Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de DarkAthena59 : Ma PAL(pile à lire)

retour à l'index de la bibliothèque
La Fierté des Highlanders, Tome 1 : Le Secret du Sutherland La Fierté des Highlanders, Tome 1 : Le Secret du Sutherland
Sharon Cullen   
Je ne connais pas l’auteur, mais elle m’a conquise avec son histoire, on se retrouve en Écosse après la bataille de Culloden ou les écossais ont perdus ce conflit, face aux anglais, la répression est dur pour les highlanders, ils doivent fuir, s’exiler ou ils sont torturer, un soir ou Brice SUTHERLAND aident des jacobites à se cacher il trouve une jeune femme au milieu de la route à l’article de la mort, commence le récit, qui est elle ?, que faisait elle ici ?, J’étais curieuse de découvrir ce qu’avait pu subir Éleanor, et son histoire est touchante. Jusqu’où peut aller les ambitions d’un homme pour avoir le prestige et les titres. Les personnages principaux sont attachants j’ai apprécie la simplicité et la patience de Brice vis-à-vis d’Éleanor, quand à l’héroïne elle a une force de caractère qui lui permet de reprendre sa vie et se découvrir. Très bon premier tome.

par tyka
Héritiers des Highlands, Tome 3 : L'envoûteur Héritiers des Highlands, Tome 3 : L'envoûteur
Paula Quinn   
Une romance historique, qui malgré ses couvertures hasbeen, fait partie de mes bonnes pioches car le respect des décors, de "l'histoire" et des convenances sont là. Il y a ce qu'il faut : des personnages attachants, un conflits politique, des sentiments des plus compliqués, les us et coutumes de l'époque… bref, tout y est pour voyager.

Ce tome se retrouve pour le moment être mon préféré des trois car pour une fois, on part d'une histoire qui a existé et donc, on a l'avantage de voir les ressentiments qu'on peut avoir après une rupture. Ce qui m'a plu particulièrement c'est justement le fait que ce personnage féminin n'est pas forcément celle qui a raison, elle a une vision de sa rupture alors que celle de son ancien amant est un peu différente. Une seule chose les réunis mais encore faut-il qu'ils se le disent, ils s'aiment toujours autant.

A partir de là, on aura énormément de dialogues bien punchy dignent d'un Roland Garros. Oui, j'avoue j'ai une très nette préférence pour les histoires où au départ rien n'est gagné et ou l'affrontement est juste jouissif.

Paula Quinn a une plume bien rythmée, très franchement on ne s'ennuie pas. Elle sait alterner les dialogues, avec ces moments d'introspections indispensables à une romance. J'ai passé un super moment, et si les couvs n'étaient pas si cheap, je les voudrais dans ma bibliothèque parce que cette série vaut bien mieux qu'un Julie Garwood ou Maya Banks de chez A&P.


par LLyza
Héritiers des Highlands, Tome 2 : Le Charmeur Héritiers des Highlands, Tome 2 : Le Charmeur
Paula Quinn   
Agréable : Tristan MacGregor est un séducteur connu pour ses nombreuses conquêtes féminines. Pendant les festivités du couronnement du roi, Jacques Stuart, il rencontre une jeune femme qui ne le laisse pas indifférent surtout qu’elle semble être la seule à lui résister. Ils vont faire connaissance et s’apprécier mais lorsque Tristan découvre qui elle est, tout bascule. Il s’agit d’Isobel Fergusson dont la famille est l’ennemie jurée de la sienne. En effet, il y a 10 ans, le père d’Isobel a tué l’oncle adoré de Tristan et le père du jeune homme a tué le père de la jeune femme pour se venger. Malgré ça, Tristan ne peut s’enlever Isobel de la tête et est bien décidé à la séduire. Il se rend donc chez elle... Un 2ème tome beaucoup mieux que le 1er où on se laisse charmer par Tristan, Isobel et tous ses frères. Un agréable moment avec une histoire sympa et pleine d’humour.

par Folize
Les Frères Ténébreux, Tome 2 : Le Courage de l'Héritière Les Frères Ténébreux, Tome 2 : Le Courage de l'Héritière
Courtney Milan   
C’est avec plaisir que je me suis replongée dans la série des frères ténébreux, j’adore son originalité, cette fois ci nous suivons le parcours d’Oliver Marshall demi frère du comte de Clermont qui milite pour le « reform act » et souhaite avoir une place importante à la chambre des communes.
Je me suis demandée, si le sujet abordé allait me captiver, mais c’était sans compter le personnage féminin, Jane, une jeune femme complètement décalée.
Elle donne une légèreté au récit, qui fait du bien.
Ces répliques sont justes excellentes, elle arrive à se faire passer pour une jeune femme inculte, qui manque d’éducation, afin de préserver son indépendance.
Pour ma part c’est Jane qui m’a séduite tout du long, elle est attachante, pétillante et déterminer.
Oliver m’est apparu plusieurs fois distant, froid, je n’ai pas spécialement retrouvé le personnage qu’on avait pu croiser dans le premier tome.
Si je devais lui attribuer un bémol il se situerait dans les autres sujets abordés, ils sont bien trop nombreux, la condition de la femme, le racisme sous-jacent, les charlatans.
Mais ça reste un bon moment de lecture.

par tyka
Les Frères Ténébreux, Tome 3 : Le Complot de la Comtesse Les Frères Ténébreux, Tome 3 : Le Complot de la Comtesse
Courtney Milan   
Le titre n'est pas tout à fait bien adaptée. Nous avons ici, une scientifique du 19e siècle, caché sous le nom d'un autre, homme de préférence, pour publier ses découvertes. L'intelligence des femmes dans cette série de livres est vraiment époustouflante. Pas de nunuche dans cela. De plus nous avons une héroine traumatisée de façon assez spéciale. Vraiment de la bonne romance historique.

par lulu2010
Miss scandals Miss scandals
Pauline Libersart   
Bof. Triste, mais ce livre est plat.
Le récit semble narré au passé, comme si l'auteure mettait en place l'intrigue. Des faits, des faits, des faits, aucuns doutes, accros, hauts ou bas. Je croyais être encore dans cette introduction quand j'ai réalisée que j'étais en faites à plus de la moitié du livre.

Les personnages sont tout aussi plats dû au manque d'émotions et de détails des évènements. Dommage, car l'idée du livre était si bien.

par Vivinnes
Tant d'amour dans tes yeux Tant d'amour dans tes yeux
Karen Ranney   
Ce roman est la suite de "Un parfum d'ensorceleuse", bien que Ian devient Hamish, son vrai prénom (que la traductrice avait changé). Je l'ai trouvé mieux que le précédent car les personnages sont plus charismatiques. L'histoire de Jeanne est très poignante, il y a beaucoup d'émotions. On retrouve toute la famille MacRae et aussi le méchant du tome précédent, Charles Talbot. A lire même si on n'a pas lu "Un parfum d'ensorceleuse".

par Selenia
Le Capitol, Tome 2 : Parce que tu m'appartiens Le Capitol, Tome 2 : Parce que tu m'appartiens
Lisa Kleypas   
J'ai préféré beaucoup plus ce tome que le précédent intitulé "Un jour tu reviendras..." !
Logan Scott a beaucoup changé et son personnage ainsi que celui de Madeline sont attachants .
L'auteur a une façon d'écrire très simple, facile à comprendre
Bref j'ai passé un bon moment à le lire !

par Carotte62
Le clan des MacKinloch, Tome 2 : Séduite par un Highlander Le clan des MacKinloch, Tome 2 : Séduite par un Highlander
Michelle Willingham   
** Extrait offert par Michelle Willingham **

Chapitre 1
Glen Arrin, Écosse, 1305

Lance au poing, les soldats chargèrent, pointant leurs armes vers l’épouse et les filles d’Alex MacKinloch.

Malgré le sang qui coulait goutte à goutte de son avant-bras blessé, Alex n’arrêta pas sa course. Un rugissement primitif s’échappa de sa gorge, tandis qu’il brandissait son épée et se taillait un chemin vers les femmes. Ses poumons le brûlaient, l’émotion du combat brouillait sa perception de la réalité. Au loin, il distinguait la chevelure flamboyante de son épouse Laren, qui venait juste de traverser une douve remplie d’eau, portant leur plus jeune fille dans les bras. La jeune femme peinait visiblement à avancer et, dans son effort pour fuir la forteresse, elle ne voyait pas les douzaines de soldats qui se rapprochaient d’elle.

Il faut que je les rejoigne, songea Alex. Sinon, c’en est fait d’elles.

C’était là une issue qu’il ne voulait pas avoir à affronter. La seule pensée de sa Laren tombant transpercée par la lame d’un soldat le pénétrait d’une indicible horreur. Alors, malgré la douleur lancinante qui lui cisaillait le bras, Alex continua à se battre, se frayant un passage vers elle à coups d’épée. Les soldats lui cachaient la scène et il ne discerna plus rien jusqu’au moment où il vit s’abattre une preste volée de flèches.

La pulsation dans ses propres veines l’assourdit un instant, puis il comprit que les flèches avaient été tirées par son jeune frère Callum, chargé de la protection des femmes et des enfants. Des flammes de plus en plus hautes jaillissaient de la bâtisse en bois dont la silhouette se dressait au-dessus de leurs têtes, telle une sentinelle agonisante.

La forteresse était sur le point de s’écrouler. Alex accéléra l’allure, courant de toute la vitesse dont ses jambes étaient capables. Non loin de lui, Ross, son compagnon de clan, émit un cri :

— Sainte Marie, mère de Dieu !

Alex se ruait en avant, quand il entendit le craquement du bois qui cédait.

* * *

— Callum, saute ! hurla derrière elle une voix masculine.

Les jupes trempées, Laren MacKinloch fuyait en trébuchant à travers la forêt, tandis que la forteresse en proie aux flammes s’effondrait avec fracas. Jetant un coup d’œil entre les arbres, elle contempla, horrifiée, ce qui avait été son foyer.

Disparu à présent.

Et Alex, son mari ?

Elle confia ses filles à Vanora, la femme de Ross.

— Emmenez Mairin et Adaira, voulez-vous ? Je vous rejoins dans un moment.

— Vous ne pouvez pas retourner sur vos pas, objecta la matrone. Ce n’est pas encore terminé.

— Je ne quitterai pas le couvert des arbres, lui promit Laren.

Le voir, seulement le voir, songea-t-elle. Il faut que je sache s’il est sain et sauf.

Sans attendre la réponse de Vanora, elle retourna vers l’orée de la forêt et s’appuya au tronc d’un mince bouleau pour observer la scène. Le froid descendait sur la vallée et le souffle de Laren formait une buée blanche dans l’air du soir.

Lorsqu’elle vit les soldats anglais prendre les hommes du clan en tenailles, son cœur se glaça.

Non, Seigneur. Non !

Elle n’entendait rien de ce qui se disait, mais la sévère détermination qui se lisait sur le visage d’Alex ne pouvait signifier qu’une chose : le pire était encore à venir.

Tout en épiant depuis sa cachette, Laren eut soudain l’impression de remonter le temps. Les années s’effaçaient. Alex n’était plus un chef tout-puissant mais l’homme qu’elle avait aimé. Laren sentit son cœur se briser et des larmes mouillèrent ses joues. Ils s’étaient tellement éloignés l’un de l’autre ces deux dernières années ! Et à présent, elle ne savait même pas si elle le reverrait vivant. Si seulement on lui accordait un dernier moment avec lui, elle aurait tant de choses à lui dire ! Des choses enfermées dans son cœur depuis bien trop longtemps…

Elle pressa sa paume contre le tronc du bouleau. Bien qu’Alex ne puisse pas la voir, elle gardait son regard fixé sur lui, comme pour graver son visage dans sa mémoire et l’y conserver pour toujours.

Soudain, une douleur fulgurante lui déchira le flanc droit. Laren sentit ses genoux fléchir sous elle et ne put retenir un cri en découvrant la flèche enfoncée dans sa chair. Stupéfaite, elle lutta contre la panique. La blessure semblait peu profonde, la pointe n’ayant fait qu’érafler obliquement sa peau le long des côtes, mais Laren réalisa ainsi à quel point elle se trouvait proche de la bataille.

S’obligeant à empoigner l’extrémité empennée de la flèche, elle arracha le trait de la blessure. Du sang jaillit de son flanc et elle pressa sa cape sombre sur la plaie pour endiguer le flot, luttant contre le vertige qui s’emparait d’elle.

Il faut que tu retournes vers tes filles, il le faut.

Laren avait beau craindre pour la vie d’Alex, elle ne pouvait pas rester là, c’était trop dangereux. Il fallait que l’un d’eux survive, pour prendre soin de leurs filles.

Cela la déchirait de devoir choisir entre son mari et ses enfants, mais elle se contraignit à partir. Si les Anglais remportaient la victoire, ils se mettraient à la recherche des survivants et Dieu sait ce qu’il adviendrait. Ses filles avaient besoin d’elle, elle devait les protéger.

À grand-peine, elle remonta le versant de la colline. Chaque pas déclenchait un nouvel élancement le long de ses côtes, mais elle ignora la blessure dissimulée sous sa cape. Il serait toujours temps de soigner cela plus tard.

Lorsqu’elle retrouva ses filles, l’aînée lui enlaça la taille en pleurant. Respectivement âgées de quatre et deux ans, Mairin et Adaira n’étaient pas assez grandes pour comprendre ce qui se passait. Retenant sa respiration, Laren éloigna les mains de Mairin de sa blessure, tout en la rassurant par de douces paroles.

— Où est papa ? s’enquit la fillette. Est-ce qu’il est sauvé ?

Laren sentit sa gorge se serrer. Des larmes lui piquèrent les yeux.

— Je ne sais pas, ma chérie. Nous allons l’attendre ici, loin des soldats.

— J’ai peur, maman.

Laren effleura d’un baiser le front de sa fille.

Moi aussi, si tu savais…

* * *

La terre tremblait sous les sabots des chevaux. Des douzaines et des douzaines de cavaliers apparaissaient de tous côtés, encerclant les troupes anglaises. Robert Fitzroy, baron de Harkirk, observait, furieux, le déferlement des Écossais, renforcés par les effectifs français. Il crispa la main sur la garde de son épée. Dieu, qu’il aurait aimé teindre sa lame de leur sang !

Les MacKinloch étaient pourtant censés périr ce jour-là. N’avait-il pas brûlé leur forteresse jusqu’aux fondations et massacré les membres de leur clan ? Il avait déjà prévu d’installer ici un avant-poste afin de sécuriser d’autres terres pour le roi Edward, mais sa victoire était en train de s’envoler en fumée.

— Faites retraite ! ordonna-t-il.

Dociles, ses soldats obéirent. C’était la voix de la raison. Même si cela blessait sa fierté, Robert n’aurait pas survécu à une demi-douzaine de batailles s’il avait risqué sa vie par des décisions insensées.

Tandis qu’il suivait ses troupes qui se retiraient vers les montagnes, Robert jeta un coup d’œil en arrière. Ce n’était pas fini. Oh non !

La prochaine fois qu’il verrait la tête d’un MacKinloch, elle serait fichée à sa porte au bout d’un piquet, il s’en fit le serment.

* * *

Il leur fallut un quart d’heure pour atteindre le versant du mont. Ensuite, Alex aida son frère Bram à se hisser jusqu’au sommet, en compagnie de Nairna, la femme de celui-ci. Nairna arborait une expression inquiète, car même si Alex et son frère s’étaient tirés de la bataille avec de légères blessures, on décelait encore dans le regard de Bram la folie meurtrière du combat. Mais Alex ne partageait pas l’anxiété de sa belle-sœur, certain qu’une fois au logis, Bram se remettrait complètement.

Lorsqu’ils atteignirent enfin la clairière où les survivants avaient trouvé refuge, Alex exhala un soupir de soulagement à la vue de Laren. Sa première impulsion fut de courir vers elle. Il avait besoin de tenir sa femme dans ses bras, de respirer l’odeur de sa peau, de caresser sa douce chevelure rousse.

Laren fit un pas vers lui puis s’arrêta brusquement, le visage blafard. Une main pressée sur sa hanche, elle tourna son attention vers ses filles. De toute évidence, le regard des hommes du clan, qui observaient la scène, la gênait dans ses effusions.

Alex ne comprenait pas. Certes, ils ne communiquaient guère depuis deux ans, mais était-ce trop demander que d’attendre de sa femme un semblant d’affection ? Pourquoi ne le prenait-elle pas dans ses bras ? La souffrance qu’Alex lisait dans les yeux de Laren le déconcertait, car il n’en saisissait pas la raison. Ne se réjouissait-elle donc pas de le voir vivant ?

Répondant à l’appel de Mairin et Adaira, Laren se pencha vers elles pour leur parler à voix basse, comme pour les empêcher de courir vers lui. Alex vit Adaira s’accrocher à la jambe de sa mère et enfouir le visage dans ses jupes.

L’instant parut s’éterniser. Refoulant ses émotions dans un sursaut d’orgueil, Alex lança un regard à sa femme, dans l’espoir qu’elle parcourrait au moins la moitié de la distance qui les séparait. Mais elle se contenta de lui adresser un signe de tête avant de s’éloigner avec ses filles, fuyant le face-à- face avec lui.

Quelque chose n’allait pas. Elle s’était fermée, coupée de lui, et Alex ignorait pourquoi. Serrant les poings, il regagna la maison de son frère et se força à s’occuper de Bram.

Nairna avait aidé son mari à s’asseoir sur le lit.

— Est-ce que cela va aller, toute seule avec lui ? s’inquiéta Alex.

— Oui, je pense.

La jeune femme versa de l’eau dans une cuvette et y trempa un linge pour nettoyer les blessures de Bram. Après avoir tordu le chiffon, elle lança à Alex un coup d’œil appuyé.

— Retournez auprès de Laren. Elle a besoin de vous.

Avant de les laisser tranquilles, Alex observa la façon dont Nairna prenait soin de son époux. Le profond amour qu’on lisait dans ses yeux et la façon dont Bram la regardait en retour éveillèrent en lui un douloureux sentiment d’envie. Il brûlait de retrouver ce lien fort avec Laren, de briser ce mur invisible qui s’était élevé entre eux.

L’indifférence de son épouse le blessait profondément dans sa fierté. Laren était la femme qu’il avait juré de protéger. Quelques années plus tôt, elle se serait jetée dans ses bras sans se soucier de ce que les autres pouvaient en penser. Elle se serait accrochée à son cou, en lui avouant dans un chuchotement à quel point elle s’était inquiétée pour lui.

Mais à présent, elle gardait ses distances, presque comme s’ils étaient des étrangers l’un pour l’autre.

La frustration d’Alex croissait, tandis qu’il allait d’un survivant à l’autre, s’enquérant du confort de ses compagnons. Pendant tout ce temps, Laren ne fit pas mine une seule fois de s’avancer vers lui. Très pâle, elle se tenait à l’écart, comme si elle craignait de prendre les devants.

Au diable ! finit-il par songer, exaspéré. Que sa femme veuille encore de lui ou non, ils avaient tous deux échappé de peu à la mort et il voulait la tenir contre lui. Il avait besoin de la prendre dans ses bras, même si elle était trop timide pour répondre à son étreinte.

Se frayant un chemin dans la foule, il se dirigea droit vers elle et, sans prononcer un mot, l’attira contre sa poitrine. Laren laissa échapper un léger cri avant de poser les mains sur ses épaules. Alex ne dit mot, gardant pour lui les pensées qui se bousculaient dans sa tête. Adaira et Mairin vinrent s’agripper à ses jambes, mais en cet instant, c’était de Laren qu’il avait besoin.

Il avait vaguement conscience qu’elle ne l’enlaçait pas vraiment en retour. Ses mains étaient posées sur lui, mais il ne décelait aucune chaleur dans ce geste. Laren ne répondait pas à son étreinte. Les bras autour de sa taille, Alex s’écarta un peu pour la regarder et son cœur se serra.

Il avait eu tort de croire que s’il faisait le premier pas, elle l’accueillerait ardemment en retour et que ces deux années d’éloignement ne compteraient plus, puisqu’ils étaient vivants. Mais Laren détournait les yeux, comme si elle n’osait pas parler.

Sans un mot, Alex laissa retomber ses bras. Les fillettes bavardaient, posant de multiples questions. Quand pourraient-ils rentrer à la maison ? Et où allaient-ils dormir ? Mais il était bien incapable de leur fournir des réponses.

Son ami Ross s’approcha de lui.

— Voulez-vous conduire votre famille chez nous pour cette nuit ?

Située du côté opposé de la citadelle, la demeure de Ross avait pour cette raison été épargnée par le feu.

Sans quitter Laren des yeux, Alex acquiesça.

— Volontiers, si cela ne vous cause pas de tracas.

— Pas le moins du monde, le rassura Ross. Vanora va s’occuper des enfants, elle adore cela.

Le regard assombri, il contempla la fumée qui s’élevait de la vallée en dessous d’eux.

— Et vous aurez besoin d’habiter quelque part en attendant de pouvoir reconstruire le manoir.

— Je vais emmener tout de suite les petites là-bas, intervint Laren d’un ton calme. Si vous pensez qu’il n’y a plus de danger à y retourner…, ajouta-t-elle à l’intention d’Alex.

Sa voix trembla sur ces mots. Mais quand Alex hocha la tête, elle prit ses filles par la main et les entraîna loin de la foule.

Ross s’adressa de nouveau à lui, mais Alex n’entendit pas un traître mot de ce qu’il lui disait.

Pourquoi Laren se comportait-elle aussi bizarrement ? Machinalement, il baissa les yeux vers ses mains et déglutit, horrifié. Du sang maculait le creux de ses paumes, là où elles s’étaient posées sur sa femme.

Le sang de Laren.

* * *

Le visage mouillé de larmes mais la tête haute, Laren tenait fermement la menotte d’Adaira, tandis que Mairin trottait devant elle. De son autre main, elle se comprimait le flanc, en tâchant de ne pas respirer trop à fond. Quand Alex l’avait enlacée, il avait appuyé sur la plaie sans le savoir et elle avait failli s’évanouir de douleur. Sa blessure, cuisante, la tenaillait, mais elle refusait de s’apitoyer sur elle-même.

Elle n’en avait pas parlé à ses filles. Les petites étaient déjà suffisamment effrayées après la bataille et les faire encore pleurer était bien la dernière chose qu’elle souhaitât. Mieux valait rassembler son courage pour ne pas s’effondrer devant les enfants. Laren n’aurait jamais cru qu’une blessure légère puisse se révéler aussi douloureuse.

À présent que les soldats ennemis avaient battu en retraite, elle pouvait retourner à Glen Arrin et y trouver un endroit discret pour se soigner. Sa paume de nouveau poisseuse lui apprit que la plaie avait recommencé à saigner. Des étoiles dansaient devant ses yeux.

Tu aurais dû le dire à Alex, lui reprocha sa voix intérieure. Un élancement de regret lui poignit le cœur à cette pensée. Lorsque Alex l’avait prise dans ses bras, elle avait été si tentée de s’accrocher à lui et de sangloter en lui racontant ses misères ! Mais une femme hystérique le maculant de sang devant tout le monde était bien la dernière chose dont il avait besoin en ce moment. Il fallait qu’il se montre fort devant son clan, qu’il incarne le chef dont ils avaient tous besoin dans la tourmente. Il serait bien temps de se confier à lui plus tard, quand ils se retrouveraient seuls.

Laren prit une profonde inspiration et essuya ses larmes. Pour le moment, l’urgence était d’amener ses filles chez Ross, où elles pourraient trouver un abri.

Mairin revint marcher à côté d’elle.

— Pourquoi pleurez-vous, maman ? Vous êtes triste ?

— Seulement fatiguée, mentit Laren.

Il fallait qu’elle tienne bon. Alex ne pouvait pas les aider. Il devait s’affairer à trouver des refuges pour les autres membres du clan et sans doute ne les rejoindrait-il que bien plus tard dans la soirée.

— Pa ! cria soudain Mairin, lâchant la main de sa mère.

Surprise, Laren se retourna et vit Alex se diriger vers elles à grandes enjambées. Il semblait si furieux que Laren sentit son cœur sombrer dans sa poitrine. D’un geste instinctif, elle replaça une main sur son flanc pour compresser sa blessure.

— Pourquoi ne m’avez-vous rien dit ? cria Alex dès qu’il se retrouva près d’elle.

Levant les mains, il lui montra ses paumes rougies de sang.

— Ce n’est rien, le rassura Laren. Je vais aller mieux dans un instant.

Et se tournant vers les filles :

— Mairin, je voudrais parler avec ton père. Emmène Adaira en bas et attends-nous.

Impressionnée par l’expression de son père, la fillette pâlit et, sans discuter, s’éloigna avec sa sœur.

— Que s’est-il passé ?

— Oh ! c’était juste une flèche. Elle a percé la peau ici, expliqua Laren en désignant son flanc. Mais ce n’est qu’une plaie superficielle. Vanora va m’aider à la nettoyer.

— Et vous espériez peut-être me cacher cela ?

La voix d’Alex vibrait de reproche, mais Laren y perçut aussi une note de peur. De toute évidence, il s’inquiétait pour elle.

— Vous aviez déjà trop de soucis et je ne voulais pas vous ennuyer, surtout pour une blessure légère.

— Bon sang, vous avez été transpercée par une flèche, Laren ! Comment avez-vous pu penser que je ne m’en soucierais pas ?

Jamais Laren n’avait vu son mari aussi furieux. Elle détourna la tête, ne sachant comment apaiser sa colère.

— Les filles ont déjà été assez éprouvées aujourd’hui. Il est inutile d’ajouter à leurs angoisses.

— Et vous ? chuchota Alex d’un ton âpre. Vous n’avez pas été éprouvée, peut-être ?

Il tendit la main pour lui caresser le visage. Laren recula d’un geste instinctif. S’il la touchait, là, maintenant, elle s’effondrerait complètement. Elle pouvait résister à sa colère, mais pas à sa tendresse.

— Cela va aller, affirma-t-elle.

Elle tourna les talons, puis jeta un regard en arrière. Sur le visage d’Alex, l’incrédulité se mêlait à présent à la frustration. Il lui emboîta le pas, et quand ils eurent rejoint les filles au pied du versant, il se pencha pour soulever Mairin dans ses bras. Il la serra contre lui et la contempla un instant avant de se baisser vers Adaira, qu’il hissa sur son autre bras.

Il adorait ses filles et aurait donné sa vie pour elles, Laren n’en doutait pas. Devant Mairin et Adaira, il s’adoucit aussitôt, leur montrant le visage d’un père attentionné qui se souciait bien plus que de leur bien-être physique. Et les petites lui rendaient son amour.

— Vous allez bien ? Vous n’êtes pas blessées, n’est-ce pas ?

Il les examina toutes deux avant de tourner les yeux vers Laren, qui soutint son regard.

— Elles vont très bien, le rassura-t-elle.

Il avait réprimé sa colère devant ses filles, mais Laren la sentait là, toujours présente sous son calme apparent.

Au bout d’un moment, Adaira se mit à gigoter et tendit les bras vers elle. Laren voulut la reprendre, mais Alex secoua la tête, resserrant son étreinte autour de sa fille.

— Reste avec papa, ma chérie.

Laren lui en fut reconnaissante. Avec sa blessure, elle aurait eu du mal à porter l’enfant jusque chez Ross.

— Avez-vous mangé ? s’inquiéta Alex.

Fouillant dans sa besace, il en sortit un morceau de viande séchée.

Les fillettes acceptèrent chacune un petit bout de gibier, qu’elles se mirent aussitôt à grignoter. Alex en offrit aussi à Laren, mais elle refusa. La seule pensée de la nourriture la rendait nauséeuse.

Alex reposa Mairin à terre et la prit par la main, tandis qu’ils se dirigeaient tous quatre vers l’extrémité de la forteresse.

La vue de Glen Arrin fut un crève-cœur pour Laren. Le manoir n’était plus qu’une masse informe de bois calciné et de tisons. Une fumée noire s’élevait du bâtiment détruit. À part les vêtements qu’elle portait sur elle, tout ce que Laren possédait se trouvait dans la bâtisse réduite en cendres. Les tapisseries qu’elle avait tissées, les robes des petites. Le lit qu’Alex avait confectionné pour eux lorsqu’ils s’étaient mariés.

Les larmes jaillirent de nouveau de ses yeux, en dépit de ses efforts pour les refouler.

— Qu’allons-nous faire ? demanda-t-elle à son mari, sachant que sa peine égalait la sienne.

Réprimant visiblement son émotion, Alex serra les mâchoires à la vue des ruines.

— Enterrer les morts. Et tout recommencer.

Il les conduisit à la maison de Ross, s’assurant qu’elle n’avait pas été endommagée avant de laisser les fillettes pénétrer dans la petite demeure au toit de chaume. Lui-même demeura à l’extérieur avec elle, et Laren ne put déchiffrer ses sentiments dans ses yeux. Sans un mot, il s’avança vers elle et écarta les pans de sa cape. Le sang avait traversé la robe de laine qu’elle portait dessous, imbibant l’étoffe.

— Ne bougez pas, intima Alex. Vanora ! appela-t-il en se hâtant vers la matrone, qui achevait de descendre le versant de la colline. Laren a été blessée. Nous avons besoin de votre aide.

La femme se précipita vers Laren, tandis qu’Alex écartait de nouveau la cape. Gênée, Laren sentit ses joues s’empourprer. Elle comptait requérir l’assistance de Vanora, de toute façon, mais Alex se comportait comme si cette blessure mettait sa vie en danger !

— Oh ! ma chère, que vous est-il arrivé ? s’exclama Vanora, s’affairant aussitôt autour d’elle.

Alex recula pour la laisser examiner la plaie.

— Ce n’est pas aussi grave que cela en a l’air, affirma Laren, tandis que Vanora se précipitait dans la chaumière pour aller chercher une aiguille et du linge.

À en juger par le regard fulgurant dont il la gratifia, Alex n’en croyait pas un seul mot. Il la rendait nerveuse à rester là près d’elle, la dominant de toute sa taille.

— Vous devriez aller vous occuper des autres, suggéra-t-elle. Le clan va avoir besoin de vos instructions et de vos conseils.

Son mari ignora ses paroles, le regard fixé sur son flanc.

— Il n’est pas question que je vous laisse alors que vous êtes blessée.

— S’il vous plaît, Alex, ce n’est rien, vraiment, insista Laren dans un chuchotement. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, je vous assure.

Elle réprimait sa douleur à grand-peine, ne voulant pas dévoiler sa faiblesse devant lui.

— Le clan a besoin de vous, répéta-t-elle en désespoir de cause.

— Et pas vous ?

Laren perçut dans ces mots une amertume qu’elle ne comprenait pas. Elle tenta un pas vers son mari et le vit se raidir.

— D’accord, fit-il sèchement. Si vous voulez que je m’en aille, je m’en vais.

Entre eux, la distance et la froideur semblaient se creuser. Vanora attendait sur le seuil de la chaumière, mais Laren n’avait pas envie d’entrer tout de suite. Elle voulait calmer Alex, lui faire comprendre qu’elle n’essayait pas de le repousser.

Il s’éloignait déjà à grands pas, mais elle s’élança pour le rattraper.

— Je suis navrée de ce qui est arrivé à Glen Arrin, balbutia-t-elle.

C’étaient là des paroles maladroites, qui n’exprimaient en rien ce qu’elle ressentait.

Alex fit volte-face et revint vers elle, toujours aussi furieux.

— Pour l’heure, je me moque bien de Glen Arrin ! explosa-t-il. Vous avez été blessée et vous avez essayé de me le cacher !

Laren recula d’un pas. Que répondre ? Alex la saisit par les épaules, l’attirant vers lui pour l’obliger à lui faire face. Elle ne voulait pas subir le choc de sa colère, pas en cet instant, quand la souffrance physique la submergeait. Mais lorsqu’elle se risqua enfin à le regarder en face, elle ne lut qu’inquiétude et crainte dans les yeux de son mari.

— Vous auriez pu mourir aujourd’hui. Et vous vous imaginez que je me soucie d’un tas de bois calciné et de cendres ?

Il se passa une main dans les cheveux, luttant visiblement pour réprimer sa colère.

Laren se tut, incapable d’articuler un mot. Sous la fureur apparente se dissimulait un homme qui tenait à elle. Cette constatation lui coupa le souffle, car c’était une découverte pour elle. Au fil des années, leur mariage s’était délité au point qu’elle ne voyait plus que rarement son époux pendant la journée et même la nuit. Être ensemble n’était plus une nécessité profonde, c’était devenu une simple habitude.

— Cela va aller, chuchota-t-elle.

Alex l’enveloppa d’un regard dubitatif.

— Vous êtes sûre ?

Laren demeura silencieuse, les joues humides de larmes, ne sachant que dire ni que faire. Ce fut alors qu’elle remarqua la tache rouge qui imbibait la manche d’Alex. À en juger par l’expression durcie de son visage, il devait souffrir lui aussi, bien qu’il n’en ait rien dit. Aucun d’eux ne voulait admettre sa blessure devant l’autre, songea Laren avec ironie.

— Et vous ? Souhaitez-vous que j’examine votre bras ?

— Non. Occupez-vous des filles.

Et pas de moi. Laren comprit le sous-entendu et son cœur se serra davantage. Jadis, Alex l’aurait laissée examiner sa plaie, et même si elle n’était pas la plus expérimentée des guérisseuses, il se serait soumis à ses soins. Mais plus maintenant, semblait-il.

Elle se rapprocha de lui. Ce qu’elle voulait lui dire, c’était qu’elle resterait à son côté, que cela comptait encore beaucoup pour elle.

— Alex…

Il lui rendit son regard, et dans ses yeux, Laren lut l’ampleur de son désespoir. Elle comprit qu’il ne reviendrait au logis que tard dans la nuit, quand elle dormirait déjà. Elle aurait voulu l’enlacer, poser la tête sur sa poitrine. Mais il était le laird, le chef. D’autres devoirs plus importants l’appelaient.

Laren soupira. Une boule se forma dans sa gorge lorsqu’elle vit son époux baisser la tête et tourner les talons.

La partie la plus égoïste d’elle-même aurait préféré qu’il choisisse de rester.

* * *

Alex traversa la forteresse, envahi par un terrible sentiment d’impuissance. Des relents de fumée imprégnaient l’air, le faisant tousser. Mais tout en rejoignant ses frères, il ne pouvait cesser de penser à Laren.
Trois amis, Tome 1 : Le Preux Chevalier Trois amis, Tome 1 : Le Preux Chevalier
Loretta Chase   
http://leslecturesdeveralice.blogspot.com
Lu en VO.
Et revoilà Loretta Chase, pour le plus grand bonheur de ses fans... Une auteur qui livre ses opus avec parcimonie... Et quels opus !
Ce tome premier dans sa nouvelle série ne déroge pas à l'habileté coutumière de cette auteur accomplie... Jugez plutôt...
Vous aimez les histoires de livres et de bibliophiles? Vous aimez les héroïnes à lunettes, taxée de fille la plus ennuyeuse de la Saison? Vous aimez les filles laissées pour compte qui se révèlent au fil des pages de formidables héroïnes, imprévisibles, pleines d'esprit et de saillies savoureuses? Vous aimez les chiens qui font "Woua !"? Vous aimez les amitiés masculines, tendres, cocasses, canailles et un brin ridicules? Vous aimez les héros adorablement et irrésistiblement crétins, prompts à s'autodénigrer avec fantaisie et humour, tenaces, authentiques, et qui fondent de tendresse devant la femme de leur coeur? Vous aimez les personnages secondaires qui ont droit, sûrement, à une seconde chance? Et les personnages qui vous font dire : Oh, vivement la suite...? Et les scènes de tonnerre et de cabane au fond des bois? Et les épiques et ébouriffantes scènes comiques mettant en jeu rivières boueuses ou chaise roulante capricieuse? Vous aimez rire, fondre, et savourer de belles lettres d'amour? Vous aimez quand tous les ingrédients ou presque qui font un formidable livre de comédie historique, enjôleur, rythmé, et sensuel, se trouvent réunis? Et quand vous refermez la dernière page à regret, mais le sourire aux lèvres?
Alors n'attendez pas : A Duke in Shining Armor mérite de figurer en bonne place dans votre bibliothèque... rangé, comme il le mérite, dans les Incontournables.

par everalice