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Bibliothèque de Daniel-58 : Ma PAL(pile à lire)

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La mort est mon métier La mort est mon métier
Robert Merle   
Il n'y a pas de " par simplicité d'esprit", au contraire ce livre nous montre l'endoctrinement qu'ont pu subir les allemands et cela depuis tout petit . La mort est mon métier est un livre assez incroyable sur ce point , nous pouvons constater que les allemands ont toujours du subir une discipline de fer que ce soit dans la famille que sous le régime totalitaire. Et cette attitude de Lang n'est que le reflet de cette éducation , de cette culture si portée sur l'honneur, le respect et l'obéissance. Il n'est que le produit de la discipline.
Et puis la chose assez tordue, c'est qu'on en vient quand même à espérer pour Lang, on en vient à se dire "pourvu qu'il s'en tire"... les joies de la manipulation littéraire :)

par Sadess
Les Cerfs-volants de Kaboul Les Cerfs-volants de Kaboul
Khaled Hosseini   
Une vie dramatique, des existences émouvantes, dans un contexte historique proche rendent complètement crédible ce récit intense.
Ce roman est une redécouverte de l'Afghanistan (historique, cultuelle et culturelle) relatée avec sensibilité, du poids des traditions religieuses ou non (honneur, condition féminine et situation des minorités) de l'influence des choix de nos vies (entre la terrible culpabilité que l'on traîne, la reconstruction lente vers le rachat de l'estime de soi, etc...)
Une première partie sur les souvenirs d'enfance. Une deuxième, courageuse sur la rédemption au cœur même d'un pays déchiré par l'extrémisme. Pour s'acheminer sur une fin ouverte au cœur de l'espoir.
Car il s'agît bien de cela. Quoiqu'il arrive, nous pouvons réellement rester honorables, devenir humbles et meilleurs chaque jour, afin de construire un monde meilleur autour de nous.

Un ouvrage à lire sans modération afin d'humidifier les jolis noenoeils...
Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre
Ruta Sepetys   
Ce livre est tout simplement indescriptible. Dans les musées, les cours d'histoires et dans la vie, on oublie souvant à quel point la vie dans les futures pays de l'Est lors de la seconde guerre mondiale était tout aussi difficile que la vie pour les juifs dans les pays d'Europe de l'Ouest face au Allemands! Déporté comme Lina et sa famille, maltraité, souvent bléssé aussi bien physiquement que moralement... Les goulags sont tout aussi atroce que les camps de concentrations, et le fait que dans cette histoire, l'une des partie se passe en hiver, avec le froid, la faim, la mort, la peur ... donne une dimension horrifique à l'histoire

Pourtant, le personnage principale, lina, grâce à son courage, à sa force, grâce à la manière dont l'auteure nous décrit ses joies, ses peines, ses doutes, son histoire d'amour et ses espoirs, n'est que plus attachante, et arrive à donner une certaines douceur à l'histoire qui fait que ce livre n'est pas "trop" brutal.

Ce livre est un hymne à la vie et rend hommage à toutes les personnes décédées lors de leurs déportations, ou qui en s'en étant sortie, sont resté marquée à vie!

J'ai juste trouvé dommage que le livre ne soit pas plus long, Qu'on ne découvre pas le jour où Lina et son frère peuvent rentrer chez eux, où Lina retrouve Andrius, où il arrive pour la première fois depuis des années en Lituanie... Bref Qu'on ne découvre pas dans ce livre, tous les instant heureux qui lui aurait donné un charme plus doyux encore et un espoir plus poignant!

par Mariioon
Hannibal Lecter, Tome 1 : Dragon rouge Hannibal Lecter, Tome 1 : Dragon rouge
Thomas Harris   
Ce roman est le premier de la "trilogie" Hannibal Lecter. Il n'a ici qu'un rôle secondaire, mais la personnalité singulière de ce personnage terrifiant est déjà bien présente. Cela fait 3 ans qu'il a été arrêté par l'agent du FBI Will Graham, qui a raccroché par la suite. On apprend donc que Lecter est un psychopathe qui n'éprouve aucun remord sur ses actes passés, qu'il est très intelligent et qu'il adorerait entretenir des rapports "amicaux" avec l'homme qui l'a fait enfermer (demande d'adresse pour écrire des cartes, envoie de lettres au siège du FBI). Il suscite également de l'admiration chez d'autres psychopathes, comme c'est le cas avec le tueur Dragon Rouge, qui va tenter de correspondre avec son idole. Mais par dessus tout, c'est Lecter qui va déclencher le final du livre, malgré sa minime présence.

L'histoire se concentre sur Will Graham, ancien agent du FBI qui a la faculté de se mettre dans la peau des tueurs. Il est recontacté par son ancien patron, Crawford, afin d'arrêter un tueur qui a déjà massacré 2 familles entières. Commence donc une lente descente aux enfers pour Will, qui va se sentir proche des victimes à s'en rendre malade. Sa vie de famille va être également chamboulée par cette enquête.

De l'autre côté, Harris va aussi se concentrer sur le tueur. On apprend assez vite qui il est, et petit à petit, on va découvrir son passé, et pourquoi il tue des gens. On a donc deux histoires en parallèles et qui pourtant se complètent parfaitement.

L'histoire est prenante et très bien écrite. Cela tient d'abord au fait que Harris a fait des recherches poussées sur les méthodes du FBI. Il a d'ailleurs passé du temps à la Division des Sciences Comportementales. Son tueur est crédible, une personnalité et un passé qui explique ses gestes. Rien n'est laissé au hasard. Les relations entre personnages ne sont pas délaissées au profit d'une analyse, au contraire, elles contribuent aussi à l'écriture des personnages. Cette plongée dans les pensées les plus obscures du tueur est assez sordide, mais on en redemande presque. On veut comprendre, et au plus on en sait, plus il nous apparaît presque sympathique. C'est d'ailleurs un tour de force remarquable de la part de Harris que de nous rendre ses personnages les plus noirs et malsains humains et de presque nous les faire prendre en pitié.

Le suspense est aussi de la partie, il monte crescendo jusqu'à la fin qui nous tient en haleine et qui nous surprend. On ne s'attend pas à ce retournement de situation, on est presque choqués.

Avec Dragon Rouge, Harris a posé les bases de ce que sera plus tard son chef-d'oeuvre, c'est-à-dire Le Silence des Agneaux. Son écriture est fluide, elle ne s'éloigne pas de l'intrigue principale et rien n'est laissé au hasard.
Gravé dans le sable Gravé dans le sable
Michel Bussi   
http://kaecilia.fr/2016/09/11/grave-dans-le-sable-de-michel-bussi/#more-2384

Je me demande souvent comment j’ai pu passer autant d’années sans connaître le talent de Michel Bussi. A chaque fois que je m’autorise à ouvrir l’une de ses oeuvres, c’est un véritable coup de coeur qui prévaut sur le précédent. Gravé dans le sable est, pour le moment du moins, mon Michel Bussi préféré et occupera toujours une place particulière dans mon coeur.

Je crois tout d’abord que ce qui fait la force de ce roman est sa thématique. Les romans qui abordent la seconde guerre mondiale sont nombreux, mais rares sont ceux qui invitent à se mettre à la place des soldats, encore moins des soldats du débarquement de Normandie. Michel Bussi réussi à nous convier dans la peau d’un homme prêt à mourir pour autrui, sans pour autant tomber dans le pathos ou le funeste.

Au contraire, il nous présente un héros à la chance burlesque, amoureux d’une femme certes, mais de la vie d’abord. Le livre dans les mains, j’avais le coeur qui battait à cent à l’heure pour Lucky, pour sa vie, pour ses rêves. Véritable coup de coeur, j’ai repensé à maintes reprises à ce personnage, avec la forte envie de le connaître et de le côtoyer dans mon quotidien.

Avec le recul, je réalise que je me suis attachée à l’intégralité des protagonistes, qui font parfois des apparitions brèves, mais toujours ponctuelles. Chacun détient son histoire, son environnement, ses qualités et ses défauts. Il n’y a aucun stéréotype dans Gravé dans le sable, seulement des personnages qui tentent de se construire avec le traumatisme de la guerre. Je dois reconnaître que j’ai moins appréciée la belle Lison, car sa vie de déchéance m’a fendu le coeur.

J’étais sans cesse intriguée, curieuse de comprendre et de découvrir les voleurs de Lucky. Je n’ai finalement réussi à déjouer les pièges qu’au moment où Michel Bussi nous les révèle. C’est donc un roman policier réussi, dont les nombreux rebondissements perdent judicieusement le lecteur jusqu’à l’annonce finale.

Par ailleurs, la dernière scène n’est pas conventionnelle même si elle est attendue. Le final est symbolique et permet au terme d’une oeuvre captivante, de boucler la boucle.

Comme Lucky, mettez la chance de votre côté en découvrant d’urgence ce roman policier: un coup de coeur à coup sûr!

par Kaecilia
Le Livre d'Aron Le Livre d'Aron
Jim Shepard   
Voici un roman retraçant l'histoire d' Aron jeune garçon de 8 ans juif vivant dans un ghetto en grande précarité.
Il survivra avec sa bande de copains en volant pour tacher de s'en sortir et de se nourrir malgré toute la misère de la situation.
Puis il atterrira dans un orphelinat ou il va rencontrer le Dr Korczak un médecin juif qui se battra pour sauver les enfants, jusqu'au bout cet homme restera digne et admirable et fera tout ce qu'il pourra pour eux mème au prix de sa vie.
Un roman fort qui relate cette période si horrible des camps de déportation et de la seconde guerre mondiale.
On se retrouve immergé dans la saleté, les poux, la famine, la peur et la mort.
Ce roman m'as bouleversé mais il est riche d'un témoignage qui nous fait comprendre une époque qu'il ne faut en aucun cas oublié et rester conscient que malgré ses origines, un être humain reste un être humain et que tout un chacun a le droit de vivre.

par domenica
La Boîte de Pandore La Boîte de Pandore
Bernard Werber   
C’est seulement le deuxième roman que je lis de Bernard Werber, alors qu'il en a déjà écrit plein d'autres. Celui-ci me tentait par le sujet donné par le titre, j'avais envie de savoir ce qu'avait pu faire l'auteur avec cette boite de Pandore. En plus la quatrième de couverture en dit très peu, et j'aime ça, ça me permet de découvrir l’histoire au fur et à mesure de ce que l'auteur veut me dévoiler.

Je ne vais donc pas parler beaucoup de l’histoire en elle-même pour ne pas gâcher votre propre surprise si vous ne connaissez pas encore ce roman. On fait la connaissance dès les premières pages de René Toledano qui se trouve avec sa collègue de travail à un spectacle d'hypnose qui se tient sur une péniche appelée La boite de Pandore. René va servir de cobaye puisqu'il va être hypnotisé et il va être invité à descendre dans sa mémoire une sorte d'escalier le menant à sa porte de l’inconscience. Celle-ci une fois ouverte, va le mener dans un couloir où se trouvent une multitude de portes. René va ainsi apprendre que ces portes ouvrent sur ses vies antérieures. Il y a autant de portes qu'il a eu de vies antérieures. Sa première expérience dans la peau d'un autre va se révéler tellement traumatisante qu'il va quitter le spectacle précipitamment et faire quelque chose qui va avoir de grosses conséquences sur sa vie. René va continuer de visiter ses vies antérieures même si cela va bouleverser sa vie actuelle.

René est professeur d’histoire, très curieux de tout, s’intéressant surtout à transmettre aux autres la vérité sur les faits historiques et non ce qui est traditionnellement inculqué aux jeunes. Une façon de faire qui va lui faire avoir pas mal de soucis avec ses supérieurs.
Bernard Werber, à travers René, va faire vivre au lecteur un tas d’aventures. Il va aussi revenir sur certains faits historiques. Son personnage étant un féru d’histoire, on va souvent être plongé dans des moments importants de notre Histoire avec un grand H. Il est aussi question de philosophie, de mythologie grecque. Il prend le parti de retracer l’histoire de l’Atlantide et des Atlantes d'une façon surprenante et pourtant très plaisante. Il parle plus généralement des vies antérieures que chacun peut avoir, nous explique qu’elles sont reconnues dans certaines religions et font partie de la normalité pour certaines civilisations.
L'auteur nous parle aussi beaucoup de la notion de mémoire, celle que l'on a, que l'on transmet à travers le devoir de mémoire, indispensable pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Il parle également de la perte de cette mémoire à travers notamment la maladie d’Alzheimer qui, lorsqu'elle touche un de nos proches, est très difficile à vivre. Heureusement que les écrits existent, très bon moyen de transmission.

Le roman est bien construit en trois parties distinctes qui rythment les aventures de René. Des paragraphes écrit en gras relatent des événements historiques ou mythologiques donnant ainsi plus de détails. Le récit est écrit à la troisième personne du singulier, sauf à certains moments où c’est écrit en italique où sont retranscrites les pensées de René nous permettant d’être plus intime avec lui le temps de ces pensées. Ce procédé rend René plus humain, plus réel encore et permet de connaitre le fond de sa pensée sur ce qu'il se passe.

L'air de rien, ce livre est un beau pavé de plus de 500 pages qui, je dois dire, s'est laissé lire tout seul. On est vite plongé dans l’histoire, le rythme est assez soutenu, les événements se suivent et cela donne un bon rythme de lecture, une certaine avidité de savoir la suite. On adhère ou pas aux idées qui sont véhiculées par l'auteur qui a des raisonnements scientifiques et quelque fois plus mystiques. Je trouve toujours intéressant d'avoir des points de vue qui divergent pour mieux se faire sa propre opinion sur le sujet. En attendant, cette lecture s'est mêlée à des moments où j'ai appris certaines choses sur de grands personnages, ou encore des erreurs de l’histoire assez surprenantes. Bref, j'ai appris beaucoup et j'aime quand la lecture a ce double rôle de divertir et d'apprendre, quand elle nous pousse dans nos propres questionnements et dans nos retranchements. On ne peut pas retirer à l'auteur son savoir et les nombreuses recherches qu'il a dû faire pour mener à bien cette histoire.
J'ai d’ailleurs apprécié que l'auteur mette à la fin le texte de l'exercice d’hypnose réalisé dans ce roman, ça me tente bien d'essayer…il met également des exemples où l'on peut relater nos propres souvenirs de vies antérieures.
Je pense que vous l'aurez compris, j'ai aimé cette lecture, je pense qu'elle ne peut pas laisser indifférent, qu'on soit d'accord ou non avec ce qu’écrit l'auteur, ça ne peut que nous amener à prendre position. C’est une lecture active, pleine d’aventures aussi, car René va en vivre des choses ! Certaines m'ont semblé parfois un peu extrêmes mais ça passe dans la globalité. En quelque sorte, l’histoire risque de rester dans ma mémoire justement par ces faits qui sortent de la banalité.
En tout cas, ce roman me conforte dans l’idée de continuer de découvrir Bernard Werber et ses autres romans. Il faut absolument que je lise Les fourmis, un incontournable de cette auteur qu'il faut que je prenne le temps de lire.

par marie-nel