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Extrait ajouté par Jenna95 2013-05-29T17:45:17+02:00

Marisa revint en arrière et se retrouva à côté de moi. Je respirai profondément, remplissant mes poumons de l'odeur des pins et de la terre que nous faisions voler sous nos pas.

- Wouaou, elle est pas causante, murmura Marisa. Un peu comme toi.

Je nous imaginais, Avery et moi, dans une pièce, et l'échange cinglant de monosyllabes qui s'ensuivrait.

— Salut, dirait-elle.

— Salut, répondrais-je.

S'installerait alors un silence de mort et nous regarderions nos pieds.

L'après-midi était arrivé et, en cette fin de septembre, il commençait à faire chaud. Marisa retira son sweat.

— C'est pareil pour toi, hein ? demanda cette dernière, alors que nous étions tous les deux distancés de sept ou huit pas par le groupe. Tu n'as jamais rencontré un seul d'entre eux ?

Je jetai un œil à son tee-shirt rouge et essayai de lire les mots écrits en lettres noires sur sa poitrine mais en vain. Je n'étais pas assez bien placé.

— Je ne les connais pas, dis-je.

À proprement parler, il s'agissait d'un mensonge mais que dire d'autre ?

A vrai dire, je sais tout ce qu'il y a à savoir sur toutes ces personnes, toi y comprise.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-05-29T17:45:02+02:00

Je ne cessais de me dire de me calmer, que c'était idiot, que tout allait bien. C'était la première fois que ces gens me rencontraient et je ne les avais jamais vus. Ils ne s'étaient même jamais rencontrés.

Il n'y avait donc aucune raison que je ne puisse pas faire partie de leur bande. Je les connaissais mieux qu'ils ne se connaissaient eux-mêmes. Je connaissais leurs secrets et leurs peurs. Je savais qu'ils étaient tout aussi paumés que moi.

Si le Dr Stevens ou mes parents s'imaginaient une seconde que j'allais faire des progrès avec eux, ils se trompaient cruellement.

Je préférerais nager dans une mare remplie de piranhas.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-05-29T17:44:49+02:00

Au cours des mois qui suivirent, le Dr Stevens et mes parents cherchèrent à me convaincre qu'une semaine loin de chez moi allait enfin me débarrasser de mon problème.

Cette opportunité, personne ne l'appelait par son vrai nom. A la place, ils se servirent de la gentille accroche d'un camp, d'un camp de vacances ; il y aurait des tas de potes à moi et on ferait du canoë et du tir à l'arc. Le tir à l'arc, le canoë et les potes, c'était du vent. Je compris ce qu'en réalité on attendait et pensait de moi. Ils s'imaginaient que j'étais incurable. Ils tentaient le tout pour le tout.

— Nous recherchons un changement majeur, dit mon père, le regard suppliant, et s'adressant à moi comme si j'avais dix ans et que nous étions tous les deux des copains. Le Dr Stevens pense que ça va marcher, et nous la croyons. Essaie, c'est tout.

— Dis à Will ce qu'elle nous a dit, ajouta ma mère en touchant la main de mon père. À propos de ce type, Rainsford.

— Si tu as la possibilité d'y aller, c'est uniquement parce que le type a formé le Dr Stevens il y a une vingtaine d'années. C'est une sorte de génie. Il propose un programme juste à côté de Los Angeles, unique, et très cher. Et elle t'y a inscrit pour presque rien.

— Tu vois ? Nous ne voulons que ce qu'il y a de mieux pour toi, ajouta ma mère.

— Pourquoi est-ce que je ne peux pas y aller tout seul ?

Parce qu'il s'agit de travailler sur ce problème à plusieurs, insista mon père. Ça ne se passe pas comme avec le Dr Stevens. C'est différent, c'est tout.

— Tu veux parler de thérapie de groupe, comme pour les fous.

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Extrait ajouté par jane88 2013-04-20T11:19:19+02:00

Nouvel extrait

SÉANCE NUMÉRO 167

Et c'est ainsi que,chaque fois que le Dr Stevens quittait la pièce le téléphone à la main, j'emportais un autre truc, un truc auquel je m'étais dit que je ne toucherais pas.

Catinhat

J'étais entré dans son ordinateur,le coeur battant la chamade comme à chaque fois que je m'asseyais dans mon fauteuil. Il y avait longtemps que j'arrivais à me repérer. Je savais où se trouvaient tous les fichiers audio de patients. J'aurais pu les écouter quand je voulais ,allongé sur mon lit, chez moi, en mangeant des Dragibus. Mais non, à aucun moment. Je n'avais toujours pris que mes fichiers, parce qu'il me semblait alors tout comme maintenant, qu'ils m'appartenaient en propre, et non à mes parents ou au Dr Stevens.

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Extrait ajouté par jane88 2013-04-19T22:15:36+02:00

Nouvel extrait

Il y en a d'autres comme toi. Tu n'est pas le seul, Will.

Comment ça, d'autres comme moi?

Tu n'es pas le seul à avoir peur. Beaucoup de gens de ton âge ont peur. Le monde peut sembler effrayant quand on a quinze ans. Mais pour certains, comme toi, il y a des choses beaucoup plus effrayantes qu'elles le devraient. Tu sais ça. Nous en avons discuté. Mais rien n t'oblige à être tout seul; Il y en a d'autres comme toi.

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