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"Dis-moi, maintenant, qu'est-ce qui est mieux ? Deux hommes qui s'aiment d'un amour vrai et sincère, qui se respectent et prennent soin l'un de l'autre, ou un homme qui bat sa femme parce qu'il se refuse à s'avouer qu'il préfère les hommes et lui fait porter toute la responsabilité de sa propre lâcheté de ne pas oser briser les conventions ?"

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" - Suis-moi.

A la surprise de Rénald, le Duc le conduisit dans une autre pièce, où une immense baignoire avait été remplie d'eau chaude. Le jeune homme se demanda vaguement combien de pièces de ce genre étaient attenantes à la chambre ducale, car celle-ci était bien plus vaste que celle où il avait été précédemment amené.

- Entre là-dedans.

Rénald hésita, mais lorsqu'il sentit la main de son compagnon effleurer le bas de son dos, il enjamba rapidement le bord du baquet. Derrière lui, Aldric étouffa un rire silencieux. Il avait parfaitement conscience du trouble de son prisonnier, qui avait fui son contact comme s'il l'avait brûlé alors qu'il devinait qu'une partie de lui aurait souhaité qu'il se prolonge. Il entra à son tour dans la baignoire, provoquant le recul de Rénald.

- Approche.

L'ordre ne souffrait ni réplique, ni désobéissance. Rénald hésita, mais il avait donné sa parole. Ou tout au moins, c'était ce qu'il se disait en rejoignant lentement Aldric.

- Lave-moi.

- Je ne suis pas ton domestique !

La réponse avait fusé, instinctive, hargneuse, mais Rénald perdit contenance lorsque les yeux gris-bleu se durcirent et que le Duc riposta d'une voix trop douce:

- Oh, mais si, tu l'es... Tu l'es parce que tu m'as donné ta parole de m'obéir. Tu l'es parce que si tu ne fais pas ce que je te dis, c'est ton frère qui en paiera les conséquences...

- Laisse mon frère en dehors de ça !

- Nous avons fait un marché, petit voleur, et ton frère est partie intégrante de ce marché, ne l'oublie pas. Alors, prends ce savon et lave-moi. Tout de suite !

Rénald ne s'y trompa pas. Le ton d'Aldric était celui d'un homme habitué à commander et à être obéi dans l'immédiat. Et puis il n'avait guère le choix... Du regard, il se mit à chercher autour de lui, ce qui parut beaucoup amuser le Duc:

- Qu'est-ce que tu cherches, petit voleur ?

- Une éponge.

- Il n'y en a pas.

- Mais alors, comment je vais faire pour... ?

- Tu as des mains, non ? "

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Renald est choqué en voyant deux hommes s'embrasser tendrement, après un débat sur ces relations que Rénald juge "contre nature", Aldric essai de le raisonner :

« Dis-moi, maintenant, qu'est-ce qui est mieux ? Deux hommes qui s'aiment d'un amour vrai et sincère, qui se respectent et prennent soin l'un de l'autre, ou un homme qui bat sa femme parce qu'il se refuse à s'avouer qu'il préfère les hommes et lui fait porter toute la responsabilité de sa propre lâcheté de ne pas oser briser les conventions ?

— Mais deux hommes ne peuvent pas avoir d'enfants ! Un couple, c'est fait pour avoir des enfants !

— Ah oui ? Et là aussi, qu'est-ce qui est mieux ? Un père et une mère qui tabassent leurs enfants ou Guillaume et Rémi qui recueillent les enfants abandonnés ou orphelins, s'occupent d'eux, leur donnent de l'amour et un avenir ? Lorsque tu as perdu tes parents et que tu t'es retrouvé seul avec ton frère, qu'aurais-tu fait si un Guillaume et un Rémi t'avaient tendu la main ? Tu les aurais repoussés parce que c'est un couple d'hommes, ou tu aurais accepté leur aide ?

Rénald faillit répliquer que oui, il aurait refusé, mais soudain il repensa aux longues nuits dans le froid, la faim au ventre et la peur au cœur, aux pleurs d'Alexis qui ne comprenait pas ce qui se passait, à sa terreur de perdre son petit frère à chaque fois qu'il tombait malade, et il sut qu'il se mentait à lui-même. Évitant le regard d'Aldric, il avoua dans un souffle :

— J'aurais accepté… Pour Alex, j'aurais accepté.

— Content de te l'entendre dire. »

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" - Salut à toi, Baudouin.

- Salut à toi, mon garçon. Alors, tu as encore fait des tiennes... ?

- Qui, moi ?

- A quelques lieues d'ici, j'ai trouvé un groupe de marchands attachés à des arbres, culotte baissée et cul rougi par les coups. Je n'ai pas très bien compris s'ils étaient en colère à cause du traitement qu'ils avaient subi ou parce qu'un voleur aux cheveux noirs et aux yeux bleus leur avait dérobé tout leur argent, mais une chose est sûre, ils veulent ta tête... "

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Là-bas, Aldric venait d'embrasser passionnément le nouveau venu... Rénald ressentit comme un grand vide dans l'estomac quand il vit les lèvres du Duc se poser sur celles de l'inconnu avant qu'il ne l'attire dans ses bras. Jamais Aldric ne l'avait embrassé, et tandis qu'il se disait qu'il ne l'aurait de toute façon jamais laissé faire, il se sentait emporté par un trouble sentiment de jalousie.

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« D'où il était, Rénald n'avait pas entendu le dialogue, ce qui ne l'empêchait pas de contempler l'arrivant avec un certain effarement. En effet, Yohan était habillé d'un pantalon d'un bleu éclatant, d'une chemise rouge cerise et d'un gilet jaune poussin, qui le rendait tout, sauf discret. Ses bottes noires luisaient tellement qu'elles en devenaient éblouissantes, mais la dague qui pendait à son côté n'avait rien d'une arme d'apparat. Car en dehors de l'extravagance vestimentaire du ménestrel, Rénald devinait en lui un combattant hors pair, qui devait surprendre plus d'un adversaire ayant le malheur de se fier aux apparences et de le prendre pour le drôle qu'il paraissait être. Impression sans doute renforcée par son physique d'ange blond aux cheveux soyeux qui tombaient un peu plus bas que ses épaules carrées et aux grands yeux bleu-gris. Le ménestrel était d'une beauté renversante, une beauté qui devait sans aucun doute faire battre bien des cœurs, qu'ils soient féminins ou masculins…

Le jeune homme ne s'aperçut pas qu'Aldric le regardait pensivement, et ne comprit pas non plus ce qu'il dit lorsqu'il se pencha vers Yohan, mais il ne perdit rien de ce qui suivit. Là-bas, Aldric venait d'embrasser passionnément le nouveau venu… Rénald ressentit comme un grand vide dans l'estomac quand il vit les lèvres du Duc se poser sur celles de l'inconnu avant qu'il ne l'attire dans ses bras. Jamais Aldric ne l'avait embrassé, et tandis qu'il se disait qu'il ne l'aurait de toute façon jamais laissé faire, il se sentait emporté par un trouble sentiment de jalousie.

- Bien que ce moment ait été très agréable, disait au même instant Yohan, j'aimerais bien savoir pourquoi je suis en train de risquer ma vie, là… Parce que, tu vois, si le type qui est près des chevaux avait le pouvoir de carboniser quelqu'un par la puissance du regard, je serais en train de me consumer sur place, et il se trouve que j'aime bien ma belle petite gueule telle qu'elle est… »

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La rencontre entre Rénald, le voleur, et Aldric de Kerrouan, le Duc...

"Un éclat de rire salua les derniers mots du soldat, et Aldric de Kerrouan sortit en pleine lumière. Rénald eut l’impression de recevoir un coup de poing en le voyant. Car là où il s’attendait à croiser un homme d’âge mûr voire un vieillard, il découvrait un jeune homme de son âge, grand et bien découplé, simplement vêtu d’une culotte de peau, de bottes, et d’une chemise à moitié ouverte sur son torse nu. Ses cheveux châtain aux reflets fauves étaient attachés sur sa nuque par un catogan noir. Et surtout, il y avait ses yeux, ses yeux à l’éclat moqueur, qui semblaient lire dans les âmes aussi bien que dans les livres.

Lorsque les prunelles gris-bleu du Duc se posèrent sur lui, Rénald sentit comme une coulée de glace descendre le long de sa colonne vertébrale tandis qu’une langue de feu embrasait ses reins…"

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