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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:49:12+01:00

"Maude, quand je te dis de choisir, ça ne veut pas dire “choisir”. Ça veut dire prendre ce qui est devant toi d’un air décidé, de sorte que l’autre ne décèle aucune hésitation chez toi. Choisir n’est pas se faire plaisir. Seuls les faibles hésitent et se font plaisir. La vie n’est pas une partie de plaisir, c’est un combat sans merci. Si tu montres à quelqu’un ce qui te fait plaisir, tu lui montres tes failles, et cette personne en profitera pour te broyer. Quand tu agis comme tu viens de le faire, tu nous mets tous en péril."

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Extrait ajouté par MayuS 2016-01-16T15:21:23+01:00

- L'amour est une vaste fumisterie pour distraire le peuple. Si quelqu'un te dit un jour qu'il t'aime, ne le crois pas. C'est parce qu'il veut obtenir quelque chose de toi : ton pouvoir ou ton argent. Ne fais jamais, jamais, jamais confiance à personne. Il n'y a que moi qui sais ce qui est bon pour toi. Si tu fais ce que je te dis, tu pourras dominer le monde et vaincre les ténèbres.

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Extrait ajouté par MayuS 2016-01-16T15:16:16+01:00

Comme le disait Nietzsche, "quand ton regard pénètre longtemps au fond d'un abîme, l'abîme, lui aussi pénètre en toi."

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Extrait ajouté par annick69 2015-06-15T18:09:18+02:00

Linda

Quand j'arrive dans la maison, je n'ai pas encore quatre ans. Je porte un manteau rouge. Je sens encore la texture sous les doigts, épaisse et feutrée. Je ne donne la main à personne et personne n'est à côté de moi. Je sens juste mes poings serrés dans mes poches, tirant sur le tissu, comme si je m'accrochais à lui.

Il y a plein de cailloux bruns par terre. Je déteste cet endroit. Je me sens avalée par ce jardin qui me semble sans limites. Et puis il y a cette masse sombre et inquiétante : une maison énorme qui se dresse à ma droite.

Derrière moi, j'entends la lourde grille qui se referme en raclant le gravier. Un krikrikrikrikri déchirant, jusqu'à ce que les deux battants s'entrechoquent. Puis vient le clic de la serrure, suivi du clac de la fermeture totale. Je n'ose pas me retourner. J'ai l'impression qu'un couvercle vient de s'abattre sur moi.

Quand nous sommes seules toutes les deux, ma mère me répète que c'est ma faute si nous avons dû quitter Lille et nous enterrer dans ce trou. Je ne suis pas normale. Il faut me cacher, sinon je serais immédiatement enfermée à Bailleul. Bailleul, c'est l'asile des fous. J'y suis allée une fois, quand mes parents ont embauché une de leurs pensionnaires comme bonne. C'est un endroit effrayant, plein de cris et d'agitation.

C'est vrai, je ne suis pas très normale. A Lille, j'avais de grandes colères pendant lesquelles je me tapais la tête contre les murs. J'étais une boule de volonté indomptable, pleine de joie et de fureur. J'avais mal quand les picots du crépi me rentraient dans le crâne, quand ma mère écrasait ma main dans la sienne ou qu'elle me tirait le bras. Mais je n'avais pas peur. Je me sentais brave, rien ne pouvait me briser.

Pour me «dompter», mon père a fait poser un crépi encore plus rugueux. Ça n'a servi à rien. Dans mes accès de rage, c'est contre ces murs-là que j'allais me cogner. On a dû me recoudre la tête si souvent que mon cuir chevelu est parsemé de points de suture. Ma mère, qui s'égratignait ou abîmait ses robes au passage, était furieuse contre moi.

Depuis que nous vivons dans la maison, je me sens moins forte. Je suis seule. Je ne vais plus à la maternelle. C'est ma mère qui me fait la classe au deuxième étage. Je ne vois plus les ouvriers du garage de mon père qui me faisaient rire. On ne sort presque jamais, on a très peu de visites.

Moi, ce que je veux, c'est aller à l'école, la vraie, là où je peux avoir une maîtresse et des petits camarades. Malgré la terreur que mon père m'inspire, je demande : «Est-ce que je pourrai un jour retourner à l'école ?» Ils me regardent alors comme si je venais de proférer une énormité. Ma mère prend un air dégoûté. Mon père plante durement ses yeux dans les miens : «Est-ce que tu te rends compte que c'est pour toi que j'ai fait faire toutes ces années d'études à ta mère ? Elle en a bavé, crois-moi. Elle a cru qu'elle n'y arriverait pas. Et je l'ai obligée à continuer. Avec les diplômes qu'elle a, elle pourrait enseigner à toute une classe. Toi, tu l'as pour toi toute seule jusqu'au bac. Tu as cette chance, et tu te plains ?»

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Extrait ajouté par annick69 2015-06-15T18:08:32+02:00

• Tous les soirs, après ma journée d’école, de musique et de travaux manuels, j’ai droit à une demi-heure de lecture au lit. Quand je suis certaine que mon père dort, je profite de la rare indulgence de ma mère pour me plonger avec délices dans les aventures de mes héros enfantins. Éblouie, je les lis et relis sans fin. Alice et les Cinq sont mes vraies récréations. Ils ouvrent une fenêtre sur ce monde étourdissant de vie que mon père m’interdit d’explorer.

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:49:30+01:00

"Le système implacable et quasi étanche que mon père avait créé tuait dans l’œuf toute possibilité de révolte. Pourtant, j’ai fini par trouver le chemin de la liberté. J’ai eu la chance de recevoir l’amour et la tendresse sans conditions de quatre êtres merveilleux : une chienne, deux poneys et un canard. Des humains aussi m’ont montré de l’amitié : une prof de piano sévère, une coiffeuse terrorisée et une lycéenne recalée au bac. Les livres et la musique m’ont ouvert à des idées, des sentiments et des imaginations qui défiaient l’endoctrinement."

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:48:22+01:00

"Mon père tient le Ricard pour un remède souverain contre les infections, notamment celles du palais. De temps en temps, il me fait avaler du Ricard pur. Rien que l’odeur me fait l’effet d’une fusée qui va exploser dans mon cerveau. À la première gorgée, mes gencives me brûlent, puis le feu descend dans ma gorge et va embraser mon estomac."

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:47:52+01:00

"J’étais prête à saisir la main de mon sauveur quand le destin m’a finalement mise en sa présence. M. Molin était un homme d’une bonté infinie, qui trouvait de la beauté partout et que la vie émerveillait. Il était l’exact contraire de mon père, et la preuve que mon père avait tort : les humains sont extraordinaires."

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:47:27+01:00

"Les excuses, c’est pour les lâches et les faibles. Quand on veut, on peut."

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Extrait ajouté par Audrey81 2014-12-24T11:47:11+01:00

"Mon père est un grand guérisseur et le whisky est son remède miracle contre les écorchures comme contre les rages de dents. Il m’en fait boire une bonne rasade en me recommandant de garder l’alcool le plus longtemps possible dans la bouche."

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