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Commentaires de livres faits par DesLivresEtMoi7

Extraits de livres par DesLivresEtMoi7

Commentaires de livres appréciés par DesLivresEtMoi7

Extraits de livres appréciés par DesLivresEtMoi7

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Petit hommage à un grand écrivain : "La faille souterraine" de Henning Mankell chez Seuil et Points.

Le pitch: Comment Kurt Wallander est-il devenu le Commissaire Wallander que l'on connaît? Au travers de quelques enquêtes, notamment la première où le futur commissaire, alors policier patrouilleur âgé de 22 ans, s'interroge sur la mort d'un de ses voisins (meurtre ou suicide?) au péril même de sa vie, l'auteur nous retrace ici la jeunesse et les débuts dans la police de celui qui deviendra le célèbre commissaire...

On se dit toujours qu'on a le temps de découvrir tel ou tel auteur. On a toujours le temps. Et c'est quand il n'est plus là qu'on se dit qu'on aurait dû prendre ce temps avant. Raison pour laquelle, à la triste annonce de son décès, j'ai décidé de me plonger dans la jeunesse de son personnage fétiche. Et tout fan de Wallander qui se respecte ne peut être déçu. Le style de l'auteur nous permet une immersion tout en douceur dans le monde du personnage, qui n'est pourtant pas de tout repos. Les cinq enquêtes, de diverses longueurs et complexités, sont toutes résolues de main de maître par le célèbre enquêteur policier et ses équipiers aux tempéraments variés. Mais on comprend vite que c'est la vie personnelle de notre héros qui lui donne le plus de fil à retordre, entre son mariage avec Mona qu'on sait par avance voué à l'échec, mais aussi son père et sa fille Linda...

En bref, Henning Mankel fait partie de ces écrivains au grand talent qui, de par l'oeuvre qu'il nous laissent, nous quittent certes, mais ne meurent jamais.
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date : 02-08
Un roman époustouflant: "Intérieur nuit" de Marisha Pessl chez Gallimard.

Le pitch: Le corps sans vie d'une jeune femme est retrouvée dans un immeuvble désaffecté de Manhattan. Il s'agit d'Ashley Cordova, qui n'est autre que la fille de Stanislas Cordova, le légendaire et mystérieux réalisateur de films plus terrifiants les uns que les autres, qui n'a plus donné la moindre interview depuis 1977. Alors que tous les éléments de l'enquête laissent à penser qu'il s'agit d'un triste mais banal suicide, voilà l'occasion pour Scott McGrath, journaliste, de relancer son enquête sur ce monstre du cinéma, alors même que celle-ci lui a coûté son travail et son mariage quelques années plus tôt. Aidé de Hopper, un jeune dealer, et de Nora jeune comédienne sans domicile fixe, ce trio mal assorti devra renoncer à toutes ses certitudes et repousser les frontières du réel et du fantastique pour mener à bien leurs investigations qui les mèneront là où même eux ne l'auraient imaginé...

Repéré à l'occasion de la rentrée littéraire, je pensais devoir m'armer de courage pour venir à bout de ce pavé de 700 pages. Or j'ai été happée, envoûtée même, dès les premières pages, dans ce monde troublant...

Car bien plus qu'un roman, l'auteur nous livre là un véritable travail d'investigation au réalisme épatant et inquiétant, étayé de nombreux faux articles de magasine, coupures de presse, photos, captures d'écran et autres documents donnant une véritable vie à cette enquête angoissante. L'auteur sait brillamment berner, désarçonner son pauvre lecteur, complètement égaré dans cet univers inquiétant, ne sachant plus quoi penser, ne sachant plus discerner la réalité de la fiction, invité à tout remettre en cause, à l'instar des personnages de ce roman.
Nombreuses sont encore les questions qu'on se pose une fois la dernière page tournée, tant ce livre vous hante. Tel le journaliste menant l'enquête, on pense être "coincé dans un film de Cordova", tant la plongée dans cet univers est sans retour.

En bref, l'auteur est un prodige, son roman un chef d'oeuvre. Ne le manquez pas!
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Parce qu'il faut toujours écouter Bernard Lehut, un beau roman qui fait du bien: "Le liseur du 6h27", de Jean-Paul Didierlaurent, Au Diable Vauvert et chez Folio.

Le pitch: Guylain Vignolles, anonyme de 36 ans à la contrepèterie nominative difficile à vivre, mène une triste existence avec Rouget de Lisle, son poisson rouge. Travaillant dans une usine dont l'unique rôle est de détruire les livres invendus, emploi qu'il déteste, Guylain sauve chaque jour une dizaine de pages de ces pauvres manuscrits. Pourquoi? Pour les lire tous les matins aux passagers du RER de 6h27. Deux matinées vont alors bouleverser sa vie: la première, lorsque deux adorables petites vieilles l'abordent, la seconde, lorsqu'il tombe sur une mystérieuse clé usb...

Attirée par le tapage qu'on en a fait à sa sortie, je me suis laissée tenter au hasard d'une de mes (nombreuses!) pérégrinations à la Fnac de ma ville... Et quelle belle petite surprise que ce petit concentré de bonheur!

Car ce livre peut au final se résumer à cela: c'est simple, gentil et sans prétention, et pourtant, que d'émotions! L'auteur a su nous livrer un héros du quotidien, de l'ordinaire qui, par ses simples actions, sait embellir la vie de nombreuses personnes. Les personnages qui gravitent autour de lui, notamment Giuseppe, sont tout aussi attachants et même émouvants. Tous sont abîmés par la vie et pour autant ne se laissent pas sombrer, trouvant le plus souvent leur bonheur dans celui des autres. Alors bien sûr, on se doute tout de suite de ce que va ressentir notre Guylain avec la lecture de cette clé, mais on veut tellement son bonheur... Qu'on lit les pages suivantes plus vite pour en avoir la certitude!

En bref, ce roman est un petit bijou qui, une fois la dernière page achevée, vous donnera le sourire et les yeux qui brillent!
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date : 02-08
Un roman qu'il ne faut pas louper: "Le Crime du Comte Neville" d'Amélie Nothomb chez Albin Michel.

Le pitch: Alors que le Comte Neville, aristocrate ruiné sur le point de vendre son château, vient récupérer sa fille chez une voyante, cette dernière lui prédit qu'il va tuer un de ses invités pendant la dernière garden party qu'il organise chez lui dans quelques jours. S'ensuit de belles insomnies pour le pauvre comte, obsédé par cette prédiction. Alors qu'il se creuse les méninges pour trouver une solution, sa fille Sérieuse lui propose un marché: qu'elle soit l'invitée que son père doit tuer...

Rendez-vous est pris chaque année avec Amélie Nothomb à l'occasion de la rentrée littéraire. Cette année n'a pas fait exception, et c'est avec plaisir que j'ai lu, que dis-je! Que j'ai englouti ce roman totalement déjanté!

L'intrigue est totalement burlesque et pour autant pleine de suspense, on est impatient de savoir ce qu'il va advenir de cette folle prédiction. L'auteur sait narrer tout en finesse ce qui pourrait s'apparenter à un drame si ce n'était pas plein d'humour. Le récit est riche en allusions littéraires et mythologiques, mais on éprouve aussi les "ressentis" de ce comte et de sa fille, personnages aussi fous qu'attachants.

En bref, un roman jubilatoire à ne pas manquer!
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date : 01-08
Et voici un grand roman du King Stephen, le seul et l'unique! "La part des Ténèbres" chez Pocket.

Le pitch: Thad Beaumont est écrivain. Inconnu sous son vrai nom, celui-ci fait un tabac lorsqu'il écrit des romans sanglants sous son pseudonyme, Georges Stark. Lorsqu'il décide de révéler la vérité, pour se consacrer à l'écriture sous sa véritable identité, lui et son épouse Liz se prêtent à un simulacre d'enterrement du nom de plume, posant même en photo devant la tombe pour un magazine. Seulement voilà: la tombe est profanée, des empreintes de pas semblent en sortir... Et les morts sanglantes s'accumulent... Georges Stark, es-tu là?

Perdue au fond du rayon SK d'une grande librairie, intriguée par ce titre que je ne connaissais pas dans sa bibliographie, et séduite par une 4ème de couverture volontairement laconique, j'ai emporté cette part de ténèbres et me suis plongée dedans pour ne reprendre mon souffle qu'au point final.

Il s'agit là d'un thriller fantastique de haute volée, rempli d'allusions littéraires et cinématographiques délicieuses. L'intrigue, originale, est menée de main de Maître, et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Chaque personnage, même secondaire, a un rôle crucial à jouer, mais plus encore, c'est dans l'empathie profonde qu'on ressent pour le héros et son alter ego maléfique que réside l'exploit de l'auteur.

Bref, un roman du grand King à notre surtout pas louper... Après lequel vous ne verrez plus jamais les moineaux de la même façon...
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Une pièce de théâtre originale : "L'affaire Julie Hugo" de Caroline Fabre-Rousseau, aux éditions Chèvre-feuille étoilée.

Le pitch : "Vous avez donné votre livre à vos lecteurs, qu'ils se débrouillent avec.
Ce que je vous reproche, ce qui est inacceptable, c’est que vous avez donné une mauvaise version des faits. Vous avez cherché à défendre votre héroïne, cette fameuse Julie Duvidal, épouse Hugo, en nous faisant croire qu’il était juste est souhaitable qu’elle arrête de peindre après son mariage.
Vous avez donc mal fini votre livre. Je vous demande à présent de le finir correctement.
Ce livre m’appartient, puisque je l’ai lu. Je suis en droit de vous demander d’écrire une fin différente."

Voilà un genre qui ne m'est plus familier depuis bien des années, la dernière pièce de théâtre que j'ai pu lire remontant sans aucun doute à mes années de lycée. Aussi me suis-je finalement réjouie de retenter l'expérience lorsque je me voyais sélectionnée pour ce livre à l'occasion d'une opération Masse Critique Babelio... Pour autant je dois avouer que mon sentiment à son sujet est plutôt... Mitigé...

C'est parce qu'elle a reçu un mail d'un lecteur, mécontent après avoir lu "La belle-sœur de Victor H", déçu que l'artiste dont il est question dans ce livre se consacre à sa famille au détriment de la peinture, que germait dans l'esprit de l'auteure l'idée de produire une suite, sous la forme d'une pièce de théâtre, narrant le procès d'un lecteur ayant séquestré l'auteure afin qu'elle écrive une autre fin, une "meilleure" fin, celle qui aurait dû être à la place de celle qui est.

Léger au premier abord, le propos est bien plus profond qu'il n'y paraît, traitant bien plutôt de la place de la femme au sein de la société, non seulement à l'époque des "faits" mais aussi de nos jours. Car il est bien vrai que, si l'on en croit les illustrations recouvrant ce livre, l'artiste avait du talent et aurait pu poursuivre ses travaux pour le plus grand plaisir des yeux. Mais parce que le sujet allait nécessairement faire débat, à l'époque comme aujourd'hui, c'est tout un panel d'artistes de l'époque qui participent à la pièce pour défendre leur point de vue, leur opinion sur la question. Cela étant, il également prévu que trois spectateurs participent au "procès", ce qui ajoute un aspect délicieusement interactif à la pièce.

Mais le débat ne s'arrête pas en si bon chemin et pourrait être axé sur bien d'autres sujets encore. Il en va ainsi pour ce qui est des choix de l'auteur et de l'écriture, du "droit" ou non pour un auteur de modifier la fin d'une biographie au motif qu'elle n'est pas conforme à ses principes. Il en est de même pour la place et le statut du lecteur quant à l'écriture... Un lecteur a-t-il seulement voix au chapitre au stade de l'écriture ? Peut-il prétendre exiger quoi que ce soit de l'auteur ? Un bon nombre de questions susceptibles de déclencher de folles et affolantes discussions qui sauront tenir le lecteur éveillé jusqu'aux heures les plus sombres de la nuit...

Pour autant c'est ici justement que le bas blesse et que mes faveurs s'arrêtent... Car pourquoi se contenter d'une petite centaine de pages pour traiter de si vastes sujets, de questions si sensibles, de thèmes si passionnants... Au-delà de quelques légèretés procédurales, c'est finalement toutes ces thématiques qui n'ont été qu'évoquées, effleurées, survolées, et voilà qui est bien dommage.

En outre une telle pièce, où le côté interactif est mis en avant, requiert nécessairement d'être jouée pour être traitée avec respect. Une simple lecture ne peut en aucun cas permettre au lecteur de se laisser embarquer aussi loin que besoin est... Il se doit de vivre la pièce plus que de la lire, ce d'autant plus que la fin est ouverte...

En bref, ce n'est pas tant le sujet que la façon dont il a été traité qui me chagrine... L'idée est belle, elle mérite juste... "Plus" à mon sens...
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Un roman riche en émotions : "Ces oiseaux qu'on met en cage", de Marjorie Levasseur, disponible dès aujourd'hui sur Amazon.

Le pitch : Les apparences sont décidément trompeuses... Si Samuel et Manon semblent disposer de tout pour être heureux, il suffit de gratter le vernis pour qu'on s'y perde un peu... Sous leur carapace dorée, ces deux jeunes gens tentent en effet de camoufler bien des drames, bien des blessures qu'il n'est pas toujours possibles de soigner... Leur rencontre va-t-elle leur permettre de tout surmonter, d'avancer et d'exister en tout liberté... ?

Il est des plumes qu'il nous plaît d'avoir croisé... Des plumes qu'il nous plaît dès lors de retrouver... Et celle de Marjorie en fait décidément partie. Irrémédiablement conquise à la lecture des deux premiers romans de cette auteure, fort charmante au demeurant, vous n'imaginez pas le plaisir qui fut le mien lorsque cette dernière reprenait attache avec moi pour m'offrir la découverte en avant-première de son tout nouveau roman dont la sortie est désormais imminente. Aussi me suis-je offerte sans tarder une nouvelle plongée dans la prose de cette auteure bien inspirée.

Tournant la page de son univers précédent, l'auteure nous livre une intrigue originale et inédite, solidement construite et admirablement menée. D'une redoutable sensibilité dont elle seule a le secret, l'auteure nous entraîne dès lors au cœur d'une histoire aussi simple dans les faits qu'elle n'est complexe dans les cœurs et dans les âmes, traitant de thématiques particulièrement fortes telles que les violences psychologiques et physiques, dans l'environnement familial ou le cadre conjugal... Délicates questions que celles-ci, et pourtant l'auteure s'en saisit pour en offrir une vision tristement réaliste, courageusement clairvoyante et particulièrement saisissante. Douloureusement subjugué par cet histoire aussi prenante que poignante, le lecteur se retrouve à voir les pages défiler sous ses yeux, avant d'aboutir à un dénouement, qui m'a cependant laissée un tant soit peu dubitative, sans doute parce que ce n'est pas celui que j'escomptais, sans doute parce que mon petit cœur de lectrice attendrie ne s'y attendait pas et n'a su comment réagir, chamboulé qu'il était déjà par tant d'émotions partagées...
Autre atout majeur de ce roman, l'auteure a su doter son récit de personnages dépeints avec autant de minutie que de réalisme, leur apportant sans nul doute un peu de son âme pour les rendre incommensurablement crédibles, proches et attachants, poussant dès lors le lecteur à vivre cette histoire aux côtés de ces derniers, prêts à les aider, les soutenir, les assister et les défendre du mieux qu'il peut, la vivant toujours plus vite, toujours plus fort cependant que s'accélère le rythme de ce récit si prenant...
"Les oiseaux qu'on met en cage... Peuvent-ils encore voler ? Les enfants que l'on outrage... Peuvent-ils encore aimer...?" Si c'est la plume de Victor Hugo qui a su inspirer ce couplet, la plume de Marjorie Levasseur sait les rappeler, les interpréter et leur apporter une certaine réponse. Cette plume aussi simple qu'elle est belle, aussi élégante qu'elle est touchante, ajoutée à un style fluide et soigné, ne fait que contribuer à la violente beauté de ce récit.

En bref, nombreuses seront les raisons qui vous rendront tristes de quitter ce roman... La première étant qu'il est absolument émouvant...
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Le magnifique conte résolument moderne d'une véritable fée des mots : "Les Compagnons de l'Arc en Ciel" de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Nocte et Lucius. Depuis ce Tournoi des Quatre Saisons qui leur ravit le coeur et leurs prétentions au bonheur, la Reine de la Nuit et le Seigneur du Jour se vouent une haine cordiale en se faisant la guerre. Mais la Reine est lasse, aussi met-elle sa fierté et sa rancœur de côté pour solliciter la paix auprès de son homologue Diurne... Lequel accepte à la condition qu'elle construise un pont entre leurs deux Royaumes en un délai de cinq jours... Mais si la Reine de la Nuit réalise ce fou projet grâce à l'aide inespérée des huit petites elfes Arc-en-Ciel, cela ne parvient pas à mettre fin à tant de siècles de conflits... La mort frappe à nouveau, le pont est détruit... Dix siècles plus tard, ce sont leurs enfants, Stella et Horizon qui, animés par l'ardent désir de rétablir cette paix, décident de se rendre sur Terre pour retrouver les elfes de l'Arc en Ciel...

La vie de blogueuse s'avère parfois bien difficile... Car il est des romans si beaux que la chronique n'en peut être qu'insipide et fade en comparaison... Et c'est bien ce qui me contrarie chez Madame Link, coutumière du fait et qui s'est mis en tête de me donner du fil à retordre à chacune de mes lectures... Dépitée de me voir exilée de cette Terre des Brumes que j'affectionne tant faute de nouveau roman dans lequel me plonger, j'ai finalement pris le parti de me tourner vers le seul roman que je n'avais pas encore dévoré... Pour la simple et unique raison que la couverture ne me faisait pas rêver... Mais c'était mal connaître E.R. Link qui, non contente d'avoir su me ravir le cœur tel un Davy Jones littéraire, s'est mise en tête de me voler mon âme en m'enivrant de ce conte de contes de fées...

Il était une fois une auteure qui, décidément bien inspirée, s'est lancée le pari fou d'entremêler mondes réel et fantastique avec subtilité pour livrer à son lecteur une intrigue des plus fabuleuse et exaltée. Forte de sa plume magique, celle-ci s'est emparée de l'idée merveilleuse d'un Seigneur du Jour et d'une Reine de la nuit pour en faire les bases solides d'un récit fichtrement bien pensé, rondement mené et parfaitement maîtrisé. En digne fée des mots qu'elle est, notre auteure s'est ensuite échinée à dévoiler toute l'étendue de son talent mis au service d'une imagination particulièrement débordante sous les yeux d'un lecteur à jamais conquis. Dès lors la magie opère, les éléments se mettent en place, les petites Elfes entrent en scène avec chacune leur conte à entremêler, leur couleur à associer et leur sentiment à transcender pour un récit de toute beauté, de l'amour teinté d'humour, du suspense coloré de poésie, de l'action parée d'émotion, des rebondissements empreints de ravissements... La magie opère tant et si bien que le lecteur se laisse volontiers glisser dans cette douce rêverie pour en faire une réalité... Sa réalité... Vivant pleinement l'instant présent qui défile à chaque ligne jusqu'à un dénouement tout simplement magnifique...
Mais parce qu'une histoire sans protagonistes est comme un dessert sans saveur, notre Marraine la bonne fée Link a bien sûr pris soin de nous en offrir un bien jolie galerie... Si nos héros Stella et Horizon en sont à la tête et se révèlent par là même aussi marquants qu'attachants, aussi fascinants qu'émouvants, il n'en demeure pas moins que les nombreux autres qui gravitent autour sont tout aussi intéressants et apportent juste ce qu'il faut d'épices à ce ravissant voyage... Mention spéciale pour Alezan dont je vous laisse découvrir tout l'attrait... [Et puis Lord Harrison ? Mais oui Lord Harrison... Parce que Link a définitivement des idées aussi lumineuses que déjantées... Allez, je vous dis... Ou je ne vous dis pas ? Ah j'ai envie de vous dire... Mais... Non, je ne vous dis pas : A vous de le rencontrer !]
Enfin, parce que notre fée a sincèrement un talent fou, elle a su nous livrer cette prouesse de sa magnifique plume dont la sincérité n'a d'égale que la beauté... C'est fluide, élégant, raffiné... Et comme si ce n'était pas suffisant, notre fée des mots a poussé le vice jusqu'à doter son récit de magnifiques illustrations... Pour un conte complet... Parfait...

En bref... Je n'ai sûrement pas encore trouvé les mots adéquats pour vous faire part de mon ravissement... Mais indéniablement Link a su conquérir mon cœur et mon âme de lectrice passionnée... Non seulement en Terre des Brumes mais aussi au travers de ce conte 2.0 revisitant les contes de manière moderne et magnifié... Que voulez-vous : E.R. Link, c'est MA Marraine la Bonne Fée !
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date : 27-05
Encore un trésor d'une auteure coutumière du fait : "Un air de liberté", de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Faisons fi des titres et des convenances, voulez-vous ? Car à l'heure où le Royaume de Phasianelle, pays de Terre des Brumes, célèbre le passage à l'âge à adulte de ses jeunes nobles âgés de 20 ans, les yeux aux couleurs changeantes de la jolie Carolyn croisent le regard vert pâle du beau Bryce... Il y a de l'amour dans l'air et la foudre frappe à cœur ouvert... Mais les deux impertinents sont réfrénés dans leur élan par leurs parents non satisfaits de leur comportement... Et comme si cela n'était pas suffisant, c'est à présent l'infâme Duc Bertram de la Nuée d'Etourneaux qui vient renverser la souveraine en place en pleine cérémonie, pour ensuite s'en prendre à la jeune Princesse Zylphia, héritière du trône... Après un tel début, cette histoire d'amour s'annonce mouvementée...

C'est bien la peau frissonnant de joie, le cœur palpitant de bonheur et les yeux papillonnant de plaisir que je m'apprête à retourner en Terre des Brumes... Un pays d'adoption, comme un chez moi littéraire tant il me plaît d'arpenter ces terres... Et parce qu'il m'en faut explorer toutes les régions, après le Touraco et la Talégalle... Direction la Phasianelle !
Voyant que ma magicienne des mots se met à l'œuvre dès les premiers instants, je laisse le charme opérer, la magie m'envelopper, l'intrigue m'emporter... Et je fais alors connaissance avec la charmante Carolyn... Il suffit d'un chapitre pour qu'on l'aime et qu'on l'admire... C'est donc en compagnie de celle-ci qu'on découvre bien vite les us et coutumes de ce pays que l'auteure a si bien décrit, permettant à son lecteur une totale immersion en terre inconnue... Dès lors ce dernier se laisse volontiers transporter au gré du vent et des chapitres qui défilent à un rythme effréné, s'émerveille à la vue d'éblouissantes descriptions et incroyables précisions, s'épate de la richesse des thèmes abordés mêlés avec subtilité, enchaîne les découvertes et autres péripéties, ressent bien des émotions... Car il suffit d'un coup de plumette magique à l'auteure pour plonger véritablement son lecteur au cœur même de son intrigue pour lui faire vivre ce fabuleux voyage... Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin... "Rentrons chez nous"... Oui... Sauf que moi je n'en avais ni l'envie... Ni l'intention...
Pourquoi ? Mais parce que j'étais en si bonne compagnie ! Car si les personnages sont construits avec une redoutable minutie, dépeints avec force détails et dotés d'une âme véritable pour leur apporter toute la crédibilité nécessaire à un feeling imparable avec le lecteur, ce dernier a surtout l'impression de retrouver une bande de vieux copains rencontrée au cours d'un été (l'été dernier pour ma part... Si, si... Face à la mer, sous le soleil de Soulac Beach et le regard impétueux de mon immanquable Gros-Sac, si, si !)... Parce que nous sommes devenus de bons amis, j'ai assisté (parce que bien sûr, j'y étais ! C'est tellement plus beau une histoire d'amour qui se vit !) à la rencontre de Bryce et Carolyn, au coup de foudre qui les a frappés, au drame qui les a séparés, au hasard qui les a réunis, aux coups du sort qui les ont renforcés, aux évènements qui les ont unis... Et parce que plus on est de fous, plus on rit, j'ai également pu rencontrer les truculents Elros et Winona, sans oublier Mr Merrington... Ah Mr. Merrington... A chaque roman son animal de compagnie... Mais je vous laisse le rencontrer ! Au point où on en est, je me suis tellement attachée à tous ces personnages, et on a tellement papoté que j'ai déjà prévu de les retrouver pour mes prochains congés... Le temps de prendre un verre avec le délicieux Vicomte Ankor des Vents Changeants.. Et si l'auteure se décidait finalement à lui consacrer un roman... Laissez-moi rêver, s'il vous plaît !
C'est finalement avec un immense plaisir que j'ai retrouvé la magnifique plume de l'auteure, sa finesse, son élégance, sa prestance même... Et ce style... Toujours aussi fluide, toujours aussi soigné, toujours aussi raffiné... Histoire de parachever ce tableau tout simplement parfait...

En bref... Je regrette d'avoir lu ce petit bijou... Oui mes amis, je le regrette amèrement... Car non seulement ma chronique est d'une nullité absolue comparée au bonheur que m'a procuré ce roman, mais aussi parce qu'il s'agissait là de mon ultime voyage en Terre des Brumes... Un voyage qui est déjà fini... Un voyage dont je ne reviens pas rassasiée... La Terre des Brumes me manque... Mes amis aussi... Je planche déjà sur la solution... Et sinon... Ma chère E.R.Link... Tu as déjà lu Misery...?
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date : 27-05
Véritable diamant brut que cette petite merveille : "Strawberry Fields" de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : "Histoire éternelle... Qu'on ne croit jamais... De deux inconnus... Qu'un geste imprévu... Rapproche en secret... Et soudain se pose... Sur leur cœur en fête... Un papillon rose... Un rien, pas grand chose.. Une fleur offerte..." Ou comment, la Talégalle, pays de Terre des Brumes réputé pour ses soieries, voit s'entrelacer le destin chaotique de Quentin et Axelle, deux orphelins échoués au Foyer de Saint-Jéthel...

Mes amis, il n'y bien qu'à vous que je peux le confier : J'ai honte... Oui j'ai honte d'avoir tant tardé à retrouver la fabuleuse plume de cette fée de l'écriture qu'est E.R. Link, alors même qu'elle avait su m'envoûter à la lecture de son roman "Question de Temps"... Car aujourd'hui encore je me rappelle de Calixte et Joséphine, de Sybil, Toussaint et Onésime, mais surtout de l'inimitable Gros-Sac... et ils me manquent, voyez-vous, car cette lecture fut l'un de mes rares coups de foudre littéraires... Et c'est justement pour cette raison que je redoutais finalement de me replonger dans un autre de ses écrits : Parce qu'un coup de foudre, c'est vraiment laborieux à égaler... A moins que la fée ne soit en réalité une vraie sorcière de l'écriture... Et bien...

C'est finalement ma super coupine Chloé du blog "Cocounette croque les livres" qui m'a poussée à faire ce grand saut dans le vide, en me plongeant cette fois-ci dans "Strawberry Fields"... Le pari n'était pas gagné : Non pas que je n'aime pas les pavés, mais la taille du bébé a tout de même de quoi impressionner une lectrice qui a peur de chuter : 560 pages... Pour autant la sublime couverture vous fait l'effet de Kaa sur Mowgli... "Aie confiance... Crois en moi..." OK, j'y crois, j'y vais...
Vous n'imaginerez jamais alors que fut mon plaisir lorsque je me suis apprêtée à franchir le seuil de ces premières pages pour retourner en Terre des Brumes et rejoindre le pays de Talégalle, non pas pour y lire mais bien y vivre de nouvelles aventures... Des aventures d'un tout autre genre ici cependant, puisque j'ai eu le sentiment de retrouver Roméo et Juliette chez Oliver Twist, après une petite visite chez le Petit Prince... Si si, c'est possible...
Réalisant donc qu'E.R. Link n'est donc pas qu'une fée mais bien plutôt une puissante sorcière à la plume redoutable et aux pouvoirs littéraires incommensurables, celle-ci a réussi à m'emporter dès les premières lignes au cœur d'une histoire d'amour plus éblouissante qu'un conte de fée (Bah oui, on a dit sorcière ! Suivez-un peu les amis !) et même bien plus que cela, car "Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps ; il se suffit, il réalise l'absolu" dixit Simone de Beauvoir dans "Le Deuxième Sexe"... Et c'est bien de cela qu'il s'agit ici. Me laissant dès lors entraîner par la puissance du récit, la magnificence des descriptions, l'impressionnant souci du détail au point d'atteindre la perfection, j'ai bien évidemment mordu à l'hameçon et me suis retrouvée piégée de mon plein gré au cœur même de ce livre pour y vivre une intrigue particulièrement riche en évènements, doublée d'un véritable maelström d'émotions à l'état pur, orchestrée d'une main de maître jusqu'à un dénouement magistral.
Mon seul regret fut dès lors de réaliser que le rêve avait un point final, m'exilant une fois encore de ce pays dont je n'étais pas suffisamment (et ne serai sûrement jamais) rassasiée. "Quand les souvenirs s'en mêlent... Les larmes me viennent... Et le chant des sirènes me replongent en hiver... Oh mélancolie cruelle... Harmonie fluette... Euphorie solitaire..." Curieuse expérience que la magie opérée par la plume d'E.R. Link...
Mais je m'égare et ne vous parle pas encore de l'essentiel... Car si Calixte, Joséphine et Gros-Sac restent à jamais dans mon cœur, force est de constater qu'il va falloir agrandir l'espace pour y accueillir Quentin Lexan, Axel(le) Cantini/Bergamote de Sapindales, tous leurs acolytes bien sûr, mais aussi Paprika... La splendide renarde qui a autant conquis mon cœur qu'elle n'a su le briser (chère auteure d'ailleurs, je tiens à te dire que je t'en veux... Et tes fines pousses de genévrier et de giroflées n'y pourront rien changer !). Je me suis tellement éprise de ces personnages dont j'ai adoré suivre l'évolution, la progression, que j'aurais même voulu claquer la bise au Vicomte Ankor des Vents Changeants pour célébrer nos retrouvailles, établir un arbre généalogique de la famille des Jardins aux Oiseaux et leurs immanquables noms en "yce"... Mais surtout, surtout ! J'aurais souhaité me glisser parmi les fidèles amis de ce magnifique couple que constituent Axelle et Quentin, et ce dès leur plus jeune âge... Assister aux prémices de leur amour naissant, le voir éclore, fleurir et fleurir encore, mais surtout ne jamais faner... Véritable vecteur d'émotions, ils m'ont fait passer par moult sentiments, m'ont soutirée tout un tas de réflexions sur de bien nombreuses notions telles que la liberté, m'ont vu sourire mille fois et larmoyer mille autres, connaître bien des joies et subir autant de tourments tant leur sort m'était précieux. Et Paprika... Ah ma petite Paprika... Après le perroquet qu'on voudrait tous avoir, il y a la renarde qu'on rêverait tous d'adopter... C'est dire si l'auteure a le don d'insuffler une âme à ses héros...
Toujours aussi belle et soignée, la plume de l'auteure ne manque pas d'élégance, de finesse, mais surtout de poésie pour un récit tout simplement magnifique. Mais l'auteure ne s'est pas arrêté en si bon chemin, poussant son souci du détail jusqu'à inclure à son récit d'admirables illustrations, pour faire de son roman un chef d'œuvre.

En bref... J'aurais encore tant de choses à vous dire sur ce bijou... Mais je n'ai déjà que trop parlé, et regrette de n'avoir su vous restituer le bonheur qu'a représenté pour moi cette lecture... Aussi vous inciterai-je à la découvrir par vous-même... Quant à moi, mon prochain voyage en Terre des Brumes est déjà programmé...
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date : 25-05
Un thriller ambitieux et exaltant : "La dernière licorne", de Tobby Rolland, disponible ce jour aux éditions Presses de la Cité.

Le pitch : A la suite d'un rapport rédigé pour le Parlement Mondial des Religions, la glaciologue Cécile Serval et le Professeur Arsène Parella vont se retrouver pris entre bien des feux, prêts à les éliminer pour avoir fait une indésirable découverte risquant de mettre à mal toutes les bases de nos croyances actuelles... Et si l'Arche de Noé et le Déluge constituaient des faits bel et bien réels...?

Je préfère m'arrêter là tant ce livre me paraît inrésumable, et je ne tiens pas à en dénaturer le propos pour en avoir trop dit. C'est à la suite d'une opération Masse Critique de Babelio que le hasard me confiait la lecture de ce thriller ésotérique, dont les 600 pages impressionnent au premier regard mais qui, une fois la lecture entamée, se laisse dévorer plutôt facilement. Une occasion d'autant plus belle de découvrir ce roman en avant première que je ne suis pas certaine que celui-ci aurait retenu mon attention en librairie.

Et pourtant voilà un récit aussi intriguant que nerveux, aussi audacieux qu'érudit. Sans perdre la moindre minute, l'auteur nous entraîne à un rythme effréné au quatre coins du monde à la recherche de l'Arche de Noé. Dès lors, aucun répit n'est laissé au lecteur, les chapitres s'enchaînent à un rythme effréné, les évènements se multiplient les rebondissements prolifèrent, sans compter les morts semés à tous les coins de pages... Plus qu'un thriller, il s'agit aussi d'un récit d'aventures dans la même lignée que le Da Vinci Code, et le lecteur plongera finalement au cœur de ce roman pour se laisser voguer au gré des nombreuses actions, tenu en haleine par un suspens de tous les instants avant d'aboutir à un dénouement, certes prévisible mais ô combien énergique et prenant.
Dépeints avec juste ce qu'il faut d'éléments, l'auteur a su nous livrer toute une galerie de personnages à laquelle le lecteur s'intéresse immanquablement. Chacun a sa place et tient son rôle, sait comment il doit agir et réagir, permettant au lecteur de s'investir dans cette lecture comme s'il y était.
La plume de l'auteur est vive, fluide, le style efficace et prenant, ce qui contribue à faire de ce roman une lecture certes difficile mais plaisante et agréable.

En bref : Un roman complexe et captivant pour une plongée vertigineuse à l'origine de notre histoire et de nos croyances !
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date : 14-05
Une bien plaisante découverte dans le monde de la fantasy : "La Route des Montagnes" de Franck Hervson, disponible sur Amazon.

"Jezz-al-Dhir, port inondé de sable sur la côte Sud-Ouest du Gâlad-Jezel". Le chasseur de trésors Ervim Herderant y attend la Gigue Noire pour rejoindre Khan-Karij... Mais on raconte que le navire se serait brisé sur les récifs de la passe d'Al-Ryhd à la suite d'une tempète. Il ne reste plus d'autre solution à Ervim que d'emprunter la redoutable et redoutée route qui traverse les montagnes de l'Al-Amhet... Une route à la sinistre réputation et sur laquelle les rumeurs les plus inquiétantes circulent, puisqu'on dit que personne n'en est jamais revenu... Mais il en faut plus pour effrayer Ervim et la folle équipée dont il rejoint les aventuriers, tous plus renommés les uns que les autres dans leurs prouesses défensives... Décidément prêts à tout affronter, les huit compagnons de (in)fortune, à la tête desquels le Semi-Nain Venid O'Kern, partent ainsi en expédition... Sans se douter de ce qui peut bien les attendre au cœur de ces montagnes inhospitalières...

Le hasard fait étrangement bien les choses... Car c'est à la suite d'un de mes tweets, posté en vue du Salon de l'Autoédition qui se tenait hier à Pierre Bénite, que je recevais de la part de cet auteur que je ne connais pas (encore) un petit lot de marque-pages à disposer sur mon stand... Et c'est donc à la simple vue de ces marque-pages que mon petit cœur de lectrice s'est emballé, me poussant dès lors à me ruer sur Amazon pour m'offrir le précieux manuscrit en version numérique et le découvrir sans délai... Oui, décidément un bien heureux hasard...

Curieux comme une si belle couverture d'apparence si lumineuse peut receler un roman si sombre... Ne manquant pas d'audace, l'auteur nous plonge ici dans une intrigue prenante à souhait, qui saura vous inquiéter dès le prologue entamé. Très vite, et à l'instar de nos protagonistes, le malaise s'installe à vos côtés, le doute s'immisce dans votre âme et la crainte s'insinue dans votre cœur... Et de la même manière que nos héros : la lecture est entamée, nulle possibilité de reculer, il vous faut affronter ce qui se cache au détour de ces pages... C'est dès lors fébrile mais pris au piège d'un livre impossible à lâcher que le lecteur se retrouve à écumer les chapitres, dévorer les pages et engloutir les mots pour aboutir à un dénouement qui lui laissera sûrement un soupçon d'amertume, une pointe de regret, un zeste de nostalgie, mais surtout une belle dose de curiosité... Pour un autre roman à venir ?

Quoiqu'un peu trop nombreux peut-être, les personnages s'avèrent judicieusement brossés et particulièrement intéressants. Les principaux attirent sans tarder l'attention d'un lecteur qui se laissera conquérir par le valeureux esprit d'Ervim, le savoureux verbe de Venid O'Kern, la singulière personnalité d'Irthows, et se plaira dès lors à vivre moult péripéties en leur (presque) rassurante compagnie.

La plume est élégante, fluide, soignée, le style efficace et minutieusement travaillé, ce qui offre au lecteur de très belles descriptions outre une lecture particulièrement plaisante.

En bref, heureux qui comme Aurélie a fait un beau voyage en fantasy...
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date : 09-05
Parce qu'il n'est pas besoin de fioritures pour rendre une histoire magnifique : "Marathon Men", de Flo Renard, disponible sur Amazon.

Le pitch : C'est une rencontre plutôt percutante et inattendue dans les rues de Marseille qui va rapprocher Gwenaël, jeune Bordelais fraîchement largué et licencié, et Victorien, jeune homme rayonnant et croquant la vie à pleines dents malgré son handicap... Une rencontre percutante oui... Qui va sans nul doute bouleverser leur vie à jamais...

Voilà bien peu d'éléments, j'en conviens, mais est-il seulement nécessaire de vous en dévoiler davantage lorsque l'essentiel se trouve sous vos yeux ? Ayant eu un véritable coup de cœur pour son premier roman paru sous le titre "Aux petites heures de la nuit", c'est avec un immense plaisir que je me voyais offrir le second au format papier dédicacé par l'auteure elle-même... Mais, je peux bien vous l'avouer désormais, l'enthousiasme cédait vite la place au scepticisme lorsque je découvrais qu'il était une nouvelle fois question de handicap et d'homosexualité mêlés autour d'une tendre histoire d'amour... Si ces éléments constituaient admirablement la trame du premier roman, gagnant brillamment un pari qui s'annonçait pourtant risqué, l'idée même de renouveler l'expérience me semblait complètement folle... Aussi dois-je admettre avoir laissé traîner ce roman... Traîner encore... Traîner toujours... Tant et si bien qu'il finissait pas se retrouver noyé dans ma monstrueuse PAL, puis odieusement expulsé de ma mémoire... Avant de revenir s'échouer sur le bord de mes souvenirs par un beau matin de la fin avril... Tournant autour comme on peut tourner autour d'un pot, je me suis finalement lancée... Et que de regrets d'avoir tant attendu...

C'est un beau roman... C'est une belle histoire... C'est une romance... D'aujourd'hui... En effet, bien loin de son premier roman, l'auteure parvient à réunir ces mêmes ingrédients d'une redoutable force, pour nous livrer une toute autre histoire ô combien passionnante, aussi simple qu'elle est belle à souhaits. Telle une conteuse à l'indéniable talent, l'auteure nous invite à la rencontre de nos deux jeunes héros qu'elle prend soin de nous présenter avant de nous entraîner à leur suite dans le tourbillon de leur vie. Avec autant de douceur que de sincérité, autant de finesse que de sensibilité, l'auteure nous offre un bien beau récit, véritable leçon d'optimisme, de tolérance, de fraicheur et de bonne humeur... Autrement dit une formidable leçon de vie que tout un chacun devrait retenir. Irrémédiablement conquis, le lecteur dévore avec plaisir les pages de ce roman d'amour bourré d'humour pour n'en faire qu'une bouchée.
Véritable pilier sur lequel repose ce magnifique récit, l'auteure nous offre cette fois le plaisir de faire connaissance avec deux sympathiques jeunes hommes, foncièrement différents mais identiquement attachants. Guignards de compétition, tout deux vont se rencontrer et se découvrir, se chercher et se trouver autour d'une même activité qu'est la course. Cet amour fort et sincère qui les unit va nous émouvoir et nous ébahir tant il va se révéler salvateur et annonciateur de biens beaux évènements. Sachant pertinemment que la vie n'est pas un cadeau et qu'ils ne sont pas au bout de leurs épreuves, chacun va puiser le soutien nécessaire en l'autre pour en faire une véritable force, ce qui aura pour conséquence de les transformer et leur offrir une nouvelle vie voire même une renaissance au fur et à mesure que les chapitres défilent.
Une fois encore la plume est légère et soignée, fluide et délicate, ce qui contribue à rendre cette lecture particulièrement plaisante et agréable.

En bref, je regrette d'avoir tant tardé à me plonger dans cette formidable histoire qui s'achève comme elle a commencé sur la belle et adorable Milla... Vous comprendrez mon propos en vous plongeant SANS ATTENDRE dans cette douce romance !
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Une invitation au voyage délicieusement dangereuse : "Le rouge n'est pas qu'une couleur", de Chris Nerwiss aux éditions Lajouanie.

Le pitch : Jeune Commandant ayant intégré la police suite à une violente agression dont elle a été victime, Clara Boiron dirige un groupe à la Crim' depuis peu et se voit attribuer un enquête des plus délicates. Noy Chan, jeune directrice commerciale de l'agence de voyage VIP Travel, a en effet été sauvagement assassinée. Alors que cette affaire lui remémore son douloureux passé, Clara ne ménage pas ses effort pour retrouver le meurtrier malgré une Communauté chinoise peu coopérante, réticente à lui délivrer la moindre information. Et pendant ce temps, le Commandant Thierry Chesnais, lui, enquête sur un important trafic de stupéfiants suite à la mort par overdose de Guillaume Beckner, directeur de création de l'agence de pub Dream Product...

C'est à la suite d'une charmante invitation émanant de Henri Duboc et des éditions Lajouanie que je participais à la soirée de lancement de ce roman le 09 novembre dernier. Je rencontrais alors, presque par hasard, cet auteur fort sympathique, qui me dédicaçait bien volontiers son ouvrage, me permettant ainsi de découvrir cette plume et ce polar que je ne connaissais pas encore... Malheureusement les temps littéraires sont durs, la hauteur de ma PAL semble plus inquiétante encore que le trou de la SECU, aussi c'est avec retard que je me suis finalement plongée dans cette lecture... Et je peux vous dire qu'il était grand temps !

Sans prendre conscience du voyage qui l'attend, le lecteur se laisse ainsi emporter par une intrigue véritablement prenante, rondement menée et particulièrement bien ficelée... Où devrais-je plutôt dire les intrigues qui s'enchaînent et s'entremêlent avec brio pour au final se rejoindre en Asie. L'auteur nous entraîne ainsi des rues parisiennes jusqu'au fin fond des terres Cambodgiennes d'une richesse culturelle et historique dont le lecteur n'a même pas idée. Fort d'un véritable travail de fourmi côté documentation, l'auteur nous livre ainsi un ouvrage particulièrement fouillé, riche en enseignements sur ces questions, et notamment la terrible période des Khmers rouges détaillée avec minutie, pour une lecture qui s'avère franchement passionnante au-delà même de l'histoire à proprement parler. Dès lors le lecteur ne voit pas le temps passer et laisse défiler les pages sous ses yeux à toute vitesse jusqu'à parvenir au point final et réaliser que le voyage est terminé.
Particulièrement intéressants eux aussi, les personnages sont richement étoffés et dépeints avec force détails. Leur personnalité est scrupuleusement fouillée, leur caractère bien trempé mis en avant, ce qui les rend crédibles aux yeux du lecteur, et pousse ce dernier à vouloir en apprendre davantage encore, à l'occasion d'un prochain peut-être...
La plume est fluide, élégante, le style nerveux et dépourvu de longueurs, ce qui contribue à faire de ce roman un agréable moment de lecture.

En bref, dépaysement garanti pour ce polar particulièrement captivant !
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Un récit d'aventures particulièrement captivant : "La Malédiction de l'Océan", d'Isabelle Maurel, disponible sur Amazon.

Le pitch : "Je suis de l'Atlantique... J'ai la mémoire de l'eau... Je suis de l'Atlantique... Un beau jour sur mon berceau... La fée des Vents du large... M'a fouetté le visage... En me souhaitant du rêve et des états uniques... Je suis de l'Atlantique..." Voilà bien un refrain qui correspondrait à Louis, ce jeune de 16 ans recueilli par une famille de paysans sur la petite île de Corbas et qui n'aspire qu'à retrouver l'Océan et son esprit qui hante ses rêves depuis si longtemps...

Une fois n'est pas coutume, voilà un petit pitch qui ne vous en dit pas long... Pour autant j'espère que vous vous plongerez dans cette lecture à plus vive allure que moi ! C'est en effet à l'occasion du grand concours de Noël que ma longue vue de blogueuse se posait sur les discrets rivages de cette auteure indépendante. Je mettais dès lors en jeu un exemplaire de cet intriguant roman et profitait par la même occasion d'alourdir ma malle aux trésors d'une nouvelle pépite encore... Mais les flots du concours se sont emballés, puis le cours de la vie s'en est mêlé, et ce récit fantastique se retrouva dès lors submergé, noyé et englouti dans les profondeurs de ma PAL... C'est finalement grâce à l'esprit éclairé de ma vaillante Chloé, Capitaine du blog "Cocounette croque les livres", que ce livre se rappelait à ma nébuleuse mémoire, m'appelant telle une sirène un marin, me poussant ainsi à l'exhumer pour pouvoir me plonger sans retenue dans cette envoûtante mer de mots...

A l'abordage Moussaillons, rejoignons donc le Capitaine Jack Sparrow et les Pirates des Caraïbes pour partir en quête de l'Atlantide ! Car c'est bien le sentiment que m'a procuré cette passionnante lecture. Ne manquant pas de donner le ton dès le prologue, l'auteure nous invite ici à un merveilleux voyage où l'Océan lui-même prend part à l'aventure, nous révélant alors moult merveilles jusque-là insoupçonnées. Très vite les éléments se déchaînent et les évènements s'enchaînent pour prendre une tournure délicieusement fantastique, onirique oserais-je même vous glisser à l'oreille, tant l'immersion est totale et l'odyssée unique : Homère et Ulysse n'ont qu'à bien se tenir, car l'auteure n'a pas ménagé ses efforts pour dévoiler sous nos yeux ébahis une intrigue particulièrement dense et pleine de suspense, tenant ainsi son lecteur en haleine tout au long d'une expédition dont il se souviendra longtemps une fois ce récit terminé. Prenant lui-même pleinement part à l'aventure comme s'il y était, le lecteur se laissera dès lors emporter par une véritable marée de péripéties, dériver le long de cet univers richement construit, voguer au gré des révélations qui lui sont soumises, naviguer aux côtés de personnages brossés avec soin, aussi savoureux qu'attachants, avec lesquels il partagera bien des avaries et qu'il sera triste de devoir quitter une fois arrivé à destination du mot fin.
Elégante et soignée, la plume de l'auteure est belle et agréable à lire, son style enchanteur et efficace pour parfaire ce merveilleux périple.

En bref, vous aussi partez à l'aventure aux côtés de Louis, Alex et Gueroy, moi qui suis navrée de voir mon voyage déjà achevé... Achevé ? Peut-être pas totalement, car les ultimes propos laissent entrevoir la possibilité de moult épopées... "Yo Ho, sur l'heure... Hissons nos couleurs... Hissez haut, l'âme des pirates... Jamais ne mourra..."
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Comme l'impression de retrouver un vieil ami qui m'avait tant manqué : "Edgar Nelson au Pays d'Oz", de Franck Driancourt, disponible sur Amazon.

Le pitch : L'heure de la rentrée a sonné pour Edgar qui peine à retrouver ses marques dans un monde finalement bien ordinaire, après les folles aventures qu'il a vécues aux côtés de Tom, Huck et Becky, mais surtout loin de son oncle Christophe qui ne lui a jamais autant manqué qu'en cet instant. Le cœur amer et nostalgique des jours passés, ne trouvant même plus de réconfort auprès de sa console ou de ses amis, Edgar n'aspire plus qu'à une chose : Retrouver son oncle... Chaque tentative de lecture reste un échec, mais l'espoir renaît enfin lorsqu'il reçoit un mystérieux colis d'un autre âge, en provenance du Mississippi, et contenant le manuscrit du Magicien d'Oz, de Lyman Frank Baum...

Vous souvenez-vous de ce jour où je publiais ma chronique sur "Les Aventures d'Edgar Nelson" ? C'était il y a un an, le 18 avril 2016... Le premier roman d'un sympathique auteur dont je ne connaissais pas encore la plume, et pour lequel le coup de cœur fut immédiat et sans appel... Dès lors je désespérais de retrouver ce brave Edgar... En compagnie d'autres personnages... Dans d'autres contrées... Pour de nouvelles aventures...

Et ce jour est enfin arrivé ! Ce fut alors avec une joie immense que j'accueillais ce nouveau service presse lorsque l'auteur me contactait le mois dernier... Puis l'euphorie céda sa place à la crainte... Celle de voir la déception pointer le bout de son nez si la magie n'opérait plus... Aussi ai-je finalement retardé ces retrouvailles pourtant tant désirées, jusqu'à ne plus pouvoir reculer et m'abandonner au saut le plus périlleux de ma petite existence de blogueuse... J'ai pris une grande inspiration... Puis j'ai plongé... Et mes yeux se sont mis à briller... Mes lèvres se sont étirées en un large sourire... Mon cœur a repris ses battements... Mon âme de lectrice passionnée s'est apaisée... Edgar est revenu !

Après avoir vécu de trépidantes aventures en compagnie de Tom Sawyer et ses acolytes, notre auteur osait l'audace et la témérité en revisitant une véritable référence de la littérature jeunesse : "Le Magicien d'Oz" de Lyman Frank Baum... D'aucuns diront que le pari est impossible à tenir... Mais impossible n'est pas Franck Driancourt qui transforme l'essai, et ce avec une insolente facilité... La faute au talent, sans doute !
Tel le chef cuisinier d'un restaurant cinq étoiles, l'auteur reprend donc les ingrédients de base du Magicien d'Oz pour les assaisonner à la sauce Francky, en y ajoutant un zeste du Monde de Narnia et une goutte du Seigneur des Anneaux ou de Bilbo le Hobbit... Enfournez le tout sur un petit 200 pages et servez-le tout cuit à point : Vous obtiendrez une intrigue savoureuse riche en suspense et tout simplement ensorcelante...
Oui, car l'auteur n'est pas qu'un excellent cuisinier littéraire... C'est bien davantage un sorcier de l'écriture... Car quiconque se risque à laisser traîner un œil au-dessus de ce captivant manuscrit se retrouvera systématiquement emporté et transporté au cœur même du récit, exactement de la même manière que ne l'est Edgar depuis sa chambre d'ado. Le lecteur se verra en outre rajeuni pour atteindre l'âge de notre héros et vivre ainsi pleinement l'aventure à ses côtés, ressentir les mêmes émotions aux mêmes instants, prisonnier de son plein gré d'une bulle dont seul le point final saura le délivrer à regret. Moi-même je peux en témoigner : J'ai pu fouler du pied ces royaumes inconnus, croiser les redoutables regards des Sorcières de l'Est et de l'Ouest, craindre pour la sécurité de mes nouveaux amis, appréhender chacun de nos périples, trembler avant chacun de nos affrontements, verser une larme quand vient la séparation... C'est ce qu'on appelle la magie des mots et M. Driancourt sait en user avec brio...
Si on regrette d'avoir abandonné Tom, Huck et Beckie, on s'attache tout autant aux nouveaux compagnons d'Edgar, à Dorothée et son chien Toto, à l'épouvantail et au lion peureux, au bûcheron et à Maître Tilir... Car on s'immisce et on s'intègre avec une déconcertante aisance au sein de cette curieuse troupe, on se lie d'amitié avec ces derniers malgré leurs différences et leur faiblesses, on apprend à les connaître en tout bienveillance comme Edgar a su le faire...
Mais si l'on est content de faire ces nouvelles rencontres, cela n'a pas commune mesure avec la joie qui habitera tout lecteur de retrouver Edgar et son oncle Christophe... Si Christophe n'a pas beaucoup changé et nous manquera autant qu'il peut manquer à Edgar une fois l'aventure terminée, Edgar a quant à lui bien évolué et nous apparaît certes un peu perdu mais surtout plus mûr, plus mature, plus apte à affronter le monde qui l'entoure... Alors on s'attache à lui, on s'attache sans retenue tel un parent, et tel le parent qu'il veut devenir, le lecteur sera fier de le voir avancer malgré les peurs qui l'habitent et les dangers qui l'entourent, sera épaté de son courage et de sa bravoure, sera attendri d'assister à ses premiers émois amoureux... Mais sera anéanti de devoir le quitter, une nouvelle fois...
Toujours aussi fluide et élégante, c'est un bonheur que de retrouver cette plume si belle et ce style si plaisant, pour un moment de lecture tout simplement inoubliable...

En bref, ma chronique me semble aussi fade que si je m'étais contenté de vous dire que j'avais adoré ce roman... Car là encore, ce n'est pas assez fort...
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date : 06-05
Un court roman envoûtant : "La dernière pièce du puzzle", de Lyne Caputo, autoédité chez Edilivre.

Le pitch : "Quelle femme étonnante, songea une fois de plus Lili en caressant le bijou à son cou. Et elle se laissa submerger par une admiration sans borne. Et par un peu d'incrédulité aussi, car que dire de certaines coïncidence ?

La petite boule de verre emplie d'eau et d'étoiles d'argent, suspendue par la réplique des racines d'un arbre à une chaîne d'argent polie, pendait en ce jour à son cou. Et ce choix n'était en rien dû au hasard.

Tout comme Virginie, elle avait reçu ce pendentif un matin de Noël."

Dans quelle mesure oserais-je résumer ce livre lorsque l'auteure le fait avec tant de poésie au détour d'une page ? Ma douce passion pour cette auteure et son univers fascinant, presque onirique, remonte à bientôt un an, lorsque la chance m'a souri et que le hasard m'a choisi pour gagner le troisième tome de son œuvre, celui-ci me poussant à remonter aux origines en me plongeant dans la lecture d'un tome 1 épatant... Puis d'un tome 2 captivant... Suivi d'un tome 3 époustouflant... Et mon petit cœur de lectrice passionnée n'étant jamais rassasiée de l'enivrante plume de cette auteure, il était grand temps pour moi de rejoindre Lili et David pour un nouveau séjour au cœur de la Bulle aux Rêves...

Révélant comme par magie une bulle dans la Bulle sous les yeux d'un lecteur conquis dès les premières lignes, l'auteure nous ramène donc en Louisiane pour notre plus grand bonheur, mais en nous dévoilant cette fois-ci les secrets de celle-ci qui fut à l'origine même de cette plantation si chère à notre cœur : Virginie Desplans. Se penchant presque par-dessus l'épaule de Lili, le lecteur découvre ainsi le journal retraçant dans les grandes lignes la vie de cette femme hors du commun, qui n'a toujours aspiré qu'à une chose : La liberté... La liberté d'agir... De penser... De vivre... D'être... De renaître... Dès lors le lecteur retrace le parcours de Virginie au fil des révélations, tel un puzzle dont il assemble les pièces pour découvrir combien le destin n'a pas toujours été tendre avec elle. L'intrigue se déroule avec un soin tel que le lecteur se laisse volontiers ensorceler pour se glisser dans les pas et la peau de notre héroïne, découvrant ainsi chaque détails de sa vie avec ses tripes, son cœur, son âme. Plus qu'elle ne se lit, l'histoire se voit, se vit, se ressent dans la moindre fibre de son corps, et c'est donc avec émotion qu'il avance de révélation en révélation jusqu'à une fin particulièrement déroutante.

Parce qu'ils constituent la voûte même de ce roman passionnant, c'est avec plaisir qu'on retrouve les personnages que l'on a côtoyés depuis quatre tomes déjà. A notre d'ailleurs que, quand bien même chaque tome contient une histoire indépendante et peut a priori se lire séparément des autres, je pense qu'il est tout de même préférable de lire ces romans dans leur ordre chronologique, en plaçant celui-ci à la place qui est la sienne, soit à la quatrième (et actuellement dernière) position, pour la simple et bonne raison qu'il est fait référence aux évènements que chaque personnage a pu vivre en notre compagnie, et qu'il serait dès lors dommage de se voir ainsi voler la pleine découverte de cet univers si fascinant. En outre le fait d'avoir lu les quatre romans apporte un éclairage tout particulier à l'œuvre et notamment un parallèle des plus intéressants entre la vie de Lili et celle de Virginie qu'il serait regrettable de louper. En effet toutes deux sont les prisonnières consentantes d'une existence faussement confortable, prises au piège entre les invisibles barreaux d'une cage dorée, les empêchant d'être elles-mêmes et que seule leur volonté finira par briser pour se libérer et laisser exprimer leur véritable personnalité, oser faire le grand saut pour une vie plus libre mais pas forcément plus facile, ce qui les rendra d'autant plus attachantes aux yeux d'un lecteur qui ne pourra qu'être sensible au combat qui est le leur, le combat d'une existence entière au service de libre arbitre.

Est-il nécessaire de préciser que la plume est toujours aussi belle, d'une élégance à toute épreuve et d'une fluidité sans faille, son style soigné et efficace, ce qui ne fait qu'ajouter au plaisir qu'on prend à dévorer ce livre en moins de temps qu'il ne m'en faut pour vous rédiger cette chronique...

En bref, je réalise que j'ai bien trop parlé mais c'est en véritable prêtresse vaudou que cette auteure a su ensorceler mon âme, me mettant dès lors à rude épreuve puisqu'il me faut dès lors attendre la sortie du tome 5...
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Un troisième tome ô combien captivant : "Certaines de nos vies sont meilleures", de Lyne Caputo, autoédité chez Edilivre.

Le pitch : Fraichement devenue propriétaire de la Bulle aux rêves par un heureux coup du hasard, Lili se consacre désormais corps et âme à la plantation, soutenue par les fonds du "vrai" David McKenna pour restaurer la propriété et en faire un lieu touristique alliant dynamisme, convivialité et respect de la culture locale. L'existence s'annonçait pourtant paisible, mais le destin en a encore une fois décidé autrement, perturbant Thanksgiving d'une visite particulièrement impromptue puis la Saint-Sylvestre d'un crime des plus odieux... L'heure pour l'inspecteur Al Bonaventure de se lancer dans une enquête aussi douloureuse et difficile que délicate à plus d'un titre...

Souvenez-vous... C'est à la suite d'un concours organisé par Delphine, du blog "Au Bazaar des Livres", que j'avais l'immense bonheur de croiser la route de cette formidable auteure, en gagnant précisément ce roman. S'agissant cependant du tome 3 d'une saga qui comprend désormais quatre titres, je préférais bien évidemment commencer par le commencement, promesse d'une découverte littéraire maximale. Je me plongeais donc tout d'abord dans "Fin d'été" puis dans "La Bulle aux rêves", laissant ainsi volontiers cette auteure conquérir mon petit cœur de bloggeuse passionnée... Le temps me manquant cruellement, ce n'est toutefois qu'aujourd'hui que j'ai pu assouvir mon plaisir littéraire en me consacrant cette fois-ci à la lecture de ce tome 3 qui me narguait depuis bien trop longtemps déjà !

Toujours dotée de son indéniable talent, l'auteure nous ramène une fois encore en plein cœur de cette fascinante Louisiane, ses bayous et son célèbre folklore qu'elle sait décrire avec tant de finesse et de minutie, pour nous faire vivre plus que lire une nouvelle expérience qui ne manquera pas de captiver son lecteur, conquis dès les premiers chapitres. Mais l'auteure ne s'arrête pas en si bon chemin et agrémente cette fois encore son roman d'une intrigue policière d'une incroyable noirceur. Prenant volontiers cet imprévisible virage pour se retrouver dans un thriller épatant, le lecteur n'en est que plus subjugué encore, et ne peut dès lors plus lâcher ce livre, bien décidé à découvrir le fin mot de l'histoire... Un fin mot qui arrivera cependant bien trop vite à ses yeux quand il réalisera que le voyage est déjà fini, assommé qu'il est par un dénouement ahurissant, frustré de rester des questions plein la tête encore... Dès lors un nouveau sentiment va s'installer insidieusement dans la tête et le cœur du lecteur : le manque... Un manque qui, tout comme Lili au début de cette aventure, se transformera bien vite en obsession, et poussera le lecteur à vouloir retourner à tout prix et le plus vite possible au cœur de cette envoûtante plantation pour obtenir les réponses qu'il attend avec tant d'ardeur...

C'est avec un immense plaisir qu'on retrouve les personnages qui ont su nous charmer dans les deux premiers tomes, à commencer bien sûr par la très touchante Lili, ainsi que "son" mystérieux David... Mais l'auteure a cette fois-ci décidé de recentrer son projecteur littéraire, pour mettre pleins feux sur Al Bonaventure, cet inspecteur certes bourru mais tellement attachant qu'on découvrait volontiers dans le tome 2, et que l'auteure nous présente cette fois sous un tout autre aspect. Prenant ici une place prépondérante au cœur du récit, c'est avec autant de surprise que de curiosité que le lecteur le suivra dans son enquête, un véritable chemin de croix pour lui qui nous dévoilera alors bien des failles jusque-là insoupçonnées, et nous révélera dès lors un côté profondément sensible et humain qui ne le rendront que d'autant plus attachant...

Travaillée avec toujours plus de finesse et d'élégance, soutenue par un style à la fois soigné et efficace, la plume n'en est que plus belle encore, et contribue une fois de plus à faire de ce roman un vrai petit régal littéraire au titre d'une justesse sans égale...

En bref... J'aurai tant à vous dire encore si je ne craignais de vous spoiler, aussi suis-je contrainte de m'arrêter là, vous incitant sans tarder à venir découvrir la plume de cette auteure passionnante... Autant vous dire que "La dernière pièce du puzzle" est maintenant pour moi une priorité pour poursuivre ce véritable rêve éveillé !
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date : 06-05
Plus qu'un roman noir, une gifle monumentale au cœur du lecteur : "Un sac", de Solène Bakowski, publié aux éditions Milady.

Le pitch : Une jeune femme se tient devant le Panthéon. En pleurs, comme égarée au fond d'elle-même, elle se cramponne à un sac comme si ça vie en dépendait. Anna-Marie Caravelle se rappelle. Et nous relate sans égard et sans complexe le chaotique parcours que fut ses 24 années d'existence...

J'avais pourtant déjà croisé la route de cette auteure sur les réseaux sociaux, et m'étais d'ailleurs fait la réflexion que ce livre n'avait pas encore rejoint ma PAL, pour des raisons qui m'ont toujours échappées. Aussi est-ce sans doute un appel du destin, qui a décidé de s'en mêler en me glissant sous les yeux ce petit livre alors que je me trouvais au fin fond d'une petite librairie de province, appel auquel j'ai immédiatement répondu en m'en emparant sans la moindre hésitation pour me diriger manu militari vers la caisse. Il faut dire aussi qu'il savait se rendre intéressant le bougre, avec son petit autocollant "Best-Seller - Le phénomène de l'autoédition"... Et comme le seul moyen de se débarrasser d'une tentation est d'y céder, dixit Oscar Wilde... Ma foi, je ne me suis pas fait prier. J'ai tellement bien fait...

D'emblée l'auteure sait susciter notre curiosité presque malsaine au travers d'un cours prologue, semant insidieusement le malaise au plus profond de notre âme qui se retrouve prise au piège d'une lecture qu'il ne saura lâcher avant de l'avoir terminée. Notre attention s'éveille, le doute s'installe, le silence se fait autour de nous lorsqu'on franchit les portes de ce récit, le rideau se lève...
Et puis l'on rencontre Anna-Marie Caravelle qui, sans même nous connaître, a tellement besoin de vider son sac (Oui, je sais, elle était facile celle-là !) qu'elle ne prend aucun gant pour nous retracer sa vie... Une vie douloureuse à souhait et triste à pleurer, tant l'absence d'amour qui l'entoure y est désespérément flagrante et fatale... Car c'est finalement tout ce qu'elle demandait, notre Anna-Marie... Rien qu'un peu d'amour de quiconque voudra bien lui en donner... Et c'est finalement ce véritable désert affectif qui brisera ce qu'il y a de plus précieux en elle, qui la conduira à se mettre en danger pour exister face au monde qui l'entoure... Qui la poussera à commettre bien des actes inqualifiables pour attirer l'attention, susciter une once de sentiments à son égard...
Alors l'auteure nous déroule cette vie en nous bernant de faux espoirs, en nous assommant de déconvenues... En jouant finalement avec nos nerfs au gré des chapitres et au fil des rebondissements pour nous achever avec un dénouement par K.O...
Même si on ne peut pas parler d'attachement ou de réelle affection à l'égard de notre héroïne, l'auteure réussit malgré tout la prouesse de susciter notre empathie pour cette demoiselle qu'on apprend à connaître, à reconnaître, qui se laisse partir en vrille face aux impuissants témoins que nous sommes, victime de l'amour qui lui a posé un lapin, du destin qui ne l'a pas épargnée, de la folie qui la guette et l'attrape au détour d'un miroir... Il y a bien sûr d'autres personnages dans ce récit, pour autant Anna-Marie nous hypnotise et accapare la majeure partie de notre attention tant elle rayonne de cette noire aura qui est la sienne...
Et cette plume, aussi dure qu'elle est élégante, ce style aussi efficace qu'il est incisif, finit de conquérir un lecteur sous emprise d'une lecture dangereusement addictive...

En bref, une lecture prenante, qui ne laissera personne indifférent, et hantera longtemps l'esprit du lecteur...
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Une invitation à de bien nombreux voyages : "Croire au merveilleux", de Christophe Ono-dit-Biot, publié aux éditions Gallimard.

Le pitch : César ne se remet pas de la mort de Paz, sa compagne qui avait pourtant quitté homme et enfant sans la moindre explication pour un lointain pays d'Orient. Obsédé par toutes ces questions qui resteront à jamais sans réponse, ne croyant plus en la vie ni en ce qu'elle peut encore lui apporter malgré la présence de son fils, César n'aspire plus qu'à une chose : Mourir. Mais alors qu'il met ce sombre projet à exécution, une bien mystérieuse voisine Grecque, répondant au doux nom de Nana, vient sonner à sa porte et ainsi remettre en cause ce funeste plan...

Babelio sait décidément éveiller ma curiosité en m'offrant l'opportunité de me délecter de certaines lectures vers lesquelles je ne me serais pas forcément orientée de moi-même. C'est ainsi au hasard d'un de mes nombreux passages sur ce site que j'ai saisi l'occasion de découvrir la plume de cet auteur, pourtant fort connu mais ne figurant pas encore à mon petit tableau de chasse littéraire. Et la joie d'être alors sélectionnée cédait vite la place à l'envie d'en lire toujours plus. Raison pour laquelle je me procurais dans un premier temps le roman "Plonger", dont les pages défilais sous mes yeux pour un intense moment de lecture. Aussi est-ce doublement enthousiaste que je me plongeais ensuite dans ce nouveau roman en vue de ma rencontre avec l'auteur prévue ce jour... Et quel voyage... Ou plutôt devrais-je dire quels voyages !

Bien évidemment l'auteur nous invite en premier lieu à un merveilleux voyage purement géographique. Se glissant ainsi discrètement dans les bagages de César, le lecteur se retrouve ainsi à accompagner ce dernier de Chambord aux îles Grecques en passant par l'Italie, (re)découvrant avec lui de nombreux sites décrits de manière magistrale, permettant ainsi à son lecteur d'en prendre plein les yeux sans même bouger un orteil, confortablement installé dans son canapé.
Mais le voyage ne s'arrête pas là et devient rapidement culturel, tant cette lecture est érudite et riche d'enseignements, de renseignements, notamment historiques et mythologiques, que le lecteur assimilera avec passion et curiosité, heureux d'en apprendre toujours plus, parfois même au point d'approfondir ses découvertes.
Mais ce voyage de tous les instants se révèle aussi comme une tournée d'adieu, le lecteur (re)visitant avec César les nombreux lieux où Paz et lui ont pu s'aimer, et auraient pu s'aimer encore si seulement elle lui en avait laissé l'occasion. C'est dès alors amer et le coeur lourd que le lecteur se glisse dans les pas et le coeur de César, regrettant de ne pas voir revenir cette grande absente par devant lui comme par magie...
Le voyage devient alors onirique. Sous le soleil et face à la mer, cadre idyllique s'il en est, le lecteur s'enivre sans retenue et suit dès lors César dans sa quête d'un bonheur désormais révolu, finissant même par ne plus distinguer ce qui relève du rêve ou de la réalité, dès lors emporté au fil des pages jusqu'à un dénouement tout simplement magnifique, poétique et porteur de nombreuses lumières.
Car au final ce livre constitue surtout une sorte de voyage initiatique, en quête d'une renaissance ou d'une résurrection, c'est selon. Le lecteur comprend la difficulté pour César de se relever d'un deuil qu'il ne comprend toujours pas, qu'il ne réalise même pas et qui l'empêche dès lors d'avancer. Vivre est pour lui devenu une maladie qui ne guérira qu'avec la mort, désormais persuadé que les portes du bonheur lui sont à jamais fermées, et refusant dès lors d'entraîner son fils dans cette chute qui semble alors inévitable. Comment croire au merveilleux quand on se trouve dans la tourmente, au point même de ne plus entre-apercevoir ne serait-ce qu'une faible lueur d'espoir...

Dès lors, il devient désormais important pour le lecteur d'apporter son soutien plein et entier pour relever, aider, parfois même secouer César, un personnage dépeint avec soin et dressé avec beaucoup de finesse pour le rendre particulièrement attachant et susciter la plus vive empathie à chacun d'entre nous. Quant à Hector, cet enfant prodige épate par tant de courage et de maturité, de volonté et de lucidité, comme s'il avait aspiré cette rage de vivre qui fait tant défaut à son père, au point même qu'on se demande de temps à autre qui soutient l'autre, qui est le soutien de l'autre... Nana pour sa part est un personnage qui ne cesse de surprendre, qui ne cesse d'intriguer au fur et à mesure que les pages défilent, pour finalement apporter un éclairage fascinant au rôle qu'elle joue dans la présente histoire. Reste celle qui brille par son absence et se révèle omniprésente alors même qu'elle n'est pas là. Paz. Celle qui a justement anéanti la paix légitimement souhaitée par cet homme et son fils, qui n'aspiraient finalement pas à beaucoup plus qu'une vie paisible... Une paix qu'elle leur a presque volé pour elle-même reposer en paix...

Porté par une plume d'une rare élégance et d'une impressionnante qualité, fort d'un style aussi simple qu'il s'avère travaillé dans le même temps, le récit n'en est que plus beau, plus brillant, plus stimulant, plus envoûtant.

En bref, bien ceci n'est pas un livre : C'est un voyage... De tous les instants...
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date : 05-05
Petit bijou de poésie dans un écrin de tendresse : "En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut, publié aux éditions Finitude, et au format poche chez Folio.

Le pitch : Elle s'appelle Marguerite, Renée, Georgette, Hortense, Marine, Pauline, Suzon, Louise... Ou encore Liberty Bojangles. Appelez-là comme vous voulez, elle change de prénom chaque jour que Dieu fait. C'est ainsi que son mari procède. C'est ainsi que son fils est habitué. Ce joyeux trio vit la vie comme une fête dans son appartement comme dans son château en Espagne. Ils vivent en compagnie de Mlle Superfétatoire, une grue de Numidie, et dansent sur "Mr Bojangles" de Nina Simone. Et ils s'aiment. Oh oui ils s'aiment, comme des enfants... Ils s'aiment, comme avant... Avant les menaces et les grands tourments... Alors laissons-les s'aimer...

Voilà bien longtemps que ce livre me fait de l'oeil... Qu'il m'aguiche de ses chroniques élogieuses... Qu'il me séduit de ses multiples récompenses (Grand Prix RTL/Lire - Prix du Roman France Télévisions - Prix du Roman des étudiants France Culture/Télérama)... Seulement voilà : Bien loin de m'attirer, la couverture a toujours refreiné mes ardeurs... Comme quoi, il ne faut jamais s'arrêter aux apparences... Car il m'aura finalement fallu une invitation émanant des éditions Folio afin de fêter la sortie du roman au format poche pour m'inciter à plonger dedans... J'en profite d'ailleurs pour les remercier de m'accorder un tel honneur, et les féliciter pour la magnifique couverture qui, de toutes les façons, m'aurait sans doute conduit à succomber à la tentation dans les plus brefs délais...

Et me voilà bien embarrassée quand l'heure de partager avec vous mon sentiment est arrivé. Que vous dire si ce n'est qu'il s'agit là d'une histoire d'amour... Juste une histoire d'amour... Mais quelle histoire d'amour... "L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom" dixit la quatrième de couverture, et rarement ai-je lu propos plus justes au dos d'un roman.

Avec douceur et poésie, l'auteur nous plonge ainsi au coeur d'une histoire d'amour hors du commun entre deux êtres qui se sont trouvés et ont su s'aimer d'un amour fou et passionné, donnant naissance à un enfant qui grandira à leurs côtés et les observera de ses yeux émerveillés vivre cette folle vie qui est la leur. Adoptant le point de vue de cet enfant justement, l'auteur nous fait donc partager la vision de ce dernier, emprunte de fraicheur et de simplicité, d'insouciance et de naïveté, nous révélant peu à peu cette douce folie qui les accompagne pour une drôle de vie. Usant dès lors d'un ton faussement léger, l'auteur entrecoupe son récit de quelques parenthèses paternelles pour nous dévoiler peu à peu la triste réalité. Parce qu'un lecteur averti en vaut deux, soyez assuré qu'une fois votre lecture enclenchée, il vous sera impossible de lâcher ce court roman, emporté par ce tourbillon d'un vent de folie qui vous subjuguera tout au long du récit jusqu'à un dénouement particulièrement bouleversant bien qu'inconsciemment prévisible, où vous ne pourrez retenir les larmes qui se présente à l'arrivée du point final.
Parce que j'y ai pour ma part retrouvé l'ombre d'un Boris Vian diablement bien inspiré, on s'attache à cette famille autant qu'on peut s'attacher à Colin et Chloé dans "l'Ecume des jours". On trouve ici une mère fantasque et extravagante, qui considère la vie comme une fête de tous les instants, entraînant sans condition mari, enfant et lecteur dans son sillage. Ils sont beaux, ils sont heureux... N'est-ce pas là ce qu'il y a de plus précieux ?
Pour autant je n'ai pas fini car il y a autre chose dans ce livre qu'il est important de souligner ici : c'est la poésie des mots, la magie de cette plume, la beauté de ce style. Incontestablement l'auteur est un magicien de l'écriture, jouant des mots avec autant de doigté que s'il jouait d'un instrument de musique, nous livrant une partition digne du grand titre de Nina Simone évoqué ici, retraçant en toutes lettres moult sentiments qui percuteront le lecteur de plein fouet, expliquant par là même l'émotion qui est la sienne et le submergera à coup sûr en refermant ce livre. C'est une lecture tendre et romantique, émouvante et poétique, passionnante et fantastique, folle et humoristique, belle et dramatique...

En bref, je ne sais pas si j'ai su restituer le plaisir que j'ai pris à lire ce roman... Mais peu importe : Lisez-le !
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Un roman noir fort surprenant : "Intrigue au Manoir des Boissac" de Philippe Fuzellier, publié chez Mon Petit Editeur.

Le pitch : "A votre grande surprise, vous découvrez un monticule de terre avec une croix, bien solitaire. Il y est inscrit "Noam Mahler 1977-2008". C'est de moi qu'il s'agit". Mais comment notre défunt narrateur, orphelin promis à un bel avenir, marié à Isabelle Boissac, fille d'une grande famille bourgeoise d'origine bretonne, a-t-il pu en arriver là ?

Adepte de cette plume qui sait si bien s'adapter à l'audace et l'imagination débordantes de son maître, c'est toujours avec bonheur et curiosité que je découvre les derniers travaux de cet auteur qui varie les genres et les plaisirs au fur et à mesure de ses parutions, et m'offrant cette fois encore une nouvelle facette de son talent.

Prenant le parti de nous surprendre d'entrée de jeu, l'auteur donne ainsi la parole à un narrateur dans une position bien délicate pour partager avec nous son histoire puisqu'il est... Mort et enterré au fin fond d'un petit cimetière bien rarement visité. Pour autant l'attention du lecteur est immanquablement retenue par cette intrigue audacieuse et bien construite, et ce dernier poursuivra bien volontiers cette lecture, ne se rendant pas compte du piège qui tend à se refermer sur lui. En effet, bien loin d'imaginer la tournure que vont prendre les évènements au fur et à mesure que défilent les chapitres, le lecteur se laisse volontiers promener au gré des révélations et porter par cette intrigue machiavélique, conduite avec brio par un auteur qui l'est tout autant, jusqu'à un dénouement à la fois épatant et frustrant, teinté d'un soupçon de sadisme voire même d'une pointe de perfidie tant il laisse volontairement la tête du lecteur emplie de questions à jamais en suspens.
Fort bien croqués et brossés avec soin tout au long du récit, les personnages s'avèrent tous fort intéressants. Chacun y tient sa place et son rôle à jouer et, telle une pièce de théâtre jouée avec finesse et subtilité, le lecteur lui-même prend part à cette scène qui devient la sienne, tant et si bien qu'il se laisse volontiers berner à l'instar des autres protagonistes.
La plume reste toujours aussi élégante et travaillée, le style ravissant et soigné, ce qui ne manque pas d'ajouter à la qualité du roman.

En bref, une bien singulière histoire aux allures de thriller qui ne manquera pas de intriguer ! Pénétrez vous aussi au cœur du Manoir des Boissac... Mais prenez garde à vous...
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date : 19-12-2016
Un roman atypique et délicat pour une rencontre qui s'annonce prometteuse : "La Sainte Famille", de Florence Seyvos, aux éditions de l'Olivier.

Le pitch : Suzanne se replonge dans son passé et ses souvenirs d'enfance, ces instants de vie qui l'ont marquée, elle et son frère Thomas... Ces étés passés chez leur grand-mère maternelle, dans cette demeure qui ne cesse de craquer... Ces promenades au bord du lac et autres sorties en compagnie de leur grand-tante qui les aime énormément... Cet instituteur particulièrement imaginatif pour ce qui est d'humilier ses élèves... Ces parents qui décident un beau jour de divorcer et de séparer les enfants...

Ayant eu le privilège de recevoir ce roman en tant que membre du Cercle des Lecteurs du Furet du Nord, le hasard a voulu que j'aie également la chance de pouvoir rencontrer cette auteure dans le cadre de Grands Entretiens organisés par le théâtre de ma ville, raison pour laquelle je me suis volontiers plongée dans ce roman si intriguant.

Pour autant je dois bien admettre que vous me trouvez fort embarrassée au moment de rédiger cette chronique, tant il m'est difficile de vous livrer mon sentiment à son sujet, ne sachant trop qu'en penser une fois la dernière page tournée. Avec d'infinies précautions doublée d'une extrême douceur, l'auteure nous entraîne ici dans un stupéfiant voyage dans le temps. Emprunt de nostalgie, les fragments de mémoire qui nous sont ici livrés de manière éparse permettent au lecteur de mener sa propre réflexion intérieure sur ses propres souvenirs, parfois anodins et qui, pourtant ,ont pu façonner sa vie et l'homme ou la femme qu'il est aujourd'hui devenu(e).
Dotés d'une certaine substance ou profondeur, et brossés avec beaucoup de soin, les protagonistes de ce récit n'ont cependant suscité chez moi aucune empathie, ne m'étant pas sentie à l'aise en leur compagnie. A défaut d'être attachants, ils se sont pourtant révélés fort intéressants, permettant au lecteur une certaine introspection lui permettant de comprendre ce qui l'a personnellement construit, tel un miroir de l'âme sous nos yeux ébahis.
Aussi délicate que soignée, la plume de l'auteure est particulièrement fluide, sensible et se révèle très agréable à lire.

En bref, une lecture à laquelle j'aurais aimé être plus sensible et réceptive. Il me tarde en conséquence d'en écouter la lecture par une comédienne dès demain !
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date : 19-12-2016
Mon petit hommage à moi : "Paris est une fête", d'Ernest Hemingway, aux éditions Gallimard et Folio.

Le pitch : Au travers de nombreuses "Vignettes parisiennes", Ernest Hemingway se livre ici sur ses premiers pas dans l'écriture alors qu'il débarque au cœur de la vie parisienne en compagnie de son épouse Hadley Richardson. Croisant de nombreuses personnalités telles que Francis Scott Fitzgerald ou Ezra Pound, le couple vit chichement mais pleinement, faisant de chacun de ces fragments de vie un instantané de la ville lumière débordant d'amour et de nostalgie.

Une fois n'est pas coutume, c'est une chronique un peu particulière que je vais vous livrer là. Au lendemain des tragiques attentats de 13 novembre 2015 qui ont bouleversé notre pays et l'ont marqué à jamais, une retraitée parisienne nous délivrait un doux message en nous incitant à lire et relire ce livre au titre transpirant le bonheur : "Paris est une fête". Cherchant un baume à mettre sur les maux de notre âme si cruellement touchée, chaque Français entendait cet appel à l'espoir et à l'apaisement, et se plongeait finalement dans cette lecture. J'ai pour ma part décidé d'attendre un peu, préférant prendre un peu de recul pour me plonger plus sereinement dans la prose de ce formidable auteur, et c'est finalement un an après que j'ai choisi de le faire, peut-être inconsciemment comme un hommage, le mien, aussi humble soit-il.

Et en refermant ce livre je pense mieux comprendre ce que cette charmante retraitée a voulu dire et nous dire. Car l'auteur parvient ici à faire de chaque instant, même le plus simple, un moment unique, un moment magique, un moment débordant d'amour et transpirant la joie de vivre. Car l'auteur se livre ici sur son quotidien qui n'est pas forcément tout rose mais paraît délicieux, qui n'est pas forcément simple mais paraît fabuleux. Car c'est finalement un bel hommage emprunt de nostalgie et regorgeant de doux sentiments, mais surtout un magnifique tableau d'une ville envoûtante que l'auteur nous transmet ici. Car Paris sera toujours Paris, une ville où l'on vit plus grand, plus beau, plus fort. Et rien ni personne ne pourra nous ôter cela.

En bref, un texte inachevé, qui à présent résonne dans nos cœurs de manière tout à fait particulière, mais constitue à jamais une magnifique ode à l'amour et à la vie.
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Parce que la fantasy compte une nouvelle pépite : "Au Royaume de Kitoln - Tome 1 : L'éleveur de Dragons", de Laurence Puzenat, disponible sur Amazon !

Le pitch : Une fois n'est pas coutume et afin de ne pas en dénaturer le propos, je laisse volontiers la parole à Olgray et Sildra pour vous résumer le contenu de leurs aventures à venir :
"-On part pour Kitoln, l'œuf de dragon est là-bas, il me l'a dit.
-Ca alors ! L'œuf de dragon t'a parlé ! Ce n'est que la cinquième fois cette année qu'il t'envoie à l'autre bout du monde... Et moi avec ! [...] Il est où à Kitoln ton œuf exactement ? Parce que fait chaud là-bas, sans oublier la poussière et les bestioles bizarres et tout le reste...-Ecoute, je suis navré d'avoir décelé en toi de la magie et de t'avoir arraché à ta famille alors que tu n'es pas capable de faire bouillir de l'eau. Mais je suis l'éleveur de dragons et là où l'œuf me dit d'aller... J'y vais.-Tu comptes faire comment pour le localiser ? Parce que Kitoln c'est plutôt... C'est quoi l'opposé de pas accueillant du tout ? -Le Mage du Roi.
-Ah oui ! Donc c'est pas Kitoln le territoire, mais carrément le château, le roi, les chevaliers, la guillotine, les bûchers... De quoi relativiser les petites bestioles."

C'est à la suite d'un échange fort sympathique sur Twitter je faisais la rencontre de cette charmante auteure. Celle-ci me confiait alors la lecture de son roman, premier tome d'une saga fantasy non encore publiée, simplement pour connaître mon avis. Particulièrement honorée de la confiance qui m'était accordée, et ravie de découvrir cette nouvelle plume en avant première, je ne pensais tout de même pas avoir un tel coup de cœur !

Se glissant dans la lignée de grands noms de la fantasy que j'affectionne tout particulièrement, tels que David Eddings ou Terry Pratchett, l'auteure nous livre ici une histoire tout simplement captivante, passionnante, envoûtante, palpitante... Les mots ne sont pas assez forts pour vous exprimer à quel point ce récit m'a transportée dès les premières lignes ! Le lecteur se laisse ainsi volontiers embarquer au cœur de cette intrigue sans temps mort, franchement bien ficelée, maîtrisée de main de maître de bout en bout, et rondement menée jusqu'à un dénouement que je trouve remarquablement réussi !
Autre atout majeur de ce roman, les personnages sont remarquablement soignés et brossés avec force détails. Qu'il s'agisse d'Olgray, de Sildra ou des autres protagonistes de ce récit, tous ont leur place à tenir, leur rôle à jouer. Ils sont attachants, truculents, émouvants au gré de leurs péripéties, et ne peuvent ainsi laisser le lecteur indifférent.
La plume est vraiment très élégante, fluide et agréable à lire, ce qui permet de s'immerger au cœur de cette histoire avec d'autant plus de facilité que de plaisir !

En bref... J'ai tant aimé ce roman que j'avoue avoir un tantinet harcelé l'auteure pour qu'elle le publie. C'est désormais chose faite ! Alors je n'ai plus que deux mots à vous dire : LISEZ-LE !!!
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Deux Vies écrit par FAT
date : 16-12-2016
Une ode au choc des cultures et à l'ouverture d'esprit: "Deux vies", de FAT, disponible sur Amazon.

Le pitch: Fanny est une quadragénaire, maman célibataire de deux enfants, sans emploi, vivant en région parisienne. Walter, la cinquantaine, est quant à lui médecin, chirurgien cardiaque au service des enfants plus précisément, célibataire sans enfant faute de pouvoir en avoir, vivant dans un château de la région bordelaise...
Rien ne les préparait à se rencontrer... Mais une malencontreuse chute au coeur d'une grande gare parisienne peut bouleverser bien des choses...

C'est à la suite d'un échange fort sympathique que je découvrais la plume de cette auteure en me plongeant dans la lecture de "La Palmeraie de Marrakech" il y a quelques mois. Mais alors que je m'apprête à la rencontrer, je ne pouvais pas m'empêcher de réitérer cette agréable expérience ! Aussi me suis-je volontiers plongée dans cet autre récit tout aussi plaisant.

Au travers d'une intrigue soigneusement construite, l'auteure nous entraîne en apparence dans une folle et truculente histoire naissante de deux êtres que tout oppose. Sous couvert de légèreté, l'auteure n'en glisse pas moins une belle leçon de vie, qui m'a remis en tête le refrain de la chanson de Mystic, "Le Fruit Défendu": "Pour moi aucune différence n'est une barrière - Rien ne pourra m'éloigner de toi - Ceux qui nous jugent n'auront pas le choix - Nous serons plus forts". Car c'est finalement bien de cela qu'il s'agit ici, deux mondes qui se croisent, se découvrent, s'affrontent et tentent de s'amadouer pour surmonter les préjugés et autres a priori.
Bien plus profonds que présupposé en débutant cette lecture, notre petit couple se révèle franchement truculent, et surtout foncièrement attachant, quand leurs détracteurs s'avèrent pour leur part foncièrement désagréables voire même exaspérants. Le lecteur se plaira à adorer les uns tout en détestant les autres à souhait!
Le texte mérite certes d'être aéré et relu, ceci afin d'en chasser les coquilles et rendre la lecture d'autant plus confortable. Pour autant la plume n'en demeure pas moins fluide et élégante, le style moderne et agréable, ce qui rend cette lecture vraiment sympathique.

En bref, un roman touchant et plaisant !
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