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- Je peux pas te promettre que les choses seront parfaites, Emilia.

je peux te promettre que je n'abandonnerai jamais ce que nous avons. Parce que je ne pense pas que je savais comment vivre avant que tu rentres dans ma vie.

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- J'ai besoin de toi, dis-je.

Sa bouche se déplaça sur mon cou, il m'embrassa là et une décharge électrique pulsa dans chaque nerf connecté à cet endroit. Cela m'avait tout demandé de l'admettre...parce que j'avais fermement cru pendant toute ma vie jusqu'à cette seconde que je n'avait besoin de personne...surtout pas d'une âme sœur. Que Mia Strong était une île, une forteresse.

Mais j'avais besoin d'Adam Drake. J'avais autant besoin de lui que j'avais besoin de respirer, de manger ou de boire. Et finalement, mon cerveau avait permis à mon cœur de l'admettre.

- J'ai tellement besoin de toi, répétai-je. Je t'aime.

Il prit mon visage entre ses mains, le maintenant tranquille. Il leva ma tête pour qu'il puisse regarder dans mes yeux.

- Je ne peux pas te promettre que les choses seront parfaites, Emilia. Je peux te promettre que je n'abandonnerai jamais ce que nous avons. Parce que je ne pense pas que je savais comment vivre avant que tu entres dans ma vie.

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- Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu es entré dans ma vie pour renverser tout ce que je connaissais? Je pensais que j'étais heureuse. Je pensais que je n'avais besoin de personne...

Ma voix s'estompa. Ses lèvres se tordirent dans un sourire sans humour.

- Je pourrais te demander exactement la même chose.

J'essuyai mes joues avec le dos de ma main.

- Aujourd'hui, j'ai pleuré plus que je l'ai fait pendant les dix dernières années. Je ne suis pas une idiote pleurnicharde, je jure que je ne le suis pas.

Je posai mes mains sur mon visage.

- Je...je ne sais pas quoi faire.

Il garda le silence, déplaça son poids pour reposer une épaule robuste contre la porte.

- Si tu le sais.

Je baissai mes bras et secouai la tête sans un mot.

- Viens là, Emilia.

Et je le fis. Je marchai directement dans ses bras. Et il m'attira à lui et les larmes recommencèrent. Il embrassa mes cheveux, resserrant ses bras.

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- Tu sais que je suis un piètre juge de caractère, donc tu ne devrais pas me faire confiance à ce sujet et tu peux m'envoyer paître, mais...

Je me tournai vers elle.

- Arrête de te blâmer, maman. Arrête de douter de toi. Tu as fait une seule erreur et tu ne devrais pas te blâmer pour ça pour le reste de ta vie.

Son visage s'éclaira en un sourire.

- Des mots sages que tu devrais suivre. Tu ne devrais pas baser toute ta vie sur mon erreur, non plus.

Je grimper sur mon lit et la regardai. Je pris une respiration tremblante.

- J'ai peur.

Elle s'installa sur le lit à côté de moi et passa ses bras autour de mes épaules.

- Grandir est une chose effrayante. Je pense que je sais pourquoi il est venu ici et je pense que je sais quelles décision tu as peur de prendre. Et la seule chose que je peux te dire est que cette décision, c'est à toi et à toi seule de la prendre. Mais écoute-moi. J'ai été seule pendant très longtemps par choix et j'aimerais que tu te trouves quelqu'un qui te rende heureuse. Mia, si tu l'aimes, ne choisis pas d'être seule.

Si tu l'aimes...Je reposai ma tête sur son épaule et fermai mes yeux, cette douleur pulsant de nouveau au plus profond de moi. Je soupirai, reconnaissant la vérité dans ses paroles.

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- Je voulais plus et je ne l'avais jamais voulu avec aucune autre femme. Je voulais passer toutes mes soirées à regarder des films avec toi où à te taquiner avec des indices inutiles sur le jeu ou argumenter pour décider qu'elle version de la trilogie Star Wars est la meilleure où me faire taquiner parce que mon goût en musique est exactement celui de ta mère.

Il s'interrompit et je le regardai finalement. Je souhaitai ne pas l'avoir fait. L'émotion était inscrite sur ses traits. Ses yeux m’épinglèrent, me défièrent de me détourner.

- Chaque minutes que je passais avec toi me faisait désirer cent minutes de plus.

J'extirpais mon regard du sien. Mes yeux piquaient et les émotions menaçaient d'exploser de ma poitrine. Je ne pouvais plus reprendre mon souffle. Il se déplaça pour se tenir devant moi et, lentement, prudemment, il plaça ses mains sur mes épaules.

- Je vais te dire quelque chose maintenant qui, je le sait, va te foutre la trouille parce que cela me fout la trouille également. Mais je dois le dire.

- S'il te plaît non, murmurai-je.

- Je t'aime Emilia. Je t'aime tellement que je ne peux pas respirer quand je ne sais pas où tu es ou ce que tu fais. Ce dernier mois a été une torture. Je me demandais si c'était possible d'avoir de la place dans mon cœur pour autre chose que ces sentiments.

Je fus incapable de répondre et me contentai de secouer la tête. Je voulais qu'il arrête de parler et je voulais qu'il n'arrête jamais.

Il s'éclaircit la gorge et poursuivit.

- Si ce dernier mois sans toi m'a servi à quelque chose, c'est à me montrer ce que je voulais. Je veux, j'ai besoin de toi dans ma vie. Si je le dois, j'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra pour l'obtenir.

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- Es-tu vraiment heureuse que j'aie trouvé quelqu'un ?

Putain non. Je haussai les épaules. Il n'y avait aucune façon de répondre à cette question en préservant ma dignité.

- Emilia, je ne suis avec personne.

Mon souffle se coupa.

- Excuse-moi ?

- Il n'y a eu personne depuis toi. Je ne suis pas avec Lindsay.

Ma tête tourna.

- Mais...

- Je sais que c'est dur à croire à cause de ce que tu as vu. Mais j'étais énervé, d'accord ? Lindsay est venue au complexe pour déjeuner, mais quand mon assistant a dit que tu étais là, j'ai décliné l'offre. Je pensais que tu étais venue pour parler. Quand j'ai vu le paquet sur la table, bah, je n'ai plus pensé correctement. J'ai fait ça à Lindsay pour te blesser intentionnellement.

Ma respiration était douloureuse.

- Mission accomplie alors, dis-je d'une voix faussement légère.

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- Je serai parfaitement agréable avec toi. Arrête seulement d'essayer de me coincer seule avec toi, parce que nous n'avons rien à nous dire.

- Vraiment. Rien du tout ? dit-il d'un ton léger.

Je m'agitai en détestant à quel point je paraissais mesquine. Je m'éclaircis la gorge et baissai les yeux.

- Excepté que j'espère sincèrement que ta famille et toi allez bien.

Il me jeta un coup d’œil et recommença à admirer la vue.

- Merci ils vont bien.

Je pris une profonde inspiration et la relâchai.

- Et...j’espère que tu trouveras le bonheur. Je...je ne te l'ai pas dit avant mais je le voulais. J'espère...

Et ma voix mourut. Je n'allais pas lui souhaiter d'être heureux avec Lindsay, parce que, voyons les choses en face, je n'étais pas mère Térésa. Je ne pouvais pas aller si loin.

Il se tourna vers moi, attendit que j'en dise plus et quand je ne le fit pas, il parla.

- Peut-être que je suis déjà heureux.

La douleur me transperça. Je ne pus le regarder.

- Alors super, dis-je d'une voix faible.

Il se tourna et m'observa attentivement.

- Et toi ?

Je haussai les épaules.

- J'y travaille.

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- L'amour est dangereux. Décevant, dis-je en secouant la tête. Ne le prends pas mal, mais je pense que c'est pour les idiots.

Quand elle reporta son regard sur moi, ses yeux étaient durs.

- Mia, tu es bien trop jeune pour parler comme ça. Tu as l'air d'une vieille fille solitaire et aigrie.

Je serrai les dents. Peut-être que je l'étais au fond. Plus vieille que mon âge n'est-ce pas comme ça qu'on disait ?

Maman parla de nouveau.

- Il y a des hommes gentils dehors. Beaucoup. La plupart d'entre eux. Ne gâche pas ta vie à être amère et en colère à cause d'un seul connard qui s'est moqué de ta mère.

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- Tu m'as demandé un jour pourquoi j'avais misé sur l’enchère. Je ne t'ai jamais répondu, mais je suppose que tu veux toujours savoir.

Je hochai la tête.

- Je peux te dire le moment précis où j'ai su que je gagnerai cette enchère. Gagner pas seulement miser dessus. Tu m'avais envoyé le brouillon de ton manifeste à lire et nous avions discuté à ce sujet jusqu'à deux heures du matin. J'avais passé la plupart de ce temps à essayer de te dissuader de le faire, mais tu ne voulais pas changer d'avis et quand tu as commencé à t'énerver, j'ai abandonné le sujet. C'est le moment où j'ai su que je devais t'en empêcher d'une autre manière parce que je le pouvais.

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He moved to stand in front of me and, slowly, carefully, he placed his hands on my shoulders. “I’m going to say something right now that I know is going to scare the shit out of you because it scares the shit out of me. But I have to say it.” He paused, waiting for me to look at him. But I knew what he was going to say. And I didn’t want to hear it. Finally my eyes met his.

“Please, don’t,” I whispered.

He closed his eyes, clearly disappointed. When he spoke, his voice was shaky. “I love you, Emilia. I love you so goddamned much that I can’t breathe when I don’t know where you are or how you are doing. This last month has been torture. I wonder if it’s possible to have room in my heart for anything else but these feelings.”

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