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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:40:26+01:00

La lecure va bien au-dela des mots. C'est la sensation que l'on eprouve en tournant les pages, en sentant le papier sous ses doigts, en le reniflant, en prenant conscience que d'autres l'ont lu avant nous et qu'ils en portent encore les traces.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:40:15+01:00

Le savoir, c'est le pouvoir, mais seulement quand on sait de quelle maniere l'employer et a quel moment

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:39:33+01:00

Ce ne sont que des aneries! Les livres ne sont pas autre chose que de l'encre, du papier et du cuir. Et l'on ne peut en faire que deux choses: Les lire ou les bruler.

_ Ou les fumer, marmonna Mortimer.

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Extrait ajouté par Cathy2909 2018-03-20T14:07:19+01:00

"La lecture va bien au-delà des mots. C’est la sensation que l’on éprouve en tournant les pages, en sentant le papier sous ses doigts, en le reniflant, en prenant conscience que d’autres l’ont lu avant nous et qu’ils en portent encore les traces." (p 313).

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Extrait ajouté par Cathy2909 2018-03-20T14:06:56+01:00

"Les livres qui m’entouraient patientaient sur leurs étagères, muets et grave. Je ressentais leur poids. Leur nombre avait quelque chose d’intimidant." (p 297).

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Extrait ajouté par Ronin 2015-03-20T04:12:48+01:00

Prologue

On repêcha le corps de mon père dans les eaux sombres du port.

Il avait dérivé dans la base navale, de l'autre côté du chenal, où il s'était retrouvé coincé entre deux bâtiments de guerre. Après une semaine passée à croupir dans l'eau et à être ballotté entre les deux navires, son corps n'était plus qu'un bout de viande tuméfiée, rendu gris par le froid et la putréfaction, couvert de taches noires et de plaies.

Personnellement, je ne le vis jamais dans cet état, mais j'avais suffisamment d'imagination pour me représenter ses globes oculaires vides, accusateurs et durs, me fixant d'un air de reproche. Car n'était-ce pas moi qui l'avais laissé partir ? N'étais-je pas le dernier à l'avoir vu vivant, et peut-être le seul qui aurait pu l'arrêter ?

La mauvaise conscience que j'éprouvais, ainsi que l'image de ses membres suppliciés me valurent de nombreuses nuits d'insomnie et, quand je parvenais enfin à trouver le sommeil, son regard venait me hanter dans mes rêves et je me réveillais en sueur, en proie à la panique.

A cette époque, j'ignorais que sa mort avait un lien avec la Bibliothèque et cela n'aurait certainement rien changé si quelqu'un avait tenté de me l'expliquer. Ce n'est que bien plus tard que j'entendis parler de la Bibliothèque pour la première fois et il s'écoula encore pas mal de temps avant que je comprenne quelle emprise elle exerçait sur les malheureux qui partaient à sa recherche, sans parler des âmes perdues qui l'avaient manifestement trouvée.

Mais c'était comme si un processus avait été lancé. La mort de mon père mit un mystérieux mécanisme en branle, les chaînes se tendirent, des engrenages s'entraînèrent mutuellement, des pendules furent mis en mouvement, tout cela pour que mon existence prenne une direction qui devait me conduire jusqu'à Mortimer Welles et que je vive à ses côtés l'aventure de ma vie.

C'est seulement aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après notre première rencontre, en 1846, que je me sens capable de raconter les événements que nous avons vécus ensemble. Maintenant que Mortimer repose en paix et que j'atteins moi-même un âge vénérable, j'éprouve le besoin de ressusciter l'histoire de la Bibliothèque et de mon maître, de parler de la nature de l'homme et surtout des livres.

Cela m'oblige à faire un retour dans le temps, à une époque où je n'étais encore qu'un jeune homme borné et naïf, c'est pourquoi je prie le lecteur de bien vouloir faire preuve d'indulgence à l'égard de ma sottise d'alors. J'espère en revanche que, tout comme moi, il reconnaîtra en Mortimer Welles le génie qu'il était malgré tout. Car l'intelligence n'est pas le gage d'une vie heureuse. Même lui devait lutter contre ses propres démons, dont certains agirent de manière déterminante sur l'histoire que je m'apprête à vous raconter.

Mais je commencerai mon récit sept ans avant ma première rencontre avec Mortimer. Il me faut en effet revenir sur l'événement qui a tout déclenché : la mort bien trop précoce de mon père.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:40:38+01:00

Plusieurs fois, il s'interrompit et porta son verre a sa bouche pour tremper ses levres dans l'eau-de-vie, comme s'il cherchait a prendre son elan avant de me poser une question et j'eus l'intelligence de le laisser prendre son temps. Ce n'etait pas tous les jours que le grand Mortimer Welles demande un conseil.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:40:05+01:00

Certes, il etait parvenu a cette conclusion grace a un raiosnnmenet logique, mais en tenant en compte un certain nombre d'elements qui etaient en parfaite contradiction avec son esprit rationnel.

Atteindre l'etape suivante sur la voie de la Bibiotheque en buvant une tasse d'eau chaude melangee a une vignette en papier dissoute etait a des annees lumiere de sa conception du monde.

Un changement s'opera en Mortimer Welles, ce jour-la, meme si a l'epoque, cela ne sauta pas aux yeux. J'imagine que ses favoris n'etaient plus aussi soignes qu'auparavant, ou que, de temps en temps, l'ombre d'un doute s'immiscait dans ses raisonnements.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:39:48+01:00

- Qu'est ce que cela signifie? demanda-t-il.

Une fois de plus, je ne savais pas s'il connaissait deja la reponse ou s'il avancait dans le noir. Plus tard, j'appris que l'une de ses methodes pour resoudre un probleme donne etait de me laisser proposer une explication evidente que ses reflexions repoussaient pour elaborer une nouvelle theorie qu'il pouvait ensuite tester sur moi. C'etait comme si mes tentavtives pour avancer une idee, aussi naive et vaine fut-elle, lui servaient de tremplin pour atteindre la solution.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-18T06:39:20+01:00

Nous connaissons la sensation vertigineuse que nous procure le fait de savoir que nous ne parviendrons jamais a lire tous les livres que nous voudrions. La vie est tout simplement trop courte. On dit du livre de la connaissance qu'il comble notre soif de lecture. Apres l'avoir lu, vous n'avez plus besoin d'en lire d'autres. Vous etes rassasié. Rassasié de recits et de connaissances. Imaginez-vous un peu cela. Fini la mauvaise conscience vis-a-vis des livres que vous ne lirez jamais.

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