hypothèses : soit Olivia Elkaim a vécu elle-même cet Amour-Evidence qui ravage tout soit son degré de compassion lui permet de se mettre à la place de toute personne qu’elle aime. Parce que c’est une certitude : elle l’a aimée, cette Jeanne.

- Je suis Jeanne Hébuterne.
- Enchantée, Jeanne. Je suis Croquignolle, une lectrice bouleversée. Je suis heureuse de vous avoir rencontrée.
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date : 23-04
Paroles d'amour, paroles de toujours.
Paroles éternelles qui disent le Beau, le Vrai, l'Evidence, l'Essentiel.
Paroles émouvantes qui touchent la corde sensible, vibrante et si vivante.
Paroles en temps de paix qui racontent les plus lumineux souhaits.
Paroles sans rides devant l'absence aride et le désir torride.
Paroles des champs de batailles qui s'accrochent à l'aimé pour chasser la grisaille.
Paroles d'un siècle ardent qui rappelle qu'Histoire et Amour sont proches parents.
Paroles d'Amoureux qui murmurent des secrets délicieux.
Paroles de tendresse qui célèbrent la Vie avec allégresse.
Paroles choisies pour une lecture lumineuse, intense, tendre et chérie.

Quand l'Amour tatoue de sa marque inspirante, douce, indélébile, joyeuse, soyeuse le monde du XXème siècle, je ne résiste pas, je m'émeus, je vibre, je frissonne.
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date : 20-04
Avec ce petit roman, j'ai ouvert le plus beau des albums de photos.
Chaque phrase est un instantané de beauté, d'émotions tantôt figées, tantôt en mouvement, de personnages complexes et secrets.
Les phrases sont comme des respirations d'odeurs campagnardes, d'amour revigorant ou de plongées dans les souvenirs passés.
L'histoire compte peu ici.
Seules sont essentielles les lumières éclairant les sujets, le jeu des ombres, la qualité de la pellicule, la beauté des modèles et le génie du photographe.
La plume de Marie-Hélène Lafon rejoint l'objectif de l'appareil photo pour nous offrir un voyage sensoriel exceptionnel.
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date : 20-04
Château Mercier, Sierre, Valais, Suisse - Lundi 28 janvier 2019
Dans ce lieu mythique surplombant la petite ville valaisanne, Amélie Nothomb a donné rendez-vous à son public et aux curieux du coin.
Les places sont limitées. Mais la chance m'a souri et c'est impatiente que j'ai pris place dans la salle à manger du Château centenaire pour cette rencontre littéraire hors du commun.
Amélie Nothomb, invitée par la journaliste Manuella Maury, s'est prêtée à un dialogue lumineux, enrichi d'extraits de "Biographie de la faim" lus par la comédienne Olivia Seigne.
Il n'a fallu qu'une minute pour que je sois complètement sous le charme de cette soirée hors du temps, de cette Amélie Nothomb se livrant sans faux-semblant, humblement, de cette biographie puissante, de ces trois femmes exceptionnelles, réunies pour nous faire vivre les plus belles des émotions.
Une soirée qui restera gravée dans ma mémoire.

Un mois plus tard, je décide de me plonger dans la lecture de ce roman autobiographique émouvant qui décrit avec pudeur et violence les soifs et les faims spirituelles et corporelles de cette Amélie-enfant si sensible, si éveillée et déjà capable d'un discernement hors du commun.
Et la magie a opéré à nouveau.
Plus qu'un livre, cet ouvrage est une parcelle de vie palpitante, tendre, douloureuse, émouvante, riche qui a fait jaillir en moi de nombreux émois, questionnements et envies de partage.
Un livre, une rencontre qui resteront à jamais gravés dans mon coeur.
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date : 20-04
Le cri...effrayant, comme ce titre qui renvoie immédiatement à l'image du tableau de Munch.
Le cri... attirant, comme comme cette quatrième de couverture qui ne pouvait me laisser insensible.
Le cri... évident comme la soif des hommes de découvrir une vérité, LA vérité.
Le cri... efficace comme la plume acérée de Nicolas Beuglet qui m'a sortie de ma zone de confort.
Le cri... révoltant comme cette colère qui gronde en moi en découvrant des faits abominables qu'on a infligés à des hommes durant la guerre froide.
Le cri... viscéral comme ce hurlement qui jaillit en moi quand on joue avec la vie d'un enfant.
Le cri... primal comme cette peur qui nous habite tous quand on sonde l'immensité de nos âmes.
Le cri... émouvant comme l'amour qui surprend deux êtres en souffrance au coeur de leurs émotions.
Le cri... urgent comme cette envie de connaître, au fil des chapitres, le dénouement de ce roman palpitant.
Le cri... frustrant comme cette déception qui jaillit devant trop d'incohérences à la fin de l'histoire.

Le cri... comme ce bon thriller qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables mais qui a eu le mérite de me faire voyager dans le temps, dans des lieux méconnus et dans des sphères méta-physiques intéressantes.
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date : 10-04
Cette enquête policière a la lenteur d'un fleuve au repos : Elle fascine, calme, impressionne, ne provoque pas de grands chamboulements et captive par son histoire ancrée sur une terre fascinante.
Valerio Varesi pose son crime dans une région d'Italie que je ne connais pas mais que j'ai appris à découvrir à travers les lignes de ce roman. Avec beaucoup d'intérêt, j'ai découvert le passé trouble, les affrontements humains, les phénomènes naturels et la vie quotidienne au bord d'un des cours d'eau les plus célèbres d'Italie, le Pô.
Un bon policier pour un superbe dépaysement.
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date : 08-03
L'enfant zigzag ne peut être lu qu'en retrouvant une âme d'enfant, en osant tous les possibles, en oubliant le rationnel et en faisant confiance à l'extraordinaire.
Sans cela, impossible d'apprécier à sa juste valeur ce roman coloré, fou, drôle, lumineux, improbable, tendre et joyeux.
Aux côtés de Nono et de Félix, nous arrêtons un train à pleine vitesse, nous changeons d'identité, nous plongeons dans une cuve de chocolat, nous défions tous les policiers, nous rencontrons des personnages haut en couleur, nous découvrons qui nous sommes.
Ce roman est une quête d'identité pour ce jeune Nono qui s'apprête à faire sa bar-mitsva. En deux jours, il découvrira aux côtés de Félix, l'homme aux yeux si malicieux et pétillants, la valeur de la famille, la douceur de l'amour et l'importance de grandir.
Un roman lumineux et souriant !
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date : 07-03
En premier lieu, le titre de ce livre a su intriguer mon âme qui, évidemment, comme beaucoup de ses contemporaines, est à la recherche d'une solution pour freiner le temps qui passe, pour éviter le zapping et pour calmer la sensation d'urgence vitale à chaque sollicitation.
Ensuite, le complément du titre fait référence à la Chine, pays ô combien gigantesque et varié, fascinant à souhait, que je rêve de découvrir un jour.
Enfin, la photo de la couverture met à l'oeuvre une femme sereine, à l'aise sur une barrière, les pieds dans le vide qui contemple la folie, la vitesse et le bruit d'une ville moderne avec un certain regard détaché et lointain.

Je n'ai pas été déçue à sa lecture !
Ce livre est un résumé des observations et de la pensée du sociologue Hartmut Rosa dont je ne savais rien à l'avance.
Il est un mini-condensé ayant pour but de donner envie au lecteur d'en savoir plus sur le concept de résonance et d'aller lire les ouvrages bien plus développés et complexes du sociologue.
Le fait que ce livre est si petit a suscité chez moi des sentiments ambivalents. D'abord, une certaine forme d'excitation, l'envie d'en savoir plus, l'impression d'avoir entre les mains un trésor peu exploité encore. Et de l'autre, une immense frustration face à la brièveté de l'exposé de Rosa.
Comment peut-on nous donner une telle envie et nous laisser ainsi sur notre faim ?
Ce livre se compose de trois parties :
La première partie pose un regard objectif pour comprendre la modernité. Nous n'apprenons rien de nouveau là mais le fait de s'assoir et de poser une réflexion sur notre manière de vivre mérite sans aucun doute la lecture des premières pages.
La deuxième partie nous emmène en voyage en Chine à la découverte de mondes si différents où les villes toujours croissantes et quotidiennement changeantes interpellent les petits villages de campagne ou de montagne où tout semble presque immuable. Ou quand deux mondes se côtoient, s'interpellent, se répondent... Quel dommage que le voyage soit si bref !
La troisième partie met en lumière le concept de résonance et son application dans le monde d'aujourd'hui.
C'est surtout cette partie-là qui m'a interpellée et intéressée.
Je n'avais encore jamais entendu parler de résonance mais dès les premières lignes je me suis sentie en cohésion avec cette théorie.
Alors que la mode est à la philosophie de l'instant présent, de la pleine conscience, je me suis toujours sentie en décalage avec cette pensée. Je ne rejette en rien cette théorie et ses pratiques, mais j'ai toujours eu le sentiment qu'il lui manquait quelque chose de fondamental pour qu'elle corresponde à mes intuitions - bien humbles, je vous l'accorde.
J'ai trouvé la réponse ici, dans le principe de résonance.
La résonance est "le fait d'entrer dans une relation de réciprocité avec le monde". Elle donne du sens, de la qualité à ce que nous sommes, au monde et aux personnes que nous côtoyons. Elle relie le passé, le présent et l'avenir en un même instant.
Et ça, ça me parle énormément.
C'est une évidence qu'il y a là un immense trésor.
Pour l'instant, je n'ai fait que le découvrir en mots. Il me reste maintenant à l'appréhender, à me documenter et à l'expérimenter dans ma vie quotidienne.
Je sens que je n'en ai pas encore fini avec Hartmut Rosa :-)
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date : 16-02
Apprendre à connaître les religions, leurs textes sacrés, leurs auteurs, leurs prières, leurs rites et leurs influences est l'une de mes passions les plus intenses.
J'ai abordé ce petit recueil avec cette envie de découvrir une sagesse toute hindoue. Or je me suis rapidement retrouvée face à des textes qui expriment, avec les mêmes mots, les prières que les monothéistes adressent à Dieu.
Si cette découverte est réjouissante car elle montre les liens entre les différentes croyances, leurs points communs, leur quête identique, j'ai été un peu déçue de ne pas y retrouver une spécificité indienne, hindoue, polythéiste et dépaysante.
De nombreux auteurs et mystiques ont tenté de rapprocher la religion chrétienne et l'hindouisme, de permettre une meilleure compréhension de ces mondes si étrangers parfois. Je pense au Père Henri Le Saux (Swami Abishiktananda) et à ses écrits pertinents et lumineux.

Moïz Rasiwala se place dans cette même lignée en choisissant et traduisant des textes sélectionnés avec précaution. Il l'exprime dans son avant-propos en citant l'Abbé Couturier : "La grande unité entre les religions quand Dieu le voudra et comme il le voudra."
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date : 16-02
Jeanne Benameur m'a captivée un jour avec "Laver les ombres".
Elle me captiveras toujours, j'en ai bien l'impression.
Les Demeurées est ma deuxième lecture de cette auteure à l'écriture franche, aux mots choisis, pertinents et si réalistes qu'ils touchent au coeur instantanément, aux phrases courtes, incisives et percutantes qui résonnent longtemps et vont toucher les sphères du plus intime.
Je suis complètement ébranlée par cette courte mais ô combien intense lecture. Les Demeurées ont gravé dans mon coeur une trace indélébile qui m'impose de me taire et de contempler.

(Pause silencieuse...)

La Varienne, c'est la Demeurée du village. Celle qu'on observe de loin, qui se glisse dans les conversations à la critique facile. Celle qui fascine les enfants et hante leurs cauchemars les plus horribles. Celle qui ne peut évidemment pas comprendre ni participer à la vie quotidienne du village.
Celle qu'on ne peut aimer.
Celle qui ne peut aimer.

Alors quand la Varienne met un enfant au monde, on s'interroge.
Comment un tel être peut avoir donné la vie ? Une vie lumineuse, magnifique et belle ?
Que peut-elle apporter à sa fillette qu'elle couve comme un oeuf ?
Comment peut-elle lui apprendre à vivre alors qu'elle-même ne sait pas vivre ?
Quand doit-on prendre le relais pour permettre à la fillette d'échapper à l'emprise étrange de cette mère tout aussi étrange ?

Quand l'école arrache la fillette des bras de sa mère, le monde s'écroule et nous avec.
C'est dur.
Ca fait mal.
On aimerait tout effacer.
Tout recommencer.

Pourtant la petite fleur va s'ouvrir au monde gentiment, étaler ses pétales jusqu'à devenir et offrir cet immense cadeau de la vie à sa mère : le lien vers les autres.

C'est sublime.
C'est bouleversant.
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Je m'en veux... Je savais que je n'allais pas aimer ce petit livre.
Je savais que ce genre d'humour ou de "reality show" n'allait pas me séduire. J'en avais déjà fait plusieurs fois l'expérience auparavant.
Mais j'ai cédé une fois de plus à la petite voix penchée sur mon oreille droite qui connaît des techniques imparables de manipulation : "Essaye quand même ! Tu ne verras plus jamais le monde du supermarché de la même manière. Il y a certainement des trésors cachés dans ces pages ! Et puis, sois gentille : prends le temps de découvrir le monde difficile de ces hôtesses de caisse que tu croises régulièrement. Fais-le au moins par empathie."
Bref.
J'ai cédé à la petite voix mais à une seule condition : pouvoir lire ce livre dans les transports en commun. Ma lecture devait pouvoir être entrecoupée de distractions en tout genre : admiration du paysage au soleil levant; sourires du bébé sur le siège d'en face; émerveillement face aux onomatopées et bruits de succion des deux ados pendus à la bouche l'un de l'autre; élan de compassion pour la grand-maman tirant avec peine sa valise; énervement face au monsieur qui, une bière à la main, impose sa voix criarde lors de son "appel à un ami" qui révèle les multiples indices sur le contenu de sa folle soirée de la veille...
Mais même avec ces distractions, je n'ai pas su apprécier le ton humoristique et sarcastique du livre. Je n'ai pas appris grand chose du travail de caissière d'un supermarché. J'avais imaginé toutes ces anecdotes plus ou moins cocasses bien avant. Tout est téléguidé.
Ce livre ne me fera pas changer mon regard sur les hôtesse de caisse. Il est déjà bienveillant et sympathique. C'est avec ce même regard que je parle au contrôleur du train, à la boulangère matinale, au placeur au théâtre ou aux parents d'élèves.
Le microcosme du supermarché peut être collé à nombre de lieux et d'organisations. Il suffit d'ouvrir les yeux pour y décrypter la magie de la "Vie Quotidienne". Pas besoin de livre pour cela.
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date : 09-02
Le bus touristique s'est arrêté.
Les voyageurs sont descendus.
Je suis restée à bord. J'attends la suite...

L'idée de ce roman m'a emballée : embarquer pour une visite commentée des endroits les plus pauvres d'Europe. J'attendais de voir ce que Lydie Salvayre pouvait en faire.

Début du voyage en France.
Les voyageurs font connaissance et laissent tomber rapidement les masques, révélant toutes leurs contradictions. Normal, quand on vit en vase clos !
On pouvait s'attendre à de belles rencontres et de vives entremises.
Il y en a eues. Mais elles n'étaient pas très convaincantes.
Et hélas, tout s'est emballé. Trop vite. Trop loin. Trop fort.
Il n'y a pas eu de crescendo et de diminuendo.
Il n'y a pas eu d'émotions.
Il y a eu une brève mais intense tension qui m'a laissée suspendue dans l'attente d'un atterrissage qui n'a pas eu lieu.
J'ai voyagé de Paris à Berlin, de Ratisbonne à Milan en un clin d'oeil, sans décalage horaire, sans temps de pause, sans surprise.
Ce livre aura eu le mérite de m'apprendre de nouveaux mots et de me faire apprécier les tournures de phrases piquantes de l'auteure. Un bon moment de lecture qui ne me laissera pas de souvenir impérissable.
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date : 09-02
Ce livre ne pouvait que m'attirer, m'inviter au voyage et me replonger dans les émotions encore vives de mes deux voyages au Cambodge.
Je me revois arpentant les allées d'Angkor Wat, ébahie par tant de grandeur et de beauté, admirant le Tonlé Sap au coucher du soleil, dégustant une Cambodia assise sur une chaise en plastique face au magasin de réparation de motos à l'entrée du Marché russe. Je me revois, chantant face à ces femmes et ces hommes habillés de l'uniforme bleu des prisonniers lors de nos tournées musicales dans les prisons khmères. Je me rappelle du regard de ces enfants pas plus haut que trois pommes, alignés en rangées parfaitement parallèles, souriants, joyeusement troublés par notre groupe improbable installant le matériel technique et la sono pour partager avec eux des chants et des danses. Je me souviens de Naly, notre interprète cambodgienne, nous présentant fièrement sa trouvaille du matin en provenance directe du marché : des fruits dont nous n'avions pas soupçonné l'existence.
Je me souviens de tant de choses encore.... Des choses terribles aussi...
En un instant, j'étais à nouveau à Tuol Sleng, nauséeuse, dans cette prison S-21 qui m'avait fait prendre conscience de l'ampleur et de la folie de ce génocide . J'étais dans ces rues animées de Phnom Penh, pourtant vides de ces personnes âgées ayant été sacrifiées des décennies plus tôt sur l'autel cette idéologie révolutionnaire de l'Angkar. Je rencontrais à nouveau Pol Pol, Douch et ses acolytes que j'avais appris à connaître par souci intellectuel et de mémoire. Et cette partie de l'histoire-là me terrifie encore !

Du côté du dépaysement et de la plongées en eaux lumineuses ou troubles, Kampuchéa a parfaitement accompli sa mission.

Par contre - alors que j'ai un excellent sens de l'orientation - je me suis souvent sentie perdue dans les méandres des époques, des lieux, des personnages historiques que j'ai rencontrés tout au long du roman.
J'ai mélangé les décennies, les régions, les guerres, les tentatives d'apaisement, les rencontres au sommet, les colonisateurs, les aventuriers jusqu'au boutistes. Et cela ne m'a pas plu.
Certains chapitres m'ont captivée, d'autres m'ont éloignée.
Plus qu'un roman, j'avais l'impression d'une succession d'éditos ou d'articles journalistiques extraits de quotidiens asiatiques et français d'époques si diverses. Quand Pol Pot côtoie Pavie, quand Henri Mouhot rencontre le roi Sihanouk, je n'y comprends plus rien. Dommage !
Au final, je referme ce livre avec un sentiment d'admiration pour Patrick Deville qui a fait un travail de documentation et de synthèse énorme !
Je suis heureuse d'avoir passé à nouveau quelques jours dans ce Royaume de bout du monde auquel je me suis, ma foi, beaucoup attachée.
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date : 03-02
Avant d'être un polar magnifiquement écrit, une enquête subtilement menée et un roman palpitant, l'Aliéniste est une rencontre.

C'est une rencontre avec la ville de New York dont nous découvrons les quartiers, les ambiances, les ruelles mal famées, les quartiers chics, les lieux de perdition, le monde de la nuit. New York nous ouvre ses entrailles et nous invite à nous y perdre, à avoir peur de ses nuits, à pleurer devant la corruption de ses serviteurs, à nous émerveiller devant la beauté de sa baie.

C'est une rencontre avec une époque, la fin du 19ème siècle, qui voit les flots de migrants arriver en masse dans cette ville mystérieuse. C'est le temps où les droits de l'homme n'existent pas lorsqu'on est enfant, étranger et miséreux, où la corruption séduit toutes les couches du pouvoir et semble toute puissante. C'est l'époque où les sciences sociales, psychologiques, humaines tentent d'entrer dans le jeu et d'amener leur point de vue souvent contesté.

C'est une rencontre avec des personnages emblématiques, plus intrigants les uns que les autres qui nous révèlent au fil des pages, leurs côtés glauques et leur humanité touchante. Homme politique, tueur en série, journaliste, psychanalyste, policiers, prostitués, teneurs de bouges sordides, criminels en tout genre, ils nous délivrent les indices nous permettant d'avancer dans l'enquête et nous séduisent, tous à leur manière, faisant de nous des complices et des confidents fidèles.

C'est une rencontre avec l'écriture puissante, documentée, et efficace de Caleb Carr qui nous saisit par l'intrigue, nous balade dans les hypothèses plus réalistes les unes que les autres et nous tient fermement par un suspense puissant.

L'Aliéniste, je l'ai rencontré. Je l'ai compris. Il m'a séduite. Je l'ai aimé. J'en redemande !
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