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Bibliothèque de DesLivresEtMoi7 : Liste de diamant

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Code 93 Code 93
Olivier Norek   
Pourtant repéré dès sa sortie, mon petit coeur ne s'était pas emballé à la lecture de la 4ème de couverture, abandonnant ainsi ce code en pleine librairie. Puis, j'ai rencontré son auteur à l'occasion d'un salon... Un vrai flic, qui sait donc de quoi il parle, et au grand coeur qui plus est, quelqu'un de simple, humble, généreux et très sympathique. Quelqu'un à qui je pouvais donc volontiers laisser une chance... M'évitant ainsi la plus grande bévue littéraire de ma vie!

Car il ne m'a fallu que quelques heures pour percer le mystère du Code 93 et me prendre ainsi une belle claque! On est pris au piège dès les premières lignes de ce polar, dont les courts chapitres vous plonge dans une enquête passionnante à un rythme effréné. Le 93 que l'auteur nous dépeint n'est pas caricatural, pour la simple et bonne raison qu'il le connaît parfaitement. On sent percer le réel, le vécu, l'expérience au fil des pages. L'intrigue est très bien menée, c'est brutal, mais pas gore non plus.
Les personnages sont très réalistes et attachants, surtout ce capitaine qui nous paraît solide et abîmé à la fois.

En bref, voilà un vrai boss du polar que vous devez découvrir sans plus attendre!

(Lu en juin 2015 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2016/01/critiques-2015-code-93-dolivier-norek.html)
Surtensions Surtensions
Olivier Norek   
J’attendais évidemment ce troisième volet des aventures du Capitaine Coste et son équipe avec fébrilité. Révélé avec Code 93, le talent d’Olivier Norek était confirmé avec Territoires et avec Surtensions, c’est tout simplement la consécration.

Dès le prologue, l’auteur donne le ton et colle un véritable uppercut à son lecteur : Un drame a frappé le groupe Crime 1. Et ça fait mal. Vous avez 500 pages pour vous préparer au choc.
Mais l’auteur est impitoyable et ne laisse pas une seconde de répit à son lecteur, le plongeant directement au cœur d’une intrigue particulièrement tortueuse mais magistralement maîtrisée, structurée, et surtout d’un réalisme impressionnant et efficace.
Car rien n’est laissé au hasard par cet auteur précis qui, policier de profession, se livre sur son quotidien comme celui de tant d’autres policiers sous couvert de fiction, révélant ainsi la triste et effroyable situation du monde carcéral, ainsi que les rouages de cette vieille Dame qu’est la Justice, mettant un violent coup de projecteur là où quiconque préfèrerait plutôt garder ses confortables œillères.
Mais l’auteur ne s’arrête pas en si bon chemin et n’a pas de pitié pour son lecteur qui, les mains agrippées au roman, les yeux rivés aux lignes qui défilent, dévore frénétiquement les chapitres de ce page turner sans pouvoir ralentir l’allure qui le mène tout droit vers cette inéluctable fin riche en émotions. Le rythme est haletant, la tension palpable, le suspense brillamment soutenu d’un bout à l’autre du livre : Le lecteur est pris dans les filets de l’auteur et n’a aucune chance de pouvoir en réchapper.
Les personnages sont minutieusement travaillés, soignés, ciselés même, un casting parfait pour cette nouvelle aventure. Tel le cinquième membre composant cette équipe à laquelle on s’est attaché depuis longtemps déjà, le lecteur découvre des policiers sensibles, à la carapace fragile, physiquement et moralement fatigués, indignés, tout simplement humains, ce qui constitue la véritable force de ce polar, permettant ainsi de vivre l’enquête plus que de la lire.
Le style de l’auteur, toujours aussi fluide, vif, nerveux, et même scénaristique, ne fait que contribuer à l’exceptionnelle qualité du récit. Le lecteur, déjà conquis, n’est pas à l’abri de croiser au détour d’un chapitre des scènes d’une intense émotion, comme celle avec les boîtes de conserve (que je vous laisse découvrir).
Et s’il en fallait plus encore pour vous convaincre, il faut souligner que le chat, petit protagoniste récurrent de chacun des romans de M. Norek, revient pour notre plus grand plaisir… Et son plus grand malheur…

En bref, j’avais apprécié Code 93, j’avais aimé Territoires, j’ai adoré Surtensions. Plume montante du polar français, Olivier Norek n’a désormais plus à faire ses preuves et s’est définitivement installé au sommet de son art. La dernière aventure du Capitaine Coste… Peut-être, peut-être pas… Quoi qu’il en soit, c’est cet auteur qui m’a donné l’envie de faire partager mes coups de cœur littéraires, c’est encore cet auteur qui m’a réconcilié avec le polar français. Je lui fais donc largement confiance pour la suite, quelle qu’elle soit, et attend déjà son quatrième roman avec une grande impatience !

(Lu en mars 2016 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2016/03/chroniques-2016-surtensions-dolivier.html)
Territoires Territoires
Olivier Norek   
J'avais aimé Code 93, j'ai adoré découvrir les Territoires de cet auteur, plume montante du polar français. Il récidive et nous dépeint un 93 malade, gangrené et dangereux mais ô combien réaliste et sans cliché.

Lieutenant de police de profession, l'auteur sait malheureusement de quoi il parle et nous révèle une réalité dérangeante sous couvert de fiction particulièrement bien écrite. Le style de l'auteur, fluide et scénaristique, permet à chaque lecteur de plonger, à ses risques et périls, au sein de ces territoires, tel un membre de l'équipe de Coste, qu'on prend plaisir à retrouver et à découvrir un peu plus malgré les circonstances.

En bref, un excellent polar à dévorer sans modération. Attention, auteur addictif!

(Lu en juin 2015 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2016/01/critiques-2015-territoires-dolivier.html)
Le Liseur du 06h27 Le Liseur du 06h27
Jean-Paul Didierlaurent   
Parce qu'il faut toujours écouter Bernard Lehut, un beau roman qui fait du bien: "Le liseur du 6h27", de Jean-Paul Didierlaurent, Au Diable Vauvert et chez Folio.

Le pitch: Guylain Vignolles, anonyme de 36 ans à la contrepèterie nominative difficile à vivre, mène une triste existence avec Rouget de Lisle, son poisson rouge. Travaillant dans une usine dont l'unique rôle est de détruire les livres invendus, emploi qu'il déteste, Guylain sauve chaque jour une dizaine de pages de ces pauvres manuscrits. Pourquoi? Pour les lire tous les matins aux passagers du RER de 6h27. Deux matinées vont alors bouleverser sa vie: la première, lorsque deux adorables petites vieilles l'abordent, la seconde, lorsqu'il tombe sur une mystérieuse clé usb...

Attirée par le tapage qu'on en a fait à sa sortie, je me suis laissée tenter au hasard d'une de mes (nombreuses!) pérégrinations à la Fnac de ma ville... Et quelle belle petite surprise que ce petit concentré de bonheur!

Car ce livre peut au final se résumer à cela: c'est simple, gentil et sans prétention, et pourtant, que d'émotions! L'auteur a su nous livrer un héros du quotidien, de l'ordinaire qui, par ses simples actions, sait embellir la vie de nombreuses personnes. Les personnages qui gravitent autour de lui, notamment Giuseppe, sont tout aussi attachants et même émouvants. Tous sont abîmés par la vie et pour autant ne se laissent pas sombrer, trouvant le plus souvent leur bonheur dans celui des autres. Alors bien sûr, on se doute tout de suite de ce que va ressentir notre Guylain avec la lecture de cette clé, mais on veut tellement son bonheur... Qu'on lit les pages suivantes plus vite pour en avoir la certitude!

En bref, ce roman est un petit bijou qui, une fois la dernière page achevée, vous donnera le sourire et les yeux qui brillent!
Les compagnons de l'arc-en-ciel Les compagnons de l'arc-en-ciel
E. R. Link   
Le magnifique conte résolument moderne d'une véritable fée des mots : "Les Compagnons de l'Arc en Ciel" de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Nocte et Lucius. Depuis ce Tournoi des Quatre Saisons qui leur ravit le coeur et leurs prétentions au bonheur, la Reine de la Nuit et le Seigneur du Jour se vouent une haine cordiale en se faisant la guerre. Mais la Reine est lasse, aussi met-elle sa fierté et sa rancœur de côté pour solliciter la paix auprès de son homologue Diurne... Lequel accepte à la condition qu'elle construise un pont entre leurs deux Royaumes en un délai de cinq jours... Mais si la Reine de la Nuit réalise ce fou projet grâce à l'aide inespérée des huit petites elfes Arc-en-Ciel, cela ne parvient pas à mettre fin à tant de siècles de conflits... La mort frappe à nouveau, le pont est détruit... Dix siècles plus tard, ce sont leurs enfants, Stella et Horizon qui, animés par l'ardent désir de rétablir cette paix, décident de se rendre sur Terre pour retrouver les elfes de l'Arc en Ciel...

La vie de blogueuse s'avère parfois bien difficile... Car il est des romans si beaux que la chronique n'en peut être qu'insipide et fade en comparaison... Et c'est bien ce qui me contrarie chez Madame Link, coutumière du fait et qui s'est mis en tête de me donner du fil à retordre à chacune de mes lectures... Dépitée de me voir exilée de cette Terre des Brumes que j'affectionne tant faute de nouveau roman dans lequel me plonger, j'ai finalement pris le parti de me tourner vers le seul roman que je n'avais pas encore dévoré... Pour la simple et unique raison que la couverture ne me faisait pas rêver... Mais c'était mal connaître E.R. Link qui, non contente d'avoir su me ravir le cœur tel un Davy Jones littéraire, s'est mise en tête de me voler mon âme en m'enivrant de ce conte de contes de fées...

Il était une fois une auteure qui, décidément bien inspirée, s'est lancée le pari fou d'entremêler mondes réel et fantastique avec subtilité pour livrer à son lecteur une intrigue des plus fabuleuse et exaltée. Forte de sa plume magique, celle-ci s'est emparée de l'idée merveilleuse d'un Seigneur du Jour et d'une Reine de la nuit pour en faire les bases solides d'un récit fichtrement bien pensé, rondement mené et parfaitement maîtrisé. En digne fée des mots qu'elle est, notre auteure s'est ensuite échinée à dévoiler toute l'étendue de son talent mis au service d'une imagination particulièrement débordante sous les yeux d'un lecteur à jamais conquis. Dès lors la magie opère, les éléments se mettent en place, les petites Elfes entrent en scène avec chacune leur conte à entremêler, leur couleur à associer et leur sentiment à transcender pour un récit de toute beauté, de l'amour teinté d'humour, du suspense coloré de poésie, de l'action parée d'émotion, des rebondissements empreints de ravissements... La magie opère tant et si bien que le lecteur se laisse volontiers glisser dans cette douce rêverie pour en faire une réalité... Sa réalité... Vivant pleinement l'instant présent qui défile à chaque ligne jusqu'à un dénouement tout simplement magnifique...
Mais parce qu'une histoire sans protagonistes est comme un dessert sans saveur, notre Marraine la bonne fée Link a bien sûr pris soin de nous en offrir un bien jolie galerie... Si nos héros Stella et Horizon en sont à la tête et se révèlent par là même aussi marquants qu'attachants, aussi fascinants qu'émouvants, il n'en demeure pas moins que les nombreux autres qui gravitent autour sont tout aussi intéressants et apportent juste ce qu'il faut d'épices à ce ravissant voyage... Mention spéciale pour Alezan dont je vous laisse découvrir tout l'attrait... [Et puis Lord Harrison ? Mais oui Lord Harrison... Parce que Link a définitivement des idées aussi lumineuses que déjantées... Allez, je vous dis... Ou je ne vous dis pas ? Ah j'ai envie de vous dire... Mais... Non, je ne vous dis pas : A vous de le rencontrer !]
Enfin, parce que notre fée a sincèrement un talent fou, elle a su nous livrer cette prouesse de sa magnifique plume dont la sincérité n'a d'égale que la beauté... C'est fluide, élégant, raffiné... Et comme si ce n'était pas suffisant, notre fée des mots a poussé le vice jusqu'à doter son récit de magnifiques illustrations... Pour un conte complet... Parfait...

En bref... Je n'ai sûrement pas encore trouvé les mots adéquats pour vous faire part de mon ravissement... Mais indéniablement Link a su conquérir mon cœur et mon âme de lectrice passionnée... Non seulement en Terre des Brumes mais aussi au travers de ce conte 2.0 revisitant les contes de manière moderne et magnifié... Que voulez-vous : E.R. Link, c'est MA Marraine la Bonne Fée !
Un Air de Liberté Un Air de Liberté
E. R. Link   
Encore un trésor d'une auteure coutumière du fait : "Un air de liberté", de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Faisons fi des titres et des convenances, voulez-vous ? Car à l'heure où le Royaume de Phasianelle, pays de Terre des Brumes, célèbre le passage à l'âge à adulte de ses jeunes nobles âgés de 20 ans, les yeux aux couleurs changeantes de la jolie Carolyn croisent le regard vert pâle du beau Bryce... Il y a de l'amour dans l'air et la foudre frappe à cœur ouvert... Mais les deux impertinents sont réfrénés dans leur élan par leurs parents non satisfaits de leur comportement... Et comme si cela n'était pas suffisant, c'est à présent l'infâme Duc Bertram de la Nuée d'Etourneaux qui vient renverser la souveraine en place en pleine cérémonie, pour ensuite s'en prendre à la jeune Princesse Zylphia, héritière du trône... Après un tel début, cette histoire d'amour s'annonce mouvementée...

C'est bien la peau frissonnant de joie, le cœur palpitant de bonheur et les yeux papillonnant de plaisir que je m'apprête à retourner en Terre des Brumes... Un pays d'adoption, comme un chez moi littéraire tant il me plaît d'arpenter ces terres... Et parce qu'il m'en faut explorer toutes les régions, après le Touraco et la Talégalle... Direction la Phasianelle !
Voyant que ma magicienne des mots se met à l'œuvre dès les premiers instants, je laisse le charme opérer, la magie m'envelopper, l'intrigue m'emporter... Et je fais alors connaissance avec la charmante Carolyn... Il suffit d'un chapitre pour qu'on l'aime et qu'on l'admire... C'est donc en compagnie de celle-ci qu'on découvre bien vite les us et coutumes de ce pays que l'auteure a si bien décrit, permettant à son lecteur une totale immersion en terre inconnue... Dès lors ce dernier se laisse volontiers transporter au gré du vent et des chapitres qui défilent à un rythme effréné, s'émerveille à la vue d'éblouissantes descriptions et incroyables précisions, s'épate de la richesse des thèmes abordés mêlés avec subtilité, enchaîne les découvertes et autres péripéties, ressent bien des émotions... Car il suffit d'un coup de plumette magique à l'auteure pour plonger véritablement son lecteur au cœur même de son intrigue pour lui faire vivre ce fabuleux voyage... Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin... "Rentrons chez nous"... Oui... Sauf que moi je n'en avais ni l'envie... Ni l'intention...
Pourquoi ? Mais parce que j'étais en si bonne compagnie ! Car si les personnages sont construits avec une redoutable minutie, dépeints avec force détails et dotés d'une âme véritable pour leur apporter toute la crédibilité nécessaire à un feeling imparable avec le lecteur, ce dernier a surtout l'impression de retrouver une bande de vieux copains rencontrée au cours d'un été (l'été dernier pour ma part... Si, si... Face à la mer, sous le soleil de Soulac Beach et le regard impétueux de mon immanquable Gros-Sac, si, si !)... Parce que nous sommes devenus de bons amis, j'ai assisté (parce que bien sûr, j'y étais ! C'est tellement plus beau une histoire d'amour qui se vit !) à la rencontre de Bryce et Carolyn, au coup de foudre qui les a frappés, au drame qui les a séparés, au hasard qui les a réunis, aux coups du sort qui les ont renforcés, aux évènements qui les ont unis... Et parce que plus on est de fous, plus on rit, j'ai également pu rencontrer les truculents Elros et Winona, sans oublier Mr Merrington... Ah Mr. Merrington... A chaque roman son animal de compagnie... Mais je vous laisse le rencontrer ! Au point où on en est, je me suis tellement attachée à tous ces personnages, et on a tellement papoté que j'ai déjà prévu de les retrouver pour mes prochains congés... Le temps de prendre un verre avec le délicieux Vicomte Ankor des Vents Changeants.. Et si l'auteure se décidait finalement à lui consacrer un roman... Laissez-moi rêver, s'il vous plaît !
C'est finalement avec un immense plaisir que j'ai retrouvé la magnifique plume de l'auteure, sa finesse, son élégance, sa prestance même... Et ce style... Toujours aussi fluide, toujours aussi soigné, toujours aussi raffiné... Histoire de parachever ce tableau tout simplement parfait...

En bref... Je regrette d'avoir lu ce petit bijou... Oui mes amis, je le regrette amèrement... Car non seulement ma chronique est d'une nullité absolue comparée au bonheur que m'a procuré ce roman, mais aussi parce qu'il s'agissait là de mon ultime voyage en Terre des Brumes... Un voyage qui est déjà fini... Un voyage dont je ne reviens pas rassasiée... La Terre des Brumes me manque... Mes amis aussi... Je planche déjà sur la solution... Et sinon... Ma chère E.R.Link... Tu as déjà lu Misery...?
Strawberry Fields Strawberry Fields
E. R. Link   
Véritable diamant brut que cette petite merveille : "Strawberry Fields" de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : "Histoire éternelle... Qu'on ne croit jamais... De deux inconnus... Qu'un geste imprévu... Rapproche en secret... Et soudain se pose... Sur leur cœur en fête... Un papillon rose... Un rien, pas grand chose.. Une fleur offerte..." Ou comment, la Talégalle, pays de Terre des Brumes réputé pour ses soieries, voit s'entrelacer le destin chaotique de Quentin et Axelle, deux orphelins échoués au Foyer de Saint-Jéthel...

Mes amis, il n'y bien qu'à vous que je peux le confier : J'ai honte... Oui j'ai honte d'avoir tant tardé à retrouver la fabuleuse plume de cette fée de l'écriture qu'est E.R. Link, alors même qu'elle avait su m'envoûter à la lecture de son roman "Question de Temps"... Car aujourd'hui encore je me rappelle de Calixte et Joséphine, de Sybil, Toussaint et Onésime, mais surtout de l'inimitable Gros-Sac... et ils me manquent, voyez-vous, car cette lecture fut l'un de mes rares coups de foudre littéraires... Et c'est justement pour cette raison que je redoutais finalement de me replonger dans un autre de ses écrits : Parce qu'un coup de foudre, c'est vraiment laborieux à égaler... A moins que la fée ne soit en réalité une vraie sorcière de l'écriture... Et bien...

C'est finalement ma super coupine Chloé du blog "Cocounette croque les livres" qui m'a poussée à faire ce grand saut dans le vide, en me plongeant cette fois-ci dans "Strawberry Fields"... Le pari n'était pas gagné : Non pas que je n'aime pas les pavés, mais la taille du bébé a tout de même de quoi impressionner une lectrice qui a peur de chuter : 560 pages... Pour autant la sublime couverture vous fait l'effet de Kaa sur Mowgli... "Aie confiance... Crois en moi..." OK, j'y crois, j'y vais...
Vous n'imaginerez jamais alors que fut mon plaisir lorsque je me suis apprêtée à franchir le seuil de ces premières pages pour retourner en Terre des Brumes et rejoindre le pays de Talégalle, non pas pour y lire mais bien y vivre de nouvelles aventures... Des aventures d'un tout autre genre ici cependant, puisque j'ai eu le sentiment de retrouver Roméo et Juliette chez Oliver Twist, après une petite visite chez le Petit Prince... Si si, c'est possible...
Réalisant donc qu'E.R. Link n'est donc pas qu'une fée mais bien plutôt une puissante sorcière à la plume redoutable et aux pouvoirs littéraires incommensurables, celle-ci a réussi à m'emporter dès les premières lignes au cœur d'une histoire d'amour plus éblouissante qu'un conte de fée (Bah oui, on a dit sorcière ! Suivez-un peu les amis !) et même bien plus que cela, car "Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps ; il se suffit, il réalise l'absolu" dixit Simone de Beauvoir dans "Le Deuxième Sexe"... Et c'est bien de cela qu'il s'agit ici. Me laissant dès lors entraîner par la puissance du récit, la magnificence des descriptions, l'impressionnant souci du détail au point d'atteindre la perfection, j'ai bien évidemment mordu à l'hameçon et me suis retrouvée piégée de mon plein gré au cœur même de ce livre pour y vivre une intrigue particulièrement riche en évènements, doublée d'un véritable maelström d'émotions à l'état pur, orchestrée d'une main de maître jusqu'à un dénouement magistral.
Mon seul regret fut dès lors de réaliser que le rêve avait un point final, m'exilant une fois encore de ce pays dont je n'étais pas suffisamment (et ne serai sûrement jamais) rassasiée. "Quand les souvenirs s'en mêlent... Les larmes me viennent... Et le chant des sirènes me replongent en hiver... Oh mélancolie cruelle... Harmonie fluette... Euphorie solitaire..." Curieuse expérience que la magie opérée par la plume d'E.R. Link...
Mais je m'égare et ne vous parle pas encore de l'essentiel... Car si Calixte, Joséphine et Gros-Sac restent à jamais dans mon cœur, force est de constater qu'il va falloir agrandir l'espace pour y accueillir Quentin Lexan, Axel(le) Cantini/Bergamote de Sapindales, tous leurs acolytes bien sûr, mais aussi Paprika... La splendide renarde qui a autant conquis mon cœur qu'elle n'a su le briser (chère auteure d'ailleurs, je tiens à te dire que je t'en veux... Et tes fines pousses de genévrier et de giroflées n'y pourront rien changer !). Je me suis tellement éprise de ces personnages dont j'ai adoré suivre l'évolution, la progression, que j'aurais même voulu claquer la bise au Vicomte Ankor des Vents Changeants pour célébrer nos retrouvailles, établir un arbre généalogique de la famille des Jardins aux Oiseaux et leurs immanquables noms en "yce"... Mais surtout, surtout ! J'aurais souhaité me glisser parmi les fidèles amis de ce magnifique couple que constituent Axelle et Quentin, et ce dès leur plus jeune âge... Assister aux prémices de leur amour naissant, le voir éclore, fleurir et fleurir encore, mais surtout ne jamais faner... Véritable vecteur d'émotions, ils m'ont fait passer par moult sentiments, m'ont soutirée tout un tas de réflexions sur de bien nombreuses notions telles que la liberté, m'ont vu sourire mille fois et larmoyer mille autres, connaître bien des joies et subir autant de tourments tant leur sort m'était précieux. Et Paprika... Ah ma petite Paprika... Après le perroquet qu'on voudrait tous avoir, il y a la renarde qu'on rêverait tous d'adopter... C'est dire si l'auteure a le don d'insuffler une âme à ses héros...
Toujours aussi belle et soignée, la plume de l'auteure ne manque pas d'élégance, de finesse, mais surtout de poésie pour un récit tout simplement magnifique. Mais l'auteure ne s'est pas arrêté en si bon chemin, poussant son souci du détail jusqu'à inclure à son récit d'admirables illustrations, pour faire de son roman un chef d'œuvre.

En bref... J'aurais encore tant de choses à vous dire sur ce bijou... Mais je n'ai déjà que trop parlé, et regrette de n'avoir su vous restituer le bonheur qu'a représenté pour moi cette lecture... Aussi vous inciterai-je à la découvrir par vous-même... Quant à moi, mon prochain voyage en Terre des Brumes est déjà programmé...
Verdict Verdict
Olivier Norek   
Alors j'en conviens, il ne s'agit là que d'une nouvelle... Etait-il donc nécessaire d'en rédiger une chronique ? Mes amis, quand on tombe sur pareille pépite, peu importe le texte, il faut partager son avis !
Si l'auteur avait su confortablement s'installer dans du polar de qualité, celui-ci n'a pas froid aux yeux et s'est risqué à changer de registre... Un pari risqué mais un pari relevé avec panache, avec classe, avec brio... Avec qui vous voulez en somme, tant elle s'avère époustouflante...

L'auteur ne perd pas un instant et nous accompagne dans un futur... Suffisamment lointain pour qu'on n'en soit pas encore là... Mais suffisamment proche pour qu'on commence à s'inquiéter... Et nous dévoile avec un réalisme impressionnant le voie malsaine et dangereuse que pourrait emprunter la télé-réalité à plus ou moins long terme... D'emblée le lecteur n'a pas le temps de souffler qu'il se retrouve happé au coeur de cette intrigue dans une atmosphère aussi lourde que glaçante... Le lecteur n'est pas à l'aise face à un tel voyeurisme, surtout parce qu'il sait qu'on n'est pas si loin de la réalité... Et si le lecteur reste au premier abord bouche bée, assommé d'avoir compris jusqu'où les bas instincts de la nature humaine peut nous entraîner, il ne peut malgré tout s'empêcher de poursuivre sa lecture à un rythme infernal, le regard atterré mais pourtant rivé sur les lignes qui défilent jusqu'au dénouement redouté. Si l'on retrouve avec grand plaisir l'inimitable style de l'auteur d'une efficacité à toute épreuve, celui-ci s'en sert aussi pour pousser le lecteur à réfléchir sur le mauvais pli qu'est en train de prendre notre société au sujet de notre programme. Et si le lecteur se prend un uppercut dès la première ligne, la dernière l'achèvera par K.O. tant cette nouvelle est réussie...

En bref, vous me trouvez sans doute bien bavarde pour une nouvelle mais c'était absolument nécessaire : Elle est détonante, elle est impressionnante, elle est ahurissante...

(Lu en mars 2017 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2017/03/chroniques-2017-verdict-dolivier-norek.html)
Question de temps Question de temps
E. R. Link   
Tonnerre de Brest ! Voilà une pépite qu’il me faut partager avec vous : Question de temps, de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Sur l’île de Barbican, archipel du Touraco en pleine Mer des Palmariales, Calixte Zygène de la Spirée est un jeune homme aux ressources aussi surprenantes qu’inépuisables. Vivant de larcins depuis la déchéance de sa famille et de son nom, celui-ci n’hésite pas de temps à autre à prendre la mer pour se faire oublier sur terre et vice-versa.
Alors qu’il vient dissimuler son dernier larcin, dérobé au nez et à la barbe de l’infâme Gouverneur Eugène Duclos des Anacardiers et de sa fille Joséphine, Calixte découvre un étrange cylindre de bois et de bronze finement ouvragé. Mais, cerné de toutes parts, il n’hésite pas une nouvelle fois à rejoindre la flibuste avec sa dernière trouvaille, sans deviner que ce voyage va l’emmener bien plus loin qu’il n’aurait pu l’imaginer…

Le hasard fait décidément bien les choses. C’est à la suite d’un message de l’auteure sur Twitter, dans lequel elle proposait son roman en échange d’une chronique, que je me suis lancée dans cette folle aventure, sans vraiment savoir de quoi il était justement question, vous commencez à me connaître. Quand j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire de pirates, j’ai tout d’abord pensé : « Mais ma pauvre fille, dans quoi t’es-tu encore embarquée ?! », le seul pirate trouvant grâce à mes yeux étant le Capitaine Jack Sparrow… Il faut dire qu’il est plutôt charmant… Non, allez, je peux le dire, il est franchement charmant… Et puis il est relativement élégant… Bon d’accord, je peux l’avouer, il est follement élégant… Quoi ? Ah mais je sais qu’en réalité il s’agit de Johnny Depp, mais justement ! Enfin non… Enfin si… Enfin laissez tomber, je me comprends… Bref, je n’étais pas encore acquise à la cause pour tout vous dire… Puis j’ai vu cette superbe couverture, je me suis volontiers laissée charmée… J’ai ensuite découvert de magnifiques cartes d’un réalisme à couper le souffle, je me suis volontiers laissée emporter… Et finalement j’ai lu ce livre… Mille milliards de mille sabords, employons le terme adéquat : cette merveille !

Dès les premières pages, le lecteur se voit embarqué pour son plus grand plaisir au cœur d’une aventure aussi passionnante qu’époustouflante. Travaillant avec une incroyable minutie son souci du détail pour un rendu d’un réalisme stupéfiant tant les descriptions sont magnifiques, l’auteure nous livre ici une intrigue d’une incroyable précision et d’une crédibilité à toute épreuve, solidement posée, et formidablement maîtrisée. Les péripéties s’enchaînent à une vitesse folle, ne laissant aucun répit à un lecteur déjà conquis depuis longtemps. Alors qui dit « histoire de pirates » dit « pirates » (mais pas que…), dit « trésor » (mais pas que … !), dit « bateau » (mais pas que !!!) et on retrouve évidemment ces sujets, mais traités avec une telle originalité, et si brillamment combinés avec d’autres thèmes plus insolites ici, tels que l’amour ou le temps, que le lecteur se laisse volontiers porter et transporter au gré du vent de ce captivant récit dont il dévore les 500 pages sans s’en rendre compte avant d’aboutir à un fabuleux dénouement… Qui lui laisse cependant un goût amer… Pourquoi ? Parce que le voyage est DEJA fini…
Vraie force du roman, les personnages sont tous remarquablement bien construits et richement étoffés, les rendant aussi attachants qu’ils sont truculents dès la première rencontre. J’ai adoré le charme et le sourire insolent de Calixte Zygène de la Spirée, j’ai raffolé de l’inconstance et les étourderies de Joséphine Duclos des Anacardiers, j’ai aimé la puissance et le sourire jaune citron du Capitaine Toussaint Makaire, j’ai admiré la noirceur et l’inoubliable mèche du Capitaine Onésime de Berkeley, j’ai adulé la force de caractère et les magnifiques tenues de la Capitaine Sybil Vivaneau de Timor… Mais surtout… Surtout… Je suis désormais une fan inconditionnelle de Gros-Sac ! En effet, après l’habituel mais désuet perroquet, après Jack, le formidable singe du Capitaine Barbosa… Et bien maintenant je vous présente Gros-Sac : Un pélican tricorné comme un empereur, légèrement enrobé… Bon… Relativement gras, il faut l’avouer… Ok, carrément obèse, ne nous voilons pas la face, aussi arrogant qu’insolent, au regard inquisiteur et méprisant, à l’attitude hautaine et présomptueuse, juste persuadé d’être le pirate le plus féroce de toute la baie… Personnage à part entière dans ce roman dans lequel il joue un rôle qui a toute son importance, ce n’est pas seulement un animal, ce n’est pas juste un oiseau non : C’est LE pélican que tout le monde rêverait d’avoir !
Particulièrement admirable, le style de l’auteure est remarquable tant il est soigné et raffiné. N’hésitant pas à user et abuser pour notre plus grand bonheur des comiques de situation, de gestes, de mots et de caractère, la plume de l’auteure est tout simplement brillante et délectable, contribuant là encore à la qualité du récit et au plaisir qu’on prend à le lire.

En bref… « Nombreux sont les trésors que tu seras amené à chercher. Un seul mérite d’être trouvé ». En voilà un de trésor littéraire, qu’il ne tient qu’à vous de découvrir !
Entre deux mondes Entre deux mondes
Olivier Norek   
On a rencontré Olivier Norek dans le 9-3 en même temps que le Capitaine Victor Coste... Il nous avait habitué à l'énergumène... Seulement Coste avait, semble-t-il, besoin de souffler, et son auteur de s'exiler de sa zone de confort... Alors on dit au revoir (au revoir et pas adieu, soyez rassurés mes agneaux...) au Capitaine Coste, on met les voiles du 93... Direction Calais... Sa plage et ses galets (Il y a des galets à Calais ?)... Sa Jungle et son immense bidonville tout fait de toiles, de bâches et tout ce qu'on y assimile... Alors je sais, la Jungle a été (paraît-il) démantelée... Pour autant l'auteur ne s'en laisse pas conter et s'y est rendu, lui, dans cette Jungle, pour comprendre de quoi il retournait...

Et il nous a pondu ce roman, tout droit sorti de ses tripes, du producteur au pauvre lecteur qui ne s'attend pas encore à recevoir l'uppercut de sa vie... C'est qu'il est redoutable le bougre... On le voit venir avec ses yeux gris et sa tête de gentil flic bien poli et fort courtois... On ne se méfie pas mais c'est un sournois... A peine vous ouvrez le livre et BAM ! Le douloureux miracle se produit...

Elle est chiante la blogueuse à tourner autour du pot, n'est-ce pas ? Oui je sais mais c'est de la faute à Monsieur Norek tout ça... Il me l'avait pourtant dit qu'il écrivait un roman sur la Jungle de Calais... Je n'étais guère enthousiasmée, légèrement inquiète de voir comment un sujet si délicat allait être traité... Alors je m'étais tue, et attendait bien sagement le fruit de son inspiration... Allait-il nous livrer la réalité que nous proposent les médias ? C'est mal connaître l'auteur que de penser cela... Bien au contraire celui-ci a plutôt pour habitude de nous arracher les œillères sans délicatesse aucune... Et ça n'a pas manqué...

Put*** mais je vais réussir à la rédiger cette chronique ? Ne vous fâchez pas, j''y viens, seulement j'essaie de me remettre de la douloureuse réalité à laquelle l'auteur m'a soumise... Car avec tout le talent qu'on lui connaît, M. Norek nous entraîne ici sans délai dans les profondeurs de la Jungle de Calais... De la Jungle ? Pas seulement car son travail d'investigation a été tel qu'il parvient à nous la faire vivre (non pas lire, j'ai bien dit vivre !) de l'intérieur... Welcome in the Jungle before Youké... Le faux Paradis perdu dont on ne s'évade jamais, la Grande-Bretagne ayant bien gentiment fermé les yeux comme ses frontières pour éviter le problème et nous laisser gérer la misère... Un El Dorado ? Mon c***, bien plutôt de la poudre aux yeux pour ces malheureux coincés qui y ont pourtant cru en fuyant leur pays en feu et leur passé douloureux... Bienvenue en Enfer ? Non... L'Enfer est bien plus sympa que ça... Au moins Lucifer y a instauré des règles... Ici il n'y en a pas... Le droit ? La loi du plus fort s'il en faut une...

Vous ne vouliez pourtant rien voir, rien savoir ? C'est dommage... Car l'auteur y a mis tout son coeur pour s'atteler à la tâche et nous dévoiler toute cette vérité qu'on préférait ignorer... Il l'étale, et pas qu'un peu, nous livrant une intrigue particulièrement dure, particulièrement douloureuse pour nos petits cœurs insouciants et notre âme décidément pas prête à l'affrontement... Aucun temps mort ne sera laissé au lecteur pour respirer, souffler, reprendre un peu d'air dans cette atmosphère viciée... De l'action et du suspense, vous n'en manquerez pas, soyez en sûrs... Mais la réalité, que vous le vouliez ou non, vous éclatera à la figure et vous fera monter les larmes aux yeux...

Pourquoi ? Parce qu'il vous livre une petite flopée de personnages dont vous ne vous remettrez pas...

Alors il y a Bastien tout d'abord, ce flic venu de Bordeaux pour rejoindre Calais avec sa femme et sa fille à qui il devient difficile de parler... Ce flic qui découvre la complexe, étourdissante et incohérente réalité que représente Calais pour ses collègues, totalement démunis et impuissants devant pareille situation, contraints de la laisser pourrir, surtout de l'intérieur si possible...

Et puis il y a Adam... Lui aussi est flic... Mais de l'autre côté de la barrière lui... Dans la Jungle, parce que c'est un réfugié Syrien, ayant quitté son pays après être parvenu à exfiltrer sa femme et sa fille... Ils devaient se retrouver ici, à Calais... Seulement elles n'y sont pas... Et lui aussi découvre le redoutable piège qui se met en branle quand on pénètre la Jungle de Calais...

Deux flics donc... Si différents et si semblables pourtant... Qu'ils vont se croiser, se rencontrer, unir leurs forces telle une Union Sacrée pour combattre, s'opposer aux crimes et à l'effroyable réalité...

Vous pensiez avoir tout vu ? En avoir assez vu ? Raté... Parce qu'il y a Kilani aussi... Jeune Soudanais que la vie n'a déjà pas épargné, abandonné à son triste et abominable sort au fin fond de la Jungle... Si Adam le prend sous son aile, le lecteur aussi... Parce qu'il ne peut faire autrement face à pareille horreur que l'auteur n'hésite pas, encore une fois, à lui mettre sous le nez... Car ses yeux pleurent et son coeur saigne... Son âme, elle, est déjà partie se replier sur elle-même... Ne nous reste plus qu'à faire défiler les pages, osant espérer pour lui les prémices d'une vie meilleure puisqu'on peut difficilement faire pire... Ailleurs, loin de la Jungle...

Alors même le plus coriace des lecteurs ne pourra que lâcher prise face à pareille misère, et restera longtemps hanté par ces personnages pris dans l'infernal engrenage...

Vous l'aurez donc compris, Olivier Norek ne nous épargne rien et nous livre un polar douloureusement vrai, profondément humain, tristement violent, cruellement complexe, pour nous offrir la possibilité d'ouvrir les yeux et se faire sa propre idée de ce qui est resté trop longtemps tu et dissimulé. De son efficace plume il nous livre son meilleur polar, son thriller le plus prenant et bouleversant qui puisse être, son roman le plus fort et le plus noir qui soit... Une véritable bombe pleine d'actions, de suspense et d'émotions qui va vous péter à la gu*** comme jamais...

En bref... Je n'ai déjà que trop parlé pour ne rien dire de ce roman... Alors soyons justement bref : C'est un roman... Nécessaire : Lisez-le !

(Lu en octobre 2017 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2017/10/chroniques-2017-entre-deux-mondes.html)