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Extrait ajouté par Karine89 2019-07-04T19:17:15+02:00

- Je trouve que vous parlez beaucoup de mon cul, Charlie.

- C'est à cause de votre tête.

- Quoi ?

- Vous avez une tête de cul, ça biaise toute ma perception de votre personne.

- Faites attention, vous arrivez au bout de ma patience.

- Oh, parce que vous étiez patient ? C'est vrai que jusque-là, j'aurais pu vous confondre avec un moine tibétain.

- Retournez vous coucher.

- Je n'ai plus sommeil.

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Extrait ajouté par sassalali 2019-06-25T14:15:59+02:00

-Crève! Espèce de vieille rognure d'ongle de troll!

Je prends de l'élan du bras droit et l'envoie de toutes mes forces sur celui qui tente de m'agresser. Mon poing ne rencontre que de l'air, je perds l'équilibre et une étreinte puissante empêche une nouvelle tentative.

-Charlie! c'est moi!

-Maxence? Mais bon sang, vous ne pouviez pas me le dire plus tôt? J'aurai pu vous faire mal !

Vous êtes sérieuse? J'ai cru que vous étiez en train de convulser, pas d'essayer de me frapper.

Mieux vaut ne rien lui répondre et contenir la violence qu'il provoque en moi juste en me regardant avec son petit air satisfait.

-On parle de la vieille rognure d'ongle de troll?.

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Extrait ajouté par Velandra 2019-06-24T21:30:37+02:00

– Je ne les ai pas mangés, finit-il par dire quand je ne pensais plus jamais entendre le son de sa voix.

– Pardon ?

– Les cupcakes, ce n’était pas pour moi.

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Extrait ajouté par Marlene2303 2019-06-21T15:54:49+02:00

– Vous avez fait peur à Jolly Jumper.

Je le fixe, incrédule, attendant qu’il me demande si je vais bien ou… je ne sais pas, n’importe quoi mais pas la mention du cheval de Lucky Luke ! Il m’entend hurler comme un orang-outan qu’on épilerait à la cire et il s’inquiète pour le canasson ? Il observe toujours le poney, je reporte moi aussi mon attention sur la bête et constate qu’il s’éloigne tranquillement vers le champ voisin.

– Jolly Jumper ? Quelqu’un a donné à ce poney rachitique et sûrement nain le nom de la monture du plus célèbre cow-boy français ?

– Vous l’avez effrayé, répète-t-il comme si c’était l’information la plus importante de notre discussion.

Alors que moi, au bout du rouleau émotionnel, je bloque sur le nom saugrenu du Passe-partout équestre. »

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Extrait ajouté par sabivilutini 2019-08-08T19:30:06+02:00

La porte s'ouvre et nous nous tournons tous les deux dans cette direction. Gina pose quelque chose sur la commode à l'entrée de la chambre, sans nous prêter la moindre attention, puis lance avant de refermer :

- Je mets mes boules Quiès.

Maxence se prendre la tête dans les mains et je vois un léger tremblement au niveau de ses épaules. Intriguée, je m'approche de la commode et découvre... trois préservatifs ! Non, mais ! Déjà un, ce serait du grand n'importe-quoi, mais trois ! Allons-y gaiement !

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Extrait ajouté par Shiravee 2020-10-12T16:05:19+02:00

Prologue

Je voulais simplement confectionner des cupcakes et les vendre à des clients qui viendraient dans ma boutique pour se régaler. C’était un plan parfait sur le papier. J’avais même prévu une version glacée pour l’été et les touristes. Parfait. Tout aurait dû se dérouler sans accro. Enfin ça, c’était valable il y a soixante-douze heures.

Ce matin, je cours en plein centre-ville en tentant de retenir le pantalon de jogging trop grand qui menace de dégringoler sur mes chevilles, mes seins essaient de s’échapper de leurs bonnets à chaque foulée sur les pavés, mon chignon est décédé rue Mazarine et sa dépouille obstrue mon champ de vision alors que j’entends mon sang jouer la Macarena dans mes tympans. Je n’imagine pas comment la situation pourrait empirer, quand une main saisit mon poignet et me tire violemment en arrière, déboîtant sûrement mon épaule dans la manœuvre.

Si. Ça peut toujours être pire, en fait.

Chapitre 1

3 jours plus tôt

– Roulez !

Je sursaute lorsque plusieurs choses se produisent en même temps :

1/ Un homme vient de monter dans ma voiture.

2/ Il a aboyé un ordre.

3/ Il tient une arme dans sa main.

Une vraie. Ou peut-être qu’elle ne l’est pas, mais dans le doute, je vais partir du principe qu’elle l’est.

– Démarrez et roulez, Charlotte !

4/ Il connaît mon prénom.

Une rapide analyse de la situation m’indique qu’il y a peu de chances que je parvienne à détacher ma ceinture, ouvrir ma portière, m’enfuir et trouver de l’aide avant qu’il n’ait le temps de me rattraper. Ou pire : d’utiliser son arme possiblement factice mais probablement authentique. La sagesse l’emportant sur la trouille, je mets le contact et sors ma Clio de sa place de parking. Je me trouve super zen. Je ne suis pas en train de paniquer ou de sentir l’hystérie monter en moi, non. Rien de tout ça. Méthode Coué. Car bien entendu, je suis au bord de la crise de nerfs. Je tourne au pas dans la rue qui mène à la nationale, prenant bêtement le chemin qui me ramène chez moi, étant donné qu’il ne m’a pas fourni plus de précisions. Sauf que ce serait stupide de lui dévoiler cette information, non ?

Un coup d’œil vers lui que j’espère subtil me permet de mieux distinguer ses traits. Oh non ! Dans les séries, ils disent toujours que si l’agresseur ne masque pas son visage, c’est qu’il se fiche d’être reconnu, puisqu’il a l’intention de tuer sa victime ! Une seconde… mais je le connais ! C’est toutes ces fringues noires qui m’ont perturbée, il est plutôt casual d’habitude !

– Lionel ?

Il ne réagit pas. Pourtant je suis sûre que c’est lui ! Il vient plusieurs fois par semaine m’acheter des cupcakes. Jamais les mêmes, et en moins de deux mois il a réussi à tester les quarante-sept variétés que je propose de manière aléatoire dans ma pâtisserie.

– Vous êtes demeurée ?

Je sursaute à nouveau.

– Changez de route, on ne peut pas aller chez vous !

5/ Il sait où je vis.

Il va réduire mon espérance de vie s’il continue à ainsi malmener mon cœur ! Toujours obéissante, rapport à l’arme qu’il tient posée sur ses genoux, je bifurque et pratique un exercice de respiration que mon application de méditation Petit Bambou m’a enseignée. Ça ne fonctionne pas des masses quand j’essaie de méditer le soir au calme dans mon lit, autant dire que c’est peine perdue à l’heure actuelle.

– Lionel, je ne sais pas ce que vous pensez faire, mais je ne possède rien de valeur. Je suis endettée sur dix-huit ans pour mon commerce et mon appartement, je galère à me verser un salaire chaque mois et…

– Silence, je réfléchis.

OK. Mon argent ne l’intéresse pas, ce qui tombe bien puisque je n’en ai pas. Mais du coup… si ce n’est pas après mon pognon qu’il en a…

– J’ai de l’herpès génital !

Le silence qui suit ma déclaration est inquiétant. Est-ce qu’il va abandonner son intention de me violer ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit, non ? Un type me braque au moment où j’arrive sur mon lieu de travail et m’oblige à rouler sans but. Il cherche un bois où il pourra ensuite laisser mon corps ? Parce que si c’est le cas, nous n’allons pas du tout dans la bonne direction. Je le lui signale ou je fais comme si je n’avais pas parlé d’une MST imaginaire pour me débarrasser de mon agresseur ?

– Vous avez de l’herpès génital ? répète-t-il très calmement.

C’est le moment d’être intelligente, Charlotte, tu peux le faire. Car s’il est vraiment tordu, il y a des risques que cet aveu mensonger l’intéresse. Oh, et puis zut !

– Écoutez, le mieux est que je vous dépose ici et que nous oubliions toute cette histoire. Je ne porterai pas plainte et chacun retournera à sa petite vie.

– Je confirme, vous êtes demeurée. Un mec monte dans votre caisse, avec un flingue à la main, et vous envisagez de ne pas porter plainte ?

– Non, mais après, moi, je peux être arrangeante si vous me laissez tranquille. Vous n’avez peut-être pas pris vos médicaments, ce matin ?

Qu’est-ce que je raconte ? Bon sang, je ne suis pas blonde mais j’aurais le rôle dans n’importe quel film d’horreur. Je ne survivrais même pas aux 3 minutes de générique de début !

– Je suis en train de vous sauver les miches, Charlie, alors arrêtez de vous foutre de moi.

– Vous m’enlevez puis m’appelez par mon surnom comme si nous étions amis ? Vous êtes un grand malade !

– C’est vous qui me l’avez proposé.

– Oui ! Avant que vous vous pointiez dans ma voiture en braquant une arme pour m’obliger à démarrer !

– Je n’ai jamais braqué mon flingue sur vous.

– Bien sûr que si !

– Non, je le tiens posé sur mes genoux depuis l’instant où je suis monté.

– Je comprends, mais oui, bien sûr, ça fait toute la différence ! « Mesdames et messieurs les jurés, je ne vois pas à quel moment la plaignante a pu croire que j’en voulais à sa vie, je ne l’ai pas visée avec le canon de mon arme sur elle une seule fois. C’est un malentendu. »

Dans ma tête, j’entends le « TA TA » de New York Police Judiciaire. Parce que je suis certainement en train de basculer dans la folie. Un client régulier de la cupcakerie m’enlève et je me refais la musique d’une série dans laquelle 90 % du casting de chaque épisode finit dans un sac mortuaire.

– Prenez l’autoroute, direction Nice.

Là, on va avoir un souci.

– Vous êtes sûr ? Parce que cette voiture n’est pas très résistante au-delà de 80 km/h.

– Roulez et bouclez-la ! Que je m’entende penser.

Mes mains se crispent sur le volant, mais je lui obéis. Partant du principe qu’il n’est pas mentalement équilibré, j’applique la doctrine « ne jamais contrarier un fou » et tâche de rationaliser. La bonne nouvelle est qu’il est vraisemblablement possible de dialoguer avec lui. Pour le moment, il ne m’a pas violentée et j’espère que ça va continuer comme ça, car je n’ai aucune résistance à la douleur. Je suis une chochotte et je l’assume. Mais je vais garder cette donnée secrète, ce serait idiot de lui fournir des munitions pour qu’il s’en serve contre moi.

Il commence à faire chaud dans l’habitacle, je n’ai bien entendu pas la climatisation dans ma vieille bagnole qui date d’un autre siècle. Même à l’allure où nous roulons une fois que je suis engagée sur l’A8, ouvrir les vitres est impensable : le toit serait fichu de s’envoler à cause de l’appel d’air. Le silence est au moins aussi pesant que la température de ce mois de juin étouffant. N’étant pas douée pour me taire –surtout quand je suis nerveuse, et je le suis de plus en plus– je me risque à lui parler après presque dix minutes sans qu’aucun de nous ne se soit exprimé. Dans ces conditions, une éternité, en somme.

– Vous allez me tuer ?

Je ne suis pas certaine d’avoir envie de connaître la réponse, mais j’imagine qu’il y a des tas de choses que je pourrais dire pour l’en dissuader et j’aimerais avoir le temps de me préparer à le supplier d’épargne ma vie.

– Je vous ai dit que j’étais en train de vous sauver les miches. Pourquoi je me fatiguerais à le faire si c’était ensuite pour vous tuer ?

– Non, mais j’essaie de comprendre, pardonnez-moi d’être perturbée par la situation ! Ce n’est pas tous les matins qu’un fou furieux m’attend devant mon lieu de travail en me prenant pour un Uber ! Vous voulez un petit bonbon à la menthe, aussi ?

– Respirez, Charlie.

Sa voix se veut apaisante, mais il a toujours une arme, il est toujours habillé tout en noir comme s’il avait prévu un hold-up, et il a toujours l’intention de m’agresser d’une manière ou d’une autre. Alors j’avoue, j’ai du mal à calmer mon rythme cardiaque et à me rappeler que si je trépasse suite au manque d’oxygène, je n’aurais pas l’occasion de lui dire à quel point j’aime la vie ! Bien sûr, être à son compte dans une région où le prix du mètre carré est indécent suscite des tracas. Bien sûr, il m’arrive de douter de ma décision d’avoir emménagé dans le coin pour y vendre mes cupcakes. Bien sûr, mon célibat me pèse et je vois mon entourage se caser alors que je passe le plus clair de mon temps à maintenir mon petit commerce à flot. Mais franchement, étant sur le point de mourir, tout ce qui me semblait jusqu’alors négatif dans mon existence prend des allures de défis. Faire fructifier mon entreprise m’a l’air d’être un objectif motivant. Implanter ma marque sur la Côte d’Azur et devenir une référence en matière de pâtisseries est réalisable en y mettant du mien. Développer mes relations sociales pour rencontrer des gens et potentiellement l’amour de ma vie ne m’apparaît pas aussi contraignant, tout d’un coup.

– Pourquoi vous faites ça ? J’ai toujours été gentille avec vous. Je vous compte systématiquement un cupcake de moins sur la note !

– J’ai remarqué et je vous remercie de cette attention.

– En m’enlevant pour m’assassiner et abandonner mon corps dans une forêt isolée où un joggeur finira par me retrouver d’ici quelques semaines dans un état de décomposition avancée ? C’est ça votre manière de me remercier ?

– Mais enfin, d’où sortez-vous toutes ces conneries ?

– Hein ? Vous êtes sérieux, Lionel ?

– Je ne suis pas un criminel, Charlotte, je suis flic et je ne m’appelle pas Lionel !

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Extrait ajouté par cricribib 2020-07-17T12:21:02+02:00

La porte se referme sans bruit. Il s'est barré en ne tenant pas compte de ma décision! Il a fait diversion avec son petit cul aguicheur et m'a plantée là! Je rêve!

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Extrait ajouté par Chrichrilecture 2020-06-23T02:35:53+02:00

Un chat ne retombe pas toujours sur ses pattes. Celui ci a fait une sorte de roulade latérale avant de s'éloigner de moi, l'air vexé. Bien qu'un chat ne puisse pas vraiment être vexé, hein, c'est juste une bestiole puante qui n'hésite pas à lécher le visage des gens après s'être lavé le derrière avec la même langue.

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Extrait ajouté par Chrichrilecture 2020-06-22T01:39:47+02:00

Vous avez été assez stupide pour récolter une balise GPS sur l'épave qui vous sert de voiture.

Vous vous entendez? Qui se méfie de ça? Chez les gens normaux, je veux dire. Parce que j"imagine que vous, vu que vous faites une prise ninja à une femme qui entre dans votre chambre la nuit, vous devez vérifier tous les matins que vous n'en avez pas une dans le cul, de balise GPS!

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Extrait ajouté par sabivilutini 2019-08-08T19:30:21+02:00

- Chez moi, ce sera plus intime, non ?

- Intime pour quoi ?

- Vous savez...

Je passe à côté de lui, effleure son bras du bout des doigts, comme si c'était un accident, et l'entends aspirer de l'air sous la surprise.

- Pour que je puisse enfin ne plus avoir votre tête de fion en face de moi ! j'ajoute en sortant du bureau.

Je l'entends rire.

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