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Commentaire ajouté par lianne80 2018-01-04T15:21:53+01:00
Diamant

http://delivreenlivres.blogspot.fr/2018/01/the-daevabad-trilogy-book-1-city-of.html

Une belle découverte que cette lecture choisi au hasard parmi les sorties de fin d'année 2017 !

Mahri est une arnaqueuse et vit dans les ruelles sombres du Caire du 18ième siècle. Elle piège les crédules superstitieux en jouant sur leurs croyances. Elle n'est pas motivée par l'argent, mais plus par sa propre survie vu qu'elle a grandit depuis toujours dans la rue et en a appris l’égoïsme nécessaire (personne ne prendra soin d'elle à sa place).

Mais Nahri a des secrets. Le premier étant qu'elle peut ressentir la santé des autres personnes et les guérir si elle le souhaite, secret qu'elle garde bien caché. Le second est qu'elle comprend toutes les langues et qu'elle en parle même une que personne n'a jamais reconnu.

Lors d'une cérémonie qu'elle organise pour exorciser une jeune fille qui serait possédée par un démon, elle utilise sa propre langue pour rendre la cérémonie plus mystérieuse en espérant que ses clients la recommande à leurs amis. Ce qu'elle ne s'attendait pas, c'est que l'enfant soit réellement possédée et que ses paroles appellent à elle un Djinn ...

La voila donc embarqué dans une quête pour essayer de retrouver son histoire et l'explication derrière ses mystérieux pouvoirs au coté de Dara, un Daeva brisé qui a plus ou moins perdu la mémoire mais qui tient vraiment à la mener à Daevabad, la capitale des Djinns, Daevas ou Ifrits (trois appellations pour la même race, suivant leur faction historiquement), car ses pouvoirs n'ont rien à faire au milieu des autres humains.

Ma première peur quand j'ai ouvert le livre était qu'il soit pour un public plus jeune que ce que j'apprécie habituellement. Mais en fait pas du tout, on est la totalement dans de la fantasy pour adultes que ça soit dans son le rythme, ses personnages ou la complexité de l'intrigue globale.

En plus de Nahri nous suivons aussi un second personnage principal, à savoir Ali ou plutôt le Prince Alizayd.

Il est le second fils vivant du roi de Daevabad. Il a été élevé à la citadelle pour devenir le premier ministre de son frère lorsque celui ci prendra le trône et en attendant il fait office de ministre de la sécurité de son père.

La partie d'Ali est essentiellement politique. Le jeune homme se retrouve au milieu d'une toile enchevêtrée de complots et desseins politiques bien complexes car il a de bonnes intentions et veut corriger ce qu'il pense être une grosse injustice en finançant secrètement les shafits, qui est le terme désignant les être mi-djinn, mi humains. Ils sont considérés comme des moins que rien, n'ont le choix qu'entre devenir des esclaves pour les autres daevas ou mourir de faim car ils possèdent des pouvoirs et ne peuvent donc pas quitter la ville ni travailler indépendamment. Ce fait va conduire Ali à plein de complications car la politique de son père va totalement à son encontre et il va vite se rendre compte qu'il risque bien plus que juste sa vie la dessus.

Difficile de vous expliquer vraiment la situation en quelques lignes car on est vraiment ici sur une intrigue bien complexe avec aussi bien sur le coté politique que sur les mystères du passé et de qui est vraiment Nahri et de comment elle c'est retrouvé au Caire.

Mais je peux vous dire une chose, c'est que je l'ai trouvé vraiment très intéressante. J'ai aimé sa complexité, la façon dont on en apprends les détails qui éclairent tout vraiment petit à petit et jusqu'à la fin. On a l'impression qu'on est toujours en train d'en apprendre plus de détails s'ajoutent à la situation de base la rendant plus nuancée et c'est vraiment très prenant. On a aussi le droit à pas mal de retournements de situations dans le genre que j'adore. Et on se pose tout du long tellement de questions sur la position de chaque personnage secondaire et à qui nos personnages doivent faire confiance, c'était vraiment bien fait.

Je me suis vraiment prise au jeu et j'ai lu ce tome quasiment d'une traite tellement il m'a plu.

En fait de toute l'histoire mon seul regret est la trop stricte séparation des histoires de Nahri et Ali. Au final j'aurais bien aimé avoir une partie ou Nahri se mêle à la politique concernant les shafits de la ville vu que ça la concerne directement (étant une shafit elle même) mais en fait non. En fait elle n'en entend même pas parler durant le tome et donc toute sa partie se concentre sur sa propre place dans le bouillon de culture qu'est la cour et la politique à Daevabad. Disons que pour moi c'est un peu un potentiel gâché pour l'instant même si je suis d'accord pour dire que ça aurait pu vraiment rendre la situation bien plus compliqué qu'elle ne l'est déjà pour l'instant (et qui sait, ça se produira peut être dans les tomes suivants).

Les deux personnages qu'on suis sont vraiment très différents, autant Nahri est assez dure et égoïste, et ne prend pas de pincettes, autant Ali est plus naïf et doux derrière sa façade militaire qui n'exprime jamais ses sentiments en public. Derrière ses erreurs on fini par voir émerger un personnage avec plein de potentiel. Ils sont tous très complexe finalement et évoluent vraiment durant tout le tome

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, surtout Dara le djinn mystérieux et brisé. On a un peu de mal à comprendre son histoire au début, comment il s’intègre dans la globalité et surtout finalement de quel coté il est vraiment. Mais justement ça participe à son mystère et plus on se pose de questions sur lui, plus on devient fasciné par le personnage. On a déjà eu pas mal de révélations concernant son personnage dans ce tome mais je pense qu'on n'est encore qu'au tout début et qu'on a encore pas mal à apprendre le concernant.

Pour ce qui est de l'ambiance, elle est vraiment réussi. Le world building fait totalement parti de l'intrigue et donc pour l'instant on n'en a qu'une image parcellaire et il y a encore pas mal de chose à découvrir dedans. On est plongé dans un monde des milles et une nuits totalement magique et qui prend véritablement vie dedans nos yeux.

De plus le rythme est vraiment bien adapté. On a du début assez lent ou on découvre le monde et petit à petit tout s'accélère et je ne pouvais plus lâcher le livre.

J'ai été époustouflée par la fin. On n'a pas de cliffhanger mais en même temps on a tellement de révélations importantes que je pense que je me serais jetée sur le tome suivant directement si il était sorti.

Pour finir dans le concret et terre à terre je dirais que cette intrigue est vraiment l'héritière des romans d’aventure à l'ancienne et de la fantasy classique et donc si on l’analyse elle est assez classique si ce n'est l'originalité des références et des lieux de l'action mais elle reste vraiment très solide et j'ai pris un plaisir fou à la découvrir.

17/20

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Commentaire ajouté par wilkymay 2018-01-01T10:33:14+01:00
Or

4/5

Lire ma review : https://www.wilkymay.com/article/livres/444/chronique/the-city-of-brass-the-daevabad-trilogy-1-de-sa-chakraborty

J’ai été transportée par The City of Brass dès les premières pages. Je ne m’attendais pas à découvrir une histoire aussi envoûtante que celle que nous offre S.A. Chakraborty dans ce livre. Une des meilleures surprises de 2017 ! J’ai hâte de voir où tout cela va nous mener dans le second tome de cette toute nouvelle trilogie.

The City of Brass était une lecture magique et dépaysante qui s’inspire de la mythologie arabe et de l’histoire du moyen-orient. Au 18e siècle, Égypte, Nihra est une jeune fille qui gagne sa vie en trompant les plus naïfs sur ses supposés pouvoirs de voyante et de guérisseuse. Mais lors de l'une de ses mises en scène, Nahri invoque accidentellement un véritable guerrier djinn. Forcée d’admettre que la magie existe dans ce monde, Nahri et le djinn, Dara, se mettent en route vers Daevabad. Il s’agit d’une ville peuplée de djinns et autres dangereuses créatures où les rivalités entre les clans font trembler les murs dorés de la cité légendaire.

Déjà, je m’arrête deux secondes sur les prénoms PARCE QUE. J’adore celui de Nahri ! Ça commence plutôt bien, ahah. J’avoue cependant que dans l’ensemble, il y avait pas mal de noms/mots pas évidents à prononcer. Un guide sur les prononciations aurait été le bienvenu parce qu’il y a des fois où dans ma tête ça faisait “zjakrdcojqb”. Néanmoins, un glossaire à la fin du livre est mis à notre disposition afin d’avoir quelques explications sur certains termes techniques. C’est déjà ça !

Au-delà des prénoms, je peux vous dire que j’ai adoré Nahri mais également les autres personnages de ce livre ! Dara et Ali sont tout aussi géniaux. On fait également la rencontre d’autres personnages mais je trouve que c’était eux les plus développés.

BREF. Je me suis beaucoup attachée à eux durant ma lecture. Heureusement, parce que c’était un bouquin assez conséquent et si je ne m’attache pas un minimum aux personnages, c’est que c’est fichu.

Au début, on suit davantage Nahri et Dara durant le voyage dans le désert pour rejoindre Daevabad. Inutile de préciser que leur route est semée d’embûches. Ahlala, Nahri et Dara… je les aime trop. Leur relation s’est construite lentement. Il y avait pas mal de ressentiment entre eux au départ, puis, petit à petit, ils ont commencé à se faire confiance l’un et l’autre. Ça ne s’est pas fait en un claquement de doigts, ce que j’ai fortement apprécié.

La romance est également assez subtile. Moi qui ne suis en général pas trop fan de cet aspect dans les livres, j’ai été agréablement surprise. Je peux vous dire que JE SHIP HARD. Leur relation s’est un peu complexifiée vers la fin ce qui m’a un totalement brisé le cœur puisque je n’ai pas envie de perdre un ship aussi tôt !

Concernant Ali, mon histoire avec ce personnage est un peu plus compliquée ! Au début, je ne voyais pas l’intérêt de son point de vue. Je m’ennuyais carrément durant ses chapitres qui n’avaient aucun lien avec ceux de Nahri. En effet, Ali est le fils du roi de Daevabad donc on le voyait faire sa vie dans la cité. Rien avoir avec la traversée du désert de Nahri et Dara.

Le début du bouquin était hyper captivant, mais arrivée vers le milieu, je trouvais de plus en plus de longueurs au livre surtout à cause des chapitres de Ali. J’admets que c’est pendant ces passages que j’ai un peu perdu foi en ma lecture. Je voulais que ça BOUGE. Je voulais comprendre ce qu’il se passait avec Ali ! Je voulais une INTRIGUE ! Bref, durant la partie du milieu, j’ai cru que ma note ne serait pas plus élevée que 3 étoiles….

Parce que OUI. Ce qui m’a le plus manqué, c’était une intrigue digne de ce nom. J’ai du mal avec les bouquins dont l’histoire n’a pas de réel objectif à part de suivre la vie des personnages… et c’est exactement ce qu’il se passe dans The City of Brass. Heureusement que les chapitres de Nahri étaient captivants, la plume de l’auteure addictive et que le world-building était fantastique parce que sinon je ne pense pas que j’aurai continué.

En revanche, il y a bel et bien une intrigue politique complexe concernant les populations minoritaires vivant au sein de Daevabad. Par ailleurs, cela reflétait en quelque sorte notre propre société. C’était assez intéressant mais pas assez pour remplir le livre !

DON’T WORRY. Une fois que Ali et Nahri sont ENFIN réunis, tout s’arrange. Ma lecture est redevenue aussi passionnante et entraînante qu’elle l’était au tout début, lorsque j’ai été happée dans les premières pages de cet univers étonnant.

La relation d’amitié entre Nihra et Ali est juste merveilleuse. Elle aussi s’est construite progressivement et j’ai adoré les voir changer d’avis peu à peu l’un sur l’autre, ahah. C’était super touchant. Je suis tellement contente qu’il n’y ait pas eu de triangle amoureux ! Parce que c’est ce à quoi je m’attendais en comprenant que Ali était le prince de Daevabad. Avouez que vous aussi vous vous attendiez à ça. EH BIEN NON. Une vraie relation d’amitié fille-garçon, ça existe ! YESSS.

Vous l’aurez compris, The City of Brass nous offre des personnages complexes ainsi que relations complexes et peu banales entre eux. C’était très rafraîchissant.

La fin était épique et sanglante à souhait. J’ai adoré. Elle valait, à elle, seule 5 étoiles. Elle m’a presque fait oublier l’ennuyeuse partie du milieu. J’ai tout de même fait la moyenne entre les deux notes pour vraiment rendre compte de l’ensemble du livre ce qui explique mon 4/5.

Parfait pour les fans de Rebel of the Sands, The Forbidden Wish et An Ember in the Ashes. Si vous recherchez de la diversité dans un livre de fantasy avec un merveilleux world-building, des intrigues politiques et des personnages complexes et attachants, une belle romance qui ne prend pas le dessus sur l’histoire, des créatures aussi dangereuses que légendaires tout droit sorties de la mythologie arabe, des combats épiques et une atmosphère magique, merveilleuse et captivante, sachez que City of Brass existe et que ce livre est fait pour vous.

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