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Commentaires de livres faits par DesLivresEtMoi7

Extraits de livres par DesLivresEtMoi7

Commentaires de livres appréciés par DesLivresEtMoi7

Extraits de livres appréciés par DesLivresEtMoi7

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 20-01
Un coup de coeur aussi violent qu'éprouvant : "Vices" de Gipsy Paladini, publié aux éditions Fleuve Noir.

Le pitch : Pas facile d'intégrer la ville et son équipe dans la joie et la bonne humeur quand on s'occupe de mineurs... Pas facile... Mais pas le choix : C'est désormais un quotidien auquel Marie, fraichement débarquée d'une campagne tranquille pour intégrer cette Brigade de jeunes victimes, va devoir s'intégrer...

Voyez mon résumé comme le synopsis d'une série TV devant laquelle vous vous apprêtez à baver... Pour ma part ça m'apprendra à suivre les inconnus... Maman m'avait pourtant bien dit que c'était dangereux... Voyez donc où j'en suis de ne pas l'avoir écoutée !

Tout a commencé par une simple notification... "Gipsy Paladini vous suit désormais sur Twitter"... Chouette ! ... Euh... Mais c'est qui ? Oui je sais, c'est moche... Mais je suis allée me renseigner, je suis allée voir qui me suivait de son ombre numérique... Et j'ai vu... J'ai vu, j'ai lu, je suis vaincue...!

Vices... Rien qu'au titre, je me suis dit "Tiens, ça sonne bien, aussi bien qu'une de ces super séries sur Netflix..." Je suis alors tombée dans le piège de cette auteure à la plume addictive... Une page est pire qu'un shoot et a tôt fait de vous rendre totalement accro...

Je ne croyais pas si bien dire en pensant à une série télé... Car l'auteure intrigue déjà par son audace et son originalité... Ce n'est pas un roman mais deux épisodes que vous aller dévorer... Deux épisodes, deux intrigues, deux enquêtes mais une seule et même équipe pour les mener... Il est là, le fil conducteur que vous cherchiez...

Deux enquêtes donc... Dans lesquelles l'auteure lève le voile sur des maux très actuels dont est atteint notre société, sans un égard pour le malheureux lecteur qui prend cette vérité en plein coeur comme une gifle en pleine face. Vous ne vouliez pas voir ? Et bien c'est manqué, et ça pique les yeux tant c'est criant de vérité. Et tandis qu'elle nous maintient en haleine tout au long de ces deux épisodes, l'auteure en profite pour sonder l'âme humaine et ses noirceurs comme personne...

Mais une seule et unique équipe... Bienvenue, non pas au BHV mais à la BJV, c'est moins chic et plus violent... Moins sympathique et plus éprouvant... Pour autant on s'intègre sans délai à cette équipe dont les membres sont tous différents... De Marie à Zolan en passant par Amir ou Sophie, chacun a sa personnalité... Ses secrets... Ses failles et ses tourments... C'est en enquêtant à leurs côtés qu'on apprend à les connaître... Tout à fait réalistes et crédibles, on ne tarde pas à s'attacher à eux tant on s'approche et se rapproche de chacun d'eux au fil de ces pages qui défilent à toute vitesse... Les enquêtes sont très sombres... Mais les enquêteurs ont eux aussi leur part d'ombre... Qu'on aimerait bien éclaircir par ailleurs... Seulement ce n'est pas pour tout de suite. Car si chaque enquête connaît un dénouement, on n'a pas fini d'en apprendre sur cette brigade... On l'espère en tout cas...

En attendant, le lecteur peut tenter de se remettre de cette plume... Une plume vive et efficace, presque cinématographique, en tout cas très visuelle... Ce style soigné tout en noirceur et en efficacité... Une écriture qu'on subit comme un placage au sol, bras dans le dos, menottes aux poignets... Rude mais tellement bonne qu'il serait bien sot de vouloir s'en priver...

En bref, un coup de coeur, tout simplement. La suite au prochain épisode...
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date : 24-12-2017
Oui mes amis, je l'avoue, je suis faible... Oui mes amis, je l'avoue, j'ai craqué... Seulement la plume de Sire Cédric m'a envoûtée... Comment vouliez-vous que je résiste à la foudroyante attraction de ce dernier opus des dangereuses aventures de mes enquêteurs adorés ? Alors j'ai volontiers succombé à la tentation pour m'emparer du précieux et le dévorer toute une nuit durant... Oui, parce qu'un bouquin de Sire Cédric, c'est un Kaa littéraire... Mais siiiii : Le python dans "Le Livre de la Jungle" qui susurre à Mowgli : "Aie confiaaaaaance, croiiiiis en moiiiii... Que je puisssssssssse... Veiller sur toiiiii...." Alors il vous attire avec sa mystérieuse couverture, vous aguiche de ses lignes provocantes... Vous vous laissez séduire, vous le suivez au travers de ses pages... Et vous êtes foutu...

Oui, vous êtes foutu car l'auteur ne vous laisse absolument aucune chance de vous en sortir... Si on continue les comparaisons Disney (Allez, soyons fous!), lire du Sire Cédric, c'est comme faire la Tour de la Terreur : Vous savez que vous allez prendre cher avec une chute de 13 étages... Que ça va vous retourner le coeur, les tripes et le cerveau... Mais sacré nom de Dieu, qu'est-ce qu'on aime ça ! Alors on n'y va pas, on fonce... Et l'auteur vous embarque à toute allure au coeur même de l'action... Vous atterrissez en plein exorcisme juste à côté d'un taré... Et la tension commence déjà à s'insinuer en vous... Vous vouliez descendre ? C'est dommage, les portes se sont refermées juste derrière vous, votre ceinture est déjà bouclée... Vos mains deviennent moites, votre coeur bat la chamade et vos jambes flageolent ? C'est normal, c'est comme la Tour de la Terreur, j'ai dit : Alors en route pour un dangereux voyage aux frontières de la réalité...

Car aucun répit ne vous sera laissé en vous plongeant dans cette lecture : D'emblée l'intrigue se fait aussi haletante que captivante, bien vite l'action se fait prenante, le suspense devient intense... Et tel le grand sorcier des mots qu'il est, Sire Cédric vous fait basculer dans le cauchemar sans crier gare, plaçant notre duo d'enquêteurs dans le viseur d'un redoutable psychopathe avant de les pousser à fuir pour éviter d'être attrapés par... La police ?! Votre taux d'adrénaline grimpe à la vitesse de l'éclair, dès lors impossible pour vous de lâcher ce bouquin avant de l'avoir terminé... Alors on lit, on lit comme si on se lançait dans une course folle, on lit à perdre haleine et on a le souffle coupé d'assister à tant de rebondissements... Et quand on vient à croire que c'est terminé, l'auteur nous assomme et continue à se jouer de nous, nous menant par le bout d'un nez désormais ensanglanté, faisant de nous ses marionnettes à l'instar de ses malheureux personnages qui ne sont décidément pas au bout de leurs peines...

En effet, si nous sommes particulièrement heureux de retrouver nos amis - Oui car bien plus que simples personnages, il s'agit désormais de NOS amis tant nous nous sommes attachés à ces derniers au fil des aventures - Force est de constater que Sire Cédric est suffisamment machiavélique pour ne rien leur épargner... On sent qu'Eva n'est pas sereine, alors nous non plus... On sent qu'une menace plane sur eux, alors nous aussi... Autrement dit l'auteur mène si bien son intrigue qu'on la vit plus qu'on ne la lit. Dès lors on ressent chaque sentiment, chaque émotion au fil des pages comme si nous y étions... Mais si ça marche pour nos deux enquêteurs, cela fonctionne aussi pour notre dangereux prédateur dont on suit les gestes, dont on pénètre les pensées... Et ça met le trouillomètre à zéro, c'est moi qui vous le dis...

Parce qu'elle n'appartient qu'à lui, on retrouve la plume de l'auteur toujours aussi nerveuse et percutante, ce style toujours aussi vif et addictif, pour un plaisir de lecture sans égal. C'est brillamment pensé, construit, l'aspect fantastique s'allie parfaitement aux armes du thriller pour rendre cette lecture crédible... Donc d'autant plus inquiétante... Outre ces chapitres courts qui apportent du rythme à l'histoire, il est important de souligner que l'auteur joue cependant avec nos nerfs, tout au long du roman mais encore plus avec cet épilogue qui nous fait rager de ne plus disposer de la suite de leurs aventures...

En bref, mes amis je suis dans la m... Je n'ai actuellement plus rien à lire de cet auteur... Et la patience n'étant pas mon fort, c'est ma propre torture qui va commencer...
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date : 24-12-2017
Sacré nom de Dieu mes amis, quel bouquin ! Vous voudrez bien m'excuser d'avoir juré tout en vous livrant un résumé d'une navrante médiocrité... Seulement je suis définitivement sous le sombre charme de cet auteur et il me fallait vous préserver la pleine et entière découverte de ce roman magistral... Un nouveau coup de coeur me concernant... Pourrais-je un jour être blasée par tant de talent ? Bien sûr que non !

Reprenant à la suite de son précédent roman ("De fièvre et de Sang" dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture au préalable à l'opus qui nous concerne), c'est avec grand plaisir qu'on retrouve nos deux enquêteurs, lesquels investiguent chacun de leur côté : L'une à Paris, l'autre à Toulouse, la première évitant les appels de l'autre... Voilà que deux ans ont passé pour les séparer. Avec tout le talent qui lui sied, Sire Cédric use de sa plume tel un magicien d'une baguette pour nous happer sans délai au coeur même de son univers particulièrement angoissant. Les chapitres défilent et les cadavres s'empilent avant que les affaires ne se rejoignent et nos enquêteurs se retrouvent pour investiguer ensemble. Soumis à un suspense de tous les instants tant l'histoire ne manque pas de rebondissements, le lecteur se laisse bien volontiers piéger au coeur de cette intrigue diablement bien ficelée et prenante, fichtrement bien construit et angoissante, menée de main de Maître/Sire d'un bout à l'autre du roman jusqu'à un dénouement aussi réussi qu'ahurissant...
S'il peut être un peu dérouté de retrouver nos enquêteurs séparés, c'est en tout cas avec beaucoup de plaisir que le lecteur les rejoint pour assembler toutes les pièces du puzzle et faire toute la lumière sur cette sombre histoire. Si l'on est ravi de suivre notre colosse au coeur tendre Alexandre Vauvert, on l'est d'autant plus en rejoignant la fascinante Evä, dont la personnalité nous est peu à peu dévoilée et approfondie, nous conduisant à comprendre ce qui la ronge depuis si longtemps, les peurs qu'elle devra surmonter, le passé qu'elle devra affronter. Bien que différents, nos deux acolytes se complètent à merveille et font des étincelles quand ils enquêtent ensemble, aussi nous nous attachons à eux sans retenue aucune.
Toujours aussi vive, efficace et percutante, la plume est particulièrement soignée, le style travaillé, promesse d'un excellent moment de lecture aussi haletant que passionnant... Comme d'habitude...

En bref, j'ai décidément été bien avisée de suivre le précieux conseil d'Olivier Norek annoté en quatrième de couverture du dernier roman de Sire Cédric... C'était le premier d'une belle série de coups de coeur, et je ne compte plus m'arrêter...
(Lu en novembre 2017)
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date : 24-12-2017
Telle une droguée en manque, c'est avec plaisir et soulagement que j'ai pu mettre un terme à presque deux mois d'abstinence CédricoSirienne en me rendant au Salon "Saint Maur en Poche" pour me procurer ma dose en rencontrant l'auteur et me faire dédicacer le roman qu'il allait me conseiller. Buvant religieusement ses paroles et ses conseils, c'est donc sur ce nouvel opus que j'ai jeté mon dévolu, impatiente déjà de rencontrer un nouveau personnage hors du commun... Et la droguée que je suis n'a pas pu s'empêcher de se jeter dans cette lecture sans tarder, alors même qu'elle a eu l'intelligence suprême de ne se procurer qu'un roman sur les trois qui lui manquaient... Car l'addiction dont je suis victime n'est décidément pas prête à être sevrée...

En effet Sire Cédric, c'est le roller coaster du thriller français... Frissons et montée d'adrénaline garantis dès le résumé... Vous savez que ça craint... Et pourtant vous ne pouvez vous empêcher d'ouvrir ce bouquin comme si vous montiez à bord du train, de tourner la première page comme si vous attachiez votre harnais de sécurité, de retenir votre respiration à la lecture des premières lignes comme lors de la montée fatidique avant la descente, la chute... Et les hurlements de peur et de plaisir, prisonnier de ce piège dont vous avez vous-même cadenassé les chaînes...
Car l'auteur ne prend ni temps ni gants pour plonger son lecteur au coeur même de l'action, vous présentant une malheureuse demoiselle en bien fâcheuse posture, dénudée et ligotée sur un lit ensanglanté, sachant pertinemment qu'elle va elle-même y passer... Vous n'étiez pas prêt ? C'est dommage : la puissante et intense intrigue est déjà lancée ! Dès lors le lecteur ne peut que se laisser embarquer aux confins du réel et de l'horreur, en immersion totale au coeur de la débordante et inquiétante imagination de l'auteur, littéralement sous le dangereux charme qu'a lancé ce dernier. Sous le coup d'une tension de tous les instants, soumis à un effroyable suspense renforcé par tant de rebondissements, le lecteur ne peut que tourner frénétiquement les pages, les dévorer tel un zombie littéraire jamais rassasié, succombant inéluctablement au machiavélisme de l'auteur dont le talent n'est décidément plus à démontrer. Le lecteur va souffrir parce qu'il vit littéralement l'histoire... Et il va en redemander, maso qu'il est !
Parce que les personnages en compagnie desquels il vient de passer ces chapitres sont particulièrement bien croqués et... Tout simplement irrésistibles de complexité. On retrouve bien évidemment notre cher commandant Vauvert, son imposant physique et son caractère bourru, abîmé par ce qu'il a déjà pu voir et vivre au cours de sa carrière et de sa vie. Seulement il n'est plus seul, désormais épaulé par la profileuse Eva Svärta... Vous dire qu'elle est fort déconcertante est un euphémisme : son physique atypique vous attire, sa force de caractère vous convainc, son passé vous séduit, ses failles vous conquièrent. S'ils sont foncièrement attachants, ils ne sont pas seuls dans cette galère, et une fois encore les personnages secondaires ne sont pas en reste et apportent beaucoup à l'affaire, donnant du sens et du rythme au récit tandis que les chapitres défilent...
Et ils défilent d'autant plus vite qu'ils sont servis par une plume d'une imparable efficacité, d'une incroyable intensité, un style d'écriture particulièrement soigné et captivant, qu'ils sont courts et percutants, donnant là aussi du rythme au récit qui se lance, s'emballe et se cabre face à un lecteur d'ores et déjà subjugué...

En bref... Il est temps de l'être car je me suis montrée bien bavarde... J'en suis navrée mais je suis croc de cet auteur, aussi j'aime le dire et le partager ! Mais put*** pourquoi n'ai-je pas pris les suivants, moi maintenant ?
(Lu en juin 2017)
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date : 24-12-2017
Mes amis, si je ne vous l'ai pas encore dit, je le fais de manière officielle : Sire Cédric compte une nouvelle recrue dans son armée de lecteurs et lectrices passionnés ! Alors on va pas se leurrer, je suis tombée dans son piège littéraire à la minute même où j'ai tourné la page du premier bouquin de l'énergumène... C'était justement pour son dernier, qu'il m'avait dédicacé à Bruxelles... Depuis je le suis, je le traque même, au fil des salons ! Ont donc suivis Paris et puis Lyon... Prochaine étape : Saint-Maur, les amis, à Saint-Maur je me procure une nouvelle pépite !

Mais revenons-en à nos moutons et commentons tout d'abord celui-ci... Démarrant plus vite que Malko au volant de son bolide, l'auteur nous entraîne immédiatement au coeur d'une intrigue aussi sombre que captivante. Sans nul doute doté d'une impressionnante (et inquiétante) imagination, celui-ci mène de concert deux intrigues qui n'ont vraisemblablement aucun lien entre elles... Seulement c'est mal connaître le talent de l'auteur qui, outre le fait de parvenir à mêler thriller et fantastique avec brio, parvient à tisser des liens subtils mais indéniables entre ces affaires qui nous occupent sans que les routes de nos protagonistes n'aient pour autant à se croiser. Passé maître dans l'art de maintenir son lecteur sous le coup d'un haletant suspense de tous les instants, l'auteur ne nous laisse jamais entrevoir le dénouement avant la fin... Une fin aussi explosive que détonante, aussi inattendue que surprenante !
D'ores et déjà envoûté par cette histoire captivante, c'est avec un intérêt presque hypnotique que le lecteur en vient à suivre les péripéties des protagonistes dont il suivra la route... On fait ainsi la rencontre de Malko Swann, une rock star multipliant les écarts de conduite, au sens propre comme au sens figuré puisqu'il semble rassembler tous les défauts possibles et finit sa route au bas du Pont du Diable après s'être pris pour Fangio... Peut-on s'y attacher ? Difficile à dire... Pour autant, impossible de le lâcher, c'est avec grand intérêt qu'on suivra ses péripéties... On retrouve aussi notre cher Commandant Vauvert sur une enquête plutôt banal au premier abord avant de réaliser, trop tard, que l'auteur nous a bien mené par le bout du nez...
Servi par une plume à la fois efficace et soignée, un style prenant et percutant, le lecteur ne peut que succomber à cette tension qui ne fait que grimper au fil des pages qui filent et défilent à toute allure sous ses yeux subjugués jusqu'à une fin qu'il n'a décidément pas vu venir...

En bref, un page-turner à la fois captivant et haletant... Le quatrième pour moi maintenant... Me faut un cinquième shoot : Vite !
(Lu en mai 2017)
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date : 24-12-2017
Me rangeant désormais dans les fanatiques de cette plume addictive et fantastique, c'est sans hésiter et désormais en habituée que je me suis littéralement ruée sur le stand de l'intéressé présent (bien évidemment !) aux Quais du Polar de Lyon ! Attendant mon tour comme un chien attend son os, comme un drogué attend sa dose, comme un nugget attend sa sauce, vous auriez dû me voir, moi et ma fébrilité, une fois mon tour arrivé ! Et de jubiler en constatant que l'auteur se souvenait de moi (En même temps je le traque de Salon en Salon... Comment ça je suis cinglée ?! Mais pas du tout... Juste passionnée !!), ce sont les yeux remplis d'étoiles (noires) que je repartais en possession de deux nouveaux romans du grand Sire dédicacés... Et quelles dédicaces mes amis, quelles dédicaces !

Mais voilà je m'égare et déraille alors que je suis sensée vous parler de ce thriller fantastique complètement dément ! Car ce n'est plus un piège mais un véritable guet-apens littéraire que l'auteur met en place... A peine le livre ouvert et BAM ! Le lecteur s'en prend plein la tête et se retrouve immédiatement happé par une intrigue démesurément bien ficelée. Le lecteur plonge et s'enfonce dans les abymes de cette fascinante et terrifiante histoire où le fantastique côtoie dangereusement la réalité au point de lui laisser croire que tout pourrait être vrai et le faire ainsi flipper... Dès lors s'enchaînent autant de cadavres que de rebondissements, autant de morts violentes que d'évènements, tenant ainsi son lecteur en haleine, les yeux remplis d'un suspense haletant, rivés sur un texte impossible à lâcher jusqu'à son dénouement.
Non content d'avoir écrit un bouquin hallucinant, l'auteur le livre en outre avec une petite de équipe de personnages on ne peut plus intéressants, d'autant qu'ils parviennent à faire vivre et survivre une histoire d'amour en plein chaos sanglant. Le lecteur ne peut ainsi que s'attacher et suivre David dont il suivra les pas à chaque instant, mais aussi et bien évidemment l'immanquable Commandant Vauvert, sa grande taille, sa grand gueule et son grand coeur.
Est-il seulement nécessaire d'ajouter que la plume est aussi nerveuse que percutante, aussi intense qu'envoûtante, le style aussi vif qu'efficace, aussi fluide qu'élégant... Pour un roman ahurissant, tout simplement...

En bref, un coup de coeur pour ce fantastique thriller... Attention, auteur addictif !
(Lu en avril 2017)
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date : 24-12-2017
Je crois bien être devenue SireCédricodépendante... Vous ne connaissez pas cette étrange addiction ? Celle qui, une fois arrivée sur les lieux du monstrueux Salon du Livre de Paris, vous fait littéralement lourder vos amis pour vous lancer dans une quête désespérée à la recherche de la file d'attente salvatrice au bout de laquelle vous aurez le plaisir de rencontrer l'auteur adoré pour repartir comblée d'une dédicace ? C'est que vous n'avez pas encore tenté l'expérience de lire l'un des romans du grand Sire... Essayez-le et le piège de l'addiction se refermera sur vous assurément...

Ayant découvert l'auteur en me plongeant dans la lecture de son dernier roman intitulé "Du feu de l'enfer", celui-ci n'a pas tardé à me plonger dans une sombre dépendance littéraire au point de me pousser aux extrémités ci-dessus décrites. C'est donc les yeux brillants d'admiration que je le rencontrais de nouveau, lui demandais lequel de ses romans il me conseillait à présent, le suivait les yeux fermés vers le titre indiqué, que je me faisais donc dédicacer, en grand format s'il vous plaît ! Lui soufflant déjà que je le retrouverais aux Quais du Polar le week-end suivant, je me lançais donc sans tarder dans cette nouvelle lecture, histoire d'aggraver un peu plus encore mon état de dépendance...

Parce que ménager son lecteur ne fait pas partie de ses principes, l'auteur déclenche les hostilités sans tarder et balance une scène épouvantable dès les premières pages à la tête de son lecteur. Littérairement abasourdi, ce dernier se retrouve alors happé par une intrigue terrifiante et incroyablement bien ficelée, où la peur et le suspense se partagent la scène de la première à la dernière page. Non content de ne lui laisser aucun répit, l'auteur maintient son lecteur en haleine d'un bout à l'autre du roman, utilisant précisément les mots qu'il faut pour le glisser, à l'instar de son personnage principal, dans la tête et derrière les yeux du tueur... Dès lors le lecteur se voit vivre plus qu'il ne lit ce récit au point qu'il voudra parfois fermer les yeux pour éviter d'assister à l'horreur sur le point de se produire... Pour autant il ne pourra cesser de s'agripper désespérément au bouquin pour continuer sa lecture, continuer encore, continuer toujours, fébrile à l'idée de comprendre ce qu'il se passe, avide d'explications et de solutions efficaces sans passer par la case trépas de préférence jusqu'à une fin... Mais une fin... Une fin ahurissante... Excusez-moi du terme, mais une fin WTF, de quoi rester sur le cul pour un long moment c'est sûr... Et s'il y a des éléments surnaturels dans ce roman, ils sont glissés avec une telle subtilité et une telle crédibilité par l'auteur et son génie démonique que le lecteur est tenté d'y croire vraiment, ce qui rend cette histoire cauchemardesque d'autant plus flippante qu'elle n'est déjà prenante, haletante, terrifiante...
L'intrigue est en outre portée par tout un panel de personnages particulièrement intéressants, à la personnalité complexe, à l'esprit torturé, au profil étoffé. Si on ne peut pas nécessairement parler d'attachement, force est de constater que le lecteur gardera ses yeux rivés sur eux tout au long de sa lecture, ne pourra se détacher de ce qui leur arrive, ne pourra que vivre les évènements à leurs côtés, ne pourra que ressentir les divers sentiments qui les assaillent... Et notamment la peur lorsque le tueur franchit les portes de ces pages... Des pages et des chapitres qui vont s'enchaîner et défiler à un rythme infernal, sans même que le lecteur ne s'en aperçoive avant d'avoir atteint le point final.
Enfin la plume est d'une redoutable qualité, d'une percutante fluidité, d'une sanglante précision... Son style est aussi efficace qu'acéré et ne laisse aucune chance au lecteur de réchapper à son talent.

En bref : Il me faut un autre roman de Sire Cédric... Il m'en faut un autre... J'EN VEUX UN AUTRE !!!!
(Lu en mars 2017)
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date : 24-12-2017
Mais pourquoi, pourquoi mes amis, POURQUOI ? Pourquoi ai-je donc attendu si longtemps pour découvrir la plume de cet auteur détonnant ? J'ai envie de me mettre des gifles rien qu'à vous écrire ces quelques palabres. Car il m'a quand même fallu me rendre jusqu'à la Foire du Livres de Bruxelles pour enfin sauter sur l'énergumène... J'avais en effet repéré son nom sur le programme, mais en le voyant débarquer à sa table de dédicace, je me rappelle avoir jubilé comme une ado prépubère face à Justin Bieber (Oui, bon bah ça va hein... Ce n'est pas de ma faute si parfois je ne contrôle pas mes pulsions littéraires !) De ce fait je me suis précipitée à la suite de la file d'attente me dirigeant vers LE grand Sire... A qui j'avouais à demi-mots, une fois devant lui, ne pas encore connaître sa plume et qui, bien loin de s'en offusquer, se disait ravi de me voir tenter, me conseillant ainsi son petit dernier, un one shot sans fantastique, histoire de commencer soft... Enfin soft... Façon de parler, hein... Je repartais donc l'air gaga, le sourire béat avec mon petit graal noir sous le bras... Un coup d'œil à la quatrième de couverture finissait de m'achever : "Un roman addictif écrit à l'encre noire des ténèbres. Olivier Norek"... Aaaah... Si même mon auteur chouchou me donne sa bénédiction, plus aucune raison d'arrêter la machine... Et le soir même j'attaquais le bestiau... Enfin... On se demande quand même lequel des deux a attaqué l'autre...! Car j'en ai passé une nuit blanche et ruiné mon vernis, je ne vous raconte même pas... Enfin si, je vous raconte, justement...
En effet, l'auteur ne s'embarrasse pas d'éventuelles présentations pour entraîner son lecteur au coeur même de l'action. L'introduction donne immédiatement le ton : Au programme ce soir, c'est chasse à l'homme et mise à mort les amis ! D'entrée de jeu le lecteur se retrouve ainsi happé par un récit d'une incroyable intensité, où la tension est palpable et le suspens de tous les instants. L'auteur ne prend décidément pas de gants et ne laisse volontairement aucun répit à son lecteur, le ballottant bains de sang en revirements, de cadavres en rebondissements pour 500 pages affolantes que le lecteur ne peut s'empêcher de dévorer, subitement pris d'une inquiétante frénésie de noir littéraire. Si l'auteur a délaissé le fantastique pour celui-ci, il n'en flirte pas moins avec le genre et se joue du stress et des frayeurs que peut ressentir son lecteur à la vue de tant d'abominations, tout en s'appuyant sur quelques éléments historiques bien réels, histoire d'enfoncer le clou. La plume est définitivement captivante, prenante, enivrante, si bien que le lecteur vit plus qu'il ne lit ce thriller mené à un rythme diabolique et infernal jusqu'à un dénouement tout simplement ahurissant.
Atout majeur de ce roman, les protagonistes de ce récit sont décidément complexes et captivants. On retiendra bien évidemment ce duo fraternel mal dégrossi constitué d'une sœur aînée passionnée par son curieux métier, débordant de courage et de combattivité sous couvert de quelques attitudes inquiétantes parfois, et d'un frère cadet embourbé dans les coups foireux et la délinquance de seconde zone, ne manquant pas de lâcheté aussi peu fiable qu'il est minable mais pouvant, à de rares occasions, se réveiller et faire preuve d'un peu de dignité. Les personnages sont étoffés, dépeints avec leurs points forts et leurs faiblesses, et s'avèrent par là-même foncièrement réalistes et franchement attachants. De la même manière, les personnages secondaires ne sont pas en reste, chacun ayant sa place à tenir et son rôle à jouer pour un sinistre ballet remarquablement bien mené. D'aucuns diront qu'ils ne sont ni tout noir ni tout blanc mais bien en cinquante nuances de gris, ce qui permet à l'auteur de brouiller la frontière entre le bien et le mal, entre les gentils et les méchants.
Enfin la plume est aussi fluide qu'elle est sanglante, aussi soignée qu'elle est acérée, le style est d'une remarquable qualité... Autrement dit le grand Sire sait écrire et pas qu'un peu.

En bref, Sire Cédric compte une nouvelle fan qui s'apprête à lui sauter dessus dès le prochain salon ! Quant à toi, lecteur, je ne te laisse pas le choix : Ce sacré thriller tu liras !

(Lu en mars 2017)
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date : 02-12-2017
On a rencontré Olivier Norek dans le 9-3 en même temps que le Capitaine Victor Coste... Il nous avait habitué à l'énergumène... Seulement Coste avait, semble-t-il, besoin de souffler, et son auteur de s'exiler de sa zone de confort... Alors on dit au revoir (au revoir et pas adieu, soyez rassurés mes agneaux...) au Capitaine Coste, on met les voiles du 93... Direction Calais... Sa plage et ses galets (Il y a des galets à Calais ?)... Sa Jungle et son immense bidonville tout fait de toiles, de bâches et tout ce qu'on y assimile... Alors je sais, la Jungle a été (paraît-il) démantelée... Pour autant l'auteur ne s'en laisse pas conter et s'y est rendu, lui, dans cette Jungle, pour comprendre de quoi il retournait...

Et il nous a pondu ce roman, tout droit sorti de ses tripes, du producteur au pauvre lecteur qui ne s'attend pas encore à recevoir l'uppercut de sa vie... C'est qu'il est redoutable le bougre... On le voit venir avec ses yeux gris et sa tête de gentil flic bien poli et fort courtois... On ne se méfie pas mais c'est un sournois... A peine vous ouvrez le livre et BAM ! Le douloureux miracle se produit...

Elle est chiante la blogueuse à tourner autour du pot, n'est-ce pas ? Oui je sais mais c'est de la faute à Monsieur Norek tout ça... Il me l'avait pourtant dit qu'il écrivait un roman sur la Jungle de Calais... Je n'étais guère enthousiasmée, légèrement inquiète de voir comment un sujet si délicat allait être traité... Alors je m'étais tue, et attendait bien sagement le fruit de son inspiration... Allait-il nous livrer la réalité que nous proposent les médias ? C'est mal connaître l'auteur que de penser cela... Bien au contraire celui-ci a plutôt pour habitude de nous arracher les œillères sans délicatesse aucune... Et ça n'a pas manqué...

Put*** mais je vais réussir à la rédiger cette chronique ? Ne vous fâchez pas, j''y viens, seulement j'essaie de me remettre de la douloureuse réalité à laquelle l'auteur m'a soumise... Car avec tout le talent qu'on lui connaît, M. Norek nous entraîne ici sans délai dans les profondeurs de la Jungle de Calais... De la Jungle ? Pas seulement car son travail d'investigation a été tel qu'il parvient à nous la faire vivre (non pas lire, j'ai bien dit vivre !) de l'intérieur... Welcome in the Jungle before Youké... Le faux Paradis perdu dont on ne s'évade jamais, la Grande-Bretagne ayant bien gentiment fermé les yeux comme ses frontières pour éviter le problème et nous laisser gérer la misère... Un El Dorado ? Mon c***, bien plutôt de la poudre aux yeux pour ces malheureux coincés qui y ont pourtant cru en fuyant leur pays en feu et leur passé douloureux... Bienvenue en Enfer ? Non... L'Enfer est bien plus sympa que ça... Au moins Lucifer y a instauré des règles... Ici il n'y en a pas... Le droit ? La loi du plus fort s'il en faut une...

Vous ne vouliez pourtant rien voir, rien savoir ? C'est dommage... Car l'auteur y a mis tout son coeur pour s'atteler à la tâche et nous dévoiler toute cette vérité qu'on préférait ignorer... Il l'étale, et pas qu'un peu, nous livrant une intrigue particulièrement dure, particulièrement douloureuse pour nos petits cœurs insouciants et notre âme décidément pas prête à l'affrontement... Aucun temps mort ne sera laissé au lecteur pour respirer, souffler, reprendre un peu d'air dans cette atmosphère viciée... De l'action et du suspense, vous n'en manquerez pas, soyez en sûrs... Mais la réalité, que vous le vouliez ou non, vous éclatera à la figure et vous fera monter les larmes aux yeux...

Pourquoi ? Parce qu'il vous livre une petite flopée de personnages dont vous ne vous remettrez pas...

Alors il y a Bastien tout d'abord, ce flic venu de Bordeaux pour rejoindre Calais avec sa femme et sa fille à qui il devient difficile de parler... Ce flic qui découvre la complexe, étourdissante et incohérente réalité que représente Calais pour ses collègues, totalement démunis et impuissants devant pareille situation, contraints de la laisser pourrir, surtout de l'intérieur si possible...

Et puis il y a Adam... Lui aussi est flic... Mais de l'autre côté de la barrière lui... Dans la Jungle, parce que c'est un réfugié Syrien, ayant quitté son pays après être parvenu à exfiltrer sa femme et sa fille... Ils devaient se retrouver ici, à Calais... Seulement elles n'y sont pas... Et lui aussi découvre le redoutable piège qui se met en branle quand on pénètre la Jungle de Calais...

Deux flics donc... Si différents et si semblables pourtant... Qu'ils vont se croiser, se rencontrer, unir leurs forces telle une Union Sacrée pour combattre, s'opposer aux crimes et à l'effroyable réalité...

Vous pensiez avoir tout vu ? En avoir assez vu ? Raté... Parce qu'il y a Kilani aussi... Jeune Soudanais que la vie n'a déjà pas épargné, abandonné à son triste et abominable sort au fin fond de la Jungle... Si Adam le prend sous son aile, le lecteur aussi... Parce qu'il ne peut faire autrement face à pareille horreur que l'auteur n'hésite pas, encore une fois, à lui mettre sous le nez... Car ses yeux pleurent et son coeur saigne... Son âme, elle, est déjà partie se replier sur elle-même... Ne nous reste plus qu'à faire défiler les pages, osant espérer pour lui les prémices d'une vie meilleure puisqu'on peut difficilement faire pire... Ailleurs, loin de la Jungle...

Alors même le plus coriace des lecteurs ne pourra que lâcher prise face à pareille misère, et restera longtemps hanté par ces personnages pris dans l'infernal engrenage...

Vous l'aurez donc compris, Olivier Norek ne nous épargne rien et nous livre un polar douloureusement vrai, profondément humain, tristement violent, cruellement complexe, pour nous offrir la possibilité d'ouvrir les yeux et se faire sa propre idée de ce qui est resté trop longtemps tu et dissimulé. De son efficace plume il nous livre son meilleur polar, son thriller le plus prenant et bouleversant qui puisse être, son roman le plus fort et le plus noir qui soit... Une véritable bombe pleine d'actions, de suspense et d'émotions qui va vous péter à la gu*** comme jamais...

En bref... Je n'ai déjà que trop parlé pour ne rien dire de ce roman... Alors soyons justement bref : C'est un roman... Nécessaire : Lisez-le !

(Lu en octobre 2017 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2017/10/chroniques-2017-entre-deux-mondes.html)
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date : 02-12-2017
Alors j'en conviens, il ne s'agit là que d'une nouvelle... Etait-il donc nécessaire d'en rédiger une chronique ? Mes amis, quand on tombe sur pareille pépite, peu importe le texte, il faut partager son avis !
Si l'auteur avait su confortablement s'installer dans du polar de qualité, celui-ci n'a pas froid aux yeux et s'est risqué à changer de registre... Un pari risqué mais un pari relevé avec panache, avec classe, avec brio... Avec qui vous voulez en somme, tant elle s'avère époustouflante...

L'auteur ne perd pas un instant et nous accompagne dans un futur... Suffisamment lointain pour qu'on n'en soit pas encore là... Mais suffisamment proche pour qu'on commence à s'inquiéter... Et nous dévoile avec un réalisme impressionnant le voie malsaine et dangereuse que pourrait emprunter la télé-réalité à plus ou moins long terme... D'emblée le lecteur n'a pas le temps de souffler qu'il se retrouve happé au coeur de cette intrigue dans une atmosphère aussi lourde que glaçante... Le lecteur n'est pas à l'aise face à un tel voyeurisme, surtout parce qu'il sait qu'on n'est pas si loin de la réalité... Et si le lecteur reste au premier abord bouche bée, assommé d'avoir compris jusqu'où les bas instincts de la nature humaine peut nous entraîner, il ne peut malgré tout s'empêcher de poursuivre sa lecture à un rythme infernal, le regard atterré mais pourtant rivé sur les lignes qui défilent jusqu'au dénouement redouté. Si l'on retrouve avec grand plaisir l'inimitable style de l'auteur d'une efficacité à toute épreuve, celui-ci s'en sert aussi pour pousser le lecteur à réfléchir sur le mauvais pli qu'est en train de prendre notre société au sujet de notre programme. Et si le lecteur se prend un uppercut dès la première ligne, la dernière l'achèvera par K.O. tant cette nouvelle est réussie...

En bref, vous me trouvez sans doute bien bavarde pour une nouvelle mais c'était absolument nécessaire : Elle est détonante, elle est impressionnante, elle est ahurissante...

(Lu en mars 2017 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2017/03/chroniques-2017-verdict-dolivier-norek.html)
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date : 02-12-2017
J’attendais évidemment ce troisième volet des aventures du Capitaine Coste et son équipe avec fébrilité. Révélé avec Code 93, le talent d’Olivier Norek était confirmé avec Territoires et avec Surtensions, c’est tout simplement la consécration.

Dès le prologue, l’auteur donne le ton et colle un véritable uppercut à son lecteur : Un drame a frappé le groupe Crime 1. Et ça fait mal. Vous avez 500 pages pour vous préparer au choc.
Mais l’auteur est impitoyable et ne laisse pas une seconde de répit à son lecteur, le plongeant directement au cœur d’une intrigue particulièrement tortueuse mais magistralement maîtrisée, structurée, et surtout d’un réalisme impressionnant et efficace.
Car rien n’est laissé au hasard par cet auteur précis qui, policier de profession, se livre sur son quotidien comme celui de tant d’autres policiers sous couvert de fiction, révélant ainsi la triste et effroyable situation du monde carcéral, ainsi que les rouages de cette vieille Dame qu’est la Justice, mettant un violent coup de projecteur là où quiconque préfèrerait plutôt garder ses confortables œillères.
Mais l’auteur ne s’arrête pas en si bon chemin et n’a pas de pitié pour son lecteur qui, les mains agrippées au roman, les yeux rivés aux lignes qui défilent, dévore frénétiquement les chapitres de ce page turner sans pouvoir ralentir l’allure qui le mène tout droit vers cette inéluctable fin riche en émotions. Le rythme est haletant, la tension palpable, le suspense brillamment soutenu d’un bout à l’autre du livre : Le lecteur est pris dans les filets de l’auteur et n’a aucune chance de pouvoir en réchapper.
Les personnages sont minutieusement travaillés, soignés, ciselés même, un casting parfait pour cette nouvelle aventure. Tel le cinquième membre composant cette équipe à laquelle on s’est attaché depuis longtemps déjà, le lecteur découvre des policiers sensibles, à la carapace fragile, physiquement et moralement fatigués, indignés, tout simplement humains, ce qui constitue la véritable force de ce polar, permettant ainsi de vivre l’enquête plus que de la lire.
Le style de l’auteur, toujours aussi fluide, vif, nerveux, et même scénaristique, ne fait que contribuer à l’exceptionnelle qualité du récit. Le lecteur, déjà conquis, n’est pas à l’abri de croiser au détour d’un chapitre des scènes d’une intense émotion, comme celle avec les boîtes de conserve (que je vous laisse découvrir).
Et s’il en fallait plus encore pour vous convaincre, il faut souligner que le chat, petit protagoniste récurrent de chacun des romans de M. Norek, revient pour notre plus grand plaisir… Et son plus grand malheur…

En bref, j’avais apprécié Code 93, j’avais aimé Territoires, j’ai adoré Surtensions. Plume montante du polar français, Olivier Norek n’a désormais plus à faire ses preuves et s’est définitivement installé au sommet de son art. La dernière aventure du Capitaine Coste… Peut-être, peut-être pas… Quoi qu’il en soit, c’est cet auteur qui m’a donné l’envie de faire partager mes coups de cœur littéraires, c’est encore cet auteur qui m’a réconcilié avec le polar français. Je lui fais donc largement confiance pour la suite, quelle qu’elle soit, et attend déjà son quatrième roman avec une grande impatience !

(Lu en mars 2016 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2016/03/chroniques-2016-surtensions-dolivier.html)
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Une lecture plaisante: "Saratoga Woods", d'Élizabeth George, aux Presses de la Cité et chez Pocket.

Le pitch: Hannah Armstrong possède un don particulier, celui d'entendre les pensées des gens qui l'entourent. C'est ainsi que sa vie bascule, lorsqu'elle découvre que son beau père a assassiné son associé. Elle doit alors fuir avec sa mère sous une fausse identité, Becca King. Sa mère décide de la confier à l'une de ses amies sur l'île de Whidbey le temps de trouver un endroit tranquille où s'établir. Mais la personne ne vient pas, et la jeune fille se retrouve livrée à elle même et sans nouvelles de sa mère... Alors qu'elle lutte pour s'intégrer et ne semble pas être la seule habitante de l'île à avoir ses secrets, la découverte d'un de ses nouveaux amis gravement blessé dans un ravin va remettre en cause sa sécurité...

Découvert par hasard au cours de l'une de mes nombreuses visites à la librairie, je me suis laissée tenter par ce thriller au titre mystérieux.

Bien qu'à destination des jeunes adultes, l'auteur nous livre ici une histoire pleine de suspense. La structure, originale, peut se résumer à une histoire dans une histoire, l'histoire initiale sur la fuite de Becca servant de fil conducteur, l'autre histoire autour des blessures de Derric constituant finalement la trame principale de ce roman. Malgré de nombreux pans trop peu exploités, tel que le don de la jeune fille, on se laisse vite prendre par l'intrigue et les personnages restent très intéressants, notamment notre héroïne, fragile mais pleine de ressources, et son ami Seth, malmené par sa réputation. Le dénouement est plutôt simple, bien qu'inattendu, et l'épilogue sait nous mettre l'eau à la bouche en vue du deuxième tome.

En bref, une histoire agréable qui se lit facilement!
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date : 07-10-2017
Une belle lecture onirique : "Le Sixième Sommeil", de Bernard Werber, chez Albin Michel.

Le pitch: Neurophysiologiste renommée, Caroline Klein est une spécialiste du sommeil et des rêves. Après avoir étudié les cinq stades du sommeil, celle-ci a pour projet secret le sixième sommeil ou somnus incognitus. Mais l'expérience vire au drame et celle-ci disparaît alors subitement, sans la moindre explication pour son fils Jacques, grand rêveur et scientifique lui aussi. Il rencontre alors dans l'un de ses rêves l'homme qu'il deviendra dans 20 ans: celui-ci lui demande de partir secourir sa mère, partie en Malaisie dans la tribu des Senoïs...

Grande fan de Bernard Werber, je n'ai évidemment pas manqué ce nouveau rendez-vous avec l'auteur, que j'ai retrouvé avec grand plaisir et qui m'a plongé dans un véritable petit rêve éveillé...

Comme toujours, l'auteur part d'un thème, simple et tout à fait réel, cette fois-ci le sommeil et les rêves qui le peuplent. Mais l'imagination débordante de l'auteur nous transporte très rapidement dans une histoire imaginaire, originale et ô combien instructive. C'est là tout le talent de l'auteur, celui de mêler brillamment la réalité et la fiction avec humour et légèreté, tout en y distillant des informations très intéressantes. A noter aussi les clins d'oeil à d'autres auteurs tels que Franck Thilliez, qui sont irrésistibles.
Ce roman, qui n'est pas sans me rappeler Les Thanatonautes que j'ai adoré, m'a procuré un grand moment de lecture.

Bref, un doux rêve éveillé... Non, lucide qu'il faut explorer!
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Une belle trouvaille: "À découvert", de Harlan Coben, chez Fleuve Noir et Pocket.

Le pitch: Alors qu'il vient de perdre son père dans un accident de voiture et que sa mère est en cure de désintoxication, Mickey Bolitar est contraint de s'installer chez son oncle Myron, avec qui il ne s'entend pas très bien. Alors qu'il fait sa rentrée au lycée, il s'éprend rapidement d'Ashley, jeune fille discrète en apparence sage et timide. Alors que, dans le même temps, une étrange vieille femme dit à Mickey que son père est encore en vie, la jeune fille disparaît subitement. Mickey va alors se lancer à sa recherche avec ses amis peu conventionnels Ema, Spoon et Rachel, sans se douter de ce qu'il va découvrir...

Acquis après avoir reçu le 3ème opus de la série en cadeau, et bien que plutôt destiné à un jeune public, il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment de lecture. L'auteur nous montre encore une fois qu'il est un maître du genre, son écriture simple et fluide nous permet une rapide immersion dans l'univers lycéen du jeune héros. L'intrigue, classique au premier abord, est rondement menée jusqu'à la dernière page, et nous surprend finalement par une certaine complexité. Les personnages, certes un peu caricaturaux, n'en restent pas moins attachants et c'est avec plaisir que je les retrouverai dans de nouvelles aventures.

En bref, on bon petit roman à découvrir!
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date : 05-10-2017
Un roman à dévorer: "Le Livre des Baltimore" de Joël Dicker aux Éditions De Fallois.

Le pitch: Suite au succès de son précédent roman, Marcus Goldman se retire dans sa maison en Floride pour s'atteler à l'écriture de son nouveau livre, sous l'oeil attentif de son voisin Léo. Il y retrouve par hasard son grand amour de jeunesse, et maintenant chanteuse renommée, Alexandra. Il va alors se remémorer son enfance et sa jeunesse au sein du "Gang des Goldman" formé avec ses cousins de Baltimore. Lui, fils Goldman-de-Montclair, se rappelera les grands et prospères Goldman-de-Baltimore: Son oncle Saul qu'il a tant admiré et sa formidable tante Anita, son génie de cousin Hillel, leur fils adoptif et véritable athlète Woody... Il nous racontera le destin heureux de cette famille qu'il idolâtre, jusqu'à ce que le Drame ne les frappe...

Ayant adoré "La vérité sur l'affaire Harry Québert", j'attendais avec une grande impatience, mais aussi une certaine crainte, ce nouveau roman de Joël Dicker. Passé la surprise de ne pas retrouver la "trame" Harry Québert, ce nouveau roman m'a tout de suite captivé. L'auteur nous dessine habilement cette grande saga familiale, et le destin tragique de la branche des Baltimore, à qui tout souriait pourtant. Le suspens et le mystère sur ce Drame sont parfaitement maintenus jusqu'au bout de ce roman passionnant. Les personnages sont tous attachants, touchants même.

En bref, la promesse est tenue! Un roman sublime et émouvant à lire sans hésiter!
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date : 03-10-2017
J'avais aimé Code 93, j'ai adoré découvrir les Territoires de cet auteur, plume montante du polar français. Il récidive et nous dépeint un 93 malade, gangrené et dangereux mais ô combien réaliste et sans cliché.

Lieutenant de police de profession, l'auteur sait malheureusement de quoi il parle et nous révèle une réalité dérangeante sous couvert de fiction particulièrement bien écrite. Le style de l'auteur, fluide et scénaristique, permet à chaque lecteur de plonger, à ses risques et périls, au sein de ces territoires, tel un membre de l'équipe de Coste, qu'on prend plaisir à retrouver et à découvrir un peu plus malgré les circonstances.

En bref, un excellent polar à dévorer sans modération. Attention, auteur addictif!

(Lu en juin 2015 - Chronique : http://deslivresetmoi7.blogspot.fr/2016/01/critiques-2015-territoires-dolivier.html)
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date : 02-10-2017
Une belle petite découverte: "La nuit commencera" de Thierry Illouz chez Buchet Chastel.

Le pitch: Comment peut réagir une mère qui vient d'assister au procès de son fils de 23 ans, passé de "bon petit" à "assassin" en quelques minutes irréparables, crime pour lequel elle le voit condamné à 13 ans de réclusion criminelle?

Lu sur les conseils d'une relation de travail avec qui je partage ma passion pour la lecture, c'est une découverte intéressante que j'ai faite là!

L'auteur, avocat pénaliste de profession, sait de quoi il parle. Et pourtant le sujet n'est pas facile à traiter: car si l'on peut aisément s'imaginer à la place d'une victime, il est bien plus compliqué de se mettre à la place de la mère d'un assassin. Elle n'est pas celle qui a tué, mais elle n'est pas victime non plus. Et c'est ici tout le talent de l'auteur que d'aborder les différents sentiments que peut ressentir cette mère qui vient pourtant de voir sa vie basculer en quelques secondes: viennent alors la tristesse, la honte, la gêne, la colère, la culpabilité... Le style de l'auteur, sensible et sobre à la fois, rend ce récit remarquablement réaliste.

En bref un livre à découvrir.
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Petit hommage à un grand écrivain : "La faille souterraine" de Henning Mankell chez Seuil et Points.

Le pitch: Comment Kurt Wallander est-il devenu le Commissaire Wallander que l'on connaît? Au travers de quelques enquêtes, notamment la première où le futur commissaire, alors policier patrouilleur âgé de 22 ans, s'interroge sur la mort d'un de ses voisins (meurtre ou suicide?) au péril même de sa vie, l'auteur nous retrace ici la jeunesse et les débuts dans la police de celui qui deviendra le célèbre commissaire...

On se dit toujours qu'on a le temps de découvrir tel ou tel auteur. On a toujours le temps. Et c'est quand il n'est plus là qu'on se dit qu'on aurait dû prendre ce temps avant. Raison pour laquelle, à la triste annonce de son décès, j'ai décidé de me plonger dans la jeunesse de son personnage fétiche. Et tout fan de Wallander qui se respecte ne peut être déçu. Le style de l'auteur nous permet une immersion tout en douceur dans le monde du personnage, qui n'est pourtant pas de tout repos. Les cinq enquêtes, de diverses longueurs et complexités, sont toutes résolues de main de maître par le célèbre enquêteur policier et ses équipiers aux tempéraments variés. Mais on comprend vite que c'est la vie personnelle de notre héros qui lui donne le plus de fil à retordre, entre son mariage avec Mona qu'on sait par avance voué à l'échec, mais aussi son père et sa fille Linda...

En bref, Henning Mankel fait partie de ces écrivains au grand talent qui, de par l'oeuvre qu'il nous laissent, nous quittent certes, mais ne meurent jamais.
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date : 02-08-2017
Un roman époustouflant: "Intérieur nuit" de Marisha Pessl chez Gallimard.

Le pitch: Le corps sans vie d'une jeune femme est retrouvée dans un immeuvble désaffecté de Manhattan. Il s'agit d'Ashley Cordova, qui n'est autre que la fille de Stanislas Cordova, le légendaire et mystérieux réalisateur de films plus terrifiants les uns que les autres, qui n'a plus donné la moindre interview depuis 1977. Alors que tous les éléments de l'enquête laissent à penser qu'il s'agit d'un triste mais banal suicide, voilà l'occasion pour Scott McGrath, journaliste, de relancer son enquête sur ce monstre du cinéma, alors même que celle-ci lui a coûté son travail et son mariage quelques années plus tôt. Aidé de Hopper, un jeune dealer, et de Nora jeune comédienne sans domicile fixe, ce trio mal assorti devra renoncer à toutes ses certitudes et repousser les frontières du réel et du fantastique pour mener à bien leurs investigations qui les mèneront là où même eux ne l'auraient imaginé...

Repéré à l'occasion de la rentrée littéraire, je pensais devoir m'armer de courage pour venir à bout de ce pavé de 700 pages. Or j'ai été happée, envoûtée même, dès les premières pages, dans ce monde troublant...

Car bien plus qu'un roman, l'auteur nous livre là un véritable travail d'investigation au réalisme épatant et inquiétant, étayé de nombreux faux articles de magasine, coupures de presse, photos, captures d'écran et autres documents donnant une véritable vie à cette enquête angoissante. L'auteur sait brillamment berner, désarçonner son pauvre lecteur, complètement égaré dans cet univers inquiétant, ne sachant plus quoi penser, ne sachant plus discerner la réalité de la fiction, invité à tout remettre en cause, à l'instar des personnages de ce roman.
Nombreuses sont encore les questions qu'on se pose une fois la dernière page tournée, tant ce livre vous hante. Tel le journaliste menant l'enquête, on pense être "coincé dans un film de Cordova", tant la plongée dans cet univers est sans retour.

En bref, l'auteur est un prodige, son roman un chef d'oeuvre. Ne le manquez pas!
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date : 02-08-2017
Parce qu'il faut toujours écouter Bernard Lehut, un beau roman qui fait du bien: "Le liseur du 6h27", de Jean-Paul Didierlaurent, Au Diable Vauvert et chez Folio.

Le pitch: Guylain Vignolles, anonyme de 36 ans à la contrepèterie nominative difficile à vivre, mène une triste existence avec Rouget de Lisle, son poisson rouge. Travaillant dans une usine dont l'unique rôle est de détruire les livres invendus, emploi qu'il déteste, Guylain sauve chaque jour une dizaine de pages de ces pauvres manuscrits. Pourquoi? Pour les lire tous les matins aux passagers du RER de 6h27. Deux matinées vont alors bouleverser sa vie: la première, lorsque deux adorables petites vieilles l'abordent, la seconde, lorsqu'il tombe sur une mystérieuse clé usb...

Attirée par le tapage qu'on en a fait à sa sortie, je me suis laissée tenter au hasard d'une de mes (nombreuses!) pérégrinations à la Fnac de ma ville... Et quelle belle petite surprise que ce petit concentré de bonheur!

Car ce livre peut au final se résumer à cela: c'est simple, gentil et sans prétention, et pourtant, que d'émotions! L'auteur a su nous livrer un héros du quotidien, de l'ordinaire qui, par ses simples actions, sait embellir la vie de nombreuses personnes. Les personnages qui gravitent autour de lui, notamment Giuseppe, sont tout aussi attachants et même émouvants. Tous sont abîmés par la vie et pour autant ne se laissent pas sombrer, trouvant le plus souvent leur bonheur dans celui des autres. Alors bien sûr, on se doute tout de suite de ce que va ressentir notre Guylain avec la lecture de cette clé, mais on veut tellement son bonheur... Qu'on lit les pages suivantes plus vite pour en avoir la certitude!

En bref, ce roman est un petit bijou qui, une fois la dernière page achevée, vous donnera le sourire et les yeux qui brillent!
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date : 02-08-2017
Un roman qu'il ne faut pas louper: "Le Crime du Comte Neville" d'Amélie Nothomb chez Albin Michel.

Le pitch: Alors que le Comte Neville, aristocrate ruiné sur le point de vendre son château, vient récupérer sa fille chez une voyante, cette dernière lui prédit qu'il va tuer un de ses invités pendant la dernière garden party qu'il organise chez lui dans quelques jours. S'ensuit de belles insomnies pour le pauvre comte, obsédé par cette prédiction. Alors qu'il se creuse les méninges pour trouver une solution, sa fille Sérieuse lui propose un marché: qu'elle soit l'invitée que son père doit tuer...

Rendez-vous est pris chaque année avec Amélie Nothomb à l'occasion de la rentrée littéraire. Cette année n'a pas fait exception, et c'est avec plaisir que j'ai lu, que dis-je! Que j'ai englouti ce roman totalement déjanté!

L'intrigue est totalement burlesque et pour autant pleine de suspense, on est impatient de savoir ce qu'il va advenir de cette folle prédiction. L'auteur sait narrer tout en finesse ce qui pourrait s'apparenter à un drame si ce n'était pas plein d'humour. Le récit est riche en allusions littéraires et mythologiques, mais on éprouve aussi les "ressentis" de ce comte et de sa fille, personnages aussi fous qu'attachants.

En bref, un roman jubilatoire à ne pas manquer!
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date : 01-08-2017
Et voici un grand roman du King Stephen, le seul et l'unique! "La part des Ténèbres" chez Pocket.

Le pitch: Thad Beaumont est écrivain. Inconnu sous son vrai nom, celui-ci fait un tabac lorsqu'il écrit des romans sanglants sous son pseudonyme, Georges Stark. Lorsqu'il décide de révéler la vérité, pour se consacrer à l'écriture sous sa véritable identité, lui et son épouse Liz se prêtent à un simulacre d'enterrement du nom de plume, posant même en photo devant la tombe pour un magazine. Seulement voilà: la tombe est profanée, des empreintes de pas semblent en sortir... Et les morts sanglantes s'accumulent... Georges Stark, es-tu là?

Perdue au fond du rayon SK d'une grande librairie, intriguée par ce titre que je ne connaissais pas dans sa bibliographie, et séduite par une 4ème de couverture volontairement laconique, j'ai emporté cette part de ténèbres et me suis plongée dedans pour ne reprendre mon souffle qu'au point final.

Il s'agit là d'un thriller fantastique de haute volée, rempli d'allusions littéraires et cinématographiques délicieuses. L'intrigue, originale, est menée de main de Maître, et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Chaque personnage, même secondaire, a un rôle crucial à jouer, mais plus encore, c'est dans l'empathie profonde qu'on ressent pour le héros et son alter ego maléfique que réside l'exploit de l'auteur.

Bref, un roman du grand King à notre surtout pas louper... Après lequel vous ne verrez plus jamais les moineaux de la même façon...
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date : 18-06-2017
Une pièce de théâtre originale : "L'affaire Julie Hugo" de Caroline Fabre-Rousseau, aux éditions Chèvre-feuille étoilée.

Le pitch : "Vous avez donné votre livre à vos lecteurs, qu'ils se débrouillent avec.
Ce que je vous reproche, ce qui est inacceptable, c’est que vous avez donné une mauvaise version des faits. Vous avez cherché à défendre votre héroïne, cette fameuse Julie Duvidal, épouse Hugo, en nous faisant croire qu’il était juste est souhaitable qu’elle arrête de peindre après son mariage.
Vous avez donc mal fini votre livre. Je vous demande à présent de le finir correctement.
Ce livre m’appartient, puisque je l’ai lu. Je suis en droit de vous demander d’écrire une fin différente."

Voilà un genre qui ne m'est plus familier depuis bien des années, la dernière pièce de théâtre que j'ai pu lire remontant sans aucun doute à mes années de lycée. Aussi me suis-je finalement réjouie de retenter l'expérience lorsque je me voyais sélectionnée pour ce livre à l'occasion d'une opération Masse Critique Babelio... Pour autant je dois avouer que mon sentiment à son sujet est plutôt... Mitigé...

C'est parce qu'elle a reçu un mail d'un lecteur, mécontent après avoir lu "La belle-sœur de Victor H", déçu que l'artiste dont il est question dans ce livre se consacre à sa famille au détriment de la peinture, que germait dans l'esprit de l'auteure l'idée de produire une suite, sous la forme d'une pièce de théâtre, narrant le procès d'un lecteur ayant séquestré l'auteure afin qu'elle écrive une autre fin, une "meilleure" fin, celle qui aurait dû être à la place de celle qui est.

Léger au premier abord, le propos est bien plus profond qu'il n'y paraît, traitant bien plutôt de la place de la femme au sein de la société, non seulement à l'époque des "faits" mais aussi de nos jours. Car il est bien vrai que, si l'on en croit les illustrations recouvrant ce livre, l'artiste avait du talent et aurait pu poursuivre ses travaux pour le plus grand plaisir des yeux. Mais parce que le sujet allait nécessairement faire débat, à l'époque comme aujourd'hui, c'est tout un panel d'artistes de l'époque qui participent à la pièce pour défendre leur point de vue, leur opinion sur la question. Cela étant, il également prévu que trois spectateurs participent au "procès", ce qui ajoute un aspect délicieusement interactif à la pièce.

Mais le débat ne s'arrête pas en si bon chemin et pourrait être axé sur bien d'autres sujets encore. Il en va ainsi pour ce qui est des choix de l'auteur et de l'écriture, du "droit" ou non pour un auteur de modifier la fin d'une biographie au motif qu'elle n'est pas conforme à ses principes. Il en est de même pour la place et le statut du lecteur quant à l'écriture... Un lecteur a-t-il seulement voix au chapitre au stade de l'écriture ? Peut-il prétendre exiger quoi que ce soit de l'auteur ? Un bon nombre de questions susceptibles de déclencher de folles et affolantes discussions qui sauront tenir le lecteur éveillé jusqu'aux heures les plus sombres de la nuit...

Pour autant c'est ici justement que le bas blesse et que mes faveurs s'arrêtent... Car pourquoi se contenter d'une petite centaine de pages pour traiter de si vastes sujets, de questions si sensibles, de thèmes si passionnants... Au-delà de quelques légèretés procédurales, c'est finalement toutes ces thématiques qui n'ont été qu'évoquées, effleurées, survolées, et voilà qui est bien dommage.

En outre une telle pièce, où le côté interactif est mis en avant, requiert nécessairement d'être jouée pour être traitée avec respect. Une simple lecture ne peut en aucun cas permettre au lecteur de se laisser embarquer aussi loin que besoin est... Il se doit de vivre la pièce plus que de la lire, ce d'autant plus que la fin est ouverte...

En bref, ce n'est pas tant le sujet que la façon dont il a été traité qui me chagrine... L'idée est belle, elle mérite juste... "Plus" à mon sens...
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date : 03-06-2017
Un roman riche en émotions : "Ces oiseaux qu'on met en cage", de Marjorie Levasseur, disponible dès aujourd'hui sur Amazon.

Le pitch : Les apparences sont décidément trompeuses... Si Samuel et Manon semblent disposer de tout pour être heureux, il suffit de gratter le vernis pour qu'on s'y perde un peu... Sous leur carapace dorée, ces deux jeunes gens tentent en effet de camoufler bien des drames, bien des blessures qu'il n'est pas toujours possibles de soigner... Leur rencontre va-t-elle leur permettre de tout surmonter, d'avancer et d'exister en tout liberté... ?

Il est des plumes qu'il nous plaît d'avoir croisé... Des plumes qu'il nous plaît dès lors de retrouver... Et celle de Marjorie en fait décidément partie. Irrémédiablement conquise à la lecture des deux premiers romans de cette auteure, fort charmante au demeurant, vous n'imaginez pas le plaisir qui fut le mien lorsque cette dernière reprenait attache avec moi pour m'offrir la découverte en avant-première de son tout nouveau roman dont la sortie est désormais imminente. Aussi me suis-je offerte sans tarder une nouvelle plongée dans la prose de cette auteure bien inspirée.

Tournant la page de son univers précédent, l'auteure nous livre une intrigue originale et inédite, solidement construite et admirablement menée. D'une redoutable sensibilité dont elle seule a le secret, l'auteure nous entraîne dès lors au cœur d'une histoire aussi simple dans les faits qu'elle n'est complexe dans les cœurs et dans les âmes, traitant de thématiques particulièrement fortes telles que les violences psychologiques et physiques, dans l'environnement familial ou le cadre conjugal... Délicates questions que celles-ci, et pourtant l'auteure s'en saisit pour en offrir une vision tristement réaliste, courageusement clairvoyante et particulièrement saisissante. Douloureusement subjugué par cet histoire aussi prenante que poignante, le lecteur se retrouve à voir les pages défiler sous ses yeux, avant d'aboutir à un dénouement, qui m'a cependant laissée un tant soit peu dubitative, sans doute parce que ce n'est pas celui que j'escomptais, sans doute parce que mon petit cœur de lectrice attendrie ne s'y attendait pas et n'a su comment réagir, chamboulé qu'il était déjà par tant d'émotions partagées...
Autre atout majeur de ce roman, l'auteure a su doter son récit de personnages dépeints avec autant de minutie que de réalisme, leur apportant sans nul doute un peu de son âme pour les rendre incommensurablement crédibles, proches et attachants, poussant dès lors le lecteur à vivre cette histoire aux côtés de ces derniers, prêts à les aider, les soutenir, les assister et les défendre du mieux qu'il peut, la vivant toujours plus vite, toujours plus fort cependant que s'accélère le rythme de ce récit si prenant...
"Les oiseaux qu'on met en cage... Peuvent-ils encore voler ? Les enfants que l'on outrage... Peuvent-ils encore aimer...?" Si c'est la plume de Victor Hugo qui a su inspirer ce couplet, la plume de Marjorie Levasseur sait les rappeler, les interpréter et leur apporter une certaine réponse. Cette plume aussi simple qu'elle est belle, aussi élégante qu'elle est touchante, ajoutée à un style fluide et soigné, ne fait que contribuer à la violente beauté de ce récit.

En bref, nombreuses seront les raisons qui vous rendront tristes de quitter ce roman... La première étant qu'il est absolument émouvant...
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date : 27-05-2017
Le magnifique conte résolument moderne d'une véritable fée des mots : "Les Compagnons de l'Arc en Ciel" de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Nocte et Lucius. Depuis ce Tournoi des Quatre Saisons qui leur ravit le coeur et leurs prétentions au bonheur, la Reine de la Nuit et le Seigneur du Jour se vouent une haine cordiale en se faisant la guerre. Mais la Reine est lasse, aussi met-elle sa fierté et sa rancœur de côté pour solliciter la paix auprès de son homologue Diurne... Lequel accepte à la condition qu'elle construise un pont entre leurs deux Royaumes en un délai de cinq jours... Mais si la Reine de la Nuit réalise ce fou projet grâce à l'aide inespérée des huit petites elfes Arc-en-Ciel, cela ne parvient pas à mettre fin à tant de siècles de conflits... La mort frappe à nouveau, le pont est détruit... Dix siècles plus tard, ce sont leurs enfants, Stella et Horizon qui, animés par l'ardent désir de rétablir cette paix, décident de se rendre sur Terre pour retrouver les elfes de l'Arc en Ciel...

La vie de blogueuse s'avère parfois bien difficile... Car il est des romans si beaux que la chronique n'en peut être qu'insipide et fade en comparaison... Et c'est bien ce qui me contrarie chez Madame Link, coutumière du fait et qui s'est mis en tête de me donner du fil à retordre à chacune de mes lectures... Dépitée de me voir exilée de cette Terre des Brumes que j'affectionne tant faute de nouveau roman dans lequel me plonger, j'ai finalement pris le parti de me tourner vers le seul roman que je n'avais pas encore dévoré... Pour la simple et unique raison que la couverture ne me faisait pas rêver... Mais c'était mal connaître E.R. Link qui, non contente d'avoir su me ravir le cœur tel un Davy Jones littéraire, s'est mise en tête de me voler mon âme en m'enivrant de ce conte de contes de fées...

Il était une fois une auteure qui, décidément bien inspirée, s'est lancée le pari fou d'entremêler mondes réel et fantastique avec subtilité pour livrer à son lecteur une intrigue des plus fabuleuse et exaltée. Forte de sa plume magique, celle-ci s'est emparée de l'idée merveilleuse d'un Seigneur du Jour et d'une Reine de la nuit pour en faire les bases solides d'un récit fichtrement bien pensé, rondement mené et parfaitement maîtrisé. En digne fée des mots qu'elle est, notre auteure s'est ensuite échinée à dévoiler toute l'étendue de son talent mis au service d'une imagination particulièrement débordante sous les yeux d'un lecteur à jamais conquis. Dès lors la magie opère, les éléments se mettent en place, les petites Elfes entrent en scène avec chacune leur conte à entremêler, leur couleur à associer et leur sentiment à transcender pour un récit de toute beauté, de l'amour teinté d'humour, du suspense coloré de poésie, de l'action parée d'émotion, des rebondissements empreints de ravissements... La magie opère tant et si bien que le lecteur se laisse volontiers glisser dans cette douce rêverie pour en faire une réalité... Sa réalité... Vivant pleinement l'instant présent qui défile à chaque ligne jusqu'à un dénouement tout simplement magnifique...
Mais parce qu'une histoire sans protagonistes est comme un dessert sans saveur, notre Marraine la bonne fée Link a bien sûr pris soin de nous en offrir un bien jolie galerie... Si nos héros Stella et Horizon en sont à la tête et se révèlent par là même aussi marquants qu'attachants, aussi fascinants qu'émouvants, il n'en demeure pas moins que les nombreux autres qui gravitent autour sont tout aussi intéressants et apportent juste ce qu'il faut d'épices à ce ravissant voyage... Mention spéciale pour Alezan dont je vous laisse découvrir tout l'attrait... [Et puis Lord Harrison ? Mais oui Lord Harrison... Parce que Link a définitivement des idées aussi lumineuses que déjantées... Allez, je vous dis... Ou je ne vous dis pas ? Ah j'ai envie de vous dire... Mais... Non, je ne vous dis pas : A vous de le rencontrer !]
Enfin, parce que notre fée a sincèrement un talent fou, elle a su nous livrer cette prouesse de sa magnifique plume dont la sincérité n'a d'égale que la beauté... C'est fluide, élégant, raffiné... Et comme si ce n'était pas suffisant, notre fée des mots a poussé le vice jusqu'à doter son récit de magnifiques illustrations... Pour un conte complet... Parfait...

En bref... Je n'ai sûrement pas encore trouvé les mots adéquats pour vous faire part de mon ravissement... Mais indéniablement Link a su conquérir mon cœur et mon âme de lectrice passionnée... Non seulement en Terre des Brumes mais aussi au travers de ce conte 2.0 revisitant les contes de manière moderne et magnifié... Que voulez-vous : E.R. Link, c'est MA Marraine la Bonne Fée !
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date : 27-05-2017
Encore un trésor d'une auteure coutumière du fait : "Un air de liberté", de E.R. Link, disponible sur Amazon.

Le pitch : Faisons fi des titres et des convenances, voulez-vous ? Car à l'heure où le Royaume de Phasianelle, pays de Terre des Brumes, célèbre le passage à l'âge à adulte de ses jeunes nobles âgés de 20 ans, les yeux aux couleurs changeantes de la jolie Carolyn croisent le regard vert pâle du beau Bryce... Il y a de l'amour dans l'air et la foudre frappe à cœur ouvert... Mais les deux impertinents sont réfrénés dans leur élan par leurs parents non satisfaits de leur comportement... Et comme si cela n'était pas suffisant, c'est à présent l'infâme Duc Bertram de la Nuée d'Etourneaux qui vient renverser la souveraine en place en pleine cérémonie, pour ensuite s'en prendre à la jeune Princesse Zylphia, héritière du trône... Après un tel début, cette histoire d'amour s'annonce mouvementée...

C'est bien la peau frissonnant de joie, le cœur palpitant de bonheur et les yeux papillonnant de plaisir que je m'apprête à retourner en Terre des Brumes... Un pays d'adoption, comme un chez moi littéraire tant il me plaît d'arpenter ces terres... Et parce qu'il m'en faut explorer toutes les régions, après le Touraco et la Talégalle... Direction la Phasianelle !
Voyant que ma magicienne des mots se met à l'œuvre dès les premiers instants, je laisse le charme opérer, la magie m'envelopper, l'intrigue m'emporter... Et je fais alors connaissance avec la charmante Carolyn... Il suffit d'un chapitre pour qu'on l'aime et qu'on l'admire... C'est donc en compagnie de celle-ci qu'on découvre bien vite les us et coutumes de ce pays que l'auteure a si bien décrit, permettant à son lecteur une totale immersion en terre inconnue... Dès lors ce dernier se laisse volontiers transporter au gré du vent et des chapitres qui défilent à un rythme effréné, s'émerveille à la vue d'éblouissantes descriptions et incroyables précisions, s'épate de la richesse des thèmes abordés mêlés avec subtilité, enchaîne les découvertes et autres péripéties, ressent bien des émotions... Car il suffit d'un coup de plumette magique à l'auteure pour plonger véritablement son lecteur au cœur même de son intrigue pour lui faire vivre ce fabuleux voyage... Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin... "Rentrons chez nous"... Oui... Sauf que moi je n'en avais ni l'envie... Ni l'intention...
Pourquoi ? Mais parce que j'étais en si bonne compagnie ! Car si les personnages sont construits avec une redoutable minutie, dépeints avec force détails et dotés d'une âme véritable pour leur apporter toute la crédibilité nécessaire à un feeling imparable avec le lecteur, ce dernier a surtout l'impression de retrouver une bande de vieux copains rencontrée au cours d'un été (l'été dernier pour ma part... Si, si... Face à la mer, sous le soleil de Soulac Beach et le regard impétueux de mon immanquable Gros-Sac, si, si !)... Parce que nous sommes devenus de bons amis, j'ai assisté (parce que bien sûr, j'y étais ! C'est tellement plus beau une histoire d'amour qui se vit !) à la rencontre de Bryce et Carolyn, au coup de foudre qui les a frappés, au drame qui les a séparés, au hasard qui les a réunis, aux coups du sort qui les ont renforcés, aux évènements qui les ont unis... Et parce que plus on est de fous, plus on rit, j'ai également pu rencontrer les truculents Elros et Winona, sans oublier Mr Merrington... Ah Mr. Merrington... A chaque roman son animal de compagnie... Mais je vous laisse le rencontrer ! Au point où on en est, je me suis tellement attachée à tous ces personnages, et on a tellement papoté que j'ai déjà prévu de les retrouver pour mes prochains congés... Le temps de prendre un verre avec le délicieux Vicomte Ankor des Vents Changeants.. Et si l'auteure se décidait finalement à lui consacrer un roman... Laissez-moi rêver, s'il vous plaît !
C'est finalement avec un immense plaisir que j'ai retrouvé la magnifique plume de l'auteure, sa finesse, son élégance, sa prestance même... Et ce style... Toujours aussi fluide, toujours aussi soigné, toujours aussi raffiné... Histoire de parachever ce tableau tout simplement parfait...

En bref... Je regrette d'avoir lu ce petit bijou... Oui mes amis, je le regrette amèrement... Car non seulement ma chronique est d'une nullité absolue comparée au bonheur que m'a procuré ce roman, mais aussi parce qu'il s'agissait là de mon ultime voyage en Terre des Brumes... Un voyage qui est déjà fini... Un voyage dont je ne reviens pas rassasiée... La Terre des Brumes me manque... Mes amis aussi... Je planche déjà sur la solution... Et sinon... Ma chère E.R.Link... Tu as déjà lu Misery...?
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