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Bibliothèque de dadotiste : Je suis en train de lire

Leur domaine Leur domaine
Jo Nesbø   
"Leur domaine " est pour moi un pur chef d'oeuvre de la littérature qu'elle soit noire ou blanche. Jo Nesbø, au sommet de son talent d'écrivain explore la relation fusionnelle de deux frères meurtriers dans le paysage d'une région montagneuse et rurale qui ne semble exister que pour que les passions cachées y explosent. C'est puissant et bouleversant. C'est sans aucun doute un roman que je vais lire et relire sans me lasser, et ce n'est pas si fréquent.
Stephen King dit qu'il a adoré. Ça ne m'étonne pas. Moi aussi.
Le garçon qui ne voulait pas parler Le garçon qui ne voulait pas parler
Cassandra O'Donnell   
J'ai beaucoup aimé ce petit roman tout en finesse et en sensibilité.
Asante a été traumatisé par la mort de son père. Depuis, il ne parle plus. Et parce qu'il ne s'exprime plus, les gens le prennent pour un suiveur, pour un simplet.
Mais Asante a du cœur, du respect, et commence à s'insurger face au harcèlement scolaire.
Vraiment un très beau roman.
La Grande Arche La Grande Arche
Laurence Cossé   
Il existe à travers le monde une légende presque universelle, selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un être humain n'est pas sacrifié. Sinon, le bâtiment s’écroule, et s’écroule toutes les fois qu’on essaye de le remonter. Pour conjurer cette malédiction, il faut emmurer quelqu’un de vivant dans les fondations. On recense plus de sept cents versions de cette histoire. Celle de la Grande Arche de la Défense est la plus récente.
Ce récit brosse l’épopée de la construction d’un des monuments les plus connus de Paris, dont on ignore qu’il fut l’enjeu de luttes politiques au couteau sous le règne de François Mitterrand. C’est surtout le portrait et l’histoire de son créateur, Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois très secret, professeur aux Beaux-Arts de Copenhague.
Lauréat d’un prestigieux concours international en 1983, fêté pour son projet à son arrivée à Paris, cet homme du Nord découvre avec stupéfaction la désinvolture et les revirements à la française. L’affaire finit tragiquement pour lui, alors que se construit ce portique de marbre qui paraît la sérénité même.
Dans ce roman puissant, Laurence Cossé conjugue l’art de la narration romanesque et la précision d’une longue enquête pour évoquer un destin d’architecte parmi les plus beaux et les plus paradoxaux, les plus absolus et les plus violents du XXe siècle.

(Source : Gallimard)

par x-Key
La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage
Philip Pullman   
C'est un vrai bonheur de retrouver cet univers ! En quelques pages, on se sent chez soi, on a l'impression de retrouver notre maison d'enfance avec cette atmosphère qui n'appartient qu'à elle, et de réaliser à quel point elle nous avait manqué. J'ai dévoré cette préquelle à toute vitesse, et pourtant j'en ai savouré chaque phrase comme si elle durait une éternité.

Philip Pullman possède un vrai talent de conteur et nous le prouve encore une fois. Les diverses ramifications de l'intrigue se rejoignent et se nourrissent les unes les autres avec naturel, sans forcer, lentement mais sans temps mort. C'est un récit d'aventure pur, haletant, dont l'entraînante simplicité n'est que feinte. Derrière cette course-poursuite fluviale, des enjeux plus profonds se dessinent, et la religion en est encore une fois au cœur. Si l'émerveillement garde tout de même une belle part dans l'histoire, avec certaines péripéties qui fleurent bon le conte de fée, certains passages de ce roman sont à glacer le sang. [spoiler](La Ligue de Saint-Alexander m'a horrifiée avec l'embrigadement des enfants, c'est d'un réalisme assez dérangeant. Et la relation de Bonneville avec son dæmon... brrr !)[/spoiler]
On reste un peu sur notre faim avec quelques mystères qui ne trouvent pas de réponse à la fin du volume, sans doute des pistes à garder en tête pour les tomes suivants. En tout cas, la lecture est assez riche pour valoir une relecture afin d'en saisir toutes les subtilités.

J'ai été un peu inquiète avant de commencer ma lecture, parce qu'ayant grandi avec Lyra, j'avais peur de ne pas m'attacher autant aux personnages de cette nouvelle aventure. J'ai très vite été rassurée, car ils se sont rapidement révélés complexes, humains.
Malcolm est un garçon de 11 ans vif, intelligent et déterminé comme Lyra avant lui (ou plutôt après lui, chronologiquement), mais qui possède un calme et une maturité sereine, une certaines douceur bien à lui. Avec Asta, son dæmon, il forme un duo très attachant.
Mais c'est Alice, sa compagne d'aventures un peu plus âgée, que j'ai préféré, et qui pourtant a été ma seule (minuscule) déception du livre. Elle apparaît d'abord comme un personnage très secondaire et pas très sympathique, mais on s'aperçoit vite que derrière ses manières moqueuses et méprisantes, parfois violentes, se cache une personnalité bien plus profonde que ça, et peut-être un passé qui n'est pas tout rose. Pourtant, malgré l'importance qu'elle gagne dans le récit, je l'ai trouvée en retrait, pas assez mise en valeur alors qu'elle a beaucoup de potentiel.
J'ai eu du mal avec le professeur Hannah Relf, dont les motivations me paraissent floues et peu crédibles. [spoiler](Sans blague ? Elle travaille pour une organisation secrète au péril de sa carrière et probablement de sa vie, mais il lui faut deux ans et un meurtre pour leur demander leur but et leur camp ? Et gratuitement, on dirait.)[/spoiler]
Ça a été un plaisir de retrouver les personnages de la première trilogie, même brièvement, et Lyra et Pan bébé sont juste adorables !

C'est encore un peu tôt pour égaler le coup de cœur monumental de la première trilogie, mûrit au fil des ans et des relectures, mais La Belle Sauvage est une lecture extrêmement plaisante, et je gage que cette nouvelle trilogie se fera une belle place dans mon panthéon livresque. Vivement le tome 2 !

par Miney
Comme un chant d'espérance Comme un chant d'espérance
Jean D'Ormesson   
En ce qui me concerne, première lecture d'un roman de Jean d'Ormesson. Il voulait, selon ses propres termes, écrire "un roman sur rien"...je me demande s'il n'a pas plutôt fait "un roman sur tout". Prose élégante mais sans prétention. Ce petit livre nous amène l'air de rien à nous poser des questions sur le sens de notre existence.
Le monde de Lucie (Intégrale) Le monde de Lucie (Intégrale)
Kris    Guillaume Martinez   
Waouh, BD super, l'histoire est subtile et bien ficelée. Il y à des moments où j'ai dû revenir en arrière pour saisir ce qu'il se passait, il faut bien suivre sinon, on ne comprend rien. Mais j'ai adoré. J'ai beaucoup aimé le personnage de Lucie et celui de Soledad. À découvrir absolument.

par Lucette33
Soumission à l'autorité Soumission à l'autorité
Stanley Milgram   
Lu dans le cadre d'une tâche au sein de mon travail, ce livre m'a énormément intéressé, et l'expérience de Milgram est des plus fascinantes: en effet, on en viendrait presque à se demander si nous ne sommes pas que des automates, des pantins sans grande valeurs dont les ficelles sont tenues par les plus puissants: les scientifiques, les politiciens, les forces de l'ordre et de l'administration...
Nous nous soumettons purement et simplement à l'autorité, sans réfléchir proprement aux conséquences que nos actes et que les choses qui nous semblent justes, ou sans répercussions néfastes sur autrui, peuvent effectivement apporter. Sans nous en rendre compte, nous pouvons nuire par notre soumission, et c'est à mon avis là que l'auteur veut nous amener: certes, la loi ne doit pas être défiée, mais il faut que chaque être humain soit conscient de son individualité, et qu'il la garde à tout prix.
Lady Chatterley Lady Chatterley
David Herbert Lawrence   
Un livre que j'ai lu pais je ne le relirai pas je n'ai pas spécialement aimer
L'Amant de Lady Chatterley L'Amant de Lady Chatterley
David Herbert Lawrence   
Livre lu en VO.

Je trouve que Lady Chatterley's Lover est un roman très difficile à commenter. J'ai pour habitude de baser mon avis sur ce que je ressens lors de ma lecture et c'est là que ça coince avec ce roman-ci. C'est la première fois que je ne ressens strictement rien durant une lecture. Même quand je n'apprécie pas une oeuvre, il y a toujours une raison sous-jacente : un personnage m'a agacée, l'histoire était sans queue ni tête, j'avais l'impression que le tout traînait en longueur, etc. Mais dans Lady Chatterley's Lover, il n'y a rien. C'est le vide, le néant et je trouve ça particulièrement dérangeant.

Plus j'avançais dans ma lecture, moins j'y comprenais quelque chose, moins je voyais d'intérêt. Plus les chapitres passaient, moins je comprenais où l'auteur voulait en venir. Au début, cela ne m'inquiéta pas outre mesure, je me suis simplement dit que l'histoire allait devenir plus intéressante lorsque l'on entrerait dans le vif du sujet, mais les chapitres passaient et je ne comprenais toujours pas quel était le but de l'histoire, ni ce que l'auteur essayait de montrer et de faire transparaître et je suis arrivée à la fin du roman, j'ai refermé le livre et rien. J'ai compris l'histoire, j'ai compris ce qu'il s'est passé mais l'intérêt ne s'est jamais manifesté.

Le roman contient beaucoup de discours, de réflexions « intellectuelles » et de descriptions de théories qui ralentissent considérablement le bon déroulement de l'histoire. On s'empêtre dans des phrases qui, à la fin du paragraphe, n'ont pas de sens. Elles sont pourtant, je suis sûre, très intéressantes et révélatrices du point de vue de l'auteur sur son époque mais elles donnent également l'impression que le temps s'est arrêté pour ne jamais repartir et que piégé dans cet espace intemporel, on est obligé de lire encore et encore la même phrase sans réussir à en décrypter le sens. C'est très frustrant et fatigant aussi. On enchaîne les paragraphes qui ne laissent qu'une impression de vide persistant. J'ai vraiment eu la sensation que les grandes idées et les monologues internes/réflexions des personnages ne faisaient que brasser de l'air, il n'y avait rien de concret.

J'ai bien compris que ce livre était révolutionnaire et totalement nouveau pour l'époque, qu'il s'agissait d'un des premiers du genre. Après tout, l'un des thèmes principaux de ce roman est l’adultère et rien que d'y penser semblait déjà être un sacrilège en soi alors oser écrire qu'une femme puisse trouver l'épanouissement personnel et sexuel en dehors du mariage, l'idée était extraordinaire et audacieuse.
Un autre point développé par l'auteur au travers de Mellors est la critique qu'il fait de ce nouveau « style de vie ». L'ère industrielle détruit la vie traditionnelle, la campagne est défigurée par les industries, les gens de toutes conditions et rangs sociaux sont obsédés par l'argent et par le gain. De grands changements s'opèrent dans la société et ils ne sont pas au goût de tout le monde.

Pourtant, les paroles pleines de philosophie et de réflexion véhiculant ces idées se perdent entre deux pages. Les personnages ne sont pas assez charismatiques et énergiques pour les porter à bout de bras tout au long du roman. Aucun des personnages ne m'a réellement marquée, ils m'ont tous plus ou moins laissé perplexe et indécise quand à ce qu'ils sont et qui ils sont. Je n'ai pas réussi à déterminer leurs traits de caractère ni ce en quoi ils croient.
Lady Chatterley est une personne qui a besoin d'amour et de passion dans son couple sinon elle dépérit et finit par tomber malade mais je n'ai absolument pas ressenti de passion, que ce soit dans ses ébats avec Mellors comme les conversations qu'il a avec elle. J'ai plutôt eu l'impression que Mellors ne s'intéressait pas vraiment à elle, que derrière ses bonnes intentions de « Je lui laisse le choix », il n'était, en fait, pas capable de prendre de réelle décision, ni d'éprouver de profonds sentiments à l'égard de Connie. Le personnage de Mellors (cela peut également s'appliquer à Sir Clifford) m'a semblé creux et faux, j'avais la sensation d'être face à une coquille vide.
Lady Chatterley donne l'impression de savoir ce qu'elle veut. Pour être heureuse, elle sait qu'elle a besoin de cette liaison qui lui apporte ce que Clifford ne peut lui satisfaire mais d'un autre côté, dès qu'elle se retrouve en présence de Mellors, elle perd cette vitalité et son assurance, elle devient soumise et laisse l'homme faire ce qu'il veut. Ça m'a réellement surprise lors de ma lecture, j'ai cru avoir affaire à deux personnages différents. C'est comme si elle perdait de sa saveur, qu'elle devenait ennuyeuse et inconsistante.

En conclusion, bien que je ne garde pas un mauvais souvenir de ma lecture, je n'en ai pas un bon pour autant. Il me fut impossible de m'attacher ou même de m'agacer contre les personnages tellement ceux-ci me paraissaient dénués d'intérêt. Ils avaient tous un côté apathique et pauvre intérieurement, psychologiquement. L'auteur perd beaucoup de temps à développer une idée qui ne mène nulle part et ne marque pas le lecteur. Je suis déçue par cette lecture car même si je n'en attendais pas spécialement quelque chose, j'espérais définitivement autre chose.

par Aunbrey

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