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De corps et d'âme

| 2 extraits


Description ajoutée par theo-kosma 2016-06-04T11:10:32+02:00

Résumé

Elle l’attendait, impatiente de le retrouver afin de faire avec lui des folies de son corps, de façon crue et sans pudeur, comme de coutume dès qu’ils se retrouvaient. Impatiente que leurs deux corps s’unissent une nouvelle fois.

Amaury… son amant et son amour… désormais, Sandrine sait qu’il ne viendra pas. On vient de lui apprendre l’affreuse nouvelle. Elle est effondrée. Plus rien ne semble avoir de sens.

Quelques heures plus tard, Sandrine est au téléphone avec une amie médium. Selon cette dernière, il est possible d’entrer en contact avec l’esprit de son bien-aimé. La jeune fille n’ose y croire. Après tout, que risque-t-elle à essayer ?

Car l’expérience pourrait bien réussir, et l’esprit de son homme pourrait même avoir des intentions toutes particulières envers elle. Peut-être pourrait-elle encore vibrer avec lui, de corps et d’âme. Une dernière fois, qui serait la plus intense de toutes.

Ce qui débutait comme un terrible drame se transforme alors peu à peu en une aventure excitante, sensuelle, extrasensorielle… tant que surnaturelle.

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Site de l'auteur : plume-interdite.com

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Extrait

Extrait ajouté par theo-kosma 2016-06-04T11:16:41+02:00

Vanessa frappa à la porte avec un peu de retard, sans sonner pour ne pas interrompre trop brutalement son recueillement. Elles s’enlacèrent longuement, échangèrent quelques paroles. Il y avait si peu à dire. Vanessa déploya le contenu de son sac : un grimoire, de l’encens, un pendule, une statuette du Bouddha, et une carte de la région du drame, imprimée via Internet. Elle s’assirent en tailleur, sur la moquette du salon.

— Je te répète de ne pas faire de plans sur la comète. Je ne sais pas si on aura une manifestation. Au moins ça aidera son âme à s’épurer des ondes négatives.

— Tu penses qu’il est encore âme errante ?

— En cas de mort brutale et imprévue, c’est souvent ce qui arrive. Surtout avec toutes les attaches qu’il a sur terre… une en particulier.

Sandrine se rappela alors qu’on était lundi soir.

Elles s’assirent. Vanessa alluma le bâtonnet d’encens, le saisit, puis étala la carte.

— On va faire un rituel de magie blanche, dit-elle. Installe-toi confortablement. Il faut que ton esprit soit réceptif, ouvert aux énergies qui vont venir à toi. Je vais faire appel à l’âme défunte en visualisant le lieu.

Elle fit des petits ronds avec le bâtonnet et la pièce s’emplit de fumée. Puis, elle ouvrit son grimoire. Sa voix était chaude et rassurante, envoûtante aussi, elle occupait l’espace telle une prière récitée dans une église. La jeune fille ne comprenait pas bien ce que Vanessa disait, un mélange de français et de latin, un appel aux forces divines et aux forces cosmiques. Les bougies éclairaient le visage de Vanessa, qui soudain paraissait comme angélique. Sa respiration était lente et caverneuse. Différents rituels furent ainsi mis en place. Paroles de grimoire, quelques pas dans la pièce avec le bâtonnet d’encens, pendule au-dessus de la carte… Le schéma se répéta plusieurs fois sur une bonne heure. Sandrine commençait à désespérer, d’autant qu’elle ne ressentait rien. Les gestes et les phrases de son amie semblaient ceux d’une folle. Puis, soudainement, Sandrine se sentit étrange. Tout d’abord, ce fut bien peu agréable. Comme une nausée, qui se transforma en mal de tête. Ces maux passèrent, tout en lui laissant l’esprit embrouillé.

La main de Vanessa, qui passait de nouveau le pendule sur la carte, tressaillit.

— J’ai senti quelque chose.

— Dans le pendule ?

— Pas seulement. Partout autour. Il m’a semblé que toi aussi…

— Oui, je me sens… toute bizarre. Au début je me sentais comme malade. Là, ça va mieux.

— Parfait. C’est en train de fonctionner.

— Quoi ? Vanessa tu crois vraiment ?

— Chhht… Ne crie pas comme ça, garde la voix basse.

— Est-ce qu’il est toujours dans la zone montagneuse ?

— Je crois qu’il y était. Et qu’il l’a quittée il y a peu, pour venir ici. Sûrement pendant les rituels.

— Il est venu… de… d’aussi loin ?

— Le temps et l’espace sont sans importance. Il aurait même pu traverser une année-lumière en une fraction de seconde. Fais silence, maintenant.

Elle retira la carte et laissa le pendule au-dessus de la moquette. Il vibra. Vibra encore, puis se mit à tourner. L’amoureuse eut alors le sentiment qu’elles n’étaient plus seules dans la pièce. Il y avait bel et bien une présence. Autosuggestion ? Non, c’était impossible. C’était trop présent, trop palpable. On sentait également une odeur différente de celle de l’encens, et la température avait baissé. L’idée que son amour était réellement présent bouleversait la petite amie, qui se demandait si elle n’allait pas s’évanouir. Vanessa fixa la bougie : celle-ci, depuis quelques instants, s’agitait anormalement.

— Oui, il est bien là. Sandrine, c’est formidable ! Maintenant reste bien calme, je pense qu’il va tenter de communiquer avec toi.

Le ressenti de Sandrine devint certitude. Il y avait trois âmes dans cette pièce. La troisième ne lui était pas inconnue. Certes, elle ne distinguait pas précisément ce qu’elle ressentait habituellement en sa présence. Elle ne s’en inquiéta pas, car elle savait qu’une âme défunte ne vibre pas exactement comme lorsqu’elle avait un corps. Cette présence s’approchait d’elle. Des larmes coulèrent sur les joues de la jeune fille, les premières qui n’étaient pas de tristesse. Elle pleurait d’émotion, d’amour et de joie. Vanessa parut étonnée que le pendule ne vibre plus. Sans doute s’attendait-elle à une séance de spiritisme dite « classique ». En fait, la présence se détournait de l’amie pour ne se concentrer que sur l’amante. Sandrine perçut une onde lui chatouillant les pieds, puis se dressant devant elle. Oui, il était bien là. Vanessa posa le pendule.

– À partir de maintenant, tout matériel est inutile, chuchota-t-elle.

– Et s’il voulait communiquer ? Par le pendule ou…

– Quand une présence s’affirme enfin, il est encore plus rare qu’elle puisse formuler des mots ou des phrases cohérentes. L’âme se passe du verbe, surtout lorsque le décès est si récent. Ce n’est plus qu’une boule d’émotions, de sentiments et de pensées informulées. Si tu veux vibrer avec lui, fais de même. Ne formule plus rien, laisse seulement ton âme s’exprimer comme la sienne.

La petite amie aurait tellement voulu lui dire en songes ou à haute voix combien elle l’aimait, combien il lui manquerait. Et aussi qu’elle était, en cet instant et pour l’éternité, entièrement à lui et qu’il pouvait lui faire tout ce qu’il désirait. Aucun endroit, aucun outrage ne lui était interdit, au contraire elle l’y invitait. Tout ceci, effectivement, se passait de mots : son amour et son désir se transmettaient par magnétisme. Toute formulation aurait été inutile.

– Qu’est-ce qui m’arrive ?

Cette fois, c’était l’intéressée qui venait de tressaillir. Une onde venait de lui parcourir le corps.

– Je pense que tu lui as donné l’autorisation de te… visiter. Non ?

– De me posséder ?

– Non, de s’unir à toi. Il n’y a plus besoin de ma présence, je n’ai été que la médiatrice. Je vais rester dans le couloir. Appelle-moi au moindre souci.

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