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- Japhrimel, répétai-je. Qu'est-ce qui...

- J'ai trahi mon devoir, dit-il. (Je sentais son souffle brûlant à travers mon tee-shirt et je comprenais à peine ce qu'il disait, tellement sa voix était étouffée. Il se serra contre moi, comme un chat ou un petit enfant.) Je vous ai trahie.

- De quoi parlez-vous, bon sang ?

Ma propre voix n'était pas très rassurée. On aurait dit qu'un corps étranger était logé dans mon gosier, étranglant mes mots et me coupant le souffle.

Il releva la tête, son bras toujours serré autour de ma taille.

- Je savais que vous n'étiez pas morte, répondit-il, avec des yeux tellement brillants que je m'attendais presque à voir de la fumée s'élever dans les airs. C'est pour ça que je ne suis pas retourné aux Enfers. Je ne savais pas ce que Vardimal voudrait faire de vous, vous gardez en vie pour vous torturer, ou attendre que je vienne vous chercher avant de vous tuer. Je ne savais pas, Dante. J'ai échoué à vous protéger, et il vous a enlevée.

- Ça ne fait rien, murmurai-je. Écoutez, vous ne pouviez pas savoir qu'ils m'étourdirait avec un plasgun. Et m^me si vous l'aviez su, vous n'auriez pas pu arrêter le tir. Ce n'est pas votre faute, Japhrimel.

- J'ai entrevu mon existence sans vous, Dante. C'était...déplaisant.

Ses lèvres se retroussèrent en un rictus douloureux qui tentait de passer pour un sourire. Vous ne me laisserez pas errer seul sur le Terre. Sa voix résonnait encore dans ma mémoire.

Je caressai ses cheveux. C'était à la fois soyeux et légèrement rugueux eu-dessous de mes doigts.

- Eh ! dis-je. Vous n'avez plus à vous inquiéter. C'est fini.

Ma propre voix semblait étrange. C'est un démon, Danny. Qu'est-ce qu'il lui prend ?

- Vous allez me haïr, Dante. Cela ne peut-être évité.

Un rire rauque s'échappa de mes lèvres.

- Je ne vous hais pas.

Super, Danny. Il est trop vieux pour toi, de toute façon. Il n'est même pas humain.

Mais il est venu me sauver.

Seulement parce qu'il y était obligé. Il joue avec toi, Danny. Il joue. Plus personne ne pourra jamais...

Je m'en fiche. Il n'a pas l'air d'être en train de jouer. Je m'enfiche.

- Mais vous êtes une...

- Il faut que vous sachiez, m'interrompit-il. Je ne suis plus un démon.

Quoi ? Je le dévisageai, mes doigts soudainement crispés dans ses cheveux.

- Qu'est-ce que vous racontez, bon sang ?

- Je ne suis plus un démon, répéta-t-il lentement en relevant les yeux vers moi - sa peau doré était d'une étrange pâleur. Je suis un Déchu. Un A'nankimel. Votre nom est scellé sur mon cœur ; je ne retournerai plus aux Enfers.

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Chapitre 1

Ma collaboration avec le Diable commença un lundi pluvieux. Je m’apprêtais à passer l’après-midi à regarder des feuilletons holovid et à faire un peu de divination, et j’étais en train de disposer les cartes et les runes sur le carré de soie bleue que j’avais étalé au sol, quand les murs tremblèrent. Quelqu’un cognait à ma porte comme un malade.

Je retournai une carte de mes ongles vernis, et la bague d’ambre à mon majeur gauche scintilla. L’arcane du Diable s’envola de sa propre initiative sans que j’y aie touché, et atterrit sur une pile de pierres plates runiques. La carte que j’avais retournée était blanche.

— Intéressant, murmurai-je en frissonnant.

Je me relevai lentement du tapis rouge élimé sur lequel j’étais assise et me dirigeai pieds nus vers l’entrée. Un faisceau d’étincelles vertes jaillit de mes anneaux et crépita autour de mes doigts. Je les éparpillai en fronçant les sourcils.

Des ondes de pouvoir agressives tourbillonnaient devant ma porte – quelque chose de dangereux se trouvait de l’autre côté. Je rajustai mon jean en vitesse et décrochai l’épée suspendue au mur du salon.

Aucune lumière ne filtrait par le trou de la serrure. Je ne perdis pas mon temps à essayer de scruter au travers. J’effleurai la surface de la porte avant de poser ma paume droite contre le fer froid. Mes bagues émirent un bourdonnement en sondant l’énergie de la chose qui se trouvait de l’autre côté.

Oh, dieux du ciel. Je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est, mais en tout cas, c’est énorme.

En essayant de me préparer mentalement à la désagréable perspective d’être assassinée ou recrutée pour un nouveau job, je déverrouillai la serrure et fis un pas en arrière, levant mon épée en position de garde. L’acier imprégné de magie émit un halo bleuté qui illumina les murs du vestibule, reflété par le grand miroir sur pied à côté du portemanteau. J’attendis.

La porte s’ouvrit lentement en grinçant. Ils ont même pensé aux effets d’ambiance, notai-je, sarcastique, en me préparant à vendre chèrement ma peau si c’était d’assassinat qu’il s’agissait. Je calculai qu’il me faudrait moins d’une seconde pour assener un coup du revers de ma lame. Dieux merci, ce ne fut pas nécessaire. Je clignai des paupières.

Sur le seuil se tenait un homme de grande taille à la peau dorée, sec et athlétique, vêtu d’un long manteau noir à col haut. Le revolver d’argent qu’il pointait sur ma poitrine était assez déconcertant, légèrement moins cependant que son aura de flammes sombres à la pureté de diamant. Ses cheveux de jais coupés court encadraient un visage tout à fait oubliable au milieu duquel étincelait un regard de jade, surplombant des épaules de rêve.

Super. J’ai un démon devant ma porte.

Je ne bougeai pas. C’est à peine si je respirai.

— Danny Valentine ?

Le ton employé évoquait davantage un ordre qu’une question.

— Qui la demande ? répliquai-je du tac au tac.

Le revolver d’argent n’avait pas l’air d’être un plasgun. Ça ressemblait plus à un vieux 9 mm traditionnel.

— Je souhaiterais parler à Danny Valentine, reprit calmement le démon. Sinon, je vous tue.

— Je vous en prie, entrez. Et rangez ce truc. Votre mère ne vous a jamais appris que c’était très mal élevé de pointer une arme sur une femme ?

— Qui sait quelle créature un nécromant est capable d’invoquer pour garder sa porte ? Où est Danny Valentine ?

Je poussai un soupir intérieur.

— Ne restez pas planté comme ça sur mon paillasson. Je suis Danny Valentine, et vous êtes très mal élevé. Si vous êtes venu pour essayer de me tuer, venez-en au fait. Et si vous voulez m’embaucher, ce n’est pas du tout la bonne façon de vous y prendre.

Je crois que je n’avais jamais vu un démon arborer un air perplexe. Il rengaina son arme et pénétra dans mon vestibule en traversant mes boucliers de sécurité, qui s’écartèrent obligeamment pour le laisser passer. Quand il se retrouva face à moi après avoir refermé la porte d’un coup de botte, je l’avais sondé jusqu’à la dernière molécule.

Voilà qui ne me dit rien qui vaille. Qu’est-ce qu’un seigneur des Enfers fiche chez moi ?

Rien ne vaut l’instant présent pour poser les questions.

— Et qu’est-ce qu’un seigneur des Enfers fiche chez moi ?

— Je suis venu pour vous proposer un contrat, répondit-il. Ou plus exactement, pour vous convier à une audience devant le Prince, qui souhaite vous proposer un contrat. Si vous réussissez, vous serez récompensée au-delà de vos rêves les plus fous.

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... "Son baiser me déchira en deux.

Sa chaleur s'infiltra dans mes veines, son odeur m'enivra comme un alcool capiteux. Ses ténèbres chaudes m'entourèrent et je tressaillis en refermant mes mains derrière sa nuque. Mon corps entier s'arquait contre le sien. Plus rien n'avait d'importance...

Il se mordit la lèvre, et le parfum lourd et épicé du sang du démon emplit ma bouche. Je tentai désespérément de reprendre mon souffle, suffoquant tandis que le liquide brûlant descendait dans ma gorge, enveloppée par son pouvoir.

Je ne pensais plus, je n'étais plus qu'un tourbillon de sensations, ma gorge incandescente, mes yeux obstinément fermés, ses mains arrachaient mes vêtements, découvrant ma peau nue et me brûlant jusqu'aux os.

Je criai deux fois, saisie de tremblements, inondée de sueur, mon coeur proche d'exploser dans ma poitrine quand il me pénétra enfin. Je perdis presque conscience, hurlant, me débattant dans l'étreinte d'un plaisir si intense qu'elle ressemblait à celle de la mort.

C'était comme de mourir d'être enserrée par ses bras tandis que son pouvoir jaillissait en moi et me faisait renaître, avant de me plonger dans les ténèbres. Encore une fois".....

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Le Diable connaît mon nom. Le Diable connaît mon nom. Cette pensée délirante rebondissait contre les parois de mon crâne. Je m’infligeai une gifle mentale. Arrête ça. Tu as besoin de toutes tes ressources, Danny, alors arrête ça.

— J’en serais honorée, ajoutai-je. C’est un plaisir de rencontrer Votre Majesté. Votre Altesse. Comme vous voulez.

Il s’esclaffa. Le tranchant de son rire aurait pu écorcher vif un éléphant.

— On m’appelle le Père des Mensonges, Dante. Je suis assez vieux pour reconnaître l’hypocrisie.

— Moi aussi. Je suppose que vous allez me dire que vous ne me voulez aucun mal ?

Il rit à nouveau, rejetant la tête en arrière.

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Quand il ouvrit la porte, une bouffée d’air frais s’engouffra dans la pièce saturée de vapeur.

- Vous êtes sûre ?

- Pffffff… Je suis certaine que vous avez déjà vu une femme nue. Et de toute façon, je suis sous l’eau. Ne soyez pas timide.

Il pénétra dans la salle de bains, toujours vêtu de son long manteau. Il n’avait pas l’air de suer, même dans la chaleur implacable de Nuevo Rio. Il étudia le miroir accroché au-dessus du lavabo qui jouxtait la baignoire comme s’il en voyait un pour la première fois. Je faillis lui proposer de s’asseoir, mais je me ravisai en prenant conscience que les deux seuls endroits disponibles pour cela étaient le rebord de la baignoire ou la cuvette des toilettes, et l’idée de discuter avec un démon assis sur la cuvette des toilettes était au-delà de ce que je pouvais concevoir. Pendant qu’il scrutait le miroir, j’examinai son large dos recouvert par le manteau.

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« Je ne suis plus un démon, répéta-t-il lentement en relevant les yeux vers moi et sa peau dorée était d'une étrange pâleur. Je suis un Déchu. Un A’nankimel. Votre nom est scellé sur mon cœur ; je ne retournerai plus aux Enfers.

Son bras se crispa autour de ma taille, ainsi que ses doigts autour de ma main droite.

Ma bouche était sèche.

- Hum, répondis-je d'une façon extraordinairement inspirée.

Il attendit, patient et attentif, sans cesser de me dévisager.

Il me fallut de longs instants pour retrouver une vague capacité d'articuler.

- Vous voulez dire que vous avez. Enfin, euh. c'est pour ça que. Ah. Quoi ? !

- Je vous appartiens, dit-il en détachant chaque syllabe, comme s'il s'adressait à un faible d'esprit.

- Pourquoi ?

J'avais envie de me gifler. Comment je fais pour me retrouver toujours dans ce genre de situation ? Je suis en train de chasser un démon et je me retrouve avec un autre agenouillé à mes pieds, et oh, par tous les dieux, qu’est-ce que je vais faire ?

- Parce que vous êtes la seule créature depuis l'aube de l'éternité qui m'a traité en égal, dit-il, en resserrant encore davantage son étreinte. (Mes genoux tressautèrent légèrement) Vous m'avez fait confiance, vous m'avez même défendu devant vos amis les plus chers. J'ai vu ce que vous étiez, Dante, dans les ombres et dans la lumière, et j'ai aimé ce que j'ai vu.

- Hum, répétai-je. Japhrimel.

- Voilà ce que je vous demande pour prix de mon silence devant Lucifer : ne me renvoyez pas. Quand vous aurez tué Santino, permettez-moi de demeurer à vos côtés. »

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— Je m’entraîne avec Jado presque tous les jours quand je ne suis pas en mission.

— Ce vieux dragon ? Pas étonnant que tu sois si forte.

Il me suivit à l’intérieur et s’ébroua pour se débarrasser d’une partie de l’eau. Ça va ruiner les tatamis, songeai-je, en me demandant si projeter des éclats de verre sur lesdits tatamis était une bonne idée, finalement. Il peut probablement se le permettre.

— Je n’ai même pas réussi à obtenir une séance d’entraînement avec lui, reprit Jace. Certains disent qu’il n’accepte que les femmes.

— Non, j’ai vu des hommes. Mais il dit que les femmes sont meilleures. Plus rapides. Plus fourbes.

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— Ne pense pas à ça, murmurai-je en fermant les yeux. Ce à quoi tu ne peux pas échapper, tu dois le combattre ; ce que tu ne peux pas combattre, tu dois le supporter. Et si tu ne peux vraiment pas dormir, réfléchis à quelque chose d’utile.

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Le démon me jeta un coup d’œil, puis se pencha au-dessus de moi pour regarder par le hublot. Son parfum envahit un instant mes narines et je laissai échapper un soupir, mes paupières à demi closes. Une fois que vous commenciez à vous y habituer, la présence d’un démon à vos côtés avait quelque chose d’absurdement rassurant. Au moins, vous étiez sûr que la chose la plus dangereuse dans les parages était sous vos yeux en permanence.

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je deumeurai étendue à coté de jace, raide comme une branche, et je sombrai a force de larmes dans un sommeil agité de démon.

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