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De chair et d'encre



Description ajoutée par Amaranth 2017-12-24T09:12:25+01:00

Résumé

Abordant au gré de ses envies – et des besoins de ses histoires – tous les rivages de l’imaginaire, Dola Rosselet ne s’interdit rien : « ce sont les personnages qui décident », dit-elle. Ses thèmes de prédilection se sont dégagés en creux, nouvelle après nouvelle, jusqu’à constituer cet ensemble puisant aux sources des grandes tendances de l’imaginaire. De chair et d’encre est donc un recueil placé sous le sceau de la diversité et de l’harmonie.

Des âmes en peine, d’étranges survivances, des absences si présentes, des ombres qui refusent de s’estomper quand vient le crépuscule, des parfums entêtants aux propriétés impossibles, des jeux de la séduction à la fois cruels et sensuels… Dola Rosselet, c’est une voix vibrante qui s’élève pour demander ce qu’il reste après. Après l’amour, après la mort, après l’exil, après la guerre, après la pluie, après… demain.

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Classement en biblio - 2 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par sergerollet 2019-06-27T17:44:03+02:00
Diamant

Même –et surtout- sans tenir compte du foisonnement des sous-genres artificiels qui encombrent les librairies, (bit-lit, urban, dark, high fantasy…) je suis convaincu qu’il existe plusieurs catégories de fantastique, ce genre inclassable que la critique méprise et que le public comprend mal. On y trouve les récits qui lorgnent vers l’épouvante, ceux qui rendent hommage aux grands maîtres, les nouvellistes aux préoccupations sociales, les commerciaux qui surfent sur les modes, et que sais-je encore. Il existe aussi une marge de textes qui résistent à tout classement, ce qui énerve sans doute les maniaques pontifiants de la mise sous étiquette. Et je pense que le recueil de Dola Rosselet fait partie de ces derniers, tant la variété des thèmes abordés a tout pour désorienter les taxonomistes du surnaturel. Science-fiction, heroic-fantasy, thriller, horreur, Dola Rosselet n’hésite pas à nous proposer des nouvelles dans tous les genres, avec toujours autant d’originalité. Ses univers, aussi divers soient-ils, portent la marque de fabrique de son talent particulier : esquissés à petites touches, ils donnent toute latitude à leur lecteur d’imaginer des suites possibles grâce à des fins souvent ouvertes, qui laissent le champ libre à l’imaginaire.

Je ne décortiquerai pas chaque nouvelle, je préfère laisser aux chanceux qui vont découvrir « De Chair et d’Encre » le plaisir de la nouveauté, mais ce recueil plein de diversité présente néanmoins une belle unité grâce à un style qui ne se relâche jamais. L’écriture de Dola Rosselet, sous des dehors de simplicité, ne laisse rien au hasard : les termes choisis sont évocateurs, et contribuent à distiller une ambiance particulière à chaque histoire. Distiller… Sans doute le mot est bien adapté, car les parfums et les odeurs occupent une place particulière dans cet ensemble : une fragrance récurrente d’eau de Cologne suffit à susciter l’inquiétude dans « À la Vie, à la Mort », bien mieux que les accessoires trop utilisés des récits de maisons hantées. De même, dans « Comme un Parfum de Deuil », la bien aimée trop tôt disparue est personnifiée par son parfum, comme si chaque être, en plus de son âme propre, se définissait par son empreinte olfactive. Que ce soit sur les champs de bataille de la Grande Guerre ou dans un ascenseur, à la toute fin du monde en compagnie du dernier homme ou dans une arche spatiale désemparée, cette sensualité dans le style de Dola Rosselet, cette attention portée à leur ressenti intime est la marque d’un auteur unique.

Si vous aimez sortir des sentiers battus avec des récits originaux et pleins de sensibilité, si les poncifs actuels d’un fantastique commercial vous écœurent, allez faire un tour sur les berges de la Rivière Blanche, et laissez-vous porter par les nouvelles « De Chair et d’Encre », vous ne reviendrez pas indemnes du voyage…

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Commentaire ajouté par Amaranth 2018-07-31T10:51:32+02:00
Argent

J’ai lu ce livre il y a quelques mois déjà, ce n’est donc plus tout à fait frais dans ma mémoire. Néanmoins, si les détails sont un peu flous, certaines impressions perdurent. Et c’est bien là que réside la force de « De chair et d’Encre » : sa capacité à toucher quelque chose en nous, à y imprimer sa marque, à laisser des traces. De l’Encre gravée dans la chair.

Si toutes les nouvelles qui composent ce recueil sont différentes, parfois radicalement, explorant de nombreux genres, allant de la SF au fantastique, un dénominateur commun s’en détache : une certaine mélancolie se dégage de l’écriture ciselée, une poésie de ces mots qui percutent, qui capturent l’émotion et la retranscrivent. Il y a une forme de délicatesse et de raffinement transpirant de l’ensemble des nouvelles rarement rencontré dans mes lectures. Une beauté qui transparaît dans la cruauté, la douleur, la tristesse.

Un autre élément important à évoquer est la constance dans la qualité des nouvelles. Beaucoup de recueils peuvent être variables à ce niveau, le très bon côtoyant le beaucoup moins bon… Dola Rosselet nous a épargné cette dernière catégorie, nous offrant uniquement d’excellents moments de lecture. Ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir mes nouvelles favorites. Je vais vous présenter ces dernières. Ce classement s’est modifié avec le temps, certaines nouvelles m’ayant peut-être moins emballée sur l’instant, mais leur impression ayant subsisté quelque part en moi, me marquant d’une manière imprévue. C’est le cas notamment de la première nouvelle, A la vie, à la mort, qui évoque des thématiques comme le deuil, le souvenir, les liens familiaux. Je l’avais trouvée belle, mais un peu classique. Et pourtant, après presque sept mois, j’en conserve une forte impression. Une mélancolie prégnante qui reste collée à la peau. Ce n’est pas ma préférée du recueil, mais il s’agit assurément d’une des plus marquantes. Une puissante entrée en matière.

Comme un parfum de deuil m’a laissée une impression semblable. Il ‘agit d’un récit plein de sensibilité, qui aborde une thématique douloureuse avec justesse. Un texte qui transpire le désespoir.

La suivante, Autopsie d’une rencontre, est incontestablement l’une de mes préférées. Une nouvelle que j’ai adorée, autant au moment de sa lecture que maintenant, avec un certain recul. C’est dans ce récit que transparaît le plus cette beauté étrange, troublante, dans la cruauté et l’horreur, dessinée par les phrases mélodieuses et impactantes et par un rythme implacable, fascinant.

Machination, dans un genre totalement différent, nous plonge dans un survival désespéré et glaçant. Un rythme effréné et des histoires qui s’entremêlent, pour former un tableau aux couleurs bien sombres.

Trois étoiles est un texte court, percutant, poignant, qui frappe fort et juste. Un petit bijou.

Frères d’a(r)mes conclue le recueil parfaitement, avec un récit d’une grande force, d’une justesse bouleversante. Je l’avais lu il y a plusieurs années déjà et je ne me rappelais pas l’uppercut qu’il provoquait. Porté par des personnages réalistes, humains, il offre un segment d’Histoire sous forme de tranches de vie brutales et tragiques.

Au final, un recueil qui offre une diversité de textes prenants, touchants, portés par un style délicat, jouant sur les sens, tout particulièrement le goût et l’odorat, et laissant une trace derrière eux. Une marque.

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Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 2
Commentaires 2
Extraits 0
Evaluations 2
Note globale 8.5 / 10

Évaluations

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