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Il garda le silence un long moment, puis hocha lentement la tête."- Nous pourrions essayer d'être amis." "- Nous pourrions." "- Dans ce cas, en tant qu'ami, je te dirai : c'était un affreux mensonge. Un jour, je t' obligerai à me dire la vérité."

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"- Je découvrirai ce que tu faisais chez Walsh... Ensuite, toi et moi nous aurons une très longue conversation sur les conséquences que subissent les jeunes femmes trop idiotes et têtues pour rester à leur place." Je retroussai ma lèvre supérieure. " - Et où est la mienne, dans ce cas ? Dans votre lit ? " "- Quel cruel manque d'imagination. ( Il jeta son cigare par la fenêtre avant de baisser les stores.) Tu es là où j'ai envie que tu sois en ce moment."... Dredmore m'extirpa de ma banquette pour m'attirer sur ses genoux et me plaquer contre lui. "- Non, ne lutte pas, Charmian. C'est toi qui as lancé le défi."

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Harvison alluma plusieurs lampes à huile disséminées çà et là, jusqu’à éclairer suffisamment la pièce pour me permettre de distinguer clairement son visage. Un œil noir brillait, vif et tranchant, mais le trou destiné au deuxième œil était simplement recouvert d’une parcelle de peau lisse.

Je me penchai vers Rina.

— Il n’a qu’un œil, murmurai-je.

— Non, jeune demoiselle. J’en ai deux, répondit Harvison à sa place. L’autre se trouve sous la peau que vous voyez. C’est ainsi depuis mon premier souffle.

[...]

— Je n’ai jamais cessé de l’être. (Il désigna le coussin posé par terre en face de lui.) Maintenant, je vais voir l’avenir pour vous, l’amie de madame.

Tandis que je m’installais maladroitement sur le coussin, la diseuse qui avait essayé de me chasser de sa boutique me revint à l’esprit.

— Que voulez-vous ? Un cheveu ? Un ongle ? De la salive ? Du sang ?

— Vos mains, s’il vous plaît.

Il tendit les siennes, les paumes dirigées vers le haut.

Je n’avais jamais touché d’esclave, déclaré ou non, et la haine des Nihons pour les Toriens était universelle. Il se pouvait que je ne récupère jamais mes mains.

« Je vais te libérer, très bientôt, résonna la voix de Dredmore dans mon esprit, et alors tu seras à moi. »

Je posai mes mains sur celles de Harvison. Au premier contact, je m’immobilisai, raide. Je fouillai son visage, mais il ne cilla pas.

Puis il retira lentement ses mains.

— Je suis aveuglé.

— Je n’ai pas touché son œil valide, affirmai-je à Rina. Je le jure.

— Ce que je veux dire, c’est que je ne peux voir l’avenir en vous, jeune demoiselle, dit Harvison d’une voix éteinte. Vous êtes comme la sanctinelle et le sanctinelier. (Il observa mon cou.) Vous portez un talisman.

— Un collier, avec un pendentif, rectifiai-je.

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— Vous êtes obliger d'enlever des gens pour avoir des invi... oh, mon Dieu, c'est un original de Raphaël ?

— Je fais ce qu'il faut, et oui, en effet.

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« — C’est agréable. (Je me blottis contre lui.) Restez avec moi…

Sa voix douce se durcit.

— Qu’as-tu pris, Charmian ?

— Rien. J’ai bu un peu de thé. Il était atrocement sirupeux. Comme la vieille femme qui l’a apporté.

J’inspirai l’odeur d’herbes brûlées et de la mer, et je retrouvai ma voix.

— Reposez-moi, Dredmore.

— On t’a droguée.

Voilà qui expliquait ce qui était en train de m’arriver.

— C’est vous.

J’agitai une main vaine.

— Non, ce n’est pas moi. (Il saisit mes doigts et les porta à ses lèvres.) Je n’ai pas besoin d’utiliser de drogue. Si je l’avais voulu, je t’aurais emmenée hors de cette ruelle. Maintenant, où es-tu ?

— Je suis ici avec vous, idiot. (J’avais envie de lui arracher les yeux, mais je ne sentais plus mes ongles.) Pourquoi ne me laissez-vous pas tranquille ?

— Je me pose la même question tous les jours depuis cinq ans, dit-il. Le problème, c’est que je n’ai pas envie de connaître la réponse.

— Oh. (Pour une raison étrange, sa réponse me plut et je me détendis contre lui.) Merci de m’avoir sauvé la vie.

— Je t’en prie.

— Mais vous êtes un homme mauvais. Vous le savez.

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« — J’ai également reçu un message très intéressant de lord Dredmore. (Doyle finit son thé en quelques gorgées.) Il semblerait que quelqu’un se soit introduit dans sa propriété, la nuit dernière, et lui ait volé un hongre dans son écurie.

Je poussai un profond soupir.

— C’est terrible.

— Ce hongre en particulier était dressé pour être exclusivement monté par une dame, ajouta Doyle. Et pourtant, aucune selle n’a disparu.

— Vous savez, il me semble aussi avoir entendu quelqu’un parler d’un cheval noir, ce matin. (Je fis mine de réfléchir.) Ah, oui. On en a trouvé un à l’aube devant l’écurie de Halter. Une adorable bête noire, prénommée George. (Je lui jetai un coup d’œil.) Quelle coïncidence.

— J’enverrai quelqu’un récupérer George et dédommager Halter pour sa peine. (Il me regarda droit dans les yeux.) Maintenant que je vous ai raconté l’horrible matinée que j’ai passée, vous allez me dire exactement ce que vous avez fait hier soir.

— Avant d’avoir été enlevée et retenue contre ma volonté à Morehaven, ou après ? (Je savourai l’expression de stupeur sur son visage.) Vous devriez vraiment procéder à quelque enquête de temps en temps, inspecteur principal. Je pensais que c’était à ça qu’étaient formés les hommes du Yard. »

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