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Destin ?



Description ajoutée par pacien 2012-01-19T21:13:40+01:00

Résumé

Des études récentes confirment que des glaciations ont été précédées d'un rapide réchauffement ! C'est dans ce contexte de spéculation climatique qu'un homme, apparemment ordinaire, se demande s'il n'est pas le dernier représentant de l'évolution humaine. Sa vie était pourtant normale avant qu'il accède à des informations imperceptibles aux autres. Il acquiert ensuite la certitude qu'il est discrètement observé depuis toujours. Au cours de sa quête existentielle il se découvre d'autres "particularités", sans savoir si celles-ci sont naturelles.

Denis symbolise l'avenir et il a le pouvoir de remodeler le monde mais il hésite longuement : les meilleurs limiers de la Terre sont sur sa trace. Il doit pourtant préparer le terrain pour la précieuse descendance qu'il engendre avec cette âme sœur qui ne lui était pas destinée. Ce livre plaira aux indignés de la crise.

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Classement en biblio - 1 lecteur

Extrait

Extrait ajouté par pacien 2012-01-19T21:16:01+01:00

Extraits, ch 3 :

Bien plus qu’une mission, c’était un véritable devoir de "géant de l’humanité" d’empêcher toute récupération technologique. Comme un père qui empêche naturellement son enfant de toucher à un fusil de chasse.

Grâce aux tables roulantes supportant les différents morceaux, il n’avait pas eu de mal pour tout rassembler à un seul endroit. Sans ménagement il avait ensuite fait tomber tous les éléments à même le sol, y compris les ordinateurs. Il ne voulait pas utiliser un explosif conventionnel pour cette destruction ; les morceaux résiduels permettraient de comprendre bien des choses. Ce n’était pas comme cela qu’il avait prévu la chose.

Dans une petite trappe de la machine des symboles familiers (cette fois) étaient apparus et il avait composé un code avec une assurance étonnante. Après avoir appuyé sur sept touches, un écran s’était illuminé en clignotant, conformément à ce qu’il espérait. Alors, il s’était dirigé vers la porte de sortie, avant de se retourner pour regarder cette concentration désordonnée de haute technologie. Observation qui avait presque duré une minute, jusqu’à ce que l’événement attendu se produise.

Cela avait commencé par une distorsion aux environs immédiats de l’amas extra-terrestre, comme celle que l’on voit au-dessus d’un feu de braises bien chaud. Puis, la quantité de distorsions avait rapidement grandi jusqu’à rendre la machine invisible ! D’abord d’une couleur argentée, l’opaque champ de force avait doucement viré au noir mat, avant de disparaître. Scène qui lui avait laissé une impression de "déjà vu" qu’il avait déjà ressentie de nombreuses fois. Faute de se rappeler où il avait déjà vu cette scène, il avait concentré son attention sur le gros tas de sable noir qui venait de remplacer l’armature de la machine et des PC.

Son départ de la base militaire avait été aussi facile que son entrée. De son séjour il ne restait aucune trace vidéo. Les agents de sécurité ne se rappelleraient jamais l’avoir aperçu sur leurs écrans. Les rares personnes qu’il avait croisées sur son passage se rappelleraient d’un visage familier, sans pouvoir dire celui de qui. Mais comme on n’est jamais trop prudents, à l’aéroport il avait collé un post-it vierge dans son passeport pour qu’aucun recoupement ne soit possible, même pour les plus fins limiers de la CIA.

En repensant à cette "mission" qui l’avait finalement amené dans cet avion, il se rendit mieux compte à quel point il avait utilisé son puissant pouvoir de "persuasion". Mais la nécessité lui donnait l’impression de ne pas avoir abusé de son pouvoir. Ça n’était pas comme avec Marc. Denis était satisfait que celui-ci ne sache pas qu’il était reparti aux USA, encore une fois. Il n’aimait pas l’idée d’être obligé de manipuler l’esprit d’un membre de sa famille. En particulier lorsque cela ressemble au lavage de cerveau utilisé sur les prisonniers pour leur faire accomplir des sabotages ou d’autres choses du même cru. Donc, contrairement à son dernier voyage en Amérique, cette fois il était vraiment content de ne pas être obligé d’intervenir dans le cerveau de son neveu.

La remémoration de cette invraisemblable aventure, associée à sa compassion pour son neveu cinéphile, l’amena à imaginer ce que cette "mission" pourrait rendre sur un petit écran. Il se dit qu’avec un préambule et une bonne mise en scène, le résultat ferait probablement un divertissement reposant pour les adultes, mais que le manque d’actions spectaculaires déplairait assurément à une jeunesse en quête d’émotions ou de sensationnel. De toute façon, il fallait un premier chapitre pour que l’histoire ait un sens. Alors, pour faire passer le temps du trajet plus vite et pour donner un sens au deuxième chapitre qu’il venait de vivre, il remonta plus loin dans ses souvenirs.

ch 4 :

Les enquêteurs n’imaginaient pas qu’il avait autant manipulé et brouillé les pistes ; en bon professionnel Jerry continuait d’y réfléchir en espérant trouver le "petit grain de sable". Sa méditation s’arrêta lorsqu’un homme, avec un chapeau melon, stoppa à ses pieds pour regarder sa montre. Lorsque Jerry le dévisagea, l’homme repartit pour aller se noyer dans la masse de ceux qui attendaient au portillon de sortie des passagers.

Après une dizaine de minutes d’attente, les passagers commencèrent à arriver de France. Denis était parmi les premiers, son premier réflexe fut de scruter les panneaux indicateurs. Ayant trouvé ce qu’il cherchait, il repartit sans hésitation en enfilant son sac à dos. Dix mètres plus loin, l’homme au chapeau melon lui emboîta discrètement le pas ; Jerry fit de même à une distance plus respectable. Dans une navette expresse pour Londres, l’homme au chapeau melon s’assit à côté de lui alors que Jerry montait dans un wagon voisin. Comme à son habitude, Denis regardait attentivement le paysage défiler pour ce court voyage vers le centre-ville, contrairement à l’homme au chapeau melon qui avait sorti calepin et stylo après s’être assis. L’homme n’arrêtait pas de regarder sa montre, calculer, prendre des notes et Denis n’y prêta pas la moindre attention, même lorsque l’homme partit soudainement au moment où une somptueuse maison attirait l’attention de Denis.

Lorsqu’un haut-parleur annonça le terminus, Denis s’aperçut que l’homme au chapeau melon avait perdu un stylo. En regardant le drapeau du royaume uni enroulé autour de l’objet, il comprit que celui-ci ne devait pas avoir grande valeur, à part pour les touristes. Ne voyant pas l’homme dans le wagon, Denis décida de le garder comme souvenir. Naturellement, il scruta les alentours en sortant du wagon, mais l’homme avait disparu. Jerry était toujours assis lorsque Denis se rapprocha de sa fenêtre par le quai. Même sans le voir, le détective savait exactement à quel moment il pourrait le voir passer dans la foule ; distance et direction de Denis se traduisaient par de petites vibrations autour d’un mollet. Ainsi, lorsque Denis passa devant la fenêtre puis s’éloigna, le détective ressentit un changement d’excitateur et une réduction du nombre de vibrations. Lorsque la quantification de distance, du stylo, se réduisit à six, il daigna se lever pour sortir.

L’homme au chapeau melon était adossé près d’une sortie du wagon. Jerry lâcha un «Thank you» en lui passant devant, il eut un «Good luck» en retour. "Accrocher" une cible avec l’aide d’un autre agent était une procédure tout ce qu’il y avait de plus routinière pour ce détective et il ne prêta aucune attention à ce collègue qu’il ne reverrait probablement jamais. Évidemment, les précautions d’usage du métier d’espion se justifiaient plus que jamais, avec un client potentiellement télépathe !

Denis était invisible dans la foule, Jerry n’eut pourtant aucun mal à comprendre qu’il le suivrait bientôt dans le proche métro. Lorsque Denis s’arrêta à un embranchement de direction, le détective le surprit en pleine lecture. À peine le temps de ralentir son pas que Denis trouva son chemin, à la grande satisfaction de son poursuivant. Il savait trop bien qu’il risquait de se faire repérer avec la multiplication des arrêts "d’orientation". Malgré la technologie, il ne pouvait pas laisser trop d’avance à Denis dans "le tube", sans risquer de le perdre. Il se blottit donc dans la rame voisine de celle de Denis avec soulagement.

La sérénité du détective prit fin après une dizaine de stations lorsque son capteur l’invita à sortir, ce qu’il fit sans précipitation. Le plein air lui donna la possibilité de prendre un retard plus conséquent, qu’il limita à quatre graduations. Jerry trouva la traversée de la Tamise plutôt agréable, malgré la fraîcheur et les arrêts réguliers de Denis pour prendre des photos de la grande roue londonienne. À cette occasion, il se félicita de l’avoir suivi de l’autre côté du pont. Ce dernier franchi, son portable sonna. Comme tout le monde il lança un "allô", puis il écouta : «Danger, maison du Parlement à proximité», dit une voix synthétisée féminine. À peine le message entendu, il accéléra le pas pour mieux surveiller son homme qui prenait tranquillement des photos de Big Ben. Soudain, Denis traversa la route et se rapprocha de l’entrée du Parlement ! Le détective eut une poussée d’adrénaline en l’observant de loin. Mais il résista à la tentation de se rapprocher. Par contre, il lança un appel de son portable dès que Denis stoppa devant l’entrée. «Je suis devant le Parlement... et je repars rapidement», dit-il pour son rapport des événements. À peine son portable rangé, Denis pénétrait dans Westminster Abbey, nouveau rapport pour Jerry.

Denis venait de faire cent mètres en sortant de la cathédrale, lorsque le portable du détective sonna encore : «Danger, ministère à proximité». «Bon Dieu, il va lobotomiser le gouvernement anglais», pensa Jerry sur le moment. Pourtant, Denis ne prêta aucune attention au ministère. Par contre, son téléphone sonna juste après le bâtiment gouvernemental : «Danger, Scotland Yard à proximité». «Je parie qu’il va voir s’il n’y a pas de traces sur lui à effacer», pensait-il sans inquiétude particulière, jusqu’à ce qu'il se demande si ses collègues britanniques ne viendraient pas bientôt l’empêcher de continuer sa filature ! Denis prit simplement une photo et il fit demi-tour.

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