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Par le Editer
SoAddict Or
Malgré un début un peu compliqué du au changement de personnage, cette dystopie est incroyable. Le rythme est intense ainsi que les personnages. Il n’y a pas de place pour l’ennuie.

https://soaddictblog.wordpress.com/2017/11/01/demain-il-sera-trop-tard/#more-16093
Par le Editer
J'ai bien aimé ce roman, pas au point de ne plus pouvoir le lâcher dès la lecture commencée mais il est intéressant. Déjà j'adore les dystopies donc le thème m'a plu. Bien que la date précise de sa mort soit déjà abordée dans plusieurs livres, il est ici utilisé d'une manière nouvelle, pour former des classes de populations. Les personnages et leurs aventures tant sentimentales que leurs actions permettent de rythmer le récit d'autant plus que l'on n'a pas la vision d'un seul personnage, on va évoluer parmi plusieurs personnages principaux. En somme ce livre est intéressant bien qu'une suite puisse être envisagée, la fin se terminant trop brutalement à mes yeux. Je le recommande à tous les amateurs de dystopies !
Merci à Netgalley de m'avoir permis de le découvrir !
Par le Editer
isabella-swan-cullen Argent
Note : 7/10
Pour ce livre j’attends une suite car il m’a plu même si c’est sans plus
Par le Editer
Chems Argent
Note : 7/10
http://unpetitbout2moi.blogspot.fr/2017/09/demain-il-sera-trop-tard.html

Un roman dystopique qui m’a fait froid dans le dos, l’univers dépeint par l’auteur n’est pas sans rappeler les inégalités sociales qui existent également dans notre société actuelle. Un jour une faille intervient dans le système. Virgil, un 87 - l’âge de sa mort - est une anomalie. Il est en fait un Courts-Termes et il n’est pas le seul dans ce cas. Le gouvernement traquera ces anomalies sans relâche afin que personne ne s’aperçoive de cette erreur dans le système.

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Elle a ce petit quelque chose qui vous embarque complètement dans l’histoire. Elle est fluide et rythmée, j’ai englouti les pages à une vitesse folle. Le fait que nous suivions plusieurs points de vue apporte une vraie richesse au contenu et une vision globale de la société.

L’ambiance du roman est angoissante, pesante. On a peur avec nos personnages, on est soulagé avec eux… L’univers est parfaitement maîtrisé et nous amène à nous poser des questions sur notre propre société. Un roman à faire lire et qui fera réfléchir les plus jeunes.
Par le Editer
http://revesurpapier.blog4ever.com/demain-il-sera-trop-tard-de-jean-christophe-tixier




Demain il sera trop tard nous présente une société marquée par une grande avancée scientifique : le Term Test. Ce test permet de déterminer la durée de vie de chaque individu, et ce dès la naissance. La population est alors divisée en trois districts : les Long-Termes, Moyen-Termes et Court-Termes, leur date de mort définissant à quel genre de vie ils auront droit et plus précisément dans quelles conditions ils vont grandir, travailler. Virgil est un Long Terme qui se rend à un concert. Il croyait avoir toute la vie devant lui. Mais ce soir là, il reçoit un appel de sa mère, qui lui dit de ne surtout pas rentrer à la maison. La brigade du Terme est chez eux. Ils viennent pour lui. Virgil doit fuir...



Dès les premières pages, nous plongeons dans un contexte prometteur. Une vingtaine de Long Termes sont arrêtés, dans la plus grande discrétion et cela soulève de nombreuses questions. Virgil est le seul encore en liberté et il se cache sans réellement savoir pourquoi. Jusqu'à ce qu'il intègre le Réseau. En parallèle, nous suivons d'autres personnages, de Districts opposés. Lou, Enna, Jolson... tous sont dans des situations différentes. On prend alors connaissance des privilèges des Long-Termes, de la pression que doivent subir les Court-Termes au quotidien et c'est de cette manière que nous mettons peu à peu le doigt sur les injustices. J'avais hâte d'en savoir plus !



Malgré tout, le premier tiers de ce roman ne m'a pas totalement embarqué. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages. Même Virgil, qui est pourtant au centre de l'intrigue, ne m'a pas immédiatement convaincu. Un peu trop naïf et borné à mon goût, et ce jusqu'à ce qu'il ouvre enfin les yeux. Pendant ce premier tiers, c'est le personnage d'Enna qui m'a le plus intéressé. Enna est une Court Terme, pour qui la vie a été rude. Avec ses graffitis, elle tente de faire entendre la voix de son District, qui est méprisé. C'est une jeune fille engagée qui se bat malgré l'approche de son terme. Sa colère et sa rage, plus que légitimes, ont rendu son personnage extrêmement touchant.



Lorsque le Réseau nous présente son "Demain", tout devient plus clair, plus concret et je me suis vraiment senti impliqué dans ma lecture. Les personnages mis en avant jusqu'ici, très différents les uns des autres, sont réunis autour d'une même cause. Ils nous font part de leurs convictions, de leurs revendications et la suite de l'aventure a été largement à la hauteur de mes attentes. On s'inquiète vraiment pour l'avenir du groupe. La lutte s'organise petit à petit et j'ai aimé être entraîné au cœur de cette rébellion. C'est un vrai point fort pour le roman. Nos personnages ont tout simplement besoin de liberté. Ils ont envie de vivre, peu importe le temps qu'il leur reste. Ils ne veulent plus être manipulés par la technologie et par leur terme. On remet alors tout un système en cause sans savoir ce qui les attend en retour. L'heure du changement a sonné et on ne peut plus lâcher la lecture.
Par le Editer
leslecturesdEsmeralda Diamant
Note : 10/10
L'avis d'Esméralda :

Après plusieurs déconvenues, voici le livre qui enfin me réconcilie avec la dystopie.

Un titre accrocheur, entre slogan politique et slogan de rassemblement, et un résumé super tentant et mystérieux qui promet une lecture intense, palpitante et rythmée par des rebondissements.

Et bien, voilà je ne m’étais point trompée et les surprises on été présentes tout au long des chapitres.

« Demain il sera trop tard » décrit un monde à la fois probable et utopiste. Un monde où la technologie a supplanté le pouvoir de décision des hommes. Une technologie influente et vicieuse qui s’introduit sans limite dans le contrôle de la vie humaine. En tant que lectrice, j’ai trouvé ce potentiel avenir totalement effrayant. L’auteur décrit parfaitement bien le paradoxe entre cette humanité et cette technologie, conférant à cette dernière l’ultime pouvoir en l’humanisant. Nous sommes tous sensibles à ce terme « classe sociale » inventé pour mettre les gens dans des cases bien précises en prenant comme élément classifiant la richesse pure et dure. Ici, la classification se résume à un unique chiffre, nommé Terme, déterminé par un test quelques semaines après votre naissance. Ce chiffre détermine vos années à vivre, un compte à rebours morbide qui va définir également la vie que vous allez vivre. Plus votre chiffre est élevé plus vous montez dans les strates sociales. Alors qu’au contraire plus votre chiffre est bas, plus votre vie sera souillée par des tâches ingrates et elle sera misérable.

Virgil est un long Terme. Il a la vie idéale, un avenir glorieux tout tracé. Il a pour lui tout. A dix-sept ans il ne se soucie que de profiter des beaux jours qui se profilent à l’horizon. Mais voilà le système a commis une erreur qui va le contraindre à s’enfuir. La survie devient son quotidien harassant qui aura le mérite toute de même de lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit. De rencontres en rencontres et de déconvenues en déconvenues, Virgil devient un homme emprunt d’un courage qu’il lui manquait jusqu’à présent.

Lou est une jeune femme intelligente. Elle est ce que nous appelons communément une hackeuse habille. Elle est la petite souris qui s’infiltre dans le moindre interstice pour dégotter la denrée rare. Sa place est capitale dans l’histoire. Elle apporte ce côté inventif, comme Mac Giver, pour sortir des situations à hauts risques. J’adore ce personnage. Elle est pertinente, enjouée, sympathique, compatissante. Elle a cette petite hargne et colère qui viennent pimentées ces frasques.

Enna est un court Terme. Elle vit dans le quartier bidonville. Survivant à la dureté due à son chiffre. Elle se bat pour un monde meilleur. Travaillant de nuit, elle en profite pour taguer des phrases nobles emprunts de sens tel que « vous mourrez tous ». Suite au décès de son amie, sa colère va prendre le dessus. Toute sa fougue sera le conducteur de la rage qui l’anime. Elle mettra cette force auprès d’un groupuscule qui se nomme Demain.

Ces trois personnages vont se croiser pour un combat inattendu et propice a changement.

J’adore ces personnages. Leurs caractères rajoutent une touche puissante aux thèmes développées dans le roman. Leurs caractères sont assez différents des uns et des autres et représentent à la perfection l’unicité de l’être humain. A eux trois ils forment cette image de rébellion. Un groupe où de nombreuses autres personnes vont gonfler les rangs.

Ce roman peut se lire dès 12 ans. Il traite des thèmes vraiment formidables : la considération de la mort, l’image et le sens qu’on lui donne ; l’arrachement familiale, le pouvoir des liens du sang ; l’amitié, le sens du mot vie et bonheur, les classes sociales et les différences qu’elles engendrent et l’importance de la technologie.

Ce livre est juste formidable dans tout son ensemble : que ce soit aux niveaux des personnages et de leurs évolutions, du contexte, des thèmes évoqués et de ce qu’il exprime. Les chapitres défilent à un rythme soutenu où les rebondissements incessants rythmes la vie des personnages. Je me suis engagée auprès d’eux et dans leur combat. J’ai ri, j’ai été soucieuse quant à l’avenir qui se propageait, j’ai eu peur, j’ai été en colère et heureuse. Bref j’ai eu les frissons tout au long des quelques quatre-cent pages. Le final est explosif et pour une fois j’ai eu à regret qu’elle se termine. J’aurais voulu vivre encore avec eux et voir ce que la vie leur réservait. Une vraie torture de lâcher ma tablette.

Même si en premier lieu cette lecture s’adresse à un lectorat plutôt jeune, j’ai adoré peut-être que cela m’a remémorée qu’à cet âge ci je voulais rendre le monde meilleur.

Cette rentrée littéraire est riche en découverte et c’est sans surprise que je vous annonce que « demain il sera trop tard » est mon nouveau COUP DE COEUR.

Une dystopie aux allures réelles et qui pointe du doigt la technologie.

A découvrir pour les fans du genre !
Par le Editer
alapage Or
Note : 8/10
Et si un test vous disait à l'avance à quel moment vous alliez mourir? Et si ce même test déterminait les conditions de vie dans lesquelles vous alliez vivre? Quelle serait votre réaction?

Virgil n'avait pas ce type de questions en tête puisqu'il était un Long Terme. Selon son test, il devrait en principe vivre jusqu'à 87 ans! Sa vie était déjà tracée à l'avance. Il allait continuer l'œuvre de son père et prendre la direction de l'entreprise. D'ailleurs, il étudiait en gestion dans ce but ultime. Jusqu'au jour où son visage apparaît sur les écrans de la Brigade pour un mandat d'arrestation à son nom. Il n'y comprend absolument rien et il décide de fuir. Il part donc à la recherche des réponses qui pourraient l'aider à s'y retrouver.

Dès les premiers jours de sa fuite, il fait la connaissance de Lou et du Réseau. Et là, il a la sensation de perdre pied. Il apprend qu'il est en fait un Court Terme et il ne lui reste plus que 4 ans à vivre. Mais il n'est pas le seul dans cette galère, ils sont vingt à avoir reçu les mauvais résultats. Par contre, il est encore le seul qui soit en liberté.

Au cours de cette quête vers la vérité, nous suivons également le parcours d'Enna. Elle est une Court Terme et elle se bat contre le système. Suite au décès de sa copine Diab, elle va rejoindre un groupe qui vit en marge de cette société. Elle évolue donc au sein du groupe « Demain ».

Un jour, les chemins de Virgil et d'Enna vont se croiser ainsi que plusieurs autres individus en quête d'une nouvelle vie basée sur la liberté. Mais où cela les mènera-t-il? Réussiront-ils à contrer le système? Quel espoir leur reste-t-il? Sauront-ils faire une différence?

Cette dystopie est essentiellement basée sur le pouvoir, l'argent et le contrôle. La division de la population en fonction de leur espérance de vie est tout simplement révoltante. Et que dire de ces tests qui déterminent qui ils sont et ce qu'ils feront de leur vie? Nous pouvons nous poser la question à savoir si tout cela est utopique ou si c'est un avenir potentiel? Quel est le réel pouvoir des industries pharmaceutiques sur la société actuelle?

L'intrigue est intéressante et l'on accroche facilement. Les personnages sont simples et somme toute assez ordinaires, mais ils ont un niveau de résilience incroyable et ont des valeurs fondamentales qui m'ont rejointe personnellement. Du coup, j'ai complètement adhéré au récit. Un roman certes fictif, mais qui tout de même nous fait réfléchir sur les actions d'aujourd'hui!

http://alapagedesuzie.blogspot.com
Par le Editer
x-Key Bronze
Note : 7/10
Demain il sera trop tard ou comment plonger ses lecteurs dans une dystopie saisissante doublée d’une réflexion poussée sur la vie, la ségrégation et le pouvoir des multinationales. Avec ce nouveau roman, Jean-Christophe Tixier invente une nouvelle forme de séparation des classes pour attaquer le rôle des groupes pharmaceutiques dans leur enrichissement vis-à-vis des populations.

Dans cette société futuriste, la science permet de diagnostiquer la durée de vie des gens. À la naissance, grâce au Term-Test, un test ADN ultra-perfectionné, il devient possible de révéler combien d’années chaque individu sera destiné à vivre. Divisant la population en trois classes – Court-Terme, Moyen-Terme et Long-Terme, le Term-Test est vendu comme LA solution économique à tous les problèmes : inutile de perdre du temps et des moyens à éduquer ou soigner des gens qui ne sont pas destinés à vivre longtemps.
C’est dans ce monde que vit Virgil, un Long-Terme, un 87. Âgé de 17 ans et destiné à vivre jusqu’à 87, il a toute la vie devant lui, vit sa routine entre école de prestige, club de hockey sur glace, parents aimants et concerts. Jusqu’au jour où les Brigades Spéciales de la ville se mettent à sa recherche et tentent de l’arrêter sans qu’il sache pourquoi. Le quotidien du jeune adulte vole alors en éclats et Virgil voit sa vie et son univers entier être remis en question.

L‘idée de base du roman me plaît énormément, j’adore les univers dystopiques qui se basent sur une idée aussi forte que celle-ci. Il est, de plus, totalement effrayant d’envisager un monde dans lequel les conditions de vies, les parcours et actes de chacun sont déterminés et rythmés peur une échéance aussi fatidique que celle de la mort. Imaginez un peu, si vous saviez dès le départ combien d’années il vous serez donné de vivre. Difficile à envisager, pourtant cette idée est bien menée et amène même une réflexion plutôt poussée sur la vie, sur la façon dont il faut en profiter et en user.

J‘ai tout de suite apprécié Virgil, même si devant la profusion de personnages, on finit par oublier peu à peu son rôle décisif dans l’intrigue. S’il est plaisant d’avoir plusieurs points de vue sur l’histoire, j’ai cependant trouvé un peu dommage que chaque personnage n’ait pas été totalement développé. On a souvent peu de vraies informations sur leur passé et la fin qui arrive assez brusquement donne également peu d’éléments sur leur avenir. Je me suis sentie un peu frustrée sur ce point.

Un autre petit bémol, stylistique cette fois, je n’ai pas forcément apprécié cet excès de ® qui ponctuent chaque nouvelle technologie ou chaque élément contrôlé par ce fameux « Ils », les puissants des industries. Je comprends tout à fait le message que tente de faire parvenir l’auteur, le sentiment de contrôle absolu que ce symbole est censé signifier, mais il m’a parfois semblé que c’était trop. Du reste, le style est agréable à lire, simple et il se prête bien à une dystopie jeunesse.

Car oui, le roman est surtout destiné aux adolescents et jeunes adultes. Sachant ce détail, j’y ai totalement trouvé mon compte, le livre m’a convaincue, captivée. Après, certains aspects de l’histoire, notamment des relations entre les personnages ou bien des petites facilités dans l’intrigue m’ont un peu laissé sur le banc de touche. Mais je pardonne tout à fait à l’auteur ses petites faiblesses narratives tant son univers m’a plu.

Avec cette nouvelle dystopie qui met un point d’honneur à descendre les multinationales tout en critiquant le système ségrégationniste qu’elles engendrent, Jean-Christophe Tixier nous propose un roman de science-fiction jeunesse maîtrisé, au rythme captivant et aux sujets finement abordés. Rien de tel que de s’imaginer à la place d’un des protagonistes pour se questionner sur soi-même et n’avoir qu’une envie : prendre le contrôle de sa vie et ne pas attendre qu’il soit trop tard.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/09/12/demain-il-sera-trop-tard-de-jean-christophe-tixier/
Par le Editer
Codan Diamant
Note : 9/10
Une dystopie très bien travaillée, et de bons sujets de réflexion pour un lectorat adolescent, malgré les petits défauts, qui n'ont pas du tout gâché ma lecture. A dévorer sans modération !

http://lesmondesdeco.blogspot.fr/2017/09/demain-il-sera-trop-tard-jean.html
Par le Editer
Dans cette dystopie, les habitants de la planète entière subissent un test à leur naissance qui établira leur espérance de vie. Suivant la longueur de celle-ci, chacun vivra dans un quartier avec d’autres personnes dans la même tranche d’espérance de vie, et occupera des postes plus ou moins important au sein de la société, les fonctions les plus importantes étant attribuées à des personnes Long Terme, qui vivront le plus longtemps. A l’inverse, le tri des déchets revient aux Courts Termes. Court ou Long Terme, la façon d’aborder la vie, de la vivre, est bien différente. Enna, Court Terme de son état, vit comme si elle devait mourir le lendemain, et par conséquent, ne perd pas une minute, un instant, pour pouvoir se révolter à sa façon, en peignant des graffitis dans les quartiers des Longs Termes où elle travaille. Comme celui-ci:

« Tous les hommes meurent, mais seuls certains vivent. »

A l’inverse, Virgil, diagnostiqué Long Terme, prend la vie plus ou moins comme elle vient, sans se poser de question concernant ce qui l’entoure et ce système dans lequel il vit. Jusqu’au jour où il devient un fugitif. Peu à peu, sa vie bascule, lorsqu’il comprend qu’il n’est pas celui qu’il croyait être et qu’ILS veulent l’éliminer. ILS, ce sont ces anonymes qui sont au pouvoir, ceux sont ces personnes à qui appartiennent toutes les technologies qui entourent les gens, comme les Civic-LSS®, ces drones qui surveillent les faits et gestes dans les rues, en plus de l’Implant-ID® que chacun reçoit à sa naissance, implanté dans la paume de la main. Tous les habitants de la planète sont sous contrôle, et la plupart ne s’en rendent même pas compte, endormis par la propagande qu’ILS ont mis en place durant des décennies. Vous l’aurez compris, on retrouve un peu de cette ambiance Big Brother du 1984 de George Orwell, et c’est vraiment bien fait. Jean-Christophe Tixier nous dresse le portrait de cette nouvelle société et nous la rend facile d’accès. Et ces personnages! Enna, Lou et Virgil sont tous trois issus de milieux différents, ont un passé bien à eux. Leurs réactions face à ce qu’ils vont devoir affronter sont toujours cohérentes, leur psychologie est vraiment complète et le lecteur a l’impression qu’il s’agit d’amis de toujours. On exploite avec eux toute une palette d’émotions très fortes. Colère, peur, soulagement, tristesse, détresse, sentiment d’injustice, une certaine rage aussi, mais également de l’espoir. Tout cela nous les rend tellement crédibles, tellement proches. On ressent avec eux cette différence selon le Terme, qui remplace nos classes sociales actuelles, basées sur le revenus. Je crois que lorsque nous arrêterons de classer les gens, peu importe comment, on aura fait un grand pas!

Traitant de technologie, ce roman d’anticipation pour ado est effrayant. Non, il n’est pas mal écrit, loin de là. Non, il n’y a pas de scènes ultra sanglantes/trash, même si la violence est bien présente entre ces pages. Je pense qu’il donnera à réfléchir aux jeunes lecteurs friands de réseaux sociaux et de partages en tout genre sur les internets, et qui s’y adonnent sans penser aux conséquences sur leur vie privée, aux dérives qu’il pourrait y avoir. Car le raccourci n’est pas impossible, et il est même exposé dans ce récit.

« – Il y a des brouilleurs partout, la rassure-t-il. Nos propres brouilleurs, annonce-t-il avec fierté, qui nous rendent invisibles aux yeux de leurs saloperies de Civic-LSS®.

– Les Butineurs®?

– Ouais, si tu préfères. Ici, on n’utilise aucun nom qui pourrait rendre sympa toute leur technologie®. Ils ont eu Internet, les moteurs de recherches puis les méta-données, les contenus, l’information, les satellites, les téléphones. Avec une putain de technologie déposée®, protégée®, fermée®, hégémonique®, obligatoire®, captive®, et surtout intrusive® et cafteuse®. Ils ont endormi la population, qui a plongé dans l’individualisme® et la soumission®. Partout. Et tout le monde s’est laissé faire. »



L’auteur expose même une théorie intéressante qui expliquerait que les gens se laissent enfermer dans un tel système:

« Tout le monde n’est pas d’accord avec ma théorie. Moi je pense qu’ils ont utilisé la même méthode pour nous enfumer que les cigarettiers à l’époque. On te vend une saloperie sans te dire ce qu’il y a dedans. On te rend addict, et on te fait croire que c’est une porte vers la liberté. Après, le tour est joué. Z’ont même plus besoin de se défendre. Des centaines de milliers de moutons sont prêts à lever la voix pour prendre leur défense. »

Avec cette utilisation totalitaire des technologies, on croise l’oppression, on y voit des personnes séparées, des enfants arrachés à leur mère selon l’âge prévu de leur mort. Et la mort, justement! Elle est souvent mentionnée, car n’est-elle pas après tout ce qui nous attend à tous? La manière de l’appréhender n’est pas la même pour tous, suivant la longueur de son Terme, et paraît ici omniprésente, oppressante, au point qu’à trop penser à sa mort, on ne pense plus à sa vie. En la montrant autant, l’auteur nous expose la préciosité de la vie. Ainsi le tag d’Enna prend tout son sens. Et à bien y penser, à bien observer notre société actuelle, on se rend compte que c’est ce chemin que nous sommes en train de prendre, que c’est vers ce type de société que nous sommes en train de basculer.

Un roman que je trouve très réussi, qui fait s’interroger, qui fait réfléchir et qui ouvre aussi les yeux sur notre société actuelle où tout va de plus en plus vite. C’est aussi une manière d’inviter le lecteur à vivre pleinement sa vie, dans le respect de l’autre, de profiter de chaque opportunité qui se présente à lui, de chaque petit bonheur, de faire entendre sa voix là, maintenant. Car, demain, il sera peut-être trop tard.

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