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Extrait ajouté par Suzanne55 2018-07-16T19:21:21+02:00

Note de l'auteur en début du roman:

" Je dédicace ce livre à toutes les femmes victimes de violences conjugales ainsi pour leur bataille, pour leur force de courage qui chaque jour nous montre que tout est possible et encourage celles dont la voix demeure encore silencieuse à s’élever. "

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Extrait ajouté par Suzanne55 2018-08-16T01:47:37+02:00

Sa voix lui parut tout à coup inhumaine. Elle ressentit la présence du monstre qui sommeillait en lui. ​

— En te quittant au cottage, j’ai longuement hésité avant de faire des recherches sur toi, reprit-il en s’approchant mains dans les poches. Pour moi, Savana Stilling était une croqueuse de diamants qui me devait trois millions de dollars.

​Dans la brève pause qu’il imposa, son index se glissa sur la base de son menton.

​— Je n’avais qu’une idée en tête, retrouver la jeune inconnue du cottage, murmura-t-il en la contemplant, comme s’il la voyait pour la première fois. J’ai failli commettre une grave erreur lorsque j’ai décidé qu’il fallait mieux te laisser tranquille et t’oublier. ​

Il secoua la tête pensivement, comme s’il se remémorait cet instant. ​

— Mais ton visage me hantait, et c’est sans doute cette image qui m’a poussé à regarder ce dossier pour qu’il me révèle qui tu étais, Savana. ​

Ses yeux s’embuèrent de larmes. Son palpitant allait exploser. Il passa son pouce sur ses lèvres entrouvertes et enlaça sa taille.

​— Tu m’as sauvé ! Je t’aime et je t’ai aimé à l’instant même où j’ai posé mon regard sur toi. ​

— Arik… ​

Trop émue pour en dire plus, Savana frissonna entièrement lorsqu’il posa sa main sur sa nuque. Il n’y avait aucune place au doute dans son regard. À vrai dire, c’était comme si cette déclaration était un soulagement pour lui.

​— Alors oui, Savana, articula-t-il d’une voix éteinte, mais chargée de promesses. Si je dois en arriver là pour te sauver, je n’hésiterais pas une seule seconde.

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Extrait ajouté par Suzanne55 2018-07-16T20:07:34+02:00

Lors d'une séance avec son psychiatre:

— Vous m'avez dit qu'il avait des cicatrices, lui rappela-t-il en changeant de feuille. ​

— Oui, deux sur le visage. ​

— Elles vous ont fait peur ? ​

— Oui, énormément peur, mais ensuite, j'ai.... ​Savana s'interrompit. ​— Vous vous êtes mis à sa place parce que vous en avez aussi ? ​

Elle ferma les yeux pour seule réponse en passant une main tremblante sur sa joue. Oui, il avait entièrement raison. Lorsqu'elle avait vu ses cicatrices, Savana avait eu l'impression qu'elle aurait pu être comprise avant de se résigner. Le cheikh s'était imposé comme quelqu'un de charismatique, déterminé, avec une férocité dans le regard qui l'avait fait tressaillir. Comment aurait-il pu avoir pitié d'elle ? D'une fille comme elle ? ​

— Et pour vos exercices ? questionna-t-il pour changer de sujet. Pourquoi l'avoir laissé vous servir à table ? ​

Savana releva la tête en fronçant des sourcils. ​

— Je... comment le savez-vous ? ​

Le docteur West esquissa un léger sourire. ​

— Parce que vous me l'avez dit tout à l'heure...

— Je n'en ai pas le souvenir, murmura-t-elle en secouant énergiquement la tête. ​

— C'est parce que votre subconscient a gardé en mémoire des événements que vous refusez de garder comme des choses positives, expliqua-t-il en écrivant sur sa feuille. Pendant que vous me racontiez la soirée, vous n'avez dit que des choses négatives, mais c'est ce que vous tentez de vous faire croire. Moi, j'ai entendu qu'il vous avait servi à table, qu'il vous a embrassé la main... ​

Incapable de justifier ces quelques brides qu'elle avait révélées sans s'en apercevoir, Savana baissa de nouveau les yeux. ​

— Je ne suis pas Max. Vos yeux, regardez-moi, l'encouragea-t-il d'une voix si douce et rassurante qu'elle les releva. ​

— Pourquoi ne pas lui avoir tout simplement dit que vous étiez Savana ? ​

Des larmes de honte se mirent à rouler sur son visage. ​

— Qu'aurais-je dû dire, docteur ? Que je me suis mariée lorsque j'avais à peine dix-huit ans ? Parce que je croyais aux contes de fées ?

​Elle marqua une pause pour éclater en sanglots. ​

— Que j'ai passé trois ans en enfer, que je fais partie de ces femmes qui se sont faites maltraiter par leur mari ? Qu'un soir d'été, parce que je n'avais pas replié correctement son costume, il m'a défenestré ? ​

Le docteur West se leva sur l'instant pour la rejoindre sur le canapé alors qu'elle pleurait à chaudes larmes. La douleur qui lui comprimait le cœur était si intense qu'elle ferma les yeux pour qu'elle se dissipe.

​— Savana, vous ne devez pas avoir honte de ce qu'il vous est arrivé, dit-il en pressant sa main sur la sienne. Vous êtes une victime et une miraculée. ​

— Non, je suis... ​

— Chut,... Ne dites plus rien, la séance est terminée. ​

Savana essuya son visage du revers de la main. Il lui était plus facile de se confier au docteur West qu’à n'importe quelle autre personne. Même avec son frère, elle n'arrivait pas à lui avouer ses peurs les plus terrifiantes.

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Extrait ajouté par Suzanne55 2018-07-16T19:47:44+02:00

— Je vais vous montrer votre chambre, annonça-t-elle, grimpant les marches en se tenant à la rambarde. ​

Arik évita les bassines sans même les regarder, trop occupé à observer la démarche de la jeune américaine qui crispait ses doigts sur sa hanche. ​

— Et voilà, j'espère qu'elle vous conviendra.

​Arik baissa la tête pour pénétrer dans la modeste chambre. ​— C'est parfait, mademoiselle Hood. ​Elle lui offrit un sourire un peu plus étiré et se dirigea vers le radiateur. ​

— Il fonctionne, dit-elle en revenant vers lui après l'avoir touché. Il y a des affaires dans l'armoire si vous souhaitez vous changer, ainsi que des couvertures. ​

Arik demeura interdit tandis qu'elle se dirigeait vers la sortie en boitant. ​

— Bonne nuit, Votre Altesse. ​

— Bonne nuit, mademoiselle Hood. ​

Elle referma la porte. Arik soupira bruyamment et sortit son téléphone de sa poche intérieure pour envoyer un message à Hamid. Il voulait percer le mystère de cette inconnue et pour cela, il lui fallait un dossier complet sur elle. Il ordonna à son conseiller de trouver des informations sur Amélia. Bon sang ! Mais que lui arrivait-il ? Après tout, il ne connaissait pas cette jeune femme et elle n'avait pas la moindre envie de le connaître davantage. Pourtant, Arik persistait à vouloir en découvrir plus sur cette inconnue. Jeune, certes, mais terriblement troublante. Il se mit à tourner dans la chambre au parquet abîmé, désespéré par l'état des lieux. Au moment de se coucher, Arik entendit des bruits provenant du rez-de-chaussée. Son instinct lui souffla alors d'aller voir. En sortant dans le couloir, il trouva la lumière d'une chambre voisine allumée, sauf qu'elle était vide. Arik ne s'attarda pas sur le décor de la chambre et descendit quelques marches avant de s'arrêter. À l'entrée, Amélia s'affairait à fermer la porte d'entrée. Rien de bien alertant, songea-t-il avant qu'elle ne condamne la porte avec la console en la bloquant à l'aide d'une planche en bois. Arik plissa les yeux, interloqué par son comportement. Avait-elle peur que quelqu'un ne pénètre dans le cottage ? Agacé de ne pas savoir, il remonta discrètement lorsqu'elle éteignit la lumière pour monter.

Savana ferma sa porte de chambre à double tour. La soirée était enfin terminée. Elle poussa un soupir de soulagement et porta sa main sur sa gorge comme si elle ne parvenait plus à respirer. Comment allait-elle se sortir de là sans devoir alerter son frère ? Une chose était certaine, le cheikh partirait le lendemain, ce qui lui laissait un peu de temps pour trouver une solution. Elle se brossa les cheveux d'une main tremblante en repensant à ce qu'il lui avait révélé. Max était en prison et continuait à penser à elle. Ses yeux s'embuèrent de larmes. Elle éclata en sanglot tout en se glissant dans son lit, complètement terrifiée. Comme s'il allait surgir de nulle part pour lui refaire du mal.

Elle ferma les yeux sans éteindre sa lampe de chevet et serra son oreiller pour échapper aux tremblements incessants qui la dévoraient intérieurement.

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Extrait ajouté par Ever-Forever 2018-04-15T16:08:24+02:00

Elle aurait voulu mourir que de devoir affronter son regard peiné. Suivant cet obscur songe, elle se retrouva calée contre lui, fermement pressée contre son corps chaud. N'ayant plus la force de combattre cette honte qui la submergeait, elle posa sa main tremblante contre son bras pour y enfoncer la naissance de ses doigts. Et tandis qu'il lui murmurait à l'oreille des mots en arabe, Savana sentit la douleur lancinante disparaître peu à peu. Ses jambes reposaient entre les siennes, sa grosse main caressait ses cheveux humides. Personne ni même son frère ne l'avait caressée avec une douceur mêlée d'une force mystérieuse. La respiration saccadée, elle se cala contre lui sans jamais éprouver de la crainte.

— Je vais rester ici, murmura-t-il d'une voix nouvelle...rauque, vibrante. Savana ferma les yeux, tentant de contrôler les frissons qui parcouraient son corps. Plusieurs minutes suivant la crise qu'avait subie la jeune femme, Arik était toujours éveillé, fixant les profondeurs de la chambre, dents serrées. Blottie contre lui, subissant l'assaut de spasmes musculaires, elle dormait contre lui, mains agrippées à ses bras. La douleur qu'il avait ressentie lorsqu'il avait vu ses cicatrices l'avait paralysée. Tendant sa main dans l'obscurité, il passa ses doigts dans ses cheveux fasciné par leur douceur. Puis l'aube s'éveilla. Arik avait passé la nuit à veiller sur elle. Il devait prendre une décision.........

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