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Bibliothèque de Darwiniste : Mes envies

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La guerre n'a pas un visage de femme La guerre n'a pas un visage de femme
Svetlana Alexievitch   
Depuis un certain temps, j'éprouve l'envie de découvrir des œuvres de nationalités étrangères et diverses. J'étais curieuse de découvrir une autrice russe, La guerre n'a pas un visage de femme de Svetlana Alexievitch m'a semblée être une bonne opportunité. Le sujet dont il traite n'a fait que me rendre encore plus curieuse. Je ne regrette nullement l'aventure. Au début de l'ouvrage, on trouve une partie méthodologique où l'autrice nous rapporte ses méthodes de travail. Il comporte une partie consacrée à l'auto-censure, que j'ai trouvée intéressante. En effet, nous sommes nombreux à nous auto-censurer. Dans ce genre de témoignage, ce type de comportement n'est que plus récurrent. Toutefois, la narratrice va plus loin: elle avoue elle-même s'être auto-censurée, avant de se raviser, préférant livrer son matériel de travail tel qu'il était, sans coupure. Cela peut expliquer l'impression de « brouillon » de certains lecteurs, qui ont pu se sentir perdus au fil du texte. Pour ma part, ça n'a pas été le cas. Je n'ai eu aucun mal à me retrouver dans ma lecture. Celle-ci se décompose sous plusieurs intitulés, plusieurs sujets, ce qui permet d'instaurer une certaine cohérence dans le texte.

Une fois qu'on a terminé l'introduction méthodologique, on découvre les premiers témoignages. Poignants. L'un des premiers récits m'a profondément marquée, au point que je m'en souvienne encore aujourd'hui, alors que je l'ai lu il y a quelques mois. On est confronté à l'instinct de survie de l'être humain, poussé dans ses retranchements, dans ses limites. On en vient à faire, penser, dire des choses, qui nous semblaient impossible. Plusieurs de ces femmes repensent à certains de leurs actes avec honte, culpabilité, dégoût. On lit ces confidences, ces moments qui ont tant marqués leurs vies. On a la gorge nouée, un nœud au cœur. Je ne saurai expliquer correctement ce que j'ai ressenti pendant ma lecture. J'étais véritablement plongée dans celle-ci, comme si j'y étais. J'avais la sensation d'être avec elles, avec toutes ces femmes. Avant de commencer La guerre n'a pas un visage de femme, je pensais naïvement le parcourir petit à petit. Grave erreur. Il ne m'a fallu qu'une journée pour le terminer.

Les témoignages se révélent tellement poignants, captivants, puissants, qu'il nous est difficile de les laisser. Si on lâche notre lecture, on a le sentiment de les abandonner, de les laisser seules, dans leurs enfers. C'est un sentiment totalement erroné, mais c'est ce que j'ai ressenti à titre personnel. Alors je continuais. On découvre des personnages atypiques, aucune femme ne se ressemble. Tandis que certaines éprouvent de la honte vis à vis de leurs agissements et vivent mal avec leur passé, d'autres s'en sont accommodées et ont refait leur vie en assumant leurs actes. On apprend qu'un grand nombre d'entre elles ont été incitées à garder le silence sur leur passé au cours de la guerre. Tous les soldats ont subi des choses atroces, qui les ont poussé à agir d'une manière qu'ils n'auraient jamais cru possible. Plusieurs problématiques sont soulevées. Il me vient l'exemple d'une femme tireuse d'élite qui a pris l'initiative de tuer un soldat allemand, puis se met à réfléchir : ai-je bien fait ? Ce geste en valait-il la peine, même s'il s'agit d'un allemand ? Un ennemi, qu'ils ont tous appris à mépriser, à hair, avec une rage exponentielle ? Elle n'avait jamais tué avant et cette prise de conscience la saisit, la paralysant de tous ses membres. La camarade qui l'accompagnait essaye de la réconforter, la félicite. Pourtant, cela ne suffit pas à lui enlever l'idée qu'elle a ôté une vie humaine. Cela fait partie des témoignages qui me sont resté à l'esprit. J'ai aimé m'interroger, apprendre des choses, en remettre d'autres en question.

On découvre leur sort, à ces femmes qui se sont battues pendant la Seconde Guerre Mondiale aux côtés des hommes soldats et on s'indigne. On s'attriste. On s'énerve. On est dépité. Pourquoi ? Il était saisissant de constater que les rapports entre hommes et femmes s'est amélioré durant la guerre, sur le champ de bataille. Si au début les femmes soldates ont été sujet de raillerie, elles ont rapidement fait leurs preuves, au point d'être acceptées au même tire que leurs compagnons masculins. Elles nous le disent : ils formaient un front uni, égaux, dans la même situation. Ils s'entraidaient, oubliant tous les préjugés et conventions qui les emprisonnaient et les éloignaient. Ces femmes nous expliquent que la guerre les a rapprochés. Malgré toutes les horreurs subies, il y avait cette consolation : elles se sentaient à leur place. Elles se sentaient utiles, efficaces, de même que leurs camarades. C'est saisissant de prendre conscience qu'il ait fallu l'arrivée de la guerre pour qu'une telle évolution arrive. Puis, la guerre se termine. Les choses redeviennent « normales », aussi « normales » qu'elles l'étaient avant la guerre. Cela a pour effet de bouleverser le quotidien de ces femmes : elles avaient appris à vivre d'une certaine manière, maintenant, il leur était demandé d'agir de nouveau comme avant. Alors que c'était impossible. Pourtant, on ne leur a pas laissé leur chance : insultées, méprisées, ignorées. Considérées comme des « femmes impures » avec pour seul but de distraire les hommes par les femmes, on reniait leur rôle, leur implication, leurs souffrances. Les hommes qu'elles avaient connu, les ont ignorés. Ont détourné les yeux. Ont agi comme s'ils n'entendaient rien, ne voyaient rien. Abandonnées. Pour finir par être oubliées de l'Histoire. Elles nous expliquent leur détresse, leur sentiment d'injustice, leur honte. Oui, car ce qu'elles subissent les contraignent à voir leur passé comme une honte, alors qu'on célèbre les actes des hommes soldats, considérés comme courageux. Les femmes, elles, ne sont que des intrigantes, pas courageuses, ni fortes. Nous, lecteur, on est indigné. J'étais indignée. Je me souviens encore d'un passage où l'une des femmes rentre chez elle, pas grièvement blessée (ce qui est en soi un exploit). Elle est accueillie avec châleur par sa mère, avant qu'on lui demande si elle avait parlé de son rôle pendant la guerre. Non, répond-elle. Parce qu'il fallait comprendre : sa petite sœur devait trouver un mari. Si quiconque apprenait le passé de soldat de sa sœur aînée, il en serait fini pour elles. J'étais déconcertée. On leur a imposé le silence pendant des années, leur refusant leurs souffrances, leur légitimé, leur voix.

A ce moment-là, j'étais vraiment contente d'avoir découvert cet ouvrage. La majorité des lecteurs sont de ceux qui aiment « voyager », s' « aérer l'esprit ». J'en fais partie. Mais je fais aussi partie des lecteurs désireux d'apprendre. Ici, je n'ai pas été déçue une seule seconde. Mieux : mes attentes ont été comblées et plus encore. Si je dois être honnête, je dois reconnaître La guerre n'a pas un visage de femme comme un coup de cœur. Le titre est équivoque : en songeant à la guerre, on n'envisage pas l'éventualité d'un soldat féminin. Pourtant, il y en a eu. A nous de ne pas les oublier et de nous intéresser à leur histoire.

par Eleanara
Lettres à un jeune poète Lettres à un jeune poète
Rainer Maria Rilke   
Rilke n'est pas simple à lire et pourtant, il laisse de magnifiques écrits. Sans doute pour être auteur moi-même, ce livre m'a particulièrement touché ou plutôt... parlé !

Je m'appuie sur ces quelques mots :
"...Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre cœur ; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit d'écrire..."

Cela résume bien sa pensée et ce qu'il peut en découler. Cela reste peut-être scolaire pour certains et c'est tout à fait respectable. Personnellement, je m'y retrouve...

par GillesMV
Le Loup des steppes Le Loup des steppes
Hermann Hesse   
Au premier abord, le début du bouquin m'a paru juste intéressant. La préface dans laquelle est introduit Harry le présente comme une personne qui promet d'être intéressante à découvrir, et qui devrait renvoyer chez certain des échos d'eux-mêmes, comme un miroir, oui. En fait, personnellement, et comme d'autres livres semblables, quand Harry commence à raconter sa rencontre avec Hermine, cet écho fut tel que j'ai vu en ce récit des réponses à mes questions, et surtout un sentiment de soulagement, de quiétude, d'apaisement de ma solitude, car ce que je voyais dans ces lignes était l'histoire d'une identité particulière, incarnée par Harry Haller dans ce livre, qui suivait le destin inhérent à cette identité ; et à nouveau, je me sentais vivre à travers ce livre, comme lisant mes pensées, me sentant proche de l'auteur, car lui aussi connaissait cette identité, et son destin. C'est le récit d'une identité qui existe indépendamment de toute fiction, dans l'imaginaire. Et nous sommes, dans la vie, tous une incarnation d'une identité que nous avons choisie et que nous poussons vers un destin. Nous savons comment ça doit se terminer, comme Harry et Hermine savaient. La question du juste milieu est présente dans la balance entre ces moments où Harry bascule entre deux bonheurs contradictoires ; ce qui fait ressurgir la préoccupation de la vie : le besoin toujours de trouver un équilibre, sans parvenir à l'atteindre, en retombant inexorablement de l'autre côté. Sisyphe doit bien savoir de quoi je parle.
Mais beaucoup d'autres choses sont à comprendre encore, et je devrais le relire, car la quête de chaque homme vers l'immortalité, l'Eternité, est un point crucial. Tout comme la scène du théâtre qui confronte Harry à lui même.
Bref je m'embrouille. Un livre a lire donc. Pas divertissant, mais très intéressant.
Les Grandes Espérances Les Grandes Espérances
Charles Dickens   
Quand j'ai lu ce roman je devais avoir à peine 12 ans. C'était un vieux livre poussiéreux et corné trouvé dans un vieux carton rangé dans le garage, les premières pages n'étaient pas faciles à dépasser... et pourtant il est devenu mon roman favori ! L(es)'histoire(s) ne laisse(nt) pas de m'émouvoir et le suspense d'affoler mon coeur à chacune de mes relectures.

par Brit
L'Île aux mensonges L'Île aux mensonges
Frances Hardinge   
En 2015, ce roman est le 2eme de littérature jeunesse à obtenir le prix Costa : l’équivalent du Goncourt en Angleterre. Frances HARDINGE succède donc à PULLMAN et sa Croisée des Mondes. En voilà un défi à relever. Et c’est fait avec brio ! Le scénario est mené à la perfection avec intelligence et finesse. Même Patrick NESS dit qu’il est « brillant, sombre, haletant et tellement original ». C’est le résumé parfait selon moi.


Dans l’Angleterre victorienne, les femmes sont encore moins écoutées qu’auparavant. Ce qui déprime considérablement Faith qui est passionnée par les sciences grâce à son père. Reconnu dans le monde scientifique, il est connu s’opposer à Darwin et sa théorie de l’évolution des espèces grâce à la découverte de fossiles de Nephilim. Cependant, un scandale couvrant ses découvertes éclate et il est contraint de s’exiler sur une île avec sa famille. Mais cela ne stoppe pas ses recherches. Non, ce qui les stoppe, c’est sa mort. Et si Faith est persuadée qu’il a été tué, ce n’est pas le cas du village. Ecoutera-t-on la voix d’une femme dans cette Angleterre conservatrice ?


Il y a une densité incroyable de recherches faites qui en font une œuvre véritablement littéraire. Tout d’abord le cadre historique qui est véritablement travaillé pour faire une peinture sociale d’une grande authenticité. Il s’agit d’un roman féministe : l’intrigue dénonce le peu de place faite aux femmes qui sont condamnées à rester dans l’ombre au XIXe siècle. Nous avons ici une dénonciation à la Jane AUSTEN. Mais, nous n’avons pas une cruche pour autant qui se contente de regarder le monde scientifique évoluer : Faith sait être intrépide et audacieuse pour que sa soif de connaissance se libère du corset social. De plus, les inspirations littéraires sont nombreuses : Les Dix Petits Nègres pour le thriller psychologique victorien sur une île nappée de brume et de mystère. La plume de HARDINGE sait nous mettre sous tension pour que l’on accroche à son œuvre. Mais on retrouve aussi beaucoup de mythologie : Cassandre que l’on n’écoute pas, Antigone pour le combat que mène Faith afin que son père ait une sépulture décente. Et enfin, nous avons une dernière référence à la tragédie Hamlet dans la vengeance envers le meurtrier, la folie qui la gagne et les mensonges qu’elle répand tout en recherchant la vérité. Cette dernière référence induit du suspens dans cette partie de Cluedo à laquelle se greffe le secret de l’arbre. Car non seulement HARDINGE sait s’inspirer avec brio des grands classiques, mais en plus elle sait y ajouter un fantastique fascinant et troublant avec un concept magique original. Nous avons donc une richesse des thèmes très appréciable et rare en littérature jeunesse : la connaissance, la foi et le doute sont interrogés. Il est intéressant de voir comment l’auteure montre la découverte de la science face aux certitudes théologiques et le refus des théories de Darwin. Mais HARDINGE nous parle aussi de la loyauté familiale, de la place des femmes dans la société et leurs manigances pour être considérées. Voici donc un livre au style travaillé pour peindre des aventures historiques et fantasy qui plairont aux adolescents comme aux adultes. En voilà un qui mérite son prix !

EXTRAIT : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2017/06/lile-aux-mensonges.html
Beren and Lúthien Beren and Lúthien
J. R. R. Tolkien   
J'avais classé ce livre en bronze, mais à la réflexion je me dis que je ne l'ai vraiment pas aimé !!! J'ai été attiré par le nom de Tolkien... autant prévenir les autres éventuels lecteurs !!! Quelle déception ! Pas du tout ce que j'attendais !
Ni personnage nouveau, ni histoire nouvelle !
Ce n'est pas un récit de Tolkien : ce sont les élucubrations de son fils, entrecoupées d'extraits, de passages, puis de nouveau des réflexions, etc.
Indigeste.
Et Christopher Tolkien annonce tout de suite la couleur : il n'y a rien de nouveau, aucune page inédite, dans ce qui est publié là. Limite arnaque utilisant le nom de Tolkien !!!!

par Harold78
Le Pays des rêves oubliés Le Pays des rêves oubliés
Lavinia Petti   
Malgré que ce livre soit un sp, ce fut une déception totale!
L'intrigue n'avance pas, trop de répétitions au niveau de l'écriture. Bref, un beau gâchis quand on voit l'originalité de l'univers de ce livre.
Œil-de-chat Œil-de-chat
Margaret Atwood   
Elaine revient dans la ville de son enfance, et remonte ses souvenirs pour essayer de définir l'enfant qu'elle était puis la femme qu'elle est devenue, par le regard de ses amies, de sa famille, de ses enseignants. N'est-ce pas plutôt ses toiles qui, toutes reliées à son histoire, permettent d'en savoir plus sur elle ? Le jeu d'aller-retour entre présent et passé est un peu long, c'est la partie sur Elaine enfant que j'ai préférée à celle sur l'adulte. Dommage que Cordélia, si présente au début, s'efface progressivement - au moins dans la réalité puisque la Narratrice continue à lui parler. Le début est plus fort, notamment dans l'évocation du harcèlement moral que des enfants de 10ans exercent les unes sur les autres - des passages très puissants.

par Laurien
Le Goût du bonheur, Tome 1 : Gabrielle Le Goût du bonheur, Tome 1 : Gabrielle
Marie Laberge   
Dès les première pages j'ai adoré le quotidien de la famille Miller. Florent et Adélaide tellement attachant, Gabrielle si humaine mais en même temps tellement attaché à sa religion et Edward le mari de la protagoniste, Gabrielle, avec qui il forme un si beau couple! Bref, j'ai adoré. J'ai également beaucoup apprécié découvrir le personnage de Nic qui va évoluer plus intensément au fil et à mesure du roman. Découvrir la famille Miller dans leurs vies de tous les jours m'a bien plu, c'était addictif et palpitant. Mais comme chaque roman il y a toujours un petit hic. J'ai été un peu déçu de perdre les moments entre Gabrielle et Edward, dans les 100-200 dernière pages l'auteur c'est bien plus concentrer sur Nic, Adélaide et Théodore. Mais vu que moi j'adore Adélaide et bien ça ne m'a pas tant que ça gênée.;) Et cette fin! Cette fin! Marie Laberge sait nous surprendre, bravo! Avec un petit plus pour toute les féministe!