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‒ Tu es sa cousine, il ne risque pas d’avoir un choc en te voyant, normalement. Mais comment ton oncle va-t-il expliquer MA présence ?

‒ Oh, on lui dira que tu étais un sans-abri et qu’on t’a offert la charité, l’ai-je tancé. Tu es à moitié nu, ça devrait nous faciliter la tâche.

‒ Très drôle.

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- Tu faisais quoi, chez lui ?

- Non, mais c'est pas tes oignons, espèce de curieuse !

- Allez, quoi. Tu peux bien me le dire, non ?

Elle a détourné le regard et tendu la main vers le paquet de cigarettes posé sur la table. Je l'ai devancée en subtilisant les clopes et en les écrasant dans mon poing.

- Ah oui, tu vas arrêter de fumer aussi. C'est vraiment pas bon pour le stress, paraît-il. Ça aidera peut-être tes ulcères.

- Mince, a-t-elle grogné en se massant les yeux. T'aurais pas pu y rester, chez les sirènes ?

- Donc, on en était où ? Ah oui, la raison pour laquelle tu t'étais réfugiée chez ton ex-mari, cette nuit.

Elle s'est affalée contre le dossier de sa chaise avec le même air boudeur qu'une gamine de six ans à qui on viendrait de refuser une sucrerie.

- C'est pas mon ex-mari, je te rappelle. On est juste séparés.

- Essaie pas de noyer le poisson, ça marche pas.

- C'est toi que je voudrais noyer, là.

- Ça revient au même. Donc ?

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Trestana lui a donné une grande claque dans le dos, à un endroit épargné par ses blessures, Dieu merci. Son ex-futur-fiancé a tout de même esquissé une grimace de douleur.

- Sérieusement ? Tu l'as vraiment frappée ?

- Assommée, pour être exact, s'est défendu Mewen.

- Et t'as essayé de la faire gober par Uriel ?

- ... Seulement parce que Sa Majesté m'a demandé de tester sa capacité à manipuler les animaux. Je n'aurais pas laissé faire Uriel, s'il s'était avéré qu'elle en était incapable.

- Eh ben. Pas étonnant qu'elle te déteste.

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" Papa, je veux pas y aller.

Aller où, d ailleurs ?

Ah ? J ai peut-être omis de préciser que tu n avais pas le choix ?

Mais mais tu m envoies où ?

En Bretagne, ma chérie ! Chez tatie Lee-Anne.

Mes intestins ont fait un double nœud et ont serré très, très fort.

Tante Méduse ? Mais papa, je ne peux pas, elle habite au bord de l Océan, il paraît !

Oh, a-t-il geint en joignant les mains d un air compatissant, deux mois de vacances avec vue sur mer et plage privée, comme je te plains !"

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J’avais toujours été révulsée par l’égoïsme de l’être humain, mais jamais au point de me dire qu’il n’aurait pas dû exister.

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N'empêche, si je devais me montrer parfaitement honnête, je ne trouvais pas la force de regretter mon geste. Je craignais même de recommencer, si l'occasion se représentait.

Que m'arrivait-il, au juste ? Qu'était devenue la gentille Penny, celle qui se faisait marcher sur les pieds sans rien dire, celle qui tendait volontiers l'autre joue ?

Elle s'est fait kidnapper et assommer par un taré de triton, m'a soufflé ma conscience.

Touché. Je pouvais difficilement rester douce et compatissante alors que ce malade me traînait au fond de l'océan, contre mon gré, et me frappait sans le moindre scrupule. Au fond, ma patience et ma gentillesse avaient sûrement des limites.

Tant mieux.

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- Ton derme est recouvert de millions de petites écailles. Elles sont faites dans la même matière que celles des poissons osseux. Ce sont des écailles cornées. Elles s'apparentent un peu à celles des reptiles, des anacondas, plus précisément. D'ailleurs, hum, ton ADN n'est pas humain. Il ne ressemble en rien à ce que j'ai pu étudier jusque-là.

Et elle m'annonçait ça avec naturel. Aussi incroyable que cela puisse être, j'ai été encore plus choquée qu'auparavant. C'était l'escalade de l'invraisemblable. Qu'allait-elle m'annoncer ensuite ? Ma transformation imminente en truite ?

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- Bon allez, c'est pas tout, mais faut qu'on bosse ! On réglera tes problèmes épidermiques plus tard. Passe-moi mes palmes.

Je n'ai pas réagi, choquée.

- Tatie... tu plaisantes, j'espère ! Regarde mes mains, bon sang ! On dirait que je me décompose ! Je ne vais pas bien, là ! Et toi tu veux aller nager ? T'es folle ? Emmène-moi aux urgences avant que je perde mes membres.

- Arrête de chouiner, Calimero ! Je m'y connais en problèmes de peau, et je peux t'assurer que t'es pas sur le point de devenir manchote. Alors fais confiance à ta vieille tante et aide-moi. Ce soir, on verra ce qu'on peut faire pour toi.

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La porte d'entrée a claqué et tous mes nerfs se sont relâchés d'un coup. J'allais me lever pour rejoindre le paternel au rez-de-chaussée quand je l'ai entendu monter les marches quatre à quatre.

Je me suis demandé à quel genre de menace il tentait d'échapper avant de réaliser qu'il allait certainement me proposer un cinéma pour profiter de l'absence de mère Teresa. Seulement non, ce n'était pas ça.

Du tout.

Il a fait irruption dans ma chambre, sans frapper, essoufflé et les cheveux en bataille. Ses yeux brillaient tellement d'excitation que j'ai dû plisser les miens pour l'observer. Le pendentif en forme de clé qu'il ne quittait jamais a tressauté contre son torse alors qu'il débaroulait dans mon espace privé.

Il ne m'a même pas adressé la parole au début, et moi j'étais trop choquée pour l'ouvrir. Il s'est contenté de saisir ma valise flambant neuve, au-dessus de l'armoire, et de la lâcher sur mon lit.

- Euh... Papa ? Tu fais quoi, là ?

- Prépare tes affaires pour deux mois, Penny. Tu pars en vacances.

Je suis restée bête un court instant, alors qu'il vidait le contenu de mes tiroirs directement dans la malle.

- Tu peux répéter ?

- Toi. Vacances. Deux mois. Sans parents.

J'ai eu l'impression d'être frappée par une météorite.

- Mais... mais j'étais pas au courant !

- Encore heureux ! Tu aurais forcément gaffé auprès de ta mère et là, on aurait été marron.

- Elle ne sait pas ?

Je tombais de Charybde en Scylla. Il s'est arrêté quelques secondes pour me dévisager d'un air presque désolé.

- Ma puce, si ta mère le savait, elle nous aurait tous les deux enfermés à double tour dans nos chambres respectives et elle aurait installé un dragon au pied de l'escalier. Tu veux bien m'aider, s'il te plaît ? On n'a pas beaucoup de temps.

Je me suis levée mécaniquement pour l'assister dans sa tâche. Mon coeur battait si fort dans ma poitrine que j'en avais mal à la tête. J'ai commencé à sentir la peur mordre dans mes entrailles et je me suis mise à trembler.

- Papa, je veux pas y aller.

Aller où, d'ailleurs ?

- Ah ? J'ai peut-être omis de préciser que tu n'avais pas le choix ?

- Mais... mais tu m'envoies où ?

- En Bretagne, ma chérie ! Chez tatie Lee-Anne.

Mes intestins ont fait un double noeud et ont serré très, très fort.

- Tante Méduse ? Mais papa, je ne peux pas, elle habite au bord de l'Océan, il paraît !

- Oh, a-t-il geint en joignant les mains d'un air compatissant, deux mois de vacances avec vue sur mer et plage privée, comme je te plains !

- Mais j'ai la phobie de l'eau !

C'était carrément faux et carrément une excuse qui ne fonctionnerait pas avec lui. Si ma mère était persuadée que j'avais peur de l'eau, mon père, lui, n'était pas dupe. Pour preuve : il a cessé de s'agiter dans tous les sens et m'a considérée avec sévérité, les bras croisés.

- Non, Penny. Tu n'as pas peur de l'eau. Ta mère oui, et elle a réussi à te faire croire qu'elle t'avait refilé cette phobie comme si c'était une tare héréditaire. Arrête de vivre par procuration et émancipe-toi un peu !

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‒ Est-ce que je ressemble vraiment à une méduse ?

Tante Méduse était en train de siroter une tasse de café lorsque je me suis plantée devant elle, la mine abattue. Sur le chemin du retour, ma peur s’était atténuée puis avait disparu, remplacée par un sentiment de tristesse qui ne me quittait plus.

Je m’attendais honnêtement à lire de la pitié dans le regard de Lee Anne. Ce qui m’allait bien, j’y étais plus ou moins habituée. Au lieu de ça, elle m’a souri d’un air mauvais.

‒ Ouais, assez, et alors ?

J’ai encaissé le coup en silence. Je n’avais pas prévu une telle réponse, et j’en suis restée comme deux ronds de flan. Ma réaction a apparemment eu l’effet escompté, car elle a adouci son sourire et m’a fait signe de la suivre.

‒ Viens avec moi, je vais te montrer un truc fascinant.

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